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Mais on a beaucoup de chance que ce soit Poutine et pas d'autres. Parce que quand on connaît le fonctionnement russe, si c'était Medvedev ou d'autres dirigeants russes, est-ce qu'il n'y aurait pas eu une escalade ? Donc à force de jouer avec le feu, le feu peut arriver.
à tous chers abonnés d'Omerta, chers abonnés de notre chaîne YouTube, abonnés également de l'application. Pour ce qui est de la chaîne YouTube, je rappelle que nous sommes ce matin 588 000 abonnés sur notre chaîne. On a pris encore 1 000 cette semaine. Merci à vous, merci du fond du cœur. N'oubliez pas l'application pour retrouver nos documentaires, notre documentaire sur l'Irak à Najaf, au Vatican des chiites, qui est en train de sortir, qui sort les jours prochains, qui vous expliquera l'impact notamment de la mort de Khamenei auprès des communautés chiites, en particulier en Irak et tout. le bouleversement qui a été opéré dans cette région, nous y avons passé 15 jours l'été dernier, donc petite pub pour ce prochain documentaire. Je précise aussi l'arrivée en kiosque de ce nouveau magazine Omerta qui tombe à pic, UERSS, on s'intéresse au spectre autoritaire de cette Union européenne dont nous a vendu le rêve depuis que nous sommes nés, la paix, l'harmonie entre les peuples, et puis qu'il y a quand même des choses un petit peu particulières, alors c'est le fédéralisme, la censure. La guerre, le wokisme, bref, tout est exploré à l'intérieur de ce nouveau magazine d'Omerta. Voilà, j'arrête pour la pub. Nouvelle édition du Grand Entretien. Aujourd'hui, je reçois Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Nicolas. Bonjour
Régis Sommier.
Alors Nicolas, vous n'êtes pas, ça fait plusieurs fois que vous venez chez Omerta. Vous êtes président, donc les gens vous connaissent, vous êtes président de Debout la France et vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Première question toute simple, qu'est-ce que vous avez pensé du discours d'Emmanuel Macron hier à la tribune de l'ONU ? J
'ai plus envie de commenter Emmanuel Macron. Cette gesticulation permanente, mais moi ce qui m'inquiète le plus d'Emmanuel Macron, c'est la manière dont il entraîne la France vers la guerre, psychologiquement, le discours à l'ONU, mais c'est là ce qu'il est en train de faire dans notre pays. En fait, c'est un obstacle à la paix, mais il est en train de mener un exercice de propagande dans notre pays du jamais vu. Je ne sais pas si on réalise ce qui est en train de se produire sur notre sol. Vous avez vu le nombre d'émissions. Encore ce matin, dans un journal, Le Drian, je redoute cet automne. Tout est fait pour nous précipiter vers un conflit. Donc c'est ça qui me... qui moi me hante et il faut tout faire pour alerter l'opinion française sur la folie de cet engagement français qui veut nous entraîner dans un conflit, il faut être clair, avec la Russie.
Alors il y a deux jours sur BFM, c'était ce soir 22h BFM, Maxime Suitec, Gabriel Attal, qui comme vous est candidat à l'élection présidentielle, le titre « Menace russe, la France se prépare ». J'ai
été invité juste avant à l'émission de Sonia Mabrouk et j'ai eu quatre... quatre éditorialistes hystériques qui me sont tombés dessus, m'accusant d'être un agent russe, de l'acheter, etc. Mais aucune culture historique, aucune vision de ce qui s'est passé lors de la Première Guerre mondiale, aucune intelligence des situations, aucune compréhension pour ce que vivent les Français. Parce que je crois que des millions de Français ont très bien compris que leur argent était en train de passer en Ukraine. Et pire, que l'Europe, comme continent, se suicidait économiquement. on le voit en Allemagne. Parce que quand on paye son énergie trois, quatre fois plus cher que ses concurrents, la Chine et les États-Unis, il ne faut pas s'étonner de l'effondrement économique. Donc moi, je veux simplement, au cours notamment de cette campagne présidentielle, puisque je serai le seul candidat qui assume franchement la position. Je veux la paix, je veux la fin des sanctions, je sais qu'il y a un chemin de paix, je veux arrêter les financements. Je serai le seul candidat qui est clair sur le sujet. Et je suis certain que des millions de Français veulent qu'on arrête cette folie.
Vous n'êtes pas tout à fait le seul. a évoqué le mot de paix, mais je voudrais partager une réflexion avec vous autour de ce mot et de son usage dans l'espace public en regard de ce que vous venez de dire. Ségolène Royal, hier, a eu un accrochage, elle a parlé de paix, avec Raphaël Glucksmann. Je regardais comment cet accrochage était commenté aujourd'hui sur France Info, et on voyait Ségolène Royal mise en difficulté. Et vous-même, sur LCI, Vous avez été raillé évoquant le mot de paix. Est-ce que c'est devenu un gros
mot ? Oui, parce qu'ils volent la guerre. En fait, il faut bien comprendre, et votre numéro, je vais le lire, je ne l'ai pas lu, il faut bien comprendre qu'ils volent la fin de la nation française, des nations. Ils voient bien que l'Union européenne, si on reprend un peu de recul, l'Union européenne supranationale ne marche pas. Ils le voient bien, ils ne sont pas idiots. Ils voient bien que les peuples renacrent. Et donc, il y a une accélération de l'histoire où ils se disent que le saut fédéral, il faut le faire maintenant. Comment on fait un saut fédéral ? Par la faillite financière des nations et par un ennemi commun. Voilà. Donc, dans la petite tête de Mme Van der Leyen, dans la petite tête des marchands de canon, dans la petite tête de l'OTAN, de Macron, le conflit en Ukraine est providentiel pour eux. C'est fédérer des nations d'Europe qui ne veulent pas vivre ensemble dans l'Union européenne. Ajoutez à cela la dette française, qui est le moyen parfait, comme aux États-Unis au moment de l'unité américaine, de liquider la France. Donc vous voyez, moi je vois venir, et c'est ce que j'explique dans mon livre, La liberté ou la mort, je vois venir une accélération de l'histoire de dirigeants en perdition. qui ont échoué intérieurement, qui ont échoué au niveau européen, mais qui voient bien que la seule manière d'éviter leur échec, c'est d'accélérer. Et c'est pour ça que vous avez pris ce titre UERSS, c'est un peu pareil que le communisme. Quand le communisme s'écroulait, il fallait toujours plus de communisme. Bien sûr. Eh bien là, leur système s'écroule, il faut toujours plus d'Union Européenne. Eh bien c'est magnifique, un ennemi russe.
Ces deux constructions... On parlait de communistes convaincus, on parle d'Européens convaincus. La foi. Il y a une dimension religieuse là-dedans. Et il y a aussi une dimension assez étonnante qui a été illustrée il n'y a pas longtemps avec ce projet de faire un État associé du Canada. C'est comme, plus l'URSS s'enfonçait dans son impasse idéologique, plus il y avait de pays, plus on rajoutait de pays. Pour dire, voilà, vous voyez bien que c'est l'avènement du monde du
genre humain. D'où l'importance de réveiller les Français. parce que je crois 'il y a d'abord le peuple allemand qui se réveille, avec un parti beaucoup plus clair que le Rassemblement national. On va y venir sur le Rassemblement national. D'où, moi, volonté absolue d'être candidat. Parce que je pense que, quand je dis « je suis le seul », ce n'est pas une prétention, il y a d'autres personnalités qui demandent la paix. C'est Ségolène Royal, Fabien Roussel et d'autres. Ce que je veux dire, c'est que, comme candidat certain d'y aller, on ne sera pas nombreux. Et je pense qu'il faut absolument offrir le choix aux Français. Parce que d'ailleurs, la volonté avec laquelle ils veulent ridiculiser Ségolène Royal, moi-même et d'autres... C'est bien sûr parce qu'ils savent que le peuple français ne veut pas la guerre. Parce qu'en fait, ils avancent masqués. Et c'est ce que j'ai dit sur le plateau. Je leur ai dit, mais soyez cohérents. Vous y allez, là ? Vous prenez votre fusil, là, vous tous, vous y allez ? Ah non ! Ils font la guerre par procuration. C'est comme un jeu vidéo. C'est-à-dire qu'en fait, ils font tuer les Ukrainiens et les Russes. Ils alimentent une guerre.
'était le titre d'un de mes livres, Jusqu'au Dernier Ukrainiens. C'est une phrase prise à Lindsey Graham, qui avait dit, vous savez, feu Lindsey Graham, néo-conservateur devant l'éternel, qui avait dit en janvier 2023, avec l'argent américain et avec nos armes, ils se battront jusqu'au Dernier Ukrainiens.
Ce qui est insupportable, enfin ce que je vis mal, c'est qu'on a la chance d'avoir des États-Unis qui aujourd'hui négocient. Alors quand on dit ça sur les plateaux, on a la chance d'avoir les États-Unis qui négocient, ont un accord quasiment fait avec Poutine. Et ce sont les dirigeants européens minoritaires désavoués par leur peuple en bout de course. Merz, Macron, Starmer, déjà parti, qui
bloquent le processus. Vous avez vu que Poutine est invité à Miami au G20 officiellement par Marco Rubio hier.
Tout à fait.
Donc ça veut dire
quoi ? Ça veut dire que c'est la disparition de l'Europe. C'est-à-dire que ceux qui se disent européens sont en train de faire disparaître l'Europe économiquement, industriellement, géopolitiquement. C'est incroyable ce qui se passe. Parce que les Américains ont très bien compris que s'ils voulaient être indépendants de la Chine, ils devaient faire alliance avec la Russie. Ce que Kissinger a toujours dit. Et les Européens, et la France surtout, qui avaient la chance d'avoir eu une politique intelligente vis-à-vis de la Russie depuis 40 ans, ça compte en 60 ans, depuis même l'année 40, quand De Gaulle va à Moscou en pleine guerre. Ce qui n'a jamais empêché d'être vigilant et de ne pas céder aux Russes sur tout. Moi, je n'ai jamais demandé à ce qu'on soit à plat vent devant les Russes. Je ne serais à plat vent devant personne. Mais on a eu une politique intelligente qu'on a construite. On avait des positions industrielles, totales, économiques, fondamentales pour notre avenir. Et on a tout bazardé. Mais c'est fou ce qui se passe. Et on pousse d'ailleurs la Russie dans les bras de la Chine, ce qui n'est pas bon pour la Russie, qui ne peut pas devenir non plus un protectorat de la Chine, mais qu'on conduit. Mais une station de service. Oui, on le conduit à devenir ça. Et donc il y a tout un travail de réconciliation avec la Russie à faire. Alors quand je dis ça, mais c'est vrai. Ça ne veut pas dire de céder tout à la Russie. Ça ne veut pas dire, moi je suis pour une France non alignée, gaullienne. Ni Trois ni soviets. Exactement. 'est tellement évident. Donc il y a un énorme travail à faire de lutte pied à pied en France. pour réveiller les Français. Mais moi, je pense que les Français ont beaucoup de bon sens. Ils ont très bien compris. Et comme le pouvoir sait qu'ils ont compris, il faut bien sûr faire taire toute personne qui pourrait être une sorte de grain de sable dans l'engredage. Et on le voit bien aujourd'hui dans la manière dont les médias du système sont en train de tout verrouiller.
– Vous avez partiellement répondu, mais quand même, il faut approfondir cette question, ce bellicisme, ce qui est assez incroyable. Moi-même, j'y suis confronté parfois dans des débats, souvent à travers des joutes sur les réseaux sociaux. Je constate d'ailleurs… Un appétit guerrier absolument incroyable chez des gens, des politiques ou des journalistes dont la vie et le comportement jusqu'à présent étaient assez éloignés de toute réalité de conflit
en fait. Mais ce qui est paradoxal c'est que ce sont des gens qui jouent à la guerre mais qui ne la connaissent pas. Qui font des wargames certains. Oui, ils ne la connaissent pas. Et ce qui est paradoxal aussi, c'est qu'ils ne jouent pas aux échecs. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas compris... Par exemple, j'ai eu un débat, mais ils ne comprenaient pas. Au début, j'ai cru qu'ils étaient cyniques, mais ils sont plus bêtes que cyniques. En fait, j'expliquais qu'à partir du moment où on donnait des armes de longue portée à l'Ukraine, qui pouvaient atteindre le territoire russe, on rentrait en co-belligérance. De fait, une chose était de donner des protections à l'Ukraine pour se défendre. Une autre... et d'organiser la destruction de la Russie. Parce que si on envoie des conseillers là-bas, si on met des armes de haute portée, et que toutes les raffineries brûlent aux entours de Moscou, et que la France en est responsable, on rentre en cobelligérance. Ça devrait d'ailleurs être débattu au Parlement. On l'est déjà, vous pensez ? Moi j'estime qu'on a déjà franchi le stade de la cobelligérance, bien évidemment. De fait. ça veut dire, pourquoi le Parlement n'a pas été consulté ? Pourquoi il n'y a pas un débat ? En 4 milliards,
il y en a eu
un seul. J'étais le seul à voter contre à droite. Donc, c'est complètement fou. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que progressivement, Emmanuel Macron nous emmène par folie personnelle ou par cynisme à la limite de la co-béligérance officielle. Pour moi, il y a co-béligérance de fait. Légitimant tout à fait qu'à un moment, les Russes répondent. Alors, cet extrait va être pris et va me nuire beaucoup. Mais on a beaucoup de chance que ce soit Poutine et pas d'autres. Parce que quand on connaît le fonctionnement russe, si c'était Medvedev ou d'autres dirigeants russes, est-ce qu'il n'y aurait pas eu une escalade ? Donc à force de jouer avec le feu, le feu peut arriver. on a l'impression qu'au fond, c'est ce que souhaitent certains Occidentaux qui ne connaissent pas la guerre, qui ne connaissent pas l'état de nos forces. qui, en fait, sont complètement inconscients de ce qu'ils font. Parce que, et c'est la question que je pose aux Français, nous n'avons pas une armée professionnelle capable d'aller combattre là-bas. Il faut appeler un chat un chat. Nous avons une armée de grande qualité, mais qui n'est pas une armée d'un théâtre d'opération pouvant aller combattre là-bas. Donc ça veut dire que l'armée professionnelle... Pour la guerre de haute intensité. Non, mais nous n'avons ni les moyens de la faire. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que... Si on rentrait en guerre, c'est nos enfants qui iraient combattre. Mais ça, ils ne veulent pas le reconnaître devant les Français. Parce qu'ils ne l'assument pas non plus. Donc ils n'assument rien. Mais en fait, c'est normal qu'ils n'assument rien. C'est une génération post-68ard, sans culture, sans culture historique, sans compréhension du monde. Et donc, on ne parle pas la même grammaire. Voilà. Et ce qui est paradoxal, c'est que ce sont les Américains de Trump qui ont fait passer pour des idiots, ont beaucoup plus d'intelligence de la situation et qui ont compris qu'à force de jouer ce petit jeu, ils allaient renforcer la Chine qui allait devenir la première puissance mondiale. Mais nous, ils n'ont rien compris. D'ailleurs, je vois qu'on s'écrase devant l'Azerbaïdjan. Je vois que la Turquie a envahi le tiers de Chypre et qu'on n'a jamais déclaré la guerre à la Turquie. Je ne parle pas de ce qui se passe en Israël et en Palestine, au Yémen. Donc, si on continuait dans la logique de ceux qui sont excités, il faudrait intervenir dans tous les conflits du monde. Mais ils sont complètement malades. Et pendant ce temps-là, le pays s'effondre. Donc là, il y a quand même une évidence de bon sens. Hier, j'étais dans Lyon, dans un petit café dans un village. Je peux vous dire que tout le monde a compris. Monsieur m'a dit, on est la vache à l'aide, monsieur Zelensky. Mais les gens ont peur quand même. Mais bien sûr, on leur fait peur toute la journée. Il y a une partie des gens qui ont peur, qui sont manipulés. Mais il y a une partie des gens qui sont très lucides, qui alimentent avec leur argent une guerre qui n'est pas la leur. Et le général de Gaulle, et je suis gaulliste, avait toujours dit... La France ne doit... Trump doit maîtriser sa politique étrangère et de défense pour ne pas être entraîné dans des guerres qui ne sont pas les nôtres. Cette guerre n'est pas la nôtre. C'est triste de dire ça peut-être, mais elle n'est pas la nôtre. Et nous devons aider Trump à faire la paix, c'est-à-dire arrêter de financer Zelensky, demander des élections libres pour avoir un pouvoir légitime là-bas, que le peuple ukrainien soit vraiment défendu, parce que je ne crois pas que Zelensky défende le peuple ukrainien, et il faut ensuite un accord de paix intelligent. C
'est des élections d'ailleurs qui ont été demandées par Mirelo Fedorov, le ministre de la Défense que Zelensky a congédié, qui a dit qu'il faut qu'il y ait des élections. Et cette idée d'élection aussi avait été émise par les Américains. C'est l'évidence. Zelensky refuse en disant qu'il n'y a pas les moyens et que ça va affaiblir l'Ukraine. En pleine guerre. En fait, la vraie question.
ne s'agit pas d'être pro-russe ou pro-ukrainien. Il s'agit de faire baisser la tension sur un conflit localisé qui aurait dû se régler, vous le savez, depuis longtemps. Si les Européens avaient été dignes, si l'état profond américain de Biden n'avait pas voulu en faire un moyen de déstabilisation de la Russie. Et moi, je reprends toujours l'exemple de Cuba. À un moment, Kennedy dit à Khrouchev, vous retirez les armes, ou c'est la guerre mondiale. Bon, ben, Poutine, là, a dit... aux Américains, vous retirez les bases et on fait de l'Ukraine une zone neutre. Et les Russes, si l'Ukraine était neutre, n'auraient pas de raison de s'emmerder, pardonnez-moi, avec ce conflit aussi. Vous le croyez, Poutine ? Je crois que la Russie a suffisamment de mal à conquérir l'Ukraine, se met en péril aussi. et suffisamment grande pour ne pas avoir besoin, contrairement aux lubies inventées par les Occidentaux, n'a pas besoin d'envahir la Pologne. Tout ça est grotesque. En revanche... Je peux comprendre, et je sais que, je ne vais pas tirer les foudres, mais je peux comprendre, comme les Américains n'accepteraient jamais qu'au Mexique et à Cuba, il y ait des bases chinoises avec des missiles nucléaires, je peux comprendre, comme la France n'accepterait jamais qu'à Monaco ou en Belgique, il y ait des bases qui nous veulent du mal, je peux comprendre aussi que les Russes n'aient pas envie qu'au Donbass et en Ukraine, il y ait des bases américaines et à terme, des missiles nucléaires. Enfin, je veux dire qu'il y a un moment... Est-ce qu'on peut avoir une analyse objective, ni pro-russe, ni pro-américaine, ni pro-chinoise, une analyse objective, géopolitique, intelligente ? Est-ce que c'est l'intérêt de la France de mettre de l'huile sur le feu ? Est-ce que c'est l'intérêt de la France de laisser Marseille, Toulon, Nice, Nantes, Lille aux mains des narcotrafiques ? de s'exciter en Ukraine. Non mais c'est ça la question. Est-ce qu'on a une puissance mondiale qui peut se permettre...
La dénonciation de la menace russe pourrait s'accepter à condition de prendre en égale importance des phénomènes comme le narcotráfic, qui nous concernent pour le coup directement. C'est
ça
que vous dites.
Ce que je veux dire... Moi, je rêverais d'être président d'une puissance mondiale qui s'appelle France, qui peut envoyer 300 000 soldats en Ukraine, développer un... Pourquoi on n'envoie pas des soldats au Liban ? C'est le
silence radio.
Et qui peut régler ses problèmes intérieurs, et qui n'a pas de dette, et qui a une industrie florissante. Très bien. Mais là, c'est quand même absolument incroyable. 'est qu'on a une industrie qui s'effondre, on a perdu la moitié de notre substance industrielle en 20 ans, 30 ans. On a des prix de l'énergie qui sont en train de casser la croissance économique. On a une dette qui est au bord des hedge funds, une attaque sur notre dette. On n'est pas capable d'assurer l'ordre public dans nos villes. Et on part en délire. Donc, en fait, il y a un moment, moi, je demande qu'on revienne sur Terre. C'est tout sur Terre.
Revenons sur ce conflit, revenons sur les deux guerres. Il est en train de se passer un phénomène qui commence un petit peu à agiter, on va dire, le monde médiatique, politique et autres. Il se résume en un mot, c'est diesel. Volodymyr Zelensky, depuis quelques temps, avec l'appui des occidentaux, a entrepris de détruire un certain nombre de raffineries russes. Il y est parvenu. Selon lui, à 45% des raffineries russes ont été détruites, jusqu'au moment où Donald Trump, la semaine dernière, se fande un tweet expliquant à Volodymyr Zelensky qu'il vaut mieux arrêter de cibler ces raffineries en raison, justement, de ce diesel. L'Arabie Saoudite, très gros producteur de diesel et... empêchée en ce moment par des multiples attaques et des outils et des milices chiites irakiennes sur ces installations pétrolières qui a fait baisser la production. Les États-Unis sont tentés d'arrêter les exportations de diesel. Les États-Unis sont les premiers exportateurs de diesel, mais en raison du prix. On est autour de 6,45 du gallon aux États-Unis, ce qui est du jamais vu et ce qui va handicaper l'économie américaine, puisque je crois que... 80% des échanges se font par la route et que les camions sont équipés au diesel. Bref, est-ce que finalement, ça ne va pas être l'énergie qui va avoir le mot de la fin ? Oui. Est-ce qu'il n'y a pas une source d'espoir là ? J'espère. Sinon, ils font d'années à voir et à arrêter nos voitures. Mais je pense que ceux
qui nous gouvernent aujourd'hui, en fait, sont complètement inconscients parce que s'ils étaient à minimum conscients de ce que vivent nos concitoyens... ils auraient déjà fait une ristourne de 40 centimes, comme je propose, sur les carburants. Mais c'est les taxes, comme partout en Europe. Ce que je propose, alors moi je n'ai pas la proposition du Rassemblement National qui ait de baisser à 5% la TVA, parce que d'abord... Il faut un accord européen. Et je suis pour la sortie de l'Union européenne. Et je pense que financièrement, il faudrait le calculer. Mais moi, j'ai proposé quelque chose que je trouve raisonnable. J'enlève les certificats d'économie d'énergie, 17 centimes. Et ça, ça ne coûte rien au budget de l'État. C'est d'arrêter cette norme stupide. Deuxièmement, j'enlève la TVA sur la taxe, 13 centimes. Et j'enlève en plus, je plafonne les marges à 10 centimes. Je gagne 10 centimes sur les marges. Ça fait 40 centimes. Non mais justement, peut demain matin baisser les carburants de 40 centimes pour revenir au niveau de l'Espagne. Beaucoup de pays européens l'ont fait. Ça coûte 5 milliards sur 6 mois. On a donné 5 milliards de plus à l'Union européenne. On a donné 25 milliards à l'Ukraine. L'immigration coûte des dizaines de milliards, les fausses cartes vitales. On donne 12 milliards aux énergies renouvelables de subvention qui coûtent une fortune. Donc trouver 5 milliards demain matin pour baisser les carburants, c'est possible. Pourquoi il ne le fait pas ? Il y a deux choses. Soit parce que, en fait, je pense qu'ils ne se rendent même pas compte de ce que vivent les Français. Ils n'en ont rien à cirer. Ils sont dans leur monde. Ils feront la politique de chèque, quoi. Oui, mais cette politique, ils savent très bien qu'elle ne marche pas. Il y a des millions de gens qui ont droit au chèque qui ne le prennent pas parce que c'est tellement compliqué. Donc, de toute façon, ça ne marche pas. Donc, ça veut dire qu'ils sont enfermés dans une logique. Ils sont hors sol, je pense. Ou alors, ils le font exprès. Je ne sais pas. Soit ils le font exprès pour alimenter le chaos à la veille d'une présidentielle. Soit ils ne le font pas parce que pour eux, il n'y a pas de problème. Donc, vous pensez bien que l'affaire du diesel... À mon avis, ils n'ont même pas vu venir le truc. C'est-à-dire qu'ils sont assez bêtes, inconscients, stupides, pour avoir laissé Zelensky détruire des capacités de raffinage russes, pour avoir mis la sanction sur l'importation de diesel russe. Et ils sont pris au piège. Donc, qu'est-ce qui va se passer ? C'est qu'on risque d'être en pénurie en Europe. Donc il n'y aura que deux solutions. Et on sera les
premiers. Peut-être les seuls même, puisque vous regardez un pays comme le Japon, où l'essence est aujourd'hui autour d'un euro litre, alors que c'était les premiers affectés par le détroit d'Hormuz. 80% de leur essence passait par là. Ça veut dire qu
'Emmanuel Macron est en train de plonger la France dans le chaos à la veille de la présidentielle. Alors vous allez dire, on va dire que je suis complotiste. Je m'interroge. Qu'est-ce qu'il veut ? Est-ce qu'il est complètement incompétent ? Est-ce qu'il est complètement inconscient ? Est-ce qu'il veut précipiter le chaos pour, en fait, éviter l'alternance ? C'est-à-dire créer un tel climat de crise dans les derniers mois de la présidentielle, à partir de janvier, qu'il estime qu'à ce moment-là, les Français auraient peur d'ajouter du chaos à chaos dans leur esprit. l'esprit de ceux qui nous dirigent, c'est-à-dire de voter pour Mélenchon, de voter pour Le Pen, de voter pour moi, de voter pour d'autres gens, et qu'eux, un Édouard Philippe ou un Attal apparaîtraient comme un héros qui apaiserait les choses. Est-ce que même il ne veut pas décaler l'élection présidentielle ?
Oui, c'est-à-dire créer une situation quasi insurrectionnelle.
Alors, quand on dit ça... On passe pour une espèce de complotiste. Mais il y a un moment où on s'interroge. Comment peut-on être aussi mal gouverné ? Comment peut-on imaginer d'avoir un gouvernement à ce point stupide, inconscient, dangereux ? Je m'interroge. Sur l'affaire du diesel, il est évident qu'il ne fallait pas mettre de sanctions sur le diesel russe, qui représentait 32% de nos importations en 2002. 32%, j'ai vérifié. Nous avons laissé délocaliser notre appareil de raffinage. Ça c'est aussi une réalité. Complètement dément. Nous importons 50% de notre diesel. Et dans ces 50%, un tiers était russe. Le diesel du Moyen-Orient ne vient plus. Les Américains peuvent... mettre fin du jour au lendemain. Et Emmanuel Macron et Zelensky vont se retrouver complètement explosés. Mais derrière Emmanuel Macron, il y a les Français, malheureusement. Et on a encore 6 mois, 7 mois à tenir.
voudrais un mot de votre part sur l'attitude du Rassemblement national. Vous avez évoqué tout à l'heure l'AFD qui, en Allemagne, on le sent, est en train de... Là, je crois que le plus grand lander met l'AFD d'ancienne Allemagne de l'Ouest, met l'AFD en tête dans les sondages. On sent bien qu'il y a là-bas une réalité qui est en train de se créer et que les propos d'Alice Weidel sont de plus en plus des propos d'une... future chancelière. C'est mon impression. Avec le RN, c'est un peu différent. Sur la question ukrainienne, il y a eu tantôt, on coupe le robinet, dès qu'on arrive au pouvoir, Louis Alliot, et tantôt, on envoie Jacobelli à Kiev.
Comment vous interprétez ça ? Il y a même eu un communiqué signé de Jordan Bardella et Marine Le Pen, dans la logique d'Emmanuel Macron. Alors, moi, je suis partagé entre deux sentiments. Premier sentiment, je n'ai pas envie de faire une campagne en critiquant ceux qui me sont le plus proche. Parce que si on commence, je veux dire qu'on va se tromper d'adversaire. Moi, mon adversaire, c'est la Macronie, c'est Mélenchon. Et je suis candidat pour proposer une vraie sortie de crise par la libération de la France. C'est-à-dire quatre points très importants, je les rappelle. Premier point, sortie de l'Union européenne. Deuxième point, protectionnisme intelligent, j'allais dire à la sagapourienne, à la chinoise, c'est-à-dire plus de libéralisme pour les PME en France et plus de protection quand on est envahi de produits de concurrence déloyale. Troisième point, la paix en Ukraine et l'arrêt de toute aide. Et quatrième point, la démocratie directe à la Suisse. Ça, c'est mes quatre différences. Donc, je n'ai pas envie de commencer les petits jeux des petites phrases sur le Rassemblement National. Mais si je suis candidat, il faut être clair. Ce n'est pas par plaisir, c'est par devoir. Parce que j'estime qu'aujourd'hui, le Rassemblement national veut certaines choses positives, mais ne se donne pas les moyens dans son programme de pouvoir les mettre en œuvre.
allez les rallier au deuxième tour ? Mais je serai au deuxième tour.
Qui vous dit que je ne serai pas au deuxième tour ?
Si vous n'êtes pas...
Si le scénario se répète... Moi, je le fais parce que je pense que les événements historiques qui se produisent et l'évanouissement du Rassemblement national... peut me permettre d'être au deuxième tour. Je le fais pour ça. Parce que je serai le seul, oui, à défendre une sortie de l'Union européenne et une reconstruction de l'Europe sur des bases gaulliennes d'Europe des nations et des projets. Je serai le seul à défendre la paix en Ukraine. Et il y a un moment, les électeurs vont voir qu'il y a un candidat gaulliste qui a les idées claires et qu'il y a un rassemblement national qui veut des choses très bien. mais qui ne veut pas se donner les moyens de les obtenir. C'est ça, cette dualité ? La différence avec moi, c'est ça. Je suis d'accord sur les objectifs qu'il propose. Et je ne serais pas candidat 'il se donnait les moyens de les obtenir. Mais à partir du moment... où il participe aux réunions d'Emmanuel Macron dans le sous-sol de l'Élysée. Salvega. Ils ne se rendent pas compte qu'ils rentrent dans le jeu d'Emmanuel Macron. Le communiqué de presse qui a été fait comme une sorte de... Peut-être pour lui couper l'herbe sous le pied. C'est affranchir de la critique ? Parce qu'on voit le rouleau compresseur. Non mais d'une manière générale. Ils sont toujours taxés
de partis pro
-russes. Mais arrêtons d'avoir peur du système médiatique. Je comprends que le Rassemblement National ait souffert dans sa vie d'être diabolisé. Je comprends qu'il se soit dédiabolisé, il y avait besoin je pense. Mais... Entre la dédiabolisation nécessaire et l'évanouissement intellectuel et historique, il y a une marge. Libre à eux, c'est leur choix. Peut-être qu'ils ont raison pour eux. C'est leur choix. Moi, je ne veux pas polémiquer. Parce qu'on devra tous se rassembler. Mais en revanche, moi, je veux présenter aux Français une politique gaullienne de sortie de crise réaliste, sérieuse. Et si on veut baisser le prix des carburants. Si on veut baisser le prix de l'électricité et l'aligner sur nos coûts nucléaires, si on veut sauver nos agriculteurs, si on veut réindustrialiser, si on veut relancer le pays, il faut sortir de l'Union européenne, il faut faire la paix en Ukraine, il faut un protectionnisme intelligent. Tout le reste, c'est de la littérature. Les Retailleaux, Marine, les autres qui veulent tous la même chose. On veut tous la même chose. Mais sans s'en donner les moyens, c'est prendre les Français pour des idiots. Moi, je ne veux pas les prendre pour des idiots, donc je me présente et je dis aux Français qui veulent vraiment changer les choses, votez pour moi. Et plus ils vous serez nombreux à voter pour moi, je serai l'assurance garantie qu'il y a un vrai changement en 2027. Vous en êtes où dans les sondages ? Moi, je suis l'assurance garantie. Vous en êtes où dans les sondages ? Sondages, on est passé de 1 à 2, à 3, à 4. Vous sentez un vent ? Oui, parce que je suis convaincu. 'il y a des millions de Français qui veulent la paix et qui habituellement s'abstiennent aussi. Et je veux m'adresser pendant cette campagne aux abstentionnistes. Je veux que les abstentionnistes qui sont écoeurés par la vie politique aient le choix. Donc moi je ne me présente pas en me disant qu'est-ce que va penser de moi le journaliste de BFM, de CNews, de TF1, de France 2, qu'est-ce que va penser de moi X ou Y, j'en ai rien à faire, je suis libre. Je me présente en homme libre pour offrir un programme de salut public. qui a été beaucoup travaillé, j'ai écrit deux ans mon livre, j'ai pris beaucoup de temps avec plein d'experts, lisez mon livre et regardez le programme qu'on va sortir, économique, financier, d'assainissement, parce que je ne veux pas sortir de l'Union européenne comme un instrument de facilité. Je veux sortir de l'Union européenne pour retrouver notre liberté et je veux inviter les autres pays d'Europe à reconstruire une Europe des nations. Parce que je pense que si la France sort... Et l'Allemagne, ou l'un ou l'autre, de toute façon l'Union européenne disparaît, elle s'effondre, comme l'URSS. l'important ce n'est pas de la faire s'effondrer, l'important c'est de reconstruire une Europe intelligente. Chaque nation est responsable de ses affaires, ça veut dire que la France doit assainir ses comptes, que la France doit travailler plus, que la France doit rétablir l'ordre, ça veut dire des efforts. Et puis en même temps, bien évidemment dans le monde d'aujourd'hui, il faut coopérer. La France, l'Allemagne, l'Italie, l'Angleterre, la Pologne, la Russie devront coopérer ensemble sur des programmes d'intelligence artificielle, des programmes de santé, mais des coopérations à la carte. Donc je ne propose pas la fuite au milieu de l'Atlantique pour rejoindre l'Islande. Je propose un vrai projet de reconstruction nationale et de reconstruction européenne. Et on va le faire avec des partenaires. Donc il faut oser et il faut dire aux Français, et c'est ce que je vais faire toute la campagne, leur dire mais c'est plus dangereux de rester dans l'Union européenne que de sortir. ça c'est une révolution copernicienne, intellectuelle. Faire comprendre aux Français que rester dedans c'est finir en prison. La censure, la guerre, la misère. Donc c'est beaucoup plus dangereux de rester que de sortir. Mais je sais qu'aujourd'hui, en ce début de campagne, il n'y a pas 1% des Français qui pensent que c'est plus dangereux de rester que de sortir, je le sais. Mais il faut bien commencer. Et si moi je ne commence pas, qui va le faire ? Personne. Voilà. Je vous le dis comme je le pense. Personne. Donc on y va. Puis on verra bien le résultat. Ce
sera le mot de la fin, Nicolas Dupont-Aignan. Merci. Merci beaucoup d'être venu chez Omerta. Commentez cette actualité chargée et on vous retrouvera, je pense, très prochainement. Et inquiétante, moi je suis très inquiet. Oui, c'est un moment particulier. Il faut que les Français se mobilisent. Merci à vous. Merci d'être venu. Quant à vous, j'espère que cette émission vous a plu et que vous reviendrez encore plus nombreux la semaine prochaine pour une nouvelle édition du Grand Entretien. D'ici là... Je vous souhaite une très agréable journée et je vous dis portez-vous bien, à bientôt.
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