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Bonjour Maya, bonjour à tous et bienvenue dans les 4 vérités. Mon invité aujourd'hui est le numéro 2 du RN ou Elio. Bonjour Louis Elio. L'État met 450 millions sur la table pour aider de nouveau les Français qui vont au travail, notamment face à l'augmentation des aides des carburants. Et dans le même temps, le gouvernement fait savoir qu'il y a 400 millions de rentrées fiscales en moins du fait de la baisse de la consommation des carburants. Vous dites toujours que l'État s'en met plein les poches. Il va falloir revoir vos calculs. Oui,
mais enfin, il ne fait qu'aider une partie de tous ceux qui en ont besoin. Moi, je regrette, mais c'est bien que des gens soient aidés un peu plus. Mais tout le monde a besoin aujourd'hui de gasoil et d'essence. Et on ne se rend pas compte que la France, c'est aussi un pays rural. Et dans les provinces, tout le monde va travailler, tout le monde amène ses enfants, tout le monde va chercher les enfants, fait vivre des associations, etc. Sur cela, il n'y a rien. C'est pour cela qu'on propose, nous, la baisse de la TVA. Mais quand vous dites que l'État se met plein les poches, ça n'est pas le cas. Écoutez... Par un effet mécanique, moins il y a de consommateurs d'essence, moins il y a de rentrées fiscales. Donc votre discours ne tient plus. Oui, mais le vôtre non plus en disant qu'on crée le déficit par la baisse de la TVA. C'est justement, si on veut relancer la machine, peut-être faut-il... Donc relancer à la pompe la consommation et donc baisser
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la TVA en baissant le prix. Alors on sait que tout ça c'est lié à la situation internationale dans le détroit d'Ormuz par exemple. Mais il y a aussi depuis la guerre en Ukraine l'embargo sur l'importation de pétrole russe. Pour vous, faudrait-il alléger voire supprimer cet embargo ? Non, je pense
que tant qu'il n'y a pas la résolution du conflit entre l'Ukraine et la Russie, on doit maintenir la pression. Et donc maintenir l'embargo ? Oui, en tout cas sur cette énergie-là, en rappelant quand même qu'il y a une certaine hypocrisie, puisque l'Europe a importé encore un peu plus de gaz de la Russie l'année dernière. Donc on voit bien que tout cela, ça dépend, quelles sont les cibles énergétiques, tout cela est mouvant. Mais vous êtes clair, sur le pétrole, il faut garder l'embargo. Oui, et en sachant que je crois qu'il n'y a que 15% de l'approvisionnement européen qui passe par Hormuz. Tout le reste, c'est ailleurs que nous nous... Nous allons l'acheter, mais c'est vrai qu'aujourd'hui, on voit bien que le prix du pétrole est en train de flamber et tout le monde, évidemment, appelle à la fin de la guerre.
La Russie n'a pas apprécié le communiqué de Marine Le Pen et Jordan Bardella samedi dernier pour dénoncer la menace, l'intimidation, la déstabilisation menée par la Russie en Ukraine. L'ancien président Dmitry Medvedev vous traite même de parti européen ordinaire, jusqu'à maintenant ça va, russophobe et soutien aux nazis de Kiev. Vous êtes surpris par cette virulence ?
Non, il a toujours fait des tweets très polémiques dans tous les domaines. Et ça prouve bien qu'on n'est pas à la remorque de la Russie, comme le disent ou tentent de le faire croire nos adversaires, et que nous avons dans la politique extérieure un pragmatisme affiché. On a condamné l'invasion russe, on a soutenu l'Ukraine, mais on pense aujourd'hui, comme d'ailleurs M. Trump et comme M. Zelensky, qui se sont vus hier à New York, qu'il faut arrêter cette guerre. avant l'hiver et on espère tous que ce sera
le cas. Hier, justement, à l'ONU, Emmanuel Macron a dénoncé les violences commises, notamment par les colons israéliens en Cisjordanie, puis aussi évidemment par l'armée israélienne à Gaza. Est-ce qu'il a eu raison
Je pense qu'il nourrit une animosité à l'égard d'Israël qui est assez suspecte. Au départ, il a condamné le Hamas dans les attentats du 7 octobre. Aujourd'hui, il condamne Israël dans toute sa politique. Et on ne l'entend jamais condamner toutes les exactions qui peuvent être faites par le Hamas sur le territoire israélien. Là aussi. Tout ce qui amène à la paix va dans le bon sens. Tout ce qui nourrit un certain nombre de crises ne va pas dans le bon sens. J'aurais souhaité en revanche qu'il soit plus mesuré parce que quand on laisse un pays comme la France dans l'état où nous sommes aujourd'hui, dans tous les domaines, y compris dans l'insécurité du quotidien, on évite de donner des leçons à la planète
entière. Cependant, je reprends vos propos. Vous dites qu'Emmanuel Macron tape trop sur Israël et ménage le Hamas. C'est ce que vous dites. En tout cas, je ne
sais pas quels sont ses calculs exacts, mais c'est ce qui apparaît être après chaque discours depuis quelque temps déjà. Pourtant, il condamne le Hamas aussi. Oui, il condamne, mais pour
le coup, c'est Israël qui l'a condamné. Donc vous dites qu'il y a un deux poids de mesure dans cette histoire. Face aux crises qu'il abordera demain à 20h, Emmanuel Macron dit vouloir être le garant de la campagne présidentielle qui s'annonce en France. Il est dans son rôle, là ? Non, c'est le Conseil
constitutionnel qui est le garant de l'élection présidentielle. Le président, lui, est un arbitre qui précisément ne doit pas se mêler de ces affaires-là. Donc on verra quel sera son rôle. Il reste chef de l'État jusqu'à la fin de l'élection présidentielle. Mais le garant de l'élection, c'est le Conseil constitutionnel. Donc est-ce que vous dites ? Qu'Emmanuel Macron va trop loin ? Je crois qu'il veut se donner un rôle que la Constitution ne lui attribue pas. Maintenant, il a sa liberté de
parole et il fait ce qu'il veut. En même temps, ça pourrait vous rassurer de voir que le président, sortant qu'il ne peut pas se représenter, se dit « je vais être le garant de cette campagne face aux menaces internationales par exemple ». Oui,
je doute que sa parole reste neutre. C'est-à-dire ? Qu'il est engagé politiquement et notamment contre nous. Et donc, je ne le vois pas rester neutre dans cette élection.
Je veux revenir sur quelque chose qui fait beaucoup de bruit depuis samedi. Jean-Philippe Tanguy, qui est député de votre parti en meeting à Vierzon, a dit, a utilisé cette phrase qu'on va entendre. Oui, le travail rend libre. – Alors vous voyez ce que ça veut dire, le travail grand lié, c'est la devise des nazis, c'était sur le… – Je sais, je suis allé à
Auschwitz visiter le camp et j'ai pu
voir
cette… –
Est-ce qu'il
a fait une erreur ? – Vous ne montrez que cette phrase-là, il n'y a pas la phrase d'avant, il n'y a pas la phrase d'après. – Au-delà de ça ? Est-ce qu'il y a des mots qu'il ne vaut mieux pas utiliser tout simplement ? – Écoutez, c'est dans une phrase de discours, Jean-Philippe est un gaulliste et qui est là le gaulliste du Rassemblement national, donc moi je n'ai aucune… Aucune critique à faire sur Jean-Philippe Tanguy. Il n'y a pas
de sanction à son égard à attendre de la part du parti ? Arrêtez, si vous commencez
à enlever des phrases et des
mots de chaque discours, ça va aller loin. Simplement, il y a des mots qu'il ne vaut mieux pas utiliser. Oui, on est bien d'accord. Mais si vous ne donnez
pas la phrase d'avant et la phrase
d'après, le raisonnement est tronqué. Je vais juste vous dire, il aurait mieux fait de s'abstenir. – Écoutez, vous lui poserez la question quand vous le verrez. – Bon, quand il viendra. Fin octobre aura lieu le congrès du RN, où Jordan Bardella sera seul candidat à sa succession. Il y a cinq ans, vous étiez face à lui. Là, vous n'êtes pas candidat face à lui, à moins que vous l'annonciez ce matin, ce serait trop tard. Donc Jordan Bardella, il a plié le match définitivement à la tête du RN, c'est le meilleur président que vous ayez. – Écoutez,
la dernière fois, c'était la transition après Marine Le Pen, il fallait évidemment qu'il y ait un challenger, et je me suis présenté parce que je pensais être le plus légitime dans cette compétition-là. Aujourd'hui, il n'y a aucune raison de remettre en cause le mandat de Jordan à la tête du RN, donc on va continuer évidemment avec lui. C'est le meilleur président qu'il y ait eu de l'URL ? Je ne veux pas dire ça, mais en tout cas, il exerce très bien sa fonction de président.
Lualio, merci d'avoir accepté notre invitation dans les cas de vérité. Vous nous avez dit ce matin que vous demandez à Emmanuel Macron de ne pas trop intervenir, si j'entends bien, dans la campagne présidentielle. Merci à vous Maya. Merci beaucoup à tous les deux. Merci Fabrice Penaud qui a traduit cette interview en langue des signes.