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Mayotte c'est la France. A chaque fois que Mayotte a eu à s'exprimer sur son attachement à la République française, Mayotte a parlé, Mayotte a voté, Mayotte s'est exprimé clairement et ultra majoritairement. Je suis venu ici dans ce département qui est un des plus jeunes départements de France, un des plus récents départements de France, un des départements qui est le plus confronté à des difficultés considérables. Nos concitoyens français dans l'Hexagone, en métropole, connaissent souvent peu Mayotte. Parce que c'est loin, parce qu'on y vient moins souvent que dans d'autres territoires ou départements ultramarins pour des raisons liées au tourisme ou à l'activité économique. Mais Mayotte, c'est la France. Confrontée à des difficultés économiques, climatiques, sociales, sécuritaires considérables. Et je suis venu dire que l'État devait ici se concentrer sur deux priorités. La première, c'est la reprise en main, la reprise du contrôle de l'immigration. La seconde, c'est la reconstruction et le développement des infrastructures indispensables à la vie de nos concitoyens français. Les écoles, la santé, la production et la distribution de l'eau et les infrastructures de développement économique. Pour reconstruire... Pour développer ces infrastructures qui sont indispensables, que chaque citoyen français attend dans notre pays, nous devons, parce que les infrastructures sont aujourd'hui saturées par une immigration illégale et hors de contrôle, reprendre le contrôle de cette immigration. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé une reprise de contrôle qui passe par la fermeture de l'ensemble des vannes qui peuvent alimenter l'immigration sur le territoire maorais. Cela veut dire l'interruption pendant la durée du prochain quinquennat de l'ensemble des demandes d'asile qui pourraient être formulées sur le territoire, l'interruption pendant la durée du quinquennat des demandes liées au regroupement familial, l'interruption de l'ensemble des éléments qui justifient ou qui peuvent justifier pour des étrangers une demande d'entrée sur le territoire maorais. Mais ça passe aussi... par des moyens supplémentaires. Je veux dire que les forces de police, les forces de gendarmerie et les services de l'État qui luttent contre l'immigration irrégulière font un travail remarquable. Les fonctionnaires de police que j'ai rencontrés dans ce centre aujourd'hui font un travail remarquable. Ils ont des moyens supplémentaires par rapport à il y a quelques années. Ils ont des effectifs supplémentaires par rapport à quelques années. Mais ça ne suffit pas. Il faut donc une présence à la mer, notamment. Je considère que dans l'actualisation de la loi de programmation militaire qui sera indispensable, nous devons, à Mayotte, comme dans tous les Outre-mer français, développer la présence à la mer de l'État, de la défense nationale et de la marine nationale. Enfin, s'agissant des retours... Le règlement européen récemment adopté nous offre la possibilité de créer des centres de retour dans des États tiers. Je considère que c'est à Mayotte que la situation en matière d'immigration irrégulière est la plus frappante. C'est la raison pour laquelle je propose que le premier de ces centres soit construit en Afrique de l'Est, dans un des États de l'Afrique de l'Est qui sont pour l'essentiel des États de départ. Je ne suis aujourd'hui pas chef de l'État. Je n'ai pas encore commencé les discussions avec les représentants légitimes de la Tanzanie et des autres pays de la région. Mais je suis convaincu que la France doit prévoir la construction d'un de ces centres, aujourd'hui autorisé par la réglementation européenne, dans un des pays de l'Afrique de l'Est. Lorsque nous aurons tari la source d'une immigration dont je veux dire combien elle est ici... massive et incontrôlée, et nous sommes dans une situation exceptionnelle et qui appelle des réponses exceptionnelles, alors nous pourrons consacrer des moyens indispensables à la reconstruction efficace des hôpitaux, la construction d'un deuxième hôpital, la reconstruction d'écoles dont les besoins sont considérables. La production et la distribution d'eau potable, la situation de ce point de vue à Mayotte est indigne de ce que chacun de nos concitoyens français est en droit d'attendre. Il y aura là énormément de travail. Mais si nous voulons véritablement consacrer des moyens efficaces à cette reconstruction, nous devons, et c'est impréalable, fermer les vannes de l'immigration à Mayotte et reprendre le contrôle. Vous
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commencez votre déplacement justement sur l'immigration. Vous l'avez dit, vous vous proposez de suspendre le droit d'asile, le droit du sol, même le regroupement familial. Vous avez été rejoint il y a quelques jours par Gérald Darmanin qui vous a demandé justement de la fermeté sur ce sujet précis de l'immigration. Est-ce que toutes ces mesures que vous annoncez aujourd'hui, il faut y voir un clin d'œil à votre tout dernier soutien dans votre campagne
J'ai été partisan de mesures assez... assez sévère et assez rude et assez ferme, notamment à l'égard de l'Algérie, en matière de discussion d'État à État. C'est la position que j'ai prise, elle est publique, et elle a parfois été critiquée, y compris même au sein du gouvernement. Je considère qu'ici, à Mayotte, nous devons, dans les mêmes conditions, tenir un discours extrêmement ferme vis-à-vis des Comores, État souverain, mais État qui conteste. la souveraineté nationale de la France à Mayotte. Et nous devons être très fermes vis-à-vis de ce pays. Nous n'avons aucune espèce de volonté belliqueuse à l'égard des Comores. Mais je ne crois pas qu'il soit acceptable, et je dis même qu'il est totalement inacceptable, qu'un État étranger revendique sa souveraineté sur une partie du territoire national. Ces propos sont fermes. Ils font écho à ce que j'ai pu dire il y a quelques mois et même quelques années sur le traité qui nous lie à l'Algérie. Et ils ne sont pas inspirés par le soutien de tel ou tel. Même s'il est vrai que le soutien de Gérald Darmanin, le soutien politique de Gérald Darmanin, est quelque chose qui compte à mes yeux et qui m'a beaucoup réjoui parce qu'il est à la fois un soutien exigeant et un soutien puissant.
Edouard Philippe, vous choisissez donc de faire votre rentrée politique à 8 mois de la présidentielle sur ce thème de l'immigration ici à Mayotte. C'est un choix fort, un choix à droite toute, disent déjà certains. Est-ce que c'est aussi une façon... D'abord, première question, pourquoi ce choix, rentrer sur l'immigration ? Et deuxième question, est-ce que c'est une façon de venir chasser sur les terres de Marine Le Pen qui est très forte ici, on le sait ?
Je mets au défi quiconque de venir à Mayotte et de ne pas parler de l'immigration. Ici, c'est un problème évident. C'est un problème dont chacun parle. C'est un problème qui crée et qui déstabilise ce territoire. On peut ne pas vouloir venir à Mayotte. Mais si on vient à Mayotte, il faut traiter le sujet. Et donc je dis que si nous voulons permettre un avenir serein aux Mahorais... A nos concitoyens français de Mayotte, nous devons reprendre le contrôle de cette immigration. Et je le dis clairement, tranquillement, fermement. Je ne reviens sur aucun des grands principes de la République. Je ne dis pas qu'il faut faire ça contre la loi. Je dis que nous devons adapter notre dispositif juridique à une situation exceptionnelle qui justifie des mesures exceptionnelles. Mais ce n'est pas une manière d'installer un match avec
Marine Le Pen à distance en cette rencontre.
Mais pardon, je sais bien que l'ensemble des commentateurs aiment les matchs. Il y en aura peut-être. Je suis venu ici pas pour parler de ceux qui ont envie de jouer à un match, de ceux qui ont envie de faire un match, de ceux qui défendent des idées et ils ont bien le droit de le faire. Je suis venu ici pour parler aux Mahorais qui sont des concitoyens français. Lorsque vous voulez présider la République, vous parlez à tous les Français, même quand ils sont loin et même quand ils ont le sentiment parfois d'être oubliés.
Elle dit qu'elle n'avait rien
fait quand vous étiez Premier ministre.
Pour revoir la constitution, pour le droit du sol, le demande d'asile.
adapter notre dispositif juridique. Dans le cas de suspension, une loi peut venir suspendre des éléments. C'est probablement plus facile de les suspendre que de les interrompre définitivement. Mais si nous devons changer notre arsenal juridique, là encore dans le respect de la hiérarchie des normes et de l'état de droit, faisons-le. Nous ne pouvons pas le faire n'importe comment, mais nous pouvons le faire. Encore une fois, ce qui compte, c'est la souveraineté. Moi, je proposerai des solutions et je proposerai des textes qui permettront de la garantir à Mayotte partout en France.
Marine Le Pen, sur Twitter, vous a répondu à vos propositions. Elle dit que vous n'avez rien fait quand vous étiez Premier ministre et qu'elle avait fait une proposition de loi similaire à ce que vous proposez aujourd'hui. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Il se trouve que lorsque j'étais Premier ministre, nous
avons déjà pris des mesures. Limiter la possibilité d'utiliser le droit du sol pour obtenir un titre de séjour sur le territoire national. C'était à l'époque quelque chose qui semblait déjà un effort considérable par rapport à l'état du droit existant. Nous avons accru un certain nombre de moyens. Nous devons aller plus loin. Allons plus loin ? J'entends Mme Le Pen qui dit que j'ai sur ce point changé d'avis. Je pourrais vous faire la longue liste des points sur lesquels elle-même a changé d'avis. Voilà. Moi, je suis là pour parler aux Mahorais et pour leur dire voilà ce que je propose pour régler les questions auxquelles vous êtes confrontés. Et je ne suis pas là pour promettre la réalisation de 50 ouvrages.
Je ne suis
pas là pour promettre la réalisation de 50 ouvrages. Je suis là pour dire que si nous voulons que Mayotte se développe et revienne à un niveau d'attente normal pour des concitoyens français, il faut reprendre le contrôle de l'immigration. C'est la priorité absolue. Et il faut reconstruire les infrastructures publiques indispensables. Je l'ai dit. École, santé, développement économique, production et distribution d'eau, c'est absolument indispensable.
Et là c'est quoi les mesures concrètes du coup pour la reconstruction, pour l'immigration que vous avez détaillée ?
ce déplacement ne dure pas 20 minutes. mais qu'il va s'étendre sur plusieurs jours, ce qui va me permettre de rencontrer les acteurs économiques, ce qui va me permettre de voir des acteurs du monde de l'éducation, et ce qui me permettra de préciser au fur et à mesure l'ensemble des propositions sur lesquelles je travaille. Mais si je vous disais tout maintenant, vous ne me suivriez rien.
Et dans Philippe, on a évoqué Gérald Darmanin. Hier, votre adversaire au sein du bloc central, Gabriel Attel, a réagi à ce soutien de Gérald Darmanin pour votre campagne. Il a dit que pour lui, ça n'intéressait pas les Français, que la question des personnes et du rassemblement devait intervenir en janvier. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Il est jaloux, Gabriel Attel
'abord, je n'ai aucun adversaire au sein du bloc central. J 'ai des concurrents. Mais j'ai avec tous ses concurrents des relations d'estime et de confiance avec lesquelles je peux travailler. Donc je n'accepte pas le terme d'adversaire, mais je veux bien entendre celui de concurrent. La concurrence ne m'a jamais fait peur.
— Il est jaloux d'Évril Attal ?
— Mais je ne crois pas. Il fait sa campagne. Il dit ce qu'il a à dire. Je fais ma campagne. Je dis ce que j'ai à dire. Et je pense qu'il a, comme moi, le sens de l'État et des responsabilités. Et que le moment venu, nous saurons construire le grand rassemblement politique nécessaire si nous voulons que... l'espace politique qui va de la droite au centre puisse prévaloir au moment des prochaines élections.
Mais
madame, je ne suis pas venu ici pour parler des... Combinaison politique nationale. Je suis venu ici pour dire que Mayotte, c'est la France et que nous devons reprendre le contrôle et reconstruire les infrastructures nécessaires si nous voulons que ce territoire vive pleinement et que ses habitants vivent pleinement. Voilà ce que j'ai à dire.
La campagne sera donc à droite toute. Encore une fois, je vous pose ma question. Choisir Mayotte comme premier déplacement et l'immigration ?