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Avec nous sur Radio-J comme chaque jour et nous sommes en ligne en direct avec notre correspondante à Jérusalem, Pascal Zonschein. Bonjour Pascal. Bonjour Ilana. Merci d'être avec nous. Alors on va évidemment faire le point de ce qui s'est dit à l'ONU et cette passe d'armes entre Emmanuel Macron, Benjamin Netanyahou et d'autres représentants israéliens. Mais d'abord sur le plan sécuritaire, je crois qu'il y a encore eu des frappes au sud du Liban. Mais c'est vrai qu'on ne trouve pas beaucoup d'informations sur ce qui se passe très exactement là-bas.
En fait, c'est parce que ce qui se passe du point de vue de Tsaal, c'est la poursuite de la destruction des infrastructures du Khisbola au sud Liban, à l'intérieur de la zone de sécurité, donc dans la zone contrôlée par Tsaal. où méthodiquement les troupes, notamment du génie, détruisent les tunnels, les dépôts d'armes, les maisons qui servent aussi d'arsenaux au Hezbollah, de façon à éliminer la menace des armes du Hezbollah, quelle que soit l'issue diplomatique en cours avec le Liban sur un accord sécuritaire entre les deux pays. le retrait éventuel de Psaal à l'issue de ce processus diplomatique. En attendant, la mission est donc de continuer à détruire les infrastructures du climat. Et
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toujours sur le front nord, alors vous allez nous dire événements anecdotiques ou pas, encore des Israéliens qui ont tenté de franchir la frontière de la Syrie hier soir.
à nouveau, comme vous le dites, il y en a un événement anecdotique de groupes de militants nationalistes qui estiment que la Syrie fait aussi partie du territoire historique d'Israël et qu'il faut donc le repeupler. Cela, évidemment, oblige les soldats de Saal à se détourner de leur mission de sécurité initiale pour les rattraper et les ramener en Israël.
Alors l'actualité, Pascal, elle est évidemment diplomatique et on a vu hier ce discours, on a entendu ce discours d'Emmanuel Macron, assez dur à l'égard de l'État d'Israël. Il y a eu énormément de réactions en Israël. Justement, est-ce qu'on peut faire le point avec vous y a différents
points à retenir du discours d'Emmanuel Macron, peut-être celui qui est passé le plus inaperçu. Finalement, c'est la pique qu'il a lancée Donald Trump en parlant de paix prétendue à Gaza, avant d'embrayer évidemment sur la Judée Samarie. Regardez ce qui se passe en Cisjordanie où chaque jour des violations sont faites, au nom de quoi ? le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie, sig dixit, les propos du président de la République, une affirmation qui lui a valu évidemment une réponse cinglante et immédiate de Benyamin Netanyahou sur son compte X, qui a qualifié sa déclaration d'absurdité grotesque et ahurissante dimanche, il y a à peine deux jours. C'est un citoyen français. Nathaniel Shekroon, père de six enfants, qui a été assassiné par un terroriste du Hamas. Les terroristes du Hamas attaquent les Juifs presque tous les jours. Ils ont assassiné d'innombrables citoyens israéliens en Judée Samarie. L'ignorance n'est pas une excuse pour effacer leur sang, a écrit le Premier ministre israélien. Donc on voit une réaction évidemment véhémente de la part d'Israël. On a un peu de mal à comprendre en Israël ce matin. les propos d'Emmanuel Macron, ou en tout cas le choix des termes, être à ce point déconnecté de la réalité sur le terrain en parlant du Hamas en Judée samarique, comme le dit le Premier ministre israélien, est assez ahuriste.
Alors justement, est-ce que c'est d'ignorance ? Est-ce que c'est de l'aveuglement ? Est-ce que c'est aussi peut-être la faute d'Israël de ne pas assez bien communiquer sur ce qui se passe dans ces territoires ?
ne peut évidemment pas exclure toujours ce problème récurrent du manque de communication israélienne sur la scène internationale, mais il y a aussi évidemment un... un aveuglement délibéré de ceux qui ne veulent entendre que ceux qui entrent dans leur conception, évidemment, de ce que doit être la solution diplomatique au Moyen-Orient, et évacuer évidemment ce qui les gêne, à commencer par la présence évidemment du Hamas en Judée Samarie, notamment à la tête de municipalités. palestinienne au Judée Samarie et évidemment la présence terroriste contre laquelle les forces de sécurité israéliennes luttent tous les jours.
Alors la France n'a pas été le seul pays à s'en prendre vivement à Israël. Il y a aussi le roi de Jordanie. Israël cherche à rendre impossible la création d'un État palestinien. Est-ce qu'on a aussi réagi suite à ces déclarations en Israël ? Oui, évidemment.
Mais disons que de la part... C'est pas étonnant. De la part du roi Abdallah, c'est une position constante. Il ne faut pas oublier aussi le rôle de la Jordanie dans le cadre du traité de paix, le rôle de la Jordanie concernant les lieux saints musulmans du monde du Temple. Donc il y a une approche particulière de la Jordanie, ce qui évidemment ne remet pas en cause les relations diplomatiques entre les deux pays.
En tout cas, peut-être que le fossé se creuse. On le voit, alors il est creusé depuis longtemps, évidemment, Pascal. entre Israël et le reste des nations, mais comment s'est pris en Israël justement ces critiques, ces prises de parole contre l'État hébreu finalement ? Il
y a à la fois évidemment un intérêt, l'Assemblée Générale des Nations Unies reste quand même un événement diplomatique majeur chaque année. Donc on a évidemment besoin de prendre le coup de la communauté internationale, et c'est l'occasion. Mais en même temps, il y a évidemment une réticence historique en Israël vis-à-vis des Nations Unies, et qui remonte, on le sait, à David Ben-Gurion. Et là, malheureusement, on le voit encore aujourd'hui, rien n'a changé.
Alors il y a aussi Donald Trump qui a pris la parole, le président américain, qui s'est exprimé au sujet d'ailleurs. de Gaza au sujet de l'Iran, qu'est-ce qu'on retient en Israël de sa prise de parole ? D 'abord qu'il n'a pas
parlé d'Israël, ou quasiment pas. Donald Trump a longuement parlé évidemment de son action face à l'Iran, de l'opération militaire qu'il a menée conjointement, il faut quand même le rappeler, avec Israël, avec les forces armées israéliennes, aucun rappel de cette coopération militaire. En ce qui concerne Gaza, le président américain a évidemment insisté sur son plan de reconstruction de l'enclave côtière. Il a tout de même évoqué le 7 octobre, mais c'est à peu près tout ce qu'il a dit d'Israël. Évidemment, on attendait le président américain sur le dossier iranien. Et sur le dossier iranien, on l'a entendu à nouveau répéter cette alternative entre accord et anéantissement, en laissant à l'Iran, évidemment, le choix entre les deux options.
D'ailleurs, Eva l'a dit ce matin, la majorité de la délégation iranienne a quitté la salle lorsque le président américain a pris la parole. Mais en coulisses, ça discute quand même.
En police, ça discute, puisqu'on sait maintenant, et cela a été confirmé par Donald Trump lui-même, que ses deux émissaires, Steve Wittkopf et Jared Kushner, ont rencontré hier le ministre iranien des Affaires étrangères à Basarakchi, une réunion que le président américain a qualifiée de bonne et de positive. On va voir maintenant ce qu'il en ressort, puisque le président a évoqué la possibilité d'un accord avec l'Iran, mais seulement après les élections américaines de mi-mandat début novembre.
Et bien merci beaucoup Pascal Zonschein pour toutes ces informations. On vous retrouve un petit peu plus tard dans la matinée à partir de 7h26 heure française pour le Zoom Israël. Restez avec nous, tout de suite les titres avec Eva Soto.