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'est elle, oui.
Depuis quand on n'utilise plus cette vignette ? Depuis les années 2000. Voilà. Je crois que c'était plus vieux que ça. Donc 26 ans après, ça revient. 26 ans, ça revient. En tout cas, c'est sur la table. 8h28. 'était votre rendez-vous avec la Banque Postale. La banque pour avoir un temps d'avance sur la croissance de votre activité professionnelle. La Banque Postale Citoyenne.
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rendez-vous important à vous donner ce soir sur BFM TV. L'interview du président de la République, ce sera à suivre en direct dès 20h10. Il sera question de carburant, de la menace russe, de la menace iranienne évidemment. Et puis le débrief dans la foulée dès 21h10 sur BFM TV. Tout de suite, c'est l'heure du face-à-face. Apolline de Malherbe, qui recevez-vous ce matin ?
Je reçois une candidate à l'élection présidentielle et candidate à la primaire socialiste, Ségolène Royal, qui répond à mes questions. carburant et le pouvoir d'achat. est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Ségolène Royal. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidate à la primaire socialiste, candidate à l'élection présidentielle, ancienne ministre, finaliste de la présidentielle de 2007 face à Nicolas Sarkozy. De très nombreuses questions à vous poser parce que ça y est, clairement, on le sent, le débat, la primaire socialiste s'est lancée. Vous avez d'ailleurs eu une première confrontation hier les uns et les autres et il n'y a plus que deux semaines désormais avant le premier tour de cette primaire socialiste. Ségolène Royal. D'abord, question sur le pouvoir d'achat et le carburant. Vous avez annoncé hier vouloir bloquer les prix du carburant autour de 1,50€ ou 1,70€. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? 1,70€.
l'essence ? Pour l'essence, c'est le gasoil. Les deux ? Les deux à 1,70€. Aujourd'hui, le gasoil n'est plus taxé à cause d'une taxe européenne. je crois que la politique, vous savez, ça doit être efficace et réactif. Et aujourd'hui, il y a une crise économique profonde due au prix de l'énergie. Plus une crise des travailleurs indépendants, une crise des PME, une crise des familles aussi, qui ne peuvent plus se déplacer. Et par conséquent, je ne comprends pas pourquoi Emmanuel Macron ne baisse pas les taxes sur l'essence. Pourquoi je ne comprends pas ? C'est parce que nos voisins, les Espagnols, ont fait cela. Ils l'ont fait d'ailleurs déjà lors de la précédente flambée des prix du brut. Donc par conséquent, les choses sont assez simples si vous voulez. Aujourd'hui en Espagne, le prix de l'essence est entre 1,50 et 1,90. Parce qu'il y a moins de taxes et parce qu'il a baissé les taxes. Comment a-t-on baissé les taxes ? D'abord, on a demandé à la Commission européenne de supprimer la taxe de 33 centimes sur le gasoil. C'est une taxe décidée par l'Europe qui est fixe. Les Espagnols ont obtenu cette autorisation. Quand Emmanuel Macron a deux jours... annoncé qu'il allait demander une autorisation à la Commission européenne. J'ai pensé que c'était de cela dont il s'agissait. Donc il faut demander cette dérogation. Si les Espagnols l'ont eu, on l'aura. Donc ça fait déjà 33 centimes de moins sur le gasoil. Ensuite, il a baissé la TVA de 20% à 10%. C'était même 21% en Espagne. De 21% à 10%. Donc ça fait une nouvelle baisse. Donc nous, on pourrait
baisser la TVA ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous faites passer l'essence en produits de première nécessité ?
On baisse la TVA. Bien sûr que c'est un produit de première nécessité. C'est vraiment une urgence. Enfin, on déporte, on reporte les certificats d'économie d'énergie. Il n'y a aucune raison que le financement de la transition énergétique pèse sur les salariés, les familles qui payent de la licence. Ça, c'est 15
centimes. Donc ça veut dire que, mi bout à bout, vous arrivez à peu près à ces 50 centimes de moins par litre. Ce
que je propose, c'est de le bloquer jusqu'à... Jusqu'au 31 décembre. C'est-à-dire, vous voyez, ça crée une accalmie, ça crée une respiration, ça crée un soulagement. Les Français sauront que jusqu'au 31 décembre, l'essence sera à 1,70 €. Et ensuite, j'espère que d'ici là, il faut faire aussi tous les efforts diplomatiques pour que la guerre en Iran s'arrête. Ça va de pair, si vous voulez, parce que tant que la guerre va durer, en effet, il y a une flambée. Donc vous espérez que d'ici là, le détroit d
'Hormuz
rouvre ? Il faut une espérance aussi sur la fin de la guerre et sur les efforts de paix, sur les efforts diplomatiques. En tout cas, il faut de la visibilité. Et c'est pour ça que je propose trois mois. Et au 31 décembre, on fait le point pour savoir ce qui se passe.
Ségolène Royal, vous dites on suspend ou on supprime d'ailleurs le fameux certificat d'économie d'énergie ? Pour l'instant, les suspens, c'est entre 15 et 20 centimes par litre. Ça, c'était une mesure censée être écologiste pour pouvoir accompagner la transition. Vous n'êtes
plus écolo. Je n'ai jamais été pour les taxes. Je n'ai jamais été pour l'écologie punitive. Officiellement, ça finance.
C'est ce qui finance. Par exemple, la transition, la mise en place de bornes électriques.
Donc non. Oui, avec des circuits un peu complexes. La Cour des comptes dit que c'est une gale. J'ai supprimé l'éco-taxe. J'ai été contre la taxe carbone qui a déclenché la violence de la répression contre les Gilets jaunes qui protestaient contre cette réduction du pouvoir d'achat. Je ne suis pas favorable à ce que ce soit l'essence qui finance les certificats d'économie d'énergie. Mais alors on les finance comment ? Pourquoi ? Parce que c'est quoi une bonne écologie ? C'est une écologie qui, quand elle met des taxes, par exemple, taxe pollueur-payeur. Là, je suis pour la taxe pollueur-payeur. C'est-à-dire que c'est une taxe... qui réorientent les comportements. Et là, c'est injuste parce que vous mettez une taxe sur des gens qui utilisent leur voiture, qui n'ont pas les moyens d'acheter une voiture électrique. Et ça, d'autant plus fortement que ce gouvernement-là, depuis 10 ans, n'a rien fait pour développer la voiture électrique. Le leasing
social ? Non,
mais sur la construction, elle existait cette voiture électrique. Il y avait la Mia électrique, avec le Liège. Vous savez que j'avais fait fabriquer un point de charge. Il y a deux jours qu'ils fabriquaient une voiture électrique il y a 20 ans. Et là, il n'y a même pas eu d'effort de déploiement des bornes électriques. Donc on est en retard sur la voiture électrique. Est-ce qu'il faut
également mettre la pression sur Total ? Je voudrais vous faire écouter les propos du ministre des PME et du pouvoir d'achat, Serge Papin, qui était à ce même micro hier. Et lorsque je l'interrogeais sur le fait d'engager éventuellement un bras de fer avec Total, voilà sa réponse.
je vais vous dire une chose, je n'ai pas envie d'embêter Total. Je vous le dis, parce qu'aujourd'hui, on fait front commun. Moi, ce que je souhaite, c'est que Total continue, pendant cette période de crise, à plafonner son prêt à 2,25 pour le gasoil et 1,99 pour le sans-plomb. Le bénéfice fait Total, il le fait sur le monde entier. Il ne répercute ces 2,25 qu'en France. Je suis ministre du pouvoir d'achat. Ça me convient qu'on puisse trouver dans notre pays du carburant gasoil à 2,25 euros. Donc je n'ai pas envie d'embêter Total.
Je n'ai pas envie d'embêter Total. Est-ce que vous diriez la même chose si vous étiez aux manettes
? Ce n'est pas une question d'embêter. C'est une question de faire de l'ordre juste. Total, moi j'ai eu le patron de Total qui voulait encore faire des fourrages au large de la Guyane quand j'étais ministre de l'énergie. Je lui ai dit non. La COP21 a décidé qu'il fallait préparer la pré-pétrole. Donc si Total aussi, si les opérateurs... Les pétroliers s'étaient engagés plus fortement. Ils le font dans les énergies renouvelables. Puisque la COP21 avait décidé que non seulement pour rester en dessous des 2 degrés du réchauffement climatique, il fallait renoncer à certains puits de pétrole que l'on connaissait, mais il fallait cesser de prospecter le pétrole. Mais
aujourd'hui, dans la situation actuelle, en fait, Total a deux casquettes. Total est distributeur et Total est raffineur. En tant que raffineur, il gagne beaucoup d'argent et il fond beaucoup de marge aujourd'hui.
Il est producteur, raffineur. transporteurs et distributeurs. Est-ce qu'il faut lui demander de faire davantage d'efforts ? Mais bien sûr. Il fait ses marges. Est-ce qu'il est juste de faire des marges en pourcentage, en augmentation, parce que le prix du brut augmente ? C'est une forme de spéculation sur la hausse du prix du pétrole. Vous lui demanderiez quoi,
là, à Total, vous, si vous étiez aux manettes ? Je lui
demanderais quelles étaient... Je le reçois, je fais une réunion de travail avec lui, je lui demanderais quelles étaient ses marges avant la flambée du prix du pétrole, par exemple sur le raffinage, et je lui dis... Vous avez bloqué vos marges à ce niveau-là. Vous ne perdez pas d'argent. Ça ne coûte pas plus cher. Vous savez ce que c'est le raffinage ? Sauf qu'il faut l'acheter sur le marché mondial. C'est faire chauffer le pétrole brut, le raffinage, c'est tout. Donc quand le prix du pétrole augmente, le coût du raffinage, du travail, des salaires, etc. n'augmente pas. Donc pourquoi la marge augmenterait en pourcentage ? Quand vous avez 10% de marge sur 1 euro, ça vous fait 10 centimes d'euro. Quand vous avez 20% de marge sur 1 euro, ça vous fait 20 centimes d'euro. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il
faut garder cet argent, j'allais dire, pour baisser les prix à la pompe ou est-ce qu'il faut taxer ces super profits ? Ça passe
par quoi ? Je ne suis pas favorable aux taxes parce que dès que vous dites le mot « taxe », c'est la panique ou l'argent, etc. Moi, je serais favorable à discuter avec Total sur le fait que la différence de marge supplémentaire qui est injustifiée, je le rappelle, qui est une marge spéculative, soit réinjectée dans la transition énergétique. Par exemple, soit réingesté dans l'installation de bords électriques, par exemple. Soit réingesté dans les aides à achats de voitures électriques, par exemple. Donc si vous supprimez les fameuses certificats d'énergie, vous compensez éventuellement ? Voilà, par exemple. Ou finance aussi, ce que je disais tout à l'heure, la baisse des taxes sur le coût de naissance. Puisque la baisse des taxes sur le coût de naissance pendant trois mois, c'est à peu près 50 milliards d'euros. Et Total a distribué combien de dividendes ? Quels sont les profits totales ? Vous voyez que, et en plus, ces 50 milliards d'euros coûtent... coûterait beaucoup plus cher s'ils étaient maintenus parce que maintenir le prix de l'essence à un niveau aussi élevé coûte énormément cher en économie, en déclin économique. En baisse de la consommation,
globalement, en baisse du travail, donc en recette fiscale. Vous le voyez, une colère de Français qui monte. Il y a eu évidemment la colère des pêcheurs la semaine dernière. On entend aussi celle des transporteurs. Il y a le 29 septembre la semaine prochaine, cette grande journée de manifestation à l'appel. des syndicats. Est-ce que vous y serez ? Est-ce que vous estimez qu'il faut descendre dans la rue ? Moi, je suis
pour une France tranquille. suis pour la paix sociale et la paix civile. Et si ce gouvernement n'est pas capable de prendre les mesures et conduire encore une fois à obliger les gens, c'est pas facile, vous savez, de faire des manifestations, de descendre dans la rue, de perdre des moyens du pouvoir d'achat, de poser des jours de projet. Mais une France tranquille, c'est une France sans manifestation ? Oui, c'est une France sans manifestation. Je vais vous dire, si un jour je suis à la tête de l'État, il n'y aura pas de mouvement social. Parce que les problèmes seront réglés en amont. Avec moi, il n'y aurait pas eu... les gilets jaunes, parce que la taxe carbone aura été immédiatement retirée. Il n'y aurait pas eu les manifestations des pompiers, parce que les pompiers auraient été entendus, écoutés, équipés et recrutés. Il n'y aurait pas eu les manifestations des infirmières frappées au sol. On ne fait pas rien qui
déplaît, c'est comme une royale. Mais la politique, ce n'est pas pour déplaître. Et puis les luttes, ça passe parfois. Si vous aviez face à vous, Marie-Lise Léon ou Sophie Binet, elle vous dirait que les luttes, ça passe parfois par la rue et par les manifestations. Mais les luttes, heureusement qu'elles existent quand la politique est injuste. Donc là, ma question concerne la journée du 29 septembre. Est-ce que vous estimez que le 29 septembre, il ne faut pas descendre dans la rue ?
J'estime qu'avant le 29 septembre, le gouvernement doit prendre les décisions telles que celles que je viens de vous annoncer. Pour débrancher en quelque sorte que cette manifestation n'est même plus lieu d'être. Regardez que c'est possible. La preuve sur les pêcheurs. Ils étaient en mouvement de grève. Le gouvernement a lâché ce que les pêcheurs voulaient à juste titre. C'est-à-dire le gouvernement a pris en charge 70% de la hausse des carburants pour les pêcheurs. Et en plus a fait des prêts à taux zéro à hauteur de 50 000 euros. Les pêcheurs ont pu respirer. Là, ils partaient à perte. Ils montaient sur leur bateau de pêche. Ils avaient déjà perdu de l'argent avant de commencer. à travailler. C'est intolérable. Donc ce gouvernement doit baisser, comme je l'ai dit, le prix de l'essence. Et à ce moment-là, il n'y aura pas les mouvements sociaux. Deuxièmement, il doit arrêter de menacer les gens sur les retraites. Ça suffit. Vous ne pouvez pas d'un côté ne pas remettre la peau de solidarité sur la fortune et vous en prendre aux retraites à un moment où il y a un effondrement du pouvoir d'achat. Pas seulement chez les bas salaires et les petites retraites. Lorsque le ministre de l'économie dit
que ce sera ceux qui ont une retraite supérieure à 2000 euros, et il dit qu'avec 2000 euros en France, on s'en sort. C'est très choquant. Ça vous a choqué
? Ça m'a choqué. En plus, ce ministre-là a déclaré 4 millions d'euros de patrimoine. C'est facile quand on a un patrimoine et qu'on sait que ses enfants et ses petits-enfants seront à l'abri. C'est facile de dire qu'on peut vivre à 2 000 euros. C'est vraiment scandaleux. Ces gens qui nous gouvernent sont hors sol. En plus, ils ne payent pas leur essence. Ces ministres, ces dirigeants, ils ne payent pas leur essence. Ils ne savent pas ce que c'est que de sortir leur... Est-ce qu'on peut être de gauche et très riche ?
Je vous pose la question parce que Mathieu... qui est à la fois banquier et engagé aujourd'hui à gauche. Il dit « être de gauche ce n'est pas faire vœu de pauvreté » alors qu'il a été dit qu'il avait eu des vacances cet été, trois semaines d'un séjour passé sur l'île Moustique dans les Caraïbes pour un montant de 434 000 euros pour son séjour. Il dit « mais je n'ai pas à répondre à la police des mœurs, être de gauche ce n'est pas faire vœu de pauvreté ». Comment vous vivez cet engagement à gauche et en même temps des vacances à 434 000 euros ? qui
est riche et qui dit il faut taxer les riches que quelqu'un qui est riche et qui dit faut pas taxer les riches Au moins, il est riche et il dit qu'il faut taxer les riches. Donc il dit, je suis riche, je l'assume, mais on me taxe.
Donc vous trouvez
ça plutôt cohérent ? Il faut taxer les riches, oui.
La question sur les manifestations, je vous la repose sous un autre angle. Vous, vous avez dit, moi je suis pour une France tranquille. Il y a deux hommes de gauche, Fabien Roussel d'un côté, François Hollande de l'autre. Fabien Roussel lui dit, je serai toujours du côté des barricades. Et à l'inverse, François Hollande dit, les politiques ne doivent pas aller dans les manifestations, ça n'est pas notre rôle, chacun son rôle.
je ne suis pas là pour commenter les commentaires des autres. Je vous dis quelle est ma position. Ma position, c'est de dire premièrement, lorsque c'est possible, il faut déminer les colères sociales. Parce que ça veut dire qu'il y a de mauvaises politiques qui sont mises en place. Et que chaque fois qu'il y a un mouvement social, et on en a connu beaucoup au cours de ces dix années, il y a un coût économique considérable. Est-ce que vous savez que le coût économique des mouvements sociaux, de la répression, de la dépression, des difficultés économiques, de la dégradation de l'image de la France internationale, du détournement des investisseurs internationaux qui sont partis en Espagne ? En Espagne, plus de 2% de croissance. En France, zéro croissance. Donc ça fait réfléchir aussi sur le coût. Après, ils ont fait des
gros, gros, gros efforts ces dernières années que nous n'avons pas fait.
Oui, mais ils n'ont pas fait de mouvement social. Il y a des mouvements sociaux quand même en Espagne. Ils ont gouverné intelligemment. Là, ils ont regardé, on le disait à l'instant, ils ont baissé. Et c'est un gouvernement de gauche ? qui est aux manettes et qui a plus de 2% de croissance. Et donc les investisseurs internationaux se sont aussi détournés de la France quand ils voient le chaos, la pagaille, le déclin, le grand n'importe quoi, l'État qui ne tient plus rien. Et par conséquent, ça c'est la priorité. Et ensuite quand il y a du mouvement social, bien sûr qu'il faut être à leur côté, pas dans la rue pour récupérer les manifestations. Moi je ne suis jamais allée dans la rue si je n'étais pas invitée. J'ai fait des manifestations avec des ouvriers dans les usines parce qu'ils m'ont appelée sur place pour essayer de les défendre. Donc chaque fois... que les salariés, les révoltes. voudront que je sois à leur côté, j'irai à leur côté. Mais je n'irai pas spontanément récupérer des manifestations. En revanche, je mettrai des propositions responsables et autoritaires sur la table pour que ces manifestations n'aient plus de raison d'être. – Cégolène
Royal, on vous a entendu hier débattre avec vos camarades dans cette primaire et néanmoins concurrents, dans cette primaire de la gauche. Est-ce que vous estimez que Raphaël Guzman est de gauche ?
le dit, donc il n'y a pas de raison de penser le contraire. Vous avez un doute ? Son itinéraire n'est pas de gauche, mais tout le monde a le droit de changer. Il a soutenu Sarkozy en 2017. Vous voulez dire que
Mathieu Pigasse, avec des vacances à 434 000
euros, pouvait... Ça n'a rien à voir.
Il y a des questions pour vous, c'est quoi ? Ça veut dire quoi, l'itinéraire ? Vous estimez que son engagement n'est pas un engagement de gauche ?
Je ne sais pas.
Non, parce qu'il y a un peu un deux poids deux mesures. C'est-à-dire que vous avez dit, par exemple, dans la même phrase, vous avez dit les 4 millions de patrimoine de Roland Lescure, en gros, sont quand même quelque chose qui le délégitimise pour parler d'un certain nombre de choses. Non, ce n'est pas ce que j'ai dit.
Il
faut faire
attention à la reformulation. Alors dites-moi, dites-moi, on est en direct, vous pouvez dire tout ce que vous voulez. Il ne faut pas reformuler des choses. J'ai dit que quand un ministre dit qu'on vit bien avec 2 000 euros, c'est facile à dire quand on a 4 millions de patrimoine. Tout à fait. Si tous les retraités qui avaient 2 000 euros avaient 4 millions de patrimoine... En effet, il vivrait bien, parce que ce patrimoine rapporte aussi des revenus financiers. Et lui ne vivra jamais avec 2 000 euros. Même les ministres qui disent ça, on devrait les mettre pendant 6 mois à vivre avec 2 000 euros pour qu'ils rectifient un peu leurs points de vie. Qu'est-ce qui vous fait dire ce
matin, Ségolène Royal, que le parcours de Raphaël Glucksmann n'est pas le parcours d'un autre pays ? Je ne veux
pas parler des autres candidats ni donner des notes. Je veux bien répondre à vos questions. Non mais je veux dire par là, c'est un itinéraire qui n'est pas un itinéraire socialiste, mais c'est son droit. Il a le droit de dire qu'il est de gauche, mais c'est un itinéraire qui n'est pas de gauche. Il s'est plaint du mutterrandisme, il a soutenu Nicolas Sarkozy, alors c'est vrai qu'il y a longtemps. Vous étiez prête à
être ministre d'Emmanuel Macron ?
Ah mais ça n'a rien à voir. Ah bon ? — Vous trouvez que Emmanuel Macron est très de gauche ? — Quand la gauche gagne les élections législatives, ça aurait été normal qu'il y ait un gouvernement de gauche. Excusez-moi. Et quand Emmanuel Macron a été élu en 2017, tout le monde... Enfin je veux dire, on ne savait pas ce que deviendrait Emmanuel Macron ni ce qu'il le ferait comme politique. — Alors à l'inverse, Emmanuel Macron a un
parcours d'homme de gauche. Il a été quand même aux côtés... Il a été aux côtés de François Hollande et il a été... C'est pour ça qu'on a le
droit de changer. Mais il a fait une politique quand même... Plus qu'à droite, c'est-à-dire une politique d'une violence et d'une brutalité. Et d'ailleurs, j'ai été mise à la porte comme ambassadrice des Pôles, qui était d'ailleurs un travail bénévole, lorsque j'ai soutenu les Gilets jaunes. Donc là-dessus, il n'y a aucune possibilité. Mais
si Raphaël Guzman sort vainqueur de cette primaire, vous ferez sa campagne ? Arrêtons de parler des autres candidats. Non mais vous ferez sa campagne. Vous vous êtes engagé à ça ? S'il n'y a pas de doute ?
Sauf s'il fait une alliance à droite. Parce qu'il dit de la recomposition de la gauche, c'est vers la droite qu'il faut aller, vers le centre. On verra. Moi, je pense qu'en gagnant la primaire, je ferai ce qui est prévu tranquillement, c'est-à-dire l'union de la gauche d'abord, ensuite la campagne présidentielle, ensuite l'espérance que dans cette campagne présidentielle, en effet, il y a un mouvement qui se lève. Ensuite que les abstentionnistes viennent voter et qu'on soit capable de démontrer. Et c'est aussi pour ça que vous vouliez justement ? Qu'est-ce qu'ils attendent les Français ? Ils attendent de savoir si oui ou non il y a des solutions pour que la France arrête d'être en déclin. Et ce qui me préoccupe aujourd'hui c'est que les classes moyennes sont en déclin. Et quand dans un pays les classes moyennes et moyennes supérieures sont en déclin, c'est quelque chose qui est très difficile en effet ensuite à remonter. Et par conséquent je crois qu'il y a des possibilités de remonter la pente et notamment... notamment en relançant les filières de développement industriel liées à la transition énergétique. Ségolène
Royal, est-ce que l'antisémitisme c'est la faute des juifs
Je vais parvenir en deux phrases sur ce sujet-là. Non, vous avez plus de deux phrases. Non, je ne vais pas revenir ce matin sur ce sujet-là. Je vais vous dire pourquoi. Parce que chaque fois qu'on parle de ce sujet, la parole est déformée. Donc j'ai dit hier ce que j'avais à dire. Vous
avez dit hier cette phrase. C'est le gouvernement israélien qui est responsable de la montée de l'antisémitisme. Et vous avez ajouté, il faut que davantage de juifs de France
se lèvent pour le dénoncer. Mais là, vous sortez aussi. J'ai expliqué cette façon de faire les choses.
Vos concurrents,
non.
Pas compris ce moment. Ils ont estimé qu'il y avait un lien, que vous estimiez une forme de responsabilité juifs de France aussi dans cet antisémitisme. En ne dénonçant pas, ça veut dire quoi ? Non, je ne reviendrai pas là-dessus, donc ce n'est pas la peine d'insister. Mais je comprends pourquoi vous ne voulez pas revenir dessus. Parce que chaque fois que
j'ai dit les choses, j'ai répondu d'ailleurs à cette déformation. qui m'a été faite sur le plateau par rapport à ce sujet, j'ai répondu. Donc je ne vais pas re-répondre. Mais moi, je pose les questions que je veux, Cédoine
Royal. Oui, et moi, je fais les réponses que je veux. Donc vous, vous considérez, vous laissez cette phrase, vous ne la reprenez pas, vous considérez donc... qu'il faudrait que les Juifs de France, pour faire baisser l'antisémitisme, disent, parce qu'ils sont liés, pour vous, au gouvernement de Benjamin Netanyahou. – Non, c'est pas ce que j'ai dit,
donc tous ceux qui veulent savoir ce que j'ai dit, reportez-vous. – Et
Raphaël Luxemann,
et
Jérôme Guelph, ils n'ont pas compris ce que vous disiez, c'est eux qui n'ont pas
compris. – Si, parce que j'ai rectifié les choses, et je n'accepte pas que l'on puisse déformer les propos que je tiens. De même quand on parle de la paix pour l'Ukraine. En fait, vous avez l'opportunité, Ségolène
Royal, justement, de
clarifier vos propos qui visiblement... Oui, mais je comprends. Eh bien non, parce que chaque fois... Au minimum, étaient flous ? Non, pas du tout. Ah, pas du tout. Chaque fois que l'on parle de ce sujet-là, c'est des sujets très délicats. Et en même temps, il faut avoir le courage de dire un certain nombre de choses. C'est ce que je dis. Et c'est de la même façon quand je suis traitée de poutine au latre, parce que je demande qu'il y ait la paix en Ukraine et que cette guerre s'arrête. Personne n'est pour la
guerre en Ukraine.
Tout le monde est pour la paix, non ? Non. le monde ne prononce pas ce mot. Il faut la paix. Il faut que cette guerre s'arrête. Dès que vous dites ça, vous dites que vous avantagez Poutine si vous voulez la paix. C'est un signe de faiblesse. Mais pas du tout. Il faut tenir fermement les deux bouts. Est-ce
que vous distinguez les Juifs de France ? d'Israël ? Je ne reviendrai pas sur cette question. Vous ne distinguez pas le juge de France. Je ne reviendrai
pas sur cette question. J'ai dit ce que j'avais à dire hier. Est-ce que ce n'est pas ce qui
nourrit l'antisémitisme justement de faire le lien comme vous l'avez fait hier soir ?
Vous avez le droit d
'estimer qu'il n'y a pas à être clair là-dessus. Vous ne m
'effraurez pas dire quelque chose de schématique en deux secondes pour faire du buzz. Dans ce cas-là, on reste sur la phrase que vous avez prononcée hier puisque vous ne voulez pas la remettre en cause. Non, je n'ai pas dit cela. C'était plus long d'ailleurs l'intervention. Donc il ne faut pas sortir une phrase de l'intervention. Il faut dire la totalité des choses. Et il faut dire aussi qu'à Gaza... Tout le monde peut revenir sur les phrases que vous avez prononcées hier et sur ce que vous ont dit vos... Non, tout le monde ne dit pas cela. Et je redis aussi... 'à Gaza il y a un génocide puisque les mots ont leur sens. Et c'est comme ça d'ailleurs que vous avez répondu à Raphaël Luxman. Qu'il faut rompre l'accord Israël-Union Européenne, qu'il faut arrêter d'autoriser Netanyahou à survoler le territoire français. Et ça c'est important. Mais c'est pas là-dessus que vous interrogez. Non mais tout le monde doit être sur cette ligne. Tout le monde doit être sur cette ligne.
Merci Ségolène Royal d'avoir répondu à certaines de mes questions, mais pas à toutes. Candidate à la primaire socialiste, il est 8h51 sur RMC et BFM TV. On va revenir évidemment sur cette question des prix du carburant. Et d'ailleurs, à l'instant, Ségolène Royal estime qu'il faudrait bloquer les prix à 1,70€. On va revenir aussi sur ce rapport explosif qui a été transmis au gouvernement, qui pourrait changer notre système de santé, plus de remboursements.
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