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Bon
début de matinée sur Europe 1, il est 8h12. Votre invité Jacques Serret, l'ancien Premier ministre François Bayrou, président du Modem, auteur de « Alertes sur la France » qui vient paru aux éditions de l'Observatoire. Bonjour François Bayrou. Bonjour.
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Merci d'être avec nous ce matin sur Europe 1. Vous proposez une grande primaire du PS jusqu'au gaulliste pour éviter un second tour Le Pen-Mélenchon. Seulement voilà, depuis 48 heures, les premières réponses sont surtout des refus. François Bayrou, votre... Grande primaire n'est-elle pas mort née ce matin ?
C'est possible et peut-être faut-il essayer de comprendre ce qui se passe. C'est quoi ? C'est une proposition pour mettre un peu d'ordre dans le bazar que vous décrivez. Chacun jouant sa propre carte. Or il nous reste 8 mois à peine, 32 semaines. pour éviter le plus grand des drames que la France ait connu depuis très longtemps. Parce qu'on a deux phénomènes qui s'ajoutent. Le premier, c'est une crise financière qui arrive et qui devient inéluctable, avec tout l'impact que ça peut avoir sur la vie des Français. Prends un exemple très simple. Aujourd'hui, il y a une crise agricole en raison de la sécheresse et du climat est... Presque sans précédent. Il faut remonter dans le temps, peut-être 76, pour trouver la même crise. Les prairies sont sèches, les agriculteurs sont en très grande difficulté, sauf s'ils irriguent. Enfin, vous voyez bien l'extrême difficulté. Où peut-on trouver l'argent ? Non, non. Une crise financière. Et par-dessus cela, un risque politique comme il n'y en a jamais eu, puisque la situation est telle qu'on peut se retrouver avec un deuxième tour, extrême contre extrême, ce que j'appelle le face-à-face des pires, avec un risque mortel pour le pays. Parce que si vous voyez l'ajout de ces deux crises, avec la division extrême que supposent ces choix... Eh bien, on est devant une responsabilité comme il n'y a pas eu de responsabilité dans les générations de responsables depuis très longtemps. Voilà la raison pour laquelle il faut essayer d'apporter des idées pour en sortir, pour sortir de ce piège, pour sortir de cette impasse. Alors il est tout à fait possible, j'en ai conscience, je l'ai dit dans l'interview que vous évoquez, il est tout à fait possible que les responsables soient des irresponsables. Et qui disent, écoutez, non, les problèmes du pays ne m'intéressent pas. Ce qui m'intéresse d'abord, c'est ma propre promotion, avec l'idée qu'on va prendre le pouvoir, ce qui est une absurdité.
Mais pour comprendre votre démarche, François Bayrou, la Ve République a déjà prévu un mécanisme pour départager les personnalités, les projets différents. Pourquoi ne pas tout simplement laisser les Français voter ?
Vous voyez, c'est exactement ça. La Ve République et l'élection présidentielle, qui est sa clé de voûte, a changé de nature. Parce que comme vous l'évoquez, et comme c'est compréhensible pour tout le monde, avant il y avait un mécanisme de sélection, c'était le premier tour. Et on voyait au premier tour, j'ai moi-même participé trois fois, on voyait au premier tour les Français choisir, et choisir en particulier celui ou celle qui devait aller au deuxième tour. Et là, on choisissait entre des solutions peut-être pas toutes exaltantes, peut-être pas toutes confortables, mais on choisissait entre des solutions acceptables. Or, pour... beaucoup d'entre nous, en tout cas pour moi, ni LFI ni l'ERN ne sont acceptables.
Mais ils sont acceptables aux yeux d'une... importante des Français. Pourquoi essayer de tout faire pour empêcher ça ?
Je ne sais pas si vous mesurez ce que proposent les deux extrêmes. C'est très simple, c'est une division du pays, l'affrontement d'une partie contre l'autre partie, la mise en accusation, la recherche de boucs émissaires, d'un côté les immigrés, de l'autre les riches ou je ne sais quoi de cette sorte. Ceci est dans un pays qui est dans l'état où il se trouve, et dans l'état où le monde se trouve, dans l'état où l'Occident se trouve, avec la guerre aux portes de l'Europe, et Dieu sait que c'est une guerre menaçante, eh bien on ne peut pas se permettre ce risque qui est un risque mortel. Vous êtes dans une situation où le pays ne s'en relèverait pas. En tout cas pour des millions de Français. C'est une certitude que leur choix, c'est jamais avec l'FI et jamais avec le RN. Et tous ces Français-là, quelles solutions ont-ils pour éviter le bazar ? Pour éviter la multiplication des candidatures ? La multiplication des candidatures, vous connaissez le résultat de tout ça. Je dis donc, il y a deux solutions. Devant ce risque-là, et devant le besoin de changement profond qui est celui du pays, on sort d'un cycle de 10 ans, le cycle ouvert par l'élection présidentielle de 2017, et à la sortie d'un cycle comme celui-là, on a besoin d'un cycle nouveau, on a besoin de visages nouveaux et d'idées
nouvelles. Donc de ce point de vue-là, vous écartez Edouard Philippe, Gabriel Attal ? Je
n'écarte personne. J'essaye quelque chose qui ne se fait pas souvent. J'essaie de ne pas dire du mal des gens qui ne sont pas d'accord avec moi. Je dis du mal de mes ennemis, des adversaires du pays qui sont les extrêmes. Mais je ne dis pas de mal de ceux qui sont dans ce que j'appelle le fleuve démocratique central. Parce que d'une manière ou d'une autre, nous aurons besoin les uns des autres. Et cette idée que nous aurons besoin les uns des autres, je vais la dire autrement, si nous arrivons à la solution la plus responsable, que j'appelle de mes voeux, c'est-à-dire au fond un seul candidat pour ce grand espace qui aura pour mission de renouveler le pays et de faire vivre ensemble les gens qui auront voté pour lui. Si nous avons un seul, si nous trouvons un seul candidat pour ce grand espace, alors après se pose une deuxième question. Nous, citoyens, quels sont nos droits ? Et notre droit élémentaire devrait être de le choisir. Et vous, vous avez choisi François Mayron ? Je n'ai pas encore choisi. J'ai dit une chose qui est à mon sens importante. Il y a des figures nouvelles qui existent et qui vont apparaître. Il y en a plusieurs qu'on peut citer. Vous pensez à qui ? Pardon, vous savez bien, tous ceux qui attendent. Et Thierry Breton est une figure, mais il n'est pas le seul. Il y a des Jean-Louis Borloo, il y a Xavier Bertrand. Mais c'est ça le renouvellement à vos yeux
pour 2027 ?
En tout cas, le renouvellement, ce n'est pas les extrêmes. Ce que vous essayez de... Non, mais je parle des visages. Vous parlez de personnalités qui sont installées depuis
10, 20, 30 ans dans le paysage politique.
Eh bien, 10, 20, 30 ans pour le paysage politique, à condition d'avoir des idées nouvelles et d'avoir l'expérience nécessaire pour les porter, alors c'est un atout. On ne met jamais à la tête d'une armée en guerre quelqu'un qui n'a pas commandé et livré des batailles. Ce qui est vrai dans le monde militaire. Et Dieu sait que les militaires ont réfléchi à cette question depuis des siècles. Ce qu'on met à la tête dans les moments critiques, c'est des gens qui ont l'expérience pour affronter. L'expérience, la capacité de renouvellement, l'inventivité, le courage. Vous n'avez qu'à aller voir le film De Gaulle. De Gaulle, il n'était général qu'à deux étoiles, certes, mais il avait 30 ans de commandement derrière lui. Et donc cette nécessité-là, cette responsabilité... Présenter un candidat qui puisse empêcher le deuxième tour mortel, le deuxième tour entre les pires. Et deuxièmement, avoir le droit de le choisir pour pouvoir s'engager, parce qu'il va falloir se lever la peau pour le faire aller au deuxième tour. Et je suis persuadé que beaucoup de visages existent. à condition qu'ils aient l'expérience, la qualification, et qu'ils puissent exercer la fonction de président de la République. Voilà pourquoi il me semble que si nous étions raisonnables, on ferait ce processus. Mais si on n'est pas raisonnable, alors vous allez voir se constituer des groupes qui diront, écoutez, le changement, vous n'en voulez pas, vous voulez bloquer le système là où il est, eh bien nous allons le proposer aux Français. Mais je suis sûr que le processus de sélection de bonne foi, loyale, devant les Français en savants, aujourd'hui vous avez peut-être... Je ne sais pas combien, 5 ou 6, peut-être 10 candidats qui sont dans les starting blocks, qui sont à l'affût, qui attendent le moment où ils vont se prononcer. Écoutez, il faut sortir de ces ambiguïtés. Certains parlent du Premier ministre, d'autres pas. Il faut sortir de ces ambiguïtés qu'il y ait un débat loyal entre tous et que les Français qui devront voter aient le droit de choisir puisque désormais... Le premier tour sera trop tard pour faire ce genre de choix.
François Bayrou, vous parlez de l'expérience qui est extrêmement importante à vos yeux aujourd'hui. Mais cette expérience du pouvoir, Emmanuel Macron ne l'avait pas en 2017 quand vous l'avez soutenu. Vous
vous trompez complètement. Emmanuel Macron a été ministre de l'économie depuis deux ans. Emmanuel Macron avait été secrétaire général adjoint de l'Elysée, c'est-à-dire le numéro 2 de l'Elysée. Il avait 39 ans et cet argument
de l'expérience lui était contesté à l'époque. Oui, mais peut
-être ça aurait été mieux, peut-être si on lui posait la question aujourd'hui. Il
n'avait jamais été élu.
Peut-être, c'est autre chose. Il a été élu par les Français deux fois. Donc cette phrase que j'ai entendue dans la bouche de Michel Lanchon est une phrase rigolote. Cet argument
de l'expérience aujourd'hui, en tout cas, vous
revenez
dessus.
En tout cas, je dis que c'est une dimension essentielle. Je ne sais pas si on se rend compte. Jamais depuis trois quarts de siècle. La France n'a été dans la situation où elle se trouve et que je répète puisque vous avez cité mon livre « Alertes sur la France qui vient ». La situation est celle-ci et la France n'a jamais été dans cet état. L'année prochaine, écoutez bien, la totalité de l'impôt sur le revenu que vous payez, que tous les trois dans ce studio nous payons, Et que paient tous les autres Français qui nous écoutent, ou en tout cas tous les Français imposables à l'impôt sur le revenu, tous les foyers fiscaux, la totalité de leurs chèques, de leurs contributions, ne suffira pas, la totalité ne suffira pas à payer les intérêts chaque année de la dette. Les intérêts, pas le capital, les intérêts de la dette. Et ça continue à grandir. Cette situation-là, c'est une situation qu'aucun pays n'a rencontrée. Même pas nous, qui avons déjà eu en 1945, entre 1945, juste au lendemain de la guerre, des dettes de cet ordre, mais nous avions la croissance et la dévaluation. On pouvait décider impérieusement qu'on rembourserait 30% de moins. On ne peut plus le faire aujourd'hui. Et tout ça, c'est une... Tout ça dans un pays qui en plus est en crise, comme tout l'Occident, comme toute l'Europe. Vous voyez bien que le choc des titans fait que des pays comme les nôtres se trouvent pris en situation de tenaille. Bon, tout ça, c'est une situation qui n'en a jamais existé. Et je crois en effet qu'on ne confie pas un Boeing à quelqu'un qui n'a jamais piloté, y compris un planeur. Il y a des moments où les pays sont dans une situation tellement... critique dans le jeu du monde, qu'il faut des gens qui aient l'expérience de ce genre de choses et qui soient nouveaux en même temps. Voilà ce que nous cherchons, un visage qui puisse exercer la fonction et qui apporte un renouveau dans la vie politique française.
Mais pardonnez-moi, vous avez aussi, vous et les responsables politiques aujourd'hui, une part dans la situation actuelle que l'on connaît, une part de responsabilité. Alors
écoutez-moi bien, tout le monde... Toutes les familles politiques ont une part de responsabilité, puisque toutes les familles politiques ayant exercé le pouvoir ont contribué à cette explosion de la dette. Et deuxièmement, les extrêmes qui eux n'ont pas exercé le pouvoir, ou en tout cas rarement, les extrêmes eux, n'ont cessé de demander des dépenses nouvelles. de monter à la tribune pour demander qu'on ajoute des dizaines de milliards de dépenses aux dépenses qu'on faisait déjà. Parce que c'est comme ça que, hélas, les choses fonctionnent et la démagogie s'exprime plus facilement à la tribune que la raison. Tout le monde a sa part de responsabilité. Alors on peut naturellement chercher des boucs émissaires en disant, mais vous inquiétez pas, c'est pas vous qui allez assumer tout ça. On va trouver les immigrés disent les uns, les riches disent les autres qui vont. Et c'est un leurre et c'est une manière de diviser le pays qui a le plus profondément besoin de son unité. Ceux qui ne cherchent pas l'unité conduisent au malheur du pays.
François Bayrou, vous étiez à Matignon il y a un an, vous travaillez sur le budget de l'année à venir il y a 12 mois. Aujourd'hui, si François Bayrou préparait le budget de 2027, combien de milliards d'euros d'économies faudrait-il faire ? On apprend par exemple que Bercy, c'était une information du JD des dimanches, Bercy travaille sur une désindexation des retraites les plus élevées en 2027. Est-ce que c'est une bonne idée ?
Bonne idée, je n'emploie pas ce genre de mots, parce que tout cela ce sont des efforts. Complétez votre question. Où en serions-nous si le budget que j'ai proposé au pays et à propos duquel j'ai sollicité une question de l'engagement de responsabilité, la question de confiance comme on disait autrefois, s'il avait été adopté ? Alors je vous donne un chiffre simple et ce n'est pas pour me vanter parce que tout le monde sait la difficulté de cet exercice. J'ai pris le budget de la France avec près de 6% de déficit. Et nous l'avons ramené en une seule année à très près de 5%. 1%, c'est plus de 30 milliards de baisse du déficit du pays. Et c'est ce que nous avons fait. Le budget que j'ai présenté, que j'ai fait adopter l'année dernière, ce budget-là, a été respecté à l'euro près. Alors il y a toujours des accidents et c'est pas moi qui vais jeter la pierre. Mais je dis que la question est la question de la prise de conscience par tous ceux qui nous écoutent, par nos concitoyens, du caractère... Absolument impossible à accepter de la dérive du pays vers lequel nous nous sommes laissés conduire. Et où serait la situation si j'avais été en responsabilité ? Je n'aurais jamais renoncé à la réforme des retraites. Le Premier ministre sait bien, j'en ai parlé souvent. La réforme des retraites, c'est évidemment une des brèches dans la coque du navire. Et en tout cas, c'est une absence de prise de conscience de dire « mais on peut s'en passer, on peut faire sans ça ». Vous voyez bien, on va revenir à la retraite à 60 ans, où il n'y aura plus de progression de l'âge de la retraite. Tout cela, ce sont des mensonges et des mensonges dangereux.
Mais aujourd'hui, est-ce que vous estimez qu'il faut demander des efforts aux retraités les plus aisés ? Ce
n'est pas comme ça qu'il faut poser la question. Parce que tout ça, c'est toujours la recherche de boucs émissaires. Ça consiste à dire... Mais
concrètement, il y a des milliards d'euros à trouver.
Concrètement, ça consiste à dire... Vous les trouvez où ? Ça consiste à dire, votre question, je la traduis en français. Vous qui nous écoutez, ce n'est pas vous qui allez faire... Ce n'est pas vous qui allez faire les efforts. Les efforts, c'est les retraités, comme vous dites, les plus aisés. Je ne sais pas ce que ça veut dire pour vous, les retraités les plus aisés. Justement, je pose la question,
puisque Bercy travaille là-dessus, vous seriez Premier ministre, vous fixeriez à quel barème ?
J'avais moi-même proposé la désindexation des retraites, sauf les retraites de base. C'est dans tous les plans et dans tous les cartons depuis plusieurs années. En tout cas, c'était dans l'émission. Mais vous voyez bien, si on ne comprend pas que la situation est telle, que tout le monde va devoir être associé aux efforts. Vous entendez bien ? Tout le monde. Tous les Français, en essayant d'épargner les plus en difficulté ou en se fixant comme règle d'épargner les plus en difficulté. Mais tout le monde va devoir d'une certaine manière participer à l'effort du pays. Et si nous ne décidons pas de le faire librement, alors ça va nous être imposé par des autorités extérieures au pays sur lesquelles nous n'aurons pas la main. Parce que notre situation financière va être telle. Nous sommes en situation de désendettement et chacun de ceux qui nous écoutent sait ce que c'est le désendettement. Quand la banque prend la main sur les décisions que vous devez faire. Eh bien à l'échelon international c'est la même chose, quoiqu'en disent un certain nombre d'esprits irresponsables.
François Bayrou, une question un peu plus personnelle. Lorsque vous avez quitté Matignon, vous aviez déclaré « je n'aurais aucun avantage ». Aujourd'hui, une question simple et qui... intéresse beaucoup de non-concitoyens. Bénéficiez-vous d'une voiture et d'un chauffeur pris en charge par l'État ?
Alors, j'ai proposé au gouvernement, au Premier ministre, de renoncer. Pourquoi faut-il une voiture ? Parce que vous avez des officiers de sécurité. Vous avez des policiers qui
vous
protègent. Non, j'en ai à Paris. Et comme je ne suis à Paris que deux jours et demi par semaine, le reste du temps à Pau, je conduis moi-même ma voiture. Mais peut-être vous allez faire le tour de tous les anciens premiers ministres pour vérifier si cette discipline est respectée.
Mais je me permets de vous poser la question, puisqu'à l'heure où on demande des efforts aux Français, c'est vrai que cette question...
Nous n'avons... Je n'ai... Aucun avantage sauf des officiers de sécurité missionnés par le gouvernement pour me protéger encore. Et je proposais que ces officiers de sécurité, je n'en bénéficie pas à peau. Parce que je considère qu'en avoir à Paris, c'est légitime et c'est nécessaire. Mais en avoir à peau, j'en ai pas besoin.
François Bayrou, pour conclure cet entretien, si vous deviez ce matin écrire... un seul nom sur un morceau de papier pour devenir président de la République en 2027. Vous écririez lequel ?
Je n'écris pas des noms sur les morceaux de papier pour devenir président de la République. Le choix du président de la République, c'est un choix profond de tout un peuple. Et dans moins de huit mois, ce choix sera fait. Le choix de tout un peuple qui dit, voyons, à qui vais-je confier ? le volant du bus dans lequel il y a mes enfants. Et comment faire pour que celui-là ou celle-là m'offre des perspectives nouvelles que je n'ai pas eues jusqu'à maintenant et dont je sois sûr qu'il est capable de les... C'est la raison pour laquelle la proposition que j'ai faite pour mettre un peu d'ordre dans le bazar actuel est une proposition vitale pour chacun des Français. Parce que c'est eux qui vont devoir voter dans huit mois. Peut-être faut-il faire en sorte que leur voix puisse être entendue dans le choix des personnalités.
Merci beaucoup François Bayrou d'avoir accepté notre invitation ce matin sur Europe 1. Très bonne journée à vous. Merci à vous.