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Bienvenue sur le plateau de l'interview à la Une. Très heureux de vous retrouver pour l'émission d'entretien sur les sites du groupe Nice Matin. Notre invité cette semaine est maire de Grasse, mais également président de l'association des maires de France dans les Alpes-Maritimes, Jérôme Viau. Bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté cette invitation. On va parler de Grasse, évidemment, de l'Assemblée de l'association des maires de France, puisque vous allez être candidat à votre réélection. On égrènera quelques sujets d'actualité, le prix du carburant, le plan Lecornu et les sénatoriales avec cette configuration assez particulière dans les Alpes-Maritimes. D'abord, Jérôme Vieux, vous avez été réélu, donc aux dernières municipales, avec un bilan que vous avez mis en avant. C'est un mandat de la continuité avec certains dossiers comme le projet Martelly, les transports, la mobilité, la sécurité. Ce sont les grands axes qui vont nous mener jusqu'à la prochaine... Échange municipal ?
Absolument. D'abord, j'ai été très heureux que les Grassoises et les Grassoises se mobilisent si massivement pour valider ce moment, je dirais, de respiration démocratique. Et c'est l'occasion de mettre en œuvre un projet. Bien sûr un bilan, mais surtout un projet qui commence à se mettre en œuvre. Depuis hier, on m'a annoncé que le permis de construire qui avait été déposé sur l'immeuble Roland, permettant ainsi le démarrage de Martelly, est purgé de recours des tiers. Et donc voilà, je l'annonce aujourd'hui. C'est quelque chose d'important puisque c'est la traduction de la mise en œuvre de ce projet Martelly qui est attendu depuis 15 ans, 20 ans, on en parle dans le conseil municipal. Et donc il va démarrer. Monoprix sera livré dans quelques semaines. Le garage Roland va rentrer en travaux pour 18 mois avec ses halles couvertes. et ce garage qui va être restructuré. Donc c'est le mandat pour mettre en œuvre tout ce qu'on a promis, qu'on a mis devant le corps électoral dans le projet politique. Et donc c'est un beau moment.
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peut rappeler pour nos spectateurs et lecteurs qui ne sont pas Grassois, c'est un projet structurant, le projet Martelli. Vous pouvez nous en rappeler les contours, sans rentrer non plus dans le détail, parce qu'on le connaît,
mais c'est un poumon. Très rapidement, c'est de donner au cœur de Ville de Grasse, de lui redonner de la centralité dans beaucoup de villes de taille moyenne. Les villes se sont vidées de l'offre commerciale à l'extérieur, en périphérie. Et le projet Martelly, c'est de redonner au cœur de Ville de Grasse, dans un quartier qui a besoin d'être requalifié, qui n'est pas très beau aujourd'hui, qui a besoin de changer, 2 hectares 5, 8 000 m2 de commerce qui vont apparaître. C'est de conserver Monoprix. Je m'y étais engagé, j'ai réussi à maintenir Monoprix, redonner de l'offre de cinéma, culturel, de l'offre commerciale, du stationnement. densification d'appartements qui vont être créés dans ce cœur de ville historique. Et donc c'est, je crois, l'avenir de la ville.
calendrier, du coup maintenant, on peut s'y tenir officiellement ? Sur quel étiage ?
On avait 7 permis de construire, 4 viennent d'être validés définitivement, il reste 3 permis encore. Mais le calendrier, c'est le démarrage du garage Roland dans 3 semaines. 18 mois de travaux, la remise des clés à monoprix dans 15 jours, 3 mois de travaux pour pouvoir finir à l'année 2026 avec un monoprix qui sera complètement restructuré. Les engagements sont tenus et c'est effectivement structurant pour la ville.
y a un enjeu à Grasse depuis votre arrivée de redynamisation, ça passe aussi par une revitalisation de la jeunesse avec des campus, une offre aussi dédiée. à la jeunesse mais plus globalement il fallait il faut impulser une nouvelle énergie sans mauvais jeu de mots en référence à david lissenares et son parti mais voilà pour pour la ville
Écoutez, je crois que c'est essentiel. On a un cœur de ville qui est magnifique, qui était dans une situation en termes de dégradation urbaine qui mérite un changement. J'ai voulu véritablement porter un projet nouveau pour la ville de Grasse, celui d'un campus universitaire multisite. On a changé les statuts de la communauté d'agglomération pour nous donner cette compétence. On a installé un campus 1 dans l'ancien palais de justice qui fonctionne bien. Il y a 1000 étudiants. un campus 2 dans quelques semaines dans l'ancienne gendarmerie. Et donc il y a cette volonté de trouver une nouvelle dynamique, une nouvelle énergie pour notre cœur de ville avec la vie étudiante qui va venir, je dirais, s'emparer de ce cœur de ville pour en donner une trajectoire différente.
la campagne, il y a un sujet qui est beaucoup remonté, c'est celui des transports. Évidemment, vous regardez ça de près puisque... L'agglo est aussi à la manœuvre, évidemment. Mais la question que je voudrais vous poser aujourd'hui, où en sont vos relations avec Renaud Muselier ? Parce qu'il y a eu un petit imbroglieux, une petite polémique sur la desserte des bus régionaux.
Absolument. Donc mes relations sont bonnes. On peut se dire les choses et ne pas s'en tenir rigueur. Et je crois que c'est important de pouvoir, quand on se parle à livre ouvert, c'est qu'on se dit la vérité. Moi, j'ai souffert d'une situation difficile. où il y a eu une rupture des bus régionaux en cœur de ville historique. J'ai pu en parler avec Renaud Muselier. Il m'a apporté un certain nombre de solutions. Je souhaite qu'on aille plus loin dans les solutions, c'est-à-dire que dans le projet Martelly, on puisse avoir, je dirais, une dépose des bus régionaux, ceux qui viennent de Nice, de Roquefort-les-Pins, du Rouret, ou ceux qui vont à Sofia Antipolis et Cannes. Et c'est important pour le cœur de ville. Et donc, moi, je souhaite plaider ça. C'est normal, c'est mon rôle. de maire, de défendre l'attractivité de ma ville sans pour autant me disputer avec Renaud Muselier. Ce n'est pas mon état d'esprit. Et j'ai toujours parlé franchement, ouvertement. Ces sujets n'ont pas été découverts dans des polémiques ou dans des moments de nuit ce matin ou dans des réseaux sociaux. C'est quelque chose que je porte, que je veux défendre et que je souhaite obtenir pour que la ville de Grasse continue à progresser. Vous avez bon espoir ? J'ai bon espoir. Je sais pouvoir compter sur Renaud Muselier. à trouver les bonnes solutions et on ne s'arrête pas heureusement à des polémiques ou à des difficultés. En tout cas, c'est l'avenir de la ville qui est en jeu.
Je fais une parenthèse dans votre casquette de maire pour celle de... président de l'association des maires des Alpes-Maritimes, sur Renaud Muselier, et après on passera à autre chose. On a eu l'impression ces derniers mois qu'il était assez offensif à l'égard des élus de notre territoire. On comprend Eric Ciotti, Charles Anginesi, avec la lutte sous-versante avec Christian Estrosi. Vous ne l'avez pas trouvé un peu trop offensif avec notre département ? On a l'impression qu'à un moment donné, il faisait un peu la chasse aux sorcières et qu'il envoyait un peu des pics comme ça. pour embêter nos élus.
En tout cas, moi, je pense qu'il faut être dans une démarche où on doit respecter tout le monde. On est dans un équilibre régional. Il est difficile dans ce département des Alpes-Maritimes, comme dans les autres départements d'ailleurs, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut rentrer dans des pics, dans des tensions. Je ne crois pas que ce soit le chemin. Et en tout cas, moi, je trouve qu'on est dans une situation qui doit s'apaiser, dans une situation dans laquelle, moi, je m'attache en tant que président des maires des Alpes-Maritimes quelqu'un qui est fédérateur, qui essaye justement d'apporter de la paix et de l'union. En tout cas, je pense que c'est important dans ces moments difficiles que traverse la société, qu'on puisse être dans des moments plutôt de, je dirais, de conjuguer les forces.
Où en est-on sur la prison, Jérôme Viau ? Vous êtes favorable à son extension. C'est plutôt rare. Les élus qui acceptent d'avancer sur ces sujets-là, Gérald Darmanin, ministre de la Justice, était venu, avait validé le projet. Est-ce qu'aujourd'hui, on avance ? Malheureusement, la présidentielle fait qu'on ne peut plus trop s'engager sur ces sujets-là jusqu'à la prochaine mandature. Est-ce que vous avez du nouveau
Moi, je trouve que les choses n'avancent pas bien. On a depuis des années, je me souviens des déclarations de Nicole Belloubet, alors garde des Sceaux, qui annonçait 12 000 places de prison. Je trouve qu'on n'avance pas bien. Je trouve qu'il y a du temps qui est perdu. Je pense qu'on est dans des situations dans lesquelles il y a besoin véritablement... d'avoir une autre offre en termes, je dirais, de prison dans les Alpes-Maritimes. Moi, j'ai fait un pas en avant en disant, tout le monde prend des postures en disant, on veut plus de place de prison, mais personne n'en veut chez soi. Moi, j'ai proposé qu'on puisse doubler le site de la maison d'arrêt de Grasse sur une emprise qui est existante. J'ai demandé aussi à l'État d'aider davantage la ville de Grasse, chef-lieu d'arrondissement, sous préfecture. Et puis voilà, il y a des tergiversations que je ne comprends pas.
Au plus haut sommet de l'État, c'est ça
? Au niveau départemental, c'est assez rare. Tout le monde était aligné dans le département pour valider. C'est ça
qui est difficile à comprendre pour nous. C'est-à-dire qu'autant sur la prison de Nice, il y a des divergences politiques et des divergences de vues, autant sur Grasse, tout le monde a l'air à peu près d'accord. Et pour autant, ça n'avance pas.
Ça doit vous désespérer un peu quand même. Je trouve que c'est... En fait, ça montre un petit peu la situation dans laquelle on est au niveau de l'État. Il y a des projets qui sont consensuels, qui sont demandés, qui sont promis, je dirais, au plus haut niveau de l'État et qui n'avancent pas. À mon avis, c'est des questions financières. On a beau nous dire qu'il y a des réflexions. Moi, j'ai reçu le garde des Sceaux à Grasse. On est dans une situation dans laquelle on a évolué pour trouver une bonne solution. Et moi, j'attends. Je l'ai saisi il y a quelques jours en arrière pour qu'il puisse m'annoncer des avancées. Je pense à tous les personnels qui travaillent à la maison d'art. et de grâce. Je vais leur rendre visite régulièrement. J'ai reçu le nouveau directeur il y a 48 heures en arrière. Et donc, moi, je pense que c'est important qu'on avance sur ces sujets. Ils sont structurants, ils sont garants aussi de l'équilibre sociétal. Et donc, je pense que le sujet, ça doit être, à mon avis, l'argent.
êtes président de l'Assemblée des maires de France dans les Alpes-Maritimes. Là, il y a une recomposition politique qui s'est effectuée. Les relations, comment vont-elles ? Éric Sautier, Alexandra Masson, Brian Masson, vous, David Lysnard, Jean Léonetti, on a quand même des personnalités de poids. Vous avez senti cette recomposition s'effectuer ? En douceur, en tant que président.
Écoutez, la recomposition, on l'acte à l'issue des élections municipales qui redistribuent les cartes du paysage politique maralpin. On a installé en tout cas dans nos discussions avec l'ensemble des élus du département des discussions qui sont nourries, qui sont régulières. Les situations sont actuellement peut-être un petit peu plus tendues que la normale avec les sénatoriales. Une élection qui va arriver dans pas longtemps. il y a des enjeux. En tout cas, pour ma part, j'ai toujours été en tant que président de l'ADM06, de l'association des maires des Alpes-Maritimes, je dirais à l'écoute de tous. On a travaillé pour préparer aussi ce moment de renouvellement de l'exécutif de cette association qui se fera à Mont-de-Lieu. Je rappelle que depuis que je suis président, j'ai demandé à ce que ça puisse tourner dans le département des Alpes-Maritimes. C'était systématiquement à Nice. On l'a fait à Cannes, on l'a fait à Grasse. Cette année, ce sera à Mandelieu et j'entends proposer d'aller sur tous les territoires des Alpes-Maritimes pour aller voir tous les maires sur le terrain et être au plus près d'eux. Qu'on change aussi les formats, que ce ne soient pas des longs discours de deux heures ou trois heures, mais qu'on aille aussi à la rencontre des élus. Des gens qui ont des stands aussi, qui viennent rencontrer les municipalités pour pouvoir commercialiser un certain nombre de choses auprès des mairies. Et je crois que c'est important aussi qu'on passe du temps avec eux. C'est ce que j'ai amené un petit peu dans ma pâte et dans mon écriture.
Vous serez candidat à une réélection. Pourquoi ? Avec quel objectif
je serai candidat. On verra. Je pense pour l'instant qu'on ne m'a pas annoncé un autre candidat. Je serai candidat parce que j'ai pris beaucoup de plaisir dans ce travail, dans lequel j'ai été un petit peu un catalyseur, où j'ai rencontré avec Julia Guichard, que je remercie, qui m'a beaucoup aidé. tous les maires, pour pouvoir synthétiser un petit peu leurs difficultés, pour pouvoir voir un petit peu quels étaient les dénominateurs communs des difficultés que nous avions. On s'est rendu compte que pour les villes un peu urbanisées, c'était la SRU et les pénalités que l'État demandait sur la non-réalisation des objectifs. On a vu que l'eau était un sujet qui touchait tout le monde. Donc c'est intéressant. C'est bien aussi de porter la parole de ces élus et puis de travailler de concert avec Charles Anginésil, président du département, avec bien sûr le maire de Nice et président de la métropole, le maire de Cannes et président des pays de l'Erinse, et le maire d'Antibes, Jean Léonetti, président de la Casa. On travaille ensemble, on évolue ensemble pour pouvoir, je dirais, porter les attentes des maires qui sont dans une... une situation de plus en plus difficile dans un contexte budgétaire qui se tend et qui va se tendre.
d'autant que, et c'est l'occasion d'en parler, le gouvernement, en tout cas le plan Le Cornu prévoit 54 milliards d'économies. En tout cas, c'est ce que le Premier ministre demande. Vous avez peur que ça se répercute encore sur les collectivités locales, qu'on vous demande encore des efforts ?
dirais que c'est un peu toujours pareil. On a des décisions qui sont prises en haut et puis ceux qui prennent des décisions ne s'appliquent pas à eux-mêmes ce qu'ils demandent aux collectivités territoriales de faire. Donc moi, je suis, je dirais, vigilant sur ces sujets. Je ne souhaite pas que ce soit ni des effets d'annonce. La France a besoin de réformes. Quand on voit que cette année, on peut le dire dès aujourd'hui, l'an prochain, le premier budget de l'État, ce sera le remboursement des intérêts de la dette. Pour un pays, c'est dramatique. Je dirais qu'on est au fond du fond. Et on demande aux communes, c'est ce que j'ai fait à Grasse, de désendetter la ville. Nous, on a baissé de 25% la dette de la ville de Grasse. Quand j'ai commencé, il y avait 101 millions d'euros de dettes. Là, il y a 75 millions. D'être vertueux, d'avoir une... une CAF positive, enfin des trucs normaux. Donc ça, c'est ce qu'on s'applique. Mais au niveau de l'État, ce n'est pas ce qui est appliqué et je crois que ça pose problème. Et je ne voudrais pas que la variable d'ajustement, ce soit une nouvelle fois les collectivités territoriales qui prennent des coups de rabot dans la tête et à qui on écrase encore le quotidien parce que c'est trop facile. Donc voilà, on sera vigilants, bien sûr, pour ne pas que ce soit la variable d'ajustement, les collectivités territoriales, en bout de ligne, les maires et bien sûr... nos concitoyens.
président de l'Assemblée des maires de France nationale, c'est David Lysnard, le maire de Nouvelle Énergie de Cannes, il est candidat à la présidentielle. Il tient ce discours aussi sur les finances publiques. C'est un candidat qui pourrait vous séduire pour la prochaine présidentielle. Il y a aussi un candidat chez LR, votre famille politique. Est-ce que vous faites partie de ceux qui disent... Allez, Bruno Rotailleau, David Lysnard, parlez-vous, ticket commun.
tout cas, David Lissnard tient ce discours clairement, un discours, je dirais, de responsabilité, un discours de rigueur. Un discours de gestionnaire. Et donc, effectivement, moi, j'apprécie particulièrement tous ces arguments. Et je pense que c'est le discours et c'est le chemin et c'est ce qu'on doit présenter, je pense, devant le corps électoral. Après, on est dans un moment dans lequel il y a des débats au sein, et c'est normal, de nos familles politiques. Moi, je suis les Républicains. Je suis resté, je dirais, dans cette famille politique parce que j'apprécie beaucoup Bruno Retailleau. Et je le soutiens. C'est quelqu'un que j'aime beaucoup. Je le trouve très sincère et engagé. Mais effectivement, David Lista a un projet qui colle parfaitement à l'idée que je me fais de la trajectoire que nous devons avoir pour redresser notre pays.
Vous pourriez le soutenir, donc ? Je
soutiens Bruno Retailleau, puisque c'est ma famille politique. Mais effectivement, en tout cas, j'apprécie beaucoup ce qu'il fait et ce qu'il met en œuvre.
La question d'une primaire, ça pourrait régler les choses, selon vous ?
En tout cas, c'est un sujet qui... J'imagine qu'il doit diviser les personnes qui sont candidats. Mais je pense que c'est bien d'avoir un débat, de faire ses choix et qu'à l'issue de ses choix, on puisse soutenir un seul candidat et qu'on ne soit pas dans une fracture à laquelle on assiste où certaines personnes se permettent d'abîmer le président de notre formation politique parce qu'ils ont peut-être envie d'y aller aussi. Et donc il faut se discipliner, il faut un peu d'ordre, de rigueur. Quand on demande à ce qu'on porte pour le pays de la rigueur et de l'ordre, c'est bien de se discipliner. C'est l'appliquer aussi à soi-même.
Avant de parler des sénatoriales, un mot sur la crise des carburants en France. On a déjà eu deux blocages de port ces derniers jours à Nice et à Cannes, dans les Alpes-Maritimes. Il y a urgence là quand même. Le mouvement des gilets jaunes a explosé alors que le carburant était 40 centimes moins cher. Là, on sent que c'est difficile pour les Français. Ça vous préoccupe, vous le voyez, vous, au quotidien. C'est des charges aussi pour la collectivité, puisque vous avez des... véhicules, évidemment. Comment on peut sortir de l'ornière ? Est-ce qu'il faut baisser les taxes ? Est-ce qu'il faut poursuivre les aides ? Là, on est dans la vie concrète des Français.
je pense qu'on est à un point de rupture. On voit que les facteurs exogènes, que ce soit le carburant... ou l'électricité d'ailleurs, handicap notre productivité, notre compétitivité, handicap les Français, le quotidien. Moi, en tant que maire, par exemple, on a 700 000 euros d'augmentation des coûts d'énergie sur une commune de 52 000 habitants. C'est pharaonique, c'est quelque chose de très difficile. Et donc, tous nos concitoyens sont impactés dans leur quotidien. Hier soir, j'étais en réunion avec les taxis de Grasse. On voit que ça a un impact au quotidien. Les transporteurs, tout le monde a ces impacts. Donc je pense qu'il faut véritablement regarder froidement ce prix du carburant. Je pense qu'il faut baisser les taxes qui viennent, peut-être qui viennent dans l'escarcelle de l'État, s'il faut essayer de trouver les bons équilibres, mais peut-être des taxes qui vont sur de la valorisation énergétique ou des certificats de valorisation énergétique. pourrait être une variable d'ajustement. En tout cas, je pense qu'on ne peut pas rester dans cette situation, qu'elle est révoltante. Et moi, je comprends toutes les personnes qui aujourd'hui en ont assez. J'en ai moi-même assez de voir qu'on essaie de tenir des budgets et qu'on a des facteurs exogènes qui viennent faire exploser nos budgets.
les sénatoriales, gros morceau. Les grands électeurs votent dimanche, on rappelle. Ce sont les grands électeurs qui choisissent les sénateurs. Pour autant, derrière, le Sénat a évidemment un pouvoir et un mandat pour agir sur la vie des Français. On est dans une situation très particulière dans les Alpes-Maritimes, parce qu'il y a trois listes de droite. Une liste UDR-RN et puis deux listes LR. UDR-RN menée par Laurent Castillo. Dominique Estrousi-Sassonne est candidate à sa réélection. Et puis Alexandra Fontain-Borquio, elle aussi candidate à sa réélection. Vous soutenez qui ? Parce que vous entretenez des bonnes relations avec tout le monde.
Oui, alors moi j'ai eu un discours dès le début très clair. Je soutiens Alexandra Borquio et Jean-Marc Delia. Pour moi, c'est un choix dès le début. Ce n'est pas un choix qui s'est fait au fil du temps. J'ai eu l'occasion de le dire à Dominique Estrosi-Sassonne, à Éric Ciotti. Ce choix, il est clair. J'ai réuni tous les grands électeurs de grâce pour leur proposer de suivre ce choix. Je le fais parce que je trouve qu'Alexandra Borkio a fait un travail remarquable, qu'elle a choisi en numéro 2 aussi. Marc Delia, qui est le maire de Saint-Vallier, qui est le premier vice-président de l'AGLO. Et c'est important qu'à la fois, on reconnaisse le travail d'Alexandra Borkio et qu'on pense aussi, dans l'équipe qui va se constituer, d'avoir un représentant du pays de grâce, d'avoir quelqu'un qui va représenter cet ouest des Alpes-Maritimes. Et donc, je pense que c'est ce choix qui est à la fois... La reconnaissance du travail accompli, parce qu'on a vu les sujets, comment ils ont été plaidés, défendus et, je dirais, amenés par Alexandre Borco, qui a fait un travail remarquable. Et puis aussi, dans la composition de ces futurs parlementaires, d'avoir des représentants qui sont issus de nos territoires, d'avoir quelqu'un de talent comme Jean-Marc Delia, moi, je trouve que c'est bien. Et donc, j'ai voulu avoir un discours clair avec tout le monde. Ce n'est pas toujours le cas dans les sénatoriales. Des fois, il y a des discussions ici et là. Mon discours, il est clair, il est direct et il n'y a pas d'ambiguïté dessus.
Vous regrettez quand même cette rupture entre Dominique Estrosi-Sasson et Alexandra Borkyo, même s'il y a des chances que les deux soient élus, mais forcément, ça crée de la dispersion des voix.
moi, il ne m'appartient pas de commenter ces ruptures ou ces situations. Je mets toutes mes forces dans la bataille pour qu'Alexandre Aborto puisse réussir ce rendez-vous, que Jean-Marc Delia rentre au Sénat. Ça nous amènera à d'autres restructurations au niveau de la communauté d'agglomération. Mais pour le moment, on est dans ce moment, je dirais, d'élection. Et en tout cas, je veux répondre clairement à la question que vous m'avez posée.
voudrais qu'on termine avec un sujet plus... Positif, alors même si les élections c'est toujours positif, c'est la démocratie, mais c'est la culture à grâce et notamment les savoir-faire d'exception autour du parfum protégé à l'UNESCO. C'est une filière qui vous tient à cœur, évidemment, qui tient à cœur à tous les varois. Quelles sont maintenant les prochaines étapes pour poursuivre la dynamisation, la mise en valeur de ces savoir-faire qui, on sort de l'été, attire aussi beaucoup de touristes ? chez nous, c'est quand même assez exceptionnel sur un territoire comme les Alpes-Maritimes d'avoir un savoir-faire si prestigieux, parce qu'on rappelle que toutes les grandes maisons sont à grâce.
Écoutez, d'abord, je pense que c'est un travail qu'on a mené de longue date. Jean-Pierre Leleu a travaillé à ce que nous puissions protéger ces savoir-faire au patrimoine immatériel de l'humanité, à l'UNESCO. Moi, j'ai beaucoup travaillé pour faire un marketing territorial et pour ramener. beaucoup de grandes maisons qui étaient parties du territoire et les ramenées à venir sur l'écosystème du territoire. Ce travail, je le mène avec beaucoup d'engagement. J'ai rencontré plus de 300 partenaires d'entreprises pour les convaincre de venir ici. On est dans un moment où ça fonctionne. Au niveau national, beaucoup parlent de réindustrialiser la France. On l'entend souvent. Nous, on le fait pour de vrai. Beaucoup parlent de faire revenir des entreprises qui avaient quitté le territoire national. Nous, on le fait pour de vrai. Jivaudan, Simrise. On a des maisons historiques comme Roberté. qui porte aussi un patrimoine local. Donc les prochaines étapes, c'est de continuer. à permettre à ces industries de se repositionner à Grasse. C'est le document d'urbanisme à venir, le PLU. C'est avoir un maire qui est à l'écoute des industriels pour pouvoir régler un certain nombre de sujets réglementaires dont ils ont besoin. C'est aussi travailler sur le storytelling du territoire pour que quelqu'un qui vient, je pense à Dior, à Chanel, à Lancôme, qui va annoncer son arrivée à Grasse au Péloubet, toutes ces grandes maisons qui viennent à Grasse, qui choisissent... Ça leur permet aussi d'avoir cet héritage et d'aller pénétrer des marchés mondiaux. Ça renforce Grasse et le Pays de Grasse. Ça renforce la présence des entreprises qui sont ici localement. Et pour moi, c'est mon devoir d'être, je dirais, ce trait d'union pour favoriser cette démarche qui vient sur le territoire du Pays de Grasse.
Merci
beaucoup, Jérôme
Museau, d'avoir accepté l'invitation de Nice Matin pour cette interview à la Une. A revoir évidemment sur toutes les plateformes numériques du groupe. Merci à Philippe Bertigny et Sophie Doncé en régie et à Audrey Minnelli pour la préparation de cet entretien. On se retrouve évidemment la semaine prochaine pour un nouveau numéro de l'interview à la Une.