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Merci d'être notre invité ce soir. Vous êtes candidat à la primaire socialiste, candidat à la présidentielle. Nous avons suivi en partie ce discours ensemble. Est-ce qu'il y a un discours volontariste du président sur notamment la réouverture du détroit d'Hormuz et les conséquences qui sont les nôtres, notamment conséquences sociales ? Est-ce que vous avez senti là une vraie influence et un poids de la France ?
l'espère en tout cas parce que... D'un président à l'autre, il faudra que la parole de la France soit respectée. Et nous avons là aujourd'hui une situation qui est très inquiétante. Le pari formé par à la fois Netanyahou et Trump est un pari raté. Cette guerre n'a ni libéré le peuple iranien auquel il faut penser et qui subit aujourd'hui une double peine. à la fois un régime d'Emola qui est plus dur que jamais, et en même temps les bombardements qui n'ont pas affaibli le régime, bien au contraire. Et donc nous sommes maintenant otages de ce conflit qui se solde par à la fois le Trader Mouz, mais c'est aussi maintenant avec l'entrée en piste, si j'ose dire, des outils du Yémen et des chiites de Syrie, c'est aussi le pipeline, enfin l'oléoduc qui... relié d'est en ouest qui traverse l'Arabie Saoudite et qui était le plan B et qui est désormais un plan qui est un plan largement contrôlé et impossible à mettre en œuvre. Et donc on est dans une situation incroyable où les choix pris par deux puissances... prennent en otage l'ensemble du monde. Nous
sommes pris en étau et nous avons des conséquences sociales qui sont réelles, un mécontentement qui est très vif et un gouvernement, Olivier Faure, qui a essayé d'y répondre ce soir avec quelques annonces qui sont estimées. Toute la facture est à 450 millions avec une aide aux gros rouleurs qui est prolongée, d'autres aides ciblées qui sont également reconduites. Suffisant
'abord il y a des évolutions qui sont des évolutions positives. Moi je ne suis pas de ceux qui sont dans l'opposition et qui considèrent que quand le gouvernement dit blanc et que c'est blanc, il faut le reconnaître. Et donc il y a des éléments positifs. Le fait qu'on ait doublé le nombre de bénéficiaires potentiels, c'est un bon point. Et c'était une demande que j'ai formulée il y a bien longtemps et je suis heureux qu'elle soit entendue. J'entends qu'également on va passer de 20 centimes à 40 centimes. Ça aussi, c'est un bon point. Et donc, je considère qu'il y a là une évolution positive. Il y a une demande que j'ai formulée aussi, qui est celle de rendre cette aide automatique. Elle n'est pas complètement entendue, puisqu'elle n'est entendue que pour ceux qui avaient déjà demandé la première aide. Et si on est à 450 millions, c'est parce qu'en réalité, le gouvernement ne met rien de plus sur la table.
Vous reconnaissez déjà que la facture, quand la caisse est cramée, est pas mal déjà, non ? Non,
mais je viens de vous dire que je n'étais pas de ceux qui m'égotent sur les efforts qui sont réalisés. Simplement, ce que je dis, c'est que... Aujourd'hui, en fait, on consomme, on va consommer ce qui n'avait pas été consommé précédemment parce que justement, ces aides n'étaient pas automatiques. Et donc je souhaite qu'elles le deviennent et l'État en a les moyens.
? Attendez, c'est important, vous dites l'État en a les moyens. Quand on a une telle désespérance sociale pour certains, pourquoi l'État ne met pas tout alors s'il en a les moyens ? Non, je dis qu'il a les moyens
de faire en sorte de recouper un certain nombre d'informations et donc il sait qui sont les gens qui roulent, il sait ce que sont les revenus fiscaux de référence, il sait aussi, donc il a tous ces éléments-là, il sait aussi les immatriculations des véhicules, donc il a tous ces éléments et donc il peut à un moment rendre automatique cette aide. Et ça permettrait à des gens qui ne la demandent pas parce que c'est trop compliqué, parce que, enfin, on sait très bien que le non-recours est une question pour toutes les aides qui sont aujourd'hui, les aides que peut fournir l'État, mais que des gens ne demandent pas, simplement parce qu'ils ne comprennent pas comment ils peuvent faire pour l'obtenir. Bien,
mais si je vous écoute bien ce soir, vous dites que c'est quand même un gouverneur, malgré tout, qui est à l'écoute, qui a entendu la colère, qui a entendu aussi la souffrance d'une partie des Français.
Il a en partie entendu. Il est d'ailleurs obligé de entendre ce qui se passe parce que c'est le sujet de la session partout. En fait, je ne vois nulle part de gens qui ne parlent pas de cette question du prix des carburants. Mais ce que je dis... C'est que la réalité, c'est qu'il pourrait aller encore plus loin. Le plus loin, c'est quoi ? C'est tout simplement le fait que vous avez aujourd'hui des raffineurs, des distributeurs qui font d'immenses marges. Rendez-vous compte que sur le premier semestre, Total a battu un record en faisant quasiment 10 milliards de bénéfices. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire tout simplement qu'en dépit du plafonnement qu'il s'est auto-infligé, eh bien... Total continue à faire d'immenses bénéfices qui sont liés à quoi ? Qui sont liés au fait qu'il a su, Total a su spéculer au bon moment. Et donc, il y a de l'argent. Un
profiteur de crise
Vous
le diriez ainsi aujourd'hui
je l'ai déjà dit. Il y a des gens qui, je ne dis pas qu'ils ont eux-mêmes créé la crise. Je dis que quand tout le monde est appelé à se serrer la ceinture, donc qu'on a des millions de Français qui n'arrivent plus, au milieu du mois, à assumer leurs dépenses. Il n'est pas complètement sain d'avoir des gens qui, pour les mêmes raisons, sont eux en train de faire des bénéfices records et distribuer des dividendes comme jamais. Et donc oui, il y a un sujet. Et le sujet, là, en l'occurrence, c'est que le gouvernement, j'entends ce que dit le gouvernement allemand. Le gouvernement portugais, le gouvernement espagnol, le gouvernement italien, le gouvernement autrichien, le gouvernement polonais, tous appellent à ce que l'on puisse prélever sur les profits exceptionnels des pétroliers. Et il y a aujourd'hui une parole de la France qui, elle, est absente du Conseil européen. Et donc, puisque le chef de l'État s'exprimera jeudi en France sur toutes les antennes, je l
'appelle solennellement
à faire en sorte qu'il rejoigne le Conseil des Nations européennes et que lui aussi... appelle à ce qu'il y ait effectivement une taxation exceptionnelle sur les profits exceptionnels des pétroliers.
Reprenons la liste que vous avez citée, Olivier Faure, que ce soit l'Espagne, que ce soit l'Italie, que ce soit l'Allemagne, que ce soit la Pologne, tous ont fait des efforts sur les prix ou la TVA. Tous. Et ils ont un point commun que nous n'avons pas. Lequel, selon vous ? Tous les efforts qu'ils ont faits sur les réformes structurelles que nous n'avons pas
faits. Est-ce que nous
payons la facture aujourd'hui, par exemple, du gel de la réforme des retraites
? Non. Là, c'est sans rapport. Pardon, mais enfin, si vous voulez parler de la dette, on peut en parler. Mais les mille milliards de dettes qui sont aujourd'hui sous nos yeux... Ils ne sont pas venus tomber du ciel par je ne sais quelle calamité naturelle. Et ça n'est pas lié à la réforme des retraites. La réforme des retraites, vous savez très bien que c'est moins de 3 milliards cette année. Et donc la réalité c'est que ces 1000 milliards, ils sont venus tout simplement de choix qui ont été faits par le gouvernement Macron depuis le début.
Certainement en partie, mais vous ne reconnaissez pas Olivier Faure que les autres pays ont fait des efforts et parfois même avec du sang et des larmes. Ce que nous n'avons pas fait et ce que nous payons aujourd'hui, ce n'est pas ça ?
Est-ce que vous voulez infliger à notre pays du sang et des larmes ?
Je vous la
pose aussi à mon tour, puisque vous avez l'air de dire que malheureusement, en France, on n'a pas demandé aux Français du sang et des larmes. Pourquoi nous n'avons pas de marge de manœuvre aujourd'hui ? Les Français payent déjà très cher la politique qui est conduite et qu'il est temps d'en changer.
– Mais pourquoi nous n'avons pas les marges de manœuvre de l'Italie, de l'Espagne ? D'ailleurs, vous avez salué vous-même, Olivier Faure, la politique de votre camarade, si je puis dire, M. Sanchez. – Camarade, ami. – Oui, camarade, ami, oui, c'est la même chose. – Non, non,
c'est pas toujours la même chose, mais en tout cas, en l'occurrence, c'est le cas. –
Bon, en tout cas, il y a une vraie proximité et sans doute que vous voulez vous inspirer de sa politique. Il est repassé sous les 100% de dettes publiques reportées au PIB. Vous avez salué d'ailleurs la politique du pays qui a revalorisé les salaires, augmenté les salaires. mais vous avez omis l'élément fondamental. Quel âge de départ à la retraite
j'aurais pu me douter que cette question viendrait. La réalité, c'est que vous comparez des systèmes qui n'ont rien de comparable. Et qu'en France, nous avons deux âges, en réalité. Vous avez l'âge légal du départ à la retraite, 64 ans aujourd'hui, si la réforme Borne n'est plus suspendue, 62 ans avant la réforme Borne, et puis vous avez un deuxième... Une deuxième borne qui est les 67 ans, qui est l'âge du taux plein pour tout le monde. Et donc on confond en fait des systèmes qui n'ont rien à voir. Vous avez en Espagne un système qui est effectivement celui du taux plein au même âge que le nôtre. Et vous avez ensuite des décotes pour ceux qui partent plus tôt. Mais quand vous regardez ce qui se passe dans les pays européens, la réalité c'est que tout le monde part à peu près au même moment.
Voilà la question que je vous pose, M. Faure, au-delà des retraites, puisqu'on arrive à une discussion budgétaire qui va être assez importante pour notre pays. On va le voir avec un effort inédit, en tous les cas annoncé par Sébastien Lecornet, de 54 milliards d'euros. Est-ce que vous pouvez dire vraiment, les yeux dans les yeux, si je peux dire en conscience aujourd'hui à ceux qui nous regardent, que tout le monde ne va pas devoir faire des efforts ? Les retraités, les étudiants, malheureusement aussi ceux qui sont, je ne dis pas les plus modestes, mais certains retraités qui sont quand même dans une limite et qui ne peuvent pas être considérés comme aisés. Est-ce qu'on peut vraiment leur dire « Dormez brave Jean, vous, vous serez épargné
-ce que vous pouvez dire aux grandes fortunes, aux grands patrimoines, aux grandes entreprises « Dormez brave Jean, vous serez vous épargné ». Parce que c'est ce que dit le gouvernement. Vous vous rendez compte qu'au moment où il s'apprête à ponctionner sur les malades, sur les étudiants, sur les retraités, sur tous ceux qui… sur les fonctionnaires. Pendant ce temps-là, il dit aux 500 plus grandes entreprises en France, il leur dit « vous, pendant ce temps-là, je baisse votre imposition de 3,5 milliards ». Est-ce que vous pensez que c'est entendable ? Est-ce que vous pensez qu'à un moment où, désormais on sait, il y a dans les 15 prochaines années, 9 000 milliards d'euros d'héritage qui vont être redistribués ? Mais là, on n'y touche pas. On a la place peut-être enviable. Nous sommes second sur le podium mondial de distribution de dividendes au premier semestre. on ne touche pas à ça.
Il y a une autre place enviable. On est quasiment avec la médaille d'or du pays le plus imposé aussi.
Certes. Mais là aussi, j'aimerais bien pouvoir... C'est dommage, on n'aura pas le temps. Mais enfin, j'aimerais quand même qu'un jour, on se pose la question de savoir ce qu'est un système solidaire par rapport à ce qu'il y a un système comme le système américain où c'est votre carte bleue qui vous fait rentrer à l'hôpital ou pas. Et là, vous vous rendriez compte qu'en réalité... Les Américains mettent beaucoup plus d'argent sur leur santé que nous n'en mettons parce que nous avons justement, nous, un système solidaire. Et moi, je me félicite du fait que quand vous allez à l'hôpital, on ne vous demande pas quel est votre compte en banque. On vous demande simplement si vous allez bien ou pas. Et ce système-là, il faut le défendre. Parce que si nous ne le défendons pas, effectivement, progressivement, ce sera le règne de l'assurance privée et chacun sera renvoyé à sa propre portée. – C'est ce débat, mais sujet
évidemment qui doit être posé dans le débat public pour la campagne. Mais si je vous entends depuis tout à l'heure, monsieur Faure, jamais, évidemment, vous ne voterez un tel budget. Donc la censure... est acquise, on peut le dire.
Si rien ne bouge, évidemment, la censure est acquise.
Pourquoi le gouvernement bougerait alors que les marges de manœuvre sont réduites, que la caisse est cramée
Mais la caisse est cramée, je me répète, elle est largement cramée. Mais elle est cramée par qui et pourquoi ? Et donc la question, c'est pas de savoir si quelqu'un doit payer. Bien sûr qu'à un moment, il va falloir qu'on puisse redresser les comptes publics. Mais la question, c'est qui va contribuer majoritairement, très majoritairement à cette...
Vous le savez désormais.
Oui, je vois que le choix du gouvernement est un choix de faire payer la multitude. Et moi, ce que je dis, c'est que plutôt que de faire payer la multitude, vous vous rendez compte, enfin, est-ce que vous pensez sérieusement que quand on a 2000 euros de retraite, on est un retraité riche ? ne peut même pas en Ile-de-France se payer l'EHPAD. Et donc on considère là que ces gens-là sont suffisamment fortunés pour devoir les ponctionner. En revanche, pas de problème pour les très grandes fortunes. Mais c'est ça qui est choquant. Parce que c'est ça aussi qui distingue la gauche de la droite. C'est que la droite, elle a toujours les yeux de Chimène pour les plus grandes fortunes. Et elle nous a vendu pendant 10 ans, pendant 10 ans, la théorie du ruissellement. En nous disant, ne vous inquiétez pas, brave gens, quand on donne aux plus fortunés, ça finit par ruisseler. Jusqu'à vous. Mais on n'a pas vu une goutte d'eau ni de pétrole. On n'a rien vu venir. Et donc, c'est la raison pour laquelle il faut changer de politique.
Et donc, censurer.
Et donc, le moment venu, censurer, bien sûr.
Oui, mais moi, j'interroge, puisque vous dites la différence entre la gauche et la droite. La différence aussi, peut-être, avec la gauche et la droite, c'est un moment, un choix, une décision. Nous sommes à 7 mois de la présidentielle. Vous êtes candidat à la primaire et donc à la présidentielle, M. Faure. Qu'apporterait une censure ? Qu'apporterait un changement de gouvernement ? Qu'apporterait une telle situation alors que les Français vont s'exprimer dans les urnes
Est
-ce que vous seriez prêt aujourd'hui à ajouter du chaos ?
auriez remarqué que quand il a fallu prendre sa responsabilité, je l'ai prise. Et que ce gouvernement a accepté l'an passé de négocier. Et sur la table, il y avait la suppression de la réforme des retraites. Il y avait le repas à 1 euro pour les étudiants. Donc on voit le succès, de la même façon, malheureusement, c'est la preuve qu'il y avait un réel besoin, puisque tous les Crous de France sont envahis par les étudiants qui cherchent à simplement se nourrir. J'étais la fin de la semaine dernière avec l'association. copains, qui elles-mêmes délivrent des repas et délivrent aussi de la nourriture aux étudiants. Mais la réalité, c'est qu'il y a une vraie crise. Et je me félicite du fait que nous ayons obtenu cela. Je me félicite du fait qu'on ait obtenu aussi une augmentation très substantielle de la prime d'activité. La situation
politique a changé. Vous n'êtes plus en mesure de tendre le bras du gouvernement.
Mais oui, mais enfin, qu'on ne me demande pas alors de devenir un supplétif de ce gouvernement. Donc censure, assumer et
affirmer. Je
ne suis pas... Et j'en entends pas le devenir. Quand l'an passé, il y avait justement la question déjà posée sur les retraites. Vous vous souvenez que nous avons obtenu le fait qu'on n'y touche pas. Il y avait, sur les franchises médicales, la volonté du gouvernement, déjà à l'époque, de vouloir augmenter ces franchises médicales. Elles viennent d'augmenter par décret. Le FFSP, ça y est, c'est la même chose. C'est la même chose pour le tarif pour les urgences. Et donc, vous voudriez que nous, nous endossions, en fait, ce travail qui est celui du gouvernement. Non, mais paradoxalement, vous me dites que c'est un choix
raisonnable que de censurer. C'est ce que vous me dites ce soir. Ce que
je vois... La seule arme qu'a une opposition, c'est effectivement un moment de se faire entendre. Et si le gouvernement ne veut pas être censuré, ce qui est possible, eh bien qu'il fasse l'effort d'entendre ce que nous disons. Ce n'est pas à chaque fois à nous de faire l'effort. Et moi, je ne vois pas, je n'entends pas, ni M. Retailleau, ni M. Attal, ni M. Philippe, qui sont dans la majorité actuelle, qui soutiennent ce gouvernement. Mais quel est celui d'entre eux qui a dit « Oui, il faut négocier. Oui, il faut effectivement entendre ce qu'ils ont à dire. Oui, il faut effectivement que nous puissions revenir sur la politique de l'offre. » Personne ne le dit. Et donc, vous voudriez que moi, je dise, au nom du chantage qu'on me fait, à chaque fois de me dire, écoutez, soyez responsable.
Je veux que vous expliquiez votre choix à 7 mois de la présidentielle. Oui, j'entends bien.
C'est votre rôle de le faire. Et je fais comme si vous étiez le gouvernement. Je m'en excuse auprès de vous. Voilà, vous n'êtes pas le gouvernement. Mais moi, en tout cas, ce que je leur dis, c'est que je ne suis pas prêt à devenir leur supplétif.
Le président Emmanuel Macron, M. Faure, va donc s'exprimer ce jeudi à la télévision, en grande partie également. pour certainement expliciter la menace russe et s'expliquer sur l'intensification du danger. Vous avez fait partie de cette réunion dans le bunker de l'Elysée. Et c'est vrai qu'au sortir de cette réunion, votre prise de parole a étonné certains par rapport notamment à Marine Tondelier. Vous avez immédiatement... Vous n'avez pas reproché de le faire, vous avez immédiatement parlé de la flambée des prix des carburants, alors que la réunion était consacrée véritablement à la menace russe. Aviez-vous préparé un discours prêt à être digéré et avalé avant même d'entrer en réunion ? Non, je pense
qu'en fait, il faut, dans une période comme celle que nous allons traverser, beaucoup de sang-froid. Qui n'en a pas le dis pour tout le monde, je ne juge personne. Je dis qu'il faut beaucoup de sang-froid, qu'il faut... éviter par ailleurs de chercher à gouverner par la peur et que nous devons répondre aux inquiétudes des Françaises et des Français indépendamment de ce que nous savons.
Ford, donc, qui cherche à gouverner par la peur ? Le Président. vous entendre.
Non, je ne veux pas. Je ne suis pas là pour régler des comptes avec qui que ce soit. Vous dites qu'il ne faut pas gouverner par la peur
qui est au pouvoir et qui part de la menace. C
'est une remarque générale. C'est que je pense que dans un moment comme celui-là, il faut éviter de donner le sentiment que nous sommes au bord d'une guerre mondiale. Nous ne sommes pas au bord d'une guerre mondiale. Et ce qui nous a été rapporté par les services de renseignement...
Permettez-moi d'insister. Qui vous donne le sentiment ou l'information que nous sommes au bord d'une guerre mondiale ? Vous avez été quand même au cœur d'une réunion stratégique. Je sais que vous ne pouvez pas nous dire ici, sur ce plateau. Justement, précisément, je n'ai pas eu
le sentiment, en écoutant les services de renseignement militaire, plus des GSE, plus des GSI, je n'ai pas eu le sentiment qu'on nous amenait à conclure au fait que nous étions au bord d'une guerre qui engagerait toute l'Europe. Donc voilà différents
participants qui n'ont pas entendu la même chose d'une même réunion. Non, non, non,
mais... Mais parce qu'il y a un mais et il est d'importance. Il y a eu un fait au mois d'août à Leipzig, qui n'est pas un fait anodin. Pour la première fois, un drone russe a cherché à venir détruire un avion Antonov qui avait pour destination l'Ukraine et qui donc transportait vraisemblablement des armes ou des composants pour l'Ukraine. Et que si ce drone avait réussi sa mission... Nous nous serions trouvés dans une situation nouvelle, puisque les pays de l'OTAN auraient été appelés, article 4, article 5 du traité de l'OTAN, auraient été appelés à se constater pour savoir quelle était la riposte à apporter, puisque un État membre, l'Allemagne, avait été directement visée sur son sol par des agents russes. Et donc il y a là effectivement un risque d'escalade. Et il ne faut pas le négliger, ni le mépriser. — Mais c'est pas pour
autant le seuil d'une confrontation directe avec la Russie. C'est ce que vous dites ce soir. — Absolument. Je
dis simplement que c'est là qu'il faut garder son sang-froid. Ne pas être dans une forme d'esclade nous-mêmes, parce que nous avons besoin de rechercher à la fois à nous défendre... Et donc, quand il y a une loi de programmation militaire, il faut la voter. Mais en même temps, il faut éviter de donner le sentiment que nous sommes dans une escalade sans fin qui nous conduirait à un conflit généralisé. C'est bien que quelqu
'un vous a donné ce sentiment. Donc je suppose que c'est le président de la République.
Non, je dis simplement pour moi-même. Je le dis, moi je ne veux pas participer à une forme de... Qui
l'entretient alors
? Non, mais je ne dis pas qu'elle existe. Je dis simplement que... C'est
si compliqué de répondre à cette question, monsieur. – Par exemple, nous avons posé la question à Ségolène Royal, elle, elle affirme qu'il y a une forme de diversion de la part du président. Éric Ciotti, reconnaissez que c'est quand même l'autre bord politique, affirme qu'il y a également une forme de communication de la part du président. Est-ce que vous pensez qu'il est en sincérité inquiet de la situation ? – Je pense que le président a cherché,
vraisemblablement, à se remettre dans la tête des Français et qu'il préparait son intervention de jeudi et qu'il avait en tête de mettre en scène son retour sur la scène nationale. Mais je n'ai pas dit qu'il y avait la volonté D'exagérer une menace, on verra bien ce qu'il dit jeudi. Je dis simplement que de ce que j'ai entendu, il y a la psych, il y a le fait qu'il y a une guerre hybride qui est menée depuis de longues années. mais qui n'est pas nouvelle et sur laquelle nous devons être vigilants. Mais je ne veux pas non plus par mon expression, et je ne parle pas des autres, je dis ne pas donner le sentiment que nous serions dans une forme d'escalade que nous ne maîtriserions pas. Parce qu'il faut justement à ce moment-là avoir du sang-froid. Et je pense que ce que nous on a des dirigeants politiques, c'est aussi d'avoir du sang-froid. Parce que quand on n'en a pas, le risque c'est de prendre des décisions. la légère, ou en tout cas pris sur un coup de sang, et moi je ne suis pas de cela.
Vous allez sans doute trouver la transition brutale, mais imaginons, vous président demain, avec un gouvernement, disons aux affaires étrangères, Mathilde Panot, peut-être Sophia Chiquiro à la justice, Louis Boyard, je vois que ça vous fait sourire, à l'intérieur, Manuel Bompard à l'économie, c'est du pur fantasme ou c'est une feuille de route qui tient la route
Mais allez demander même aux intéressés si je leur proposais, si j'avais cette idée-là, si l'un d'entre eux accepterait d'être en ce gouvernement-là. Vous savez très bien que non. C'est
de répondre par la négative. Mais moi, je vous pose action à vous.
Oui, mais en fait, cette proposition est en réalité une proposition fantasmatique. Et je sais bien qu'on me la pose à chaque interview parce qu'on voudrait, dans cette primaire des socialistes, m'accoler l'étiquette d'insoumis et faire de... Moi, une espèce de type qui serait le
fauné du mélanchonisme. Moi, je vous pose la question différemment. Est-ce que votre socialisme reste prisonnier du mélanchonisme
? Mais en rien. En quoi le serais-je
Mais ce n'est pas moi qui le dit. Monsieur Gatch, par exemple, candidat à la primaire, vous accuse de vouloir faire des accords législatifs avec la France insoumise. Il affirme que c'est un point de rupture entre vous et lui. Lui, il dit, c'est clair, moi, c'est jamais. Le mot jamais, c'est jamais.
'entends ce qu'il peut dire. J'entends qu'il a changé souvent d'avis.
Sur la France insoumise ?
Bien sûr. En fait, si M. Guetsch, comme vous dites, est député, c'est parce qu'en 2022, il a participé à un accord qui s'appelait la NUPES.
Qui a été mis en place par qui
? Par l'ensemble des forces politiques de la gauche
et
par moi-même, bien sûr, mais je l'assume complètement. de la même façon que j'assume le nouveau Front populaire, parce que si le nouveau Front populaire n'avait pas existé... L'extrême droite serait déjà au pouvoir et que mon obsession à moi, c'est de ne pas installer l'extrême droite. Et donc toutes celles et ceux qui nous expliquent en permanence que le débat est un débat gauche-gauche, mais qui en finissent par oublier que le combat central de la gauche, c'est contre l'extrême droite. Moi, je ne sais pas. C'est pas ma thèse.
Ce que je veux comprendre, je pense que ceux qui vont voter pour vous et qui vont regarder cette primaire sont en droit de vous poser la question différemment. Si on veut avoir la certitude qu'il n'y aura jamais d'accord de législative ou d'accord tout court avec LFI, quel bulletin faut-il glisser dans l'urne de la primaire socialiste
? Mais chacun glissera le bulletin qu'il entend mettre. C'est fort.
Vous faites de la langue de
bois. Mais c'est pas de la langue de bois. Est-ce que si je glisse le bulletin, Olivier Faure, je suis sûre qu'il n'y a pas de rapport à l'économie. Vous vous rendez compte qu'on est en train de faire une primaire des socialistes et apparentés et que le seul sujet en permanence, c'est LFI. Mais moi, je ne me définis pas par rapport à LFI. Je me définis par rapport à moi-même. Moi, j'ai repris votre
communiqué il y a quelque temps. À l'époque, en mars 2026, vous aviez parlé de relais antisémites. Donc je me dis comment quelqu'un d'aussi honnête, on vous fait le crédit que vous, pourrait accepter qu'un parti avec des relais antisémites soit votre associé demain.
Mais ce communiqué disait qu'il n'y aurait pas d'accord national, il n'y en a pas eu.
National ?
Oui, mais vous remarquerez qu'y compris dans les soutiens de M. Glucksmann, il y a des gens qui ont fait des accords avec la France insoumise.
Ah, vous pensez qu'il n'est pas clair sur le sujet ?
non, ce que je dis simplement… – Il se présente vraiment
comme le candidat anti-mélenchement. – Non, mais ce que je dis simplement,
c'est qu'il faut faire attention à ce que l'on dit. Et que demain, si vous avez, ce n'est pas évidemment l'hypothèse que je privilégie, parce que je pense que Marine Le Pen mordra la poussière et que nous ferons tout pour cela. Mais imaginez qu'elle soit présidente de la République et qu'elle appelle les Français à lui donner une majorité. Est-ce que nous devons absolument expliquer qu'il n'y aura jamais de gens qui se concentreront pour savoir comment on fait pour bloquer ? Comment est-ce qu'on fait pour éviter un drame qui sera un drame pour des millions de Français ? – Alors dites-le directement,
elle est quasiment aux portes du second tour. – Mais je ne dis rien
du tout, je viens de vous dire que je pense que nous le ferons moindre la poussière. Et que les Français, dans un dernier réflexe, au moment où ils auront à se poser la question de savoir s'ils sont prêts à avoir quelqu'un qui nous explique à longueur de journée qu'elle a en réalité… Des solutions qui sont des solutions exclusives. C'est toujours l'étranger qui est visé, quel que soit le sujet. Et donc... Est-ce que les Français considéreront qu'elle a réponse aux questions qui sont posées aujourd'hui ? Et ils s'apercevront que non. Et donc, ce que nous allons faire comme démonstration, c'est celle-là. Avant la présidentielle,
il y a la primaire. Je pense que c'est important de savoir si demain, vous serez capable de marcher main dans la main avec M. Mélenchon. Mais ce n'est pas une question qui est de... Mais Jean-Luc Mélenchon est candidat
à l'élection présidentielle. Je suis candidat à l'élection présidentielle. Nous sommes... Et donc vouloir en permanence ramener le sujet de cette façon-là, c'est absurde. J'ajoute que toutes celles et ceux qui nous disent « mais je vais taxer les super profits, je vais faire une politique de gauche, je vais engager une révolution écologique », mais ils veulent à l'Assemblée nationale le faire avec qui ?
D'accord, donc vous dites en fait que la lucidité… – Parce que là, la sincérité,
c'est aussi de dire comment est-ce qu'on fait pour un moment mettre en œuvre les mesures qu'on avance. – Alors vous êtes en train de me dire
qu'il n'y a pas le choix que d'une telle alliance.
– Je ne parle pas d'alliance. Je vous dis simplement que vous ne pouvez pas jeter à la mer toute une série de gens qui votent à 80% avec vous à l'Assemblée nationale. 'est tout. Je dis simplement qu'on ne peut pas passer sa vie à être dans l'antagonisme avec la gauche, là où nous avons besoin de dresser une muraille face à l'extrême droite. Et que je dis simplement que si on est sincère, si on veut véritablement dire que l'on fera demain comme président et comme éventuellement chef d'une majorité, même si c'est le Premier ministre qui est le chef de la majorité, mais enfin si on veut une majorité qui soit capable de faire par exemple la taxe Suzukman. Mais est-ce que vous pensez sérieusement ? On le voit bien dans le budget qui nous est proposé aujourd'hui. Ce n'est pas avec les macronistes que vous ferez la taxe Zuckman. Ce n'est pas avec eux que vous ferez la révolution écologique. Ils ont fait fondre le fond vert. Mais oui, mais moi ce que je dis simplement, c'est qu'à un moment, il faut se poser les bonnes questions et arrêter de prendre les Français pour des imbéciles.
Parlons à présent justement de la primaire socialiste et place publique à laquelle vous concourez, Olivier Faure. Il y a eu un véritable coup de théâtre qui a fait beaucoup réagir avec l'un des six... candidat qui a donc été écarté de la course, Philippe Brun, accusation de violence portée par son ancienne collaboratrice, lui conteste. Il parle de manipulation contre lui. Il demande d'ailleurs à être réintégré à la primaire. Il a annoncé ce matin qu'un référé est examiné par la justice pour obtenir cette réintégration. Vous êtes allé trop vite en besogne
d'abord, c'est une décision qui a été prise à l'unanimité. C'est suffisamment rare pour le souligner.
Parfois, les décisions prises à l'unanimité peuvent être mauvaises.
Mais peut-être qu'elles sont mauvaises. Je n'étais pas partie prenante de ce vote, puisque je me suis déporté depuis que je suis candidat à l'élection présidentielle. Et que donc, je ne voulais pas être juge et parti pour quoi que ce soit. Donc, je ne préside aucune des commissions qui ont été consultées. Je ne préside pas la commission de la primaire. Je ne préside même pas les pouvoirs nationaux. Vous avez quand même une certaine
influence, premier secrétaire du parti. A tout le moins, vous avez les éléments du dossier pour la mobilité. Je n'ai pas tous les éléments
du dossier, mais je suis parfaitement solidaire de la décision prise à l'unanimité. par le bureau national et par le groupe parlementaire. Pourquoi ? Parce que tout simplement, en fait, nous ne sommes pas la justice. La justice dira son fait le moment venu. Mais écoutez, je vous ai entendu, il y a peut-être, je ne sais plus, quand a démarré l'affaire Quatennasse, 2022. l'époque, vous étiez parmi les premières à dire aux insoumis, justement, quand même une gifle. Ce n'est pas tolérable. Un homme qui frappe une femme n'a même pas sa place à l'Assemblée. Il
l'a reconnu. Là, je ne sais pas. Vous étiez avec M. Brun, ni moi ni vous, M. Faure.
Il me semble que les preuves qui ont été apportées par la victime présumée sont suffisamment fortes sur trois chefs d'accusation, à la fois la violence, en même temps l'emploi familial qui est interdit à l'Assemblée et en même temps l'effet de racèlement. Moi, c'est ce que j'ai compris de ce qui m'a été présenté. Je n'en sais pas beaucoup plus. Je ne suis pas parti à cette affaire. Et donc, je comprends que désormais... Il faut croire les femmes.
Attendez,
ça c'est un point essentiel. Il y
a l'écoute de la voix des femmes, il y a aussi la présomption d'innocence.
Mais bien sûr, mais moi je sais bien qu'il y a là... Il est déjà
exclu, c'est-à-dire on croit d'abord les femmes et après on voit si véritablement on peut lui laver son honneur ou pas
Mais pardon, en fait, de la même façon qu'autrefois, il y avait une jurisprudence, vous vous souvenez, au gouvernement, quand un ministre était mis en examen,
donc pas
coupable, Lionel Jospin avait imposé que ce ministre prenne le temps de se défendre devant la justice et donc sorte du gouvernement. Parce qu'à un moment, il faut aussi faire preuve d'exemplarité. Est-ce que la décision est facile ? J'imagine que pour ceux qui ont eu à la prendre, elle était très difficile. Ça n'attache
pas la crédibilité de la primaire.
Ça ne nous assure pas la crédibilité de la primaire. Et je souhaite à Philippe Brun le fait qu'il dise la vérité. Moi, je ne suis pas là pour dire si Philippe Brun dit la vérité ou pas. Je n'en sais rien. Je dis simplement qu'il y a des preuves qui, visiblement, ont été apportées et qui semblaient accablantes à ceux qui ont participé à cette décision. Et que donc, ça suppose, à un moment donné... Que la décision soit prise parce que nous ne pouvions pas justement laisser entacher une procédure que nous voulons la plus claire et la plus nette possible. Et donc faire en sorte qu'il n'y ait pas au milieu de la primaire un scandale parce que nous aurions laissé passer, alors que nous avions connaissance de fait très grave, que nous avions laissé passer cette candidature. C'est ce que j'ai compris la décision prise à l'unanimité. Encore une fois, j'en suis solidaire, même si maintenant la justice doit passer. Et vous parlez d'un référé, le référé ne juge pas au fond, il juge juste sur la forme. – Bien sûr,
le premier tour de la primaire aura lieu les 9 et 10 octobre prochains, et ça chauffe un petit peu Ségolène Royal, qui a qualifié Raphaël Glucksmann de stagiaire. Lui-même lui a répondu, j'ai vu qu'il y avait un courrier qui a été adressé à Mme Royal, qui a été recadré par l'organisation de la primaire. Ce sont des propos qui étaient hors propos, justement
viens de vous dire que j'étais, moi, pour les gauches, réconciliable. Elle est
aussi pour la France tranquille, ça ne l'empêche pas d'être une plingeuse ? Oui, ça veut dire quoi ? Ça veut dire
que je ne vais pas moi-même participer à ce débat sur le passé et sur le passif de chacun des candidats. Je vais faire tout ce que je peux pour présenter une voie qui permette de rassembler les socialistes. Je suis d
'accord. Mais est-ce qu'on franchit une ligne rouge ? Que
nous puissions avancer ensemble et que nous puissions être fiers à la fois de ce que nous avons entrepris ensemble. C'est une
compétition. Les gens doivent choisir. Donc je suppose que si vous n'allez pas vous envoyer que des roses, même si vous êtes le parti socialiste. Donc est-ce que vous estimez qu'elle a franchi la ligne rouge ainsi
? Mais moi je ne suis pas là. pour donner des bons points et des mauvais points. Ce que je dis simplement, c'est que ce que je souhaite, c'est que nous puissions avancer. Et ce que je ferai dans les débats, dans les trois semaines qui nous séparent du premier tour, c'est que je chercherai à rassembler les socialistes et celles et ceux qui sont prêts à nous rejoindre. puisque cette primaire est ouverte et que toutes celles et ceux qui le veulent peuvent venir sur le site du PS et s'inscrire pour pouvoir voter sur le vote électronique qui aura lieu les 8 et 9 octobre, eh bien ce que je dis, c'est que moi je ferai tout pour que tout le monde soit fier et que nous ayons un candidat ou une candidate qui nous emmène à l'élection présidentielle et que nous puissions être en mesure d'aller... contester le leadership de l'extrême droite.
Deux questions très rapides pour terminer, monsieur Faure, si vous pouviez répondre aussi rapidement. Charles Sapin, finalement, qui jette l'éponge de France Inter, c'était un édito, la direction lui avait proposé un débat, et finalement ça s'est terminé ainsi. Qui est le garant de l'information, de la diversité, de la pluralité dans le service public, et en l'occurrence à France Inter
Écoutez, moi je ne connais pas Charles Sapin, je ne sais pas ce qu'il est comme journaliste, mais je sais qu'il est directeur adjoint. d'un journal qui était condamné pour racisme à plusieurs reprises. Et donc, quand on porte la parole d'un journal, puisque c'est à ce titre-là qu'il est invité sur le service public, je pense que le service public ne s'honore pas en accueillant sur ses antennes des gens qui sont donc... les chefs d'un journal condamné pour racisme, le racisme n'est pas simplement une opinion. Il n'a pas
participé à cette une. Très important. Vous n'allez pas lui faire porter une étiquette, une infamie.
Il a choisi de venir dans un journal qui a été condamné à plusieurs reprises pour racisme. Et donc le racisme, ce n'est pas simplement une opinion. Ce n'est pas un élément de plus dans le débat. Le racisme, c'est un délit. Et donc c'est la raison pour laquelle la décision prise finalement par la direction après une grève des salariés de France Inter est une décision bienvenue.
Vive la pluralité, la diversité des opinions quand même. Mais la pluralité, Pierre Mabrouk,
la pluralité elle existe, je suis avec vous. Je ne crois pas que... Je n'ai jamais dit que sur BFM, il ne fallait pas que Sonia Barbrouk puisse intervenir. Je dis simplement que si vous étiez, vous, aujourd'hui, à minutes... Je ne sais même pas si ça aurait été encore. Je
crois que ça aurait été compliqué. Oui,
mais un journal qui est condamné, ce n'est pas n'importe quel journal. Et donc toutes les opinions sont tolérables dès lors qu'elles respectent la loi.
Merci Olivier Faure. Merci à vous.