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Avant de vouloir fermer l'immigration, il faut s'armer. Moi, demain, je n'ai pas de sel, je vais aller en demander à mon voisin, mais sinon, j'en ai besoin, je vais aller en acheter. Donc, si on a besoin de médecins, il faut les former. Donc, avant de les former, il faut arrêter de leur mettre un croche-pied à cette jeunesse. Entre le parcoursup et le numerosclosis, on est en train de flinguer notre intelligentsia, et du coup, on est obligé d'aller la chercher à l'étranger. C'est un fait. Si vous ne formez pas vos enfants en France, vous serez obligés d'aller les chercher à l'étranger. Les livreurs, on les voit, les Afghans, les gens qui s'appellent Rachid, mais le pauvre est obligé d'utiliser un nom. Il vient te livrer, il s'appelle Pierre. On sait très bien tout ça et tout le monde le sait. En France, on sait tout, mais on fait semblant de faire les autruches. 'est une réalité, c'est pas Ruffin, c'est pas Le Pen, c'est nous les Français qui demandons à ce que ce sujet soit pris à bras le corps.
François Ruffin, l'homme qui est lui aussi candidat à une potentielle primaire de la gauche, qui s'il passe ensuite sera candidat à l'élection présidentielle de 2027, se dit hostile à l'immigration travail, on ne doit pas faire appel à de la main d'oeuvre roumaine, tunisienne, algérienne ou autre, par exemple pour les médecins. Ruffin, homme de gauche, n'en veut pas, ça trouble à gauche. Est-ce qu'il a raison ou pas ? Il est invité de Marie-Chanteret ce matin sur RMC et BFM TV.
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'abord, je veux remercier les médecins, les médecins roumains, les médecins tunisiens, les médecins algériens qui font le travail de soin au plus près des Français. Maintenant, est-ce que je considère comme normal que la France ne forme pas ses propres médecins, que la France a quelque part pillé des talents sur lesquels des gouvernements à l'étranger ont investi temps et argent ? Non, je ne trouve pas ça normal. Mais en fait, je m'inscris dans une grande tradition qui disait... Ce que nous ne voulons pas, c'est que le capital international aille chercher la main d'œuvre sur les marchés où elle est la plus avie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français. C'est Jean Jaurès.
Voilà, François Ruffin s'inscrit dans la droite ligne de Jean Jaurès. Je ne veux pas d'immigration travail. C'est ce qu'il dit, je suis hostile. Est-ce qu'il a raison ou pas ? Est-ce qu'on peut faire ? sans cette immigration de travail. Parce que c'est ça, 32-16, pour en discuter avec les GG, Sandrine Pégan, Maître Pégan.
Je suis désolée, mais M. Ruffin est très fatigant pour moi. Je trouve que c'est toujours plus une posture politique qu'économique. Il sait pertinemment que la gauche est fragmentée par tous ses candidats à la présidentielle, donc il veut exister. Donc là, il propose quelque chose qui, de toute façon, il pense que pour lui, ça va parler à tout le monde, alors qu'en fait, finalement, au bout d'un moment, il ne va plus parler à personne. Il ne comprend pas que la France a besoin d'une immigration. Les choses sont claires. La France est vieillissante. Il y a des métiers en tension, le BTP, les médecins, etc. Donc on a besoin de l'immigration. Donc qu'il arrête un peu à chaque fois avec ses mesures populistes. Et là, moi, je trouve qu'à chaque fois, c'est juste pour... C'est à côté
de la plaque.
Oui, c'est juste pour exister. C'est plus une posture politique qu'économique, à mon sens.
Bruno Ponsé.
On ne peut pas dire ça de François Ruffin, parce que François Ruffin... Président Spicard, je te rappelle. En fait, c'est son choix. François Ruffin, dans la Somme, c'est le seul député qui n'est pas un député RN. Ils sont neuf députés dans la Somme. Lui, les huit autres... Lui, c'est le seul qui est élu. Donc en fait, il sait ce que c'est que combatte l'extrême droite. Il sait ce que c'est d'être dans des endroits où il y a beaucoup de chômage. Et dans ses réflexions sur son programme, il parlait aussi de préférence régionale, de dire il faut donner du boulot aux gens parce qu'on est dans un bassin où il y a beaucoup de chômeurs. Ça ne me paraît pas déconnant. Moi, je trouve qu'on lui fait un faux procès. Il faut qu'il y ait des
compétences dans le passé.
Les compétences, tu peux former des gens. Aujourd'hui, c'est un petit peu qui manque, je pense. Mais les gens ne veulent plus
travailler. Ils ne veulent plus travailler. Les gens, ils ont un poil dans la main. Ce n'est pas un poil, c'est une forêt dans la main.
Moi, je trouve que là, on lui fait un faux procès parce que ce qu'il dit, c'est exactement ce qu'on voit dans d'autres pays. C'est-à-dire qu'il y a certains pays, et l'Italie et l'Espagne, par exemple, ont fait venir de l'émigration massive. 300 000 en Espagne, 500 000 en Italie. de main d'oeuvre qui vont payer très, très, très bas. Il n'y a pas de SMIC en Italie, il n'y a pas de SMIC en Espagne. Donc, en fait, ils vont les payer très, très bas. Et donc, en fait, ce que tu fais venir quand tu fais venir des gens de pays étrangers et en Espagne, c'est des gens d'Amérique du Sud. Tu fais venir des gens pour les utiliser, mais surtout pour les exploiter parce que tu les fais payer très, très bas. En fait, ce que Ruffin dit, c'est que par exemple, si tu formes des médecins algériens, des médecins roumains, en fait, ils seront peut être plus utiles dans leur pays. que plutôt de rester en France. Et moi, je pense que pour avoir vu beaucoup de médecins africains aux urgences, à Verzon, par exemple, à une époque et après avoir été au Sénégal, je me dis qu'il aurait peut être mieux rester là bas au Sénégal.
Mais ils repartent après. Les médecins, quand ils viennent ici, ils repartent dans leur pays.
Je peux dire un truc aux urgences en France, tu verras. Et beaucoup aujourd'hui, les médecins restent là parce qu'effectivement, au niveau des services, je pense que c'est le plus intéressant. Et moi, je trouve que Riffon lui fait un faux procès parce que ce qu'il dit, c'est juste ne faisons pas venir des gens uniquement pour les exploiter. Et lui, il dit qu'il n'est qu'à son travail, mais il ne dit pas non à l'immigration. Donc, en fait, quand après, on le un faux procès et malheureusement, on sent bien que les présentiels ont commencé et que comme Ruffin s'exprime et qu'il est dissident de la pensée des Insoumis, je pense qu'il va prendre des coups dans le dos. Mais quand tu réfléchis à ce qu'il dit... Est-ce que tu es d'accord avec lui ? Moi, perso, je suis d'accord avec lui en fait. Parce que c'est ça. Moi, perso, je suis d'accord avec lui dans le sens qu'il dit à un moment donné, on ne va pas faire venir des gens pour les exploiter, les payer 500 balles par mois en fait. C'est ça l'histoire. Et puis alors, Sandrine, je vais te dire un truc. Moi, pour l'avoir vu de mes yeux vus, mais tous les chantiers, les grands chantiers de Paris, les JO et le palais de justice où toi, tu vas travailler, moi, tous ceux que j'ai vu travailler là, ce n'était pas des Français. Et donc, je vais te dire un truc à un moment donné. Mais justement,
c'est pour ça qu'on a besoin aussi malheureusement de l'immigration. Sandrine a
besoin
de son esclave afghan pour lui livrer. à manger. On a combien de chômeurs en France
? On nous dit qu'il y a plein de chômeurs en France, par contre on va faire venir des mecs pour les P300 parce que les chômeurs français voudraient peut-être être payés décemment. À un moment donné, il faut être réglo. Il faut réguler. Ça, je suis totalement d'accord. Mais on ne peut pas s'en passer de l'immigration. Ça n'a rien à voir, Jean
-Louis, avec le fait que je veuille avoir un esclave ou quoi que ce soit. Déjà, ce genre de choses, garde-les pour toi parce que c'est quand même très désobligible. Ah non,
mais j'assume totalement. Non, ce n'était pas une vanne. Ce n'était pas une vanne. C'est peut-être mal
formulé de la part de Jean-Louis. Ah non, et ce n'était pas mal formulé. C'est provocateur. Attends une seconde. Ce qui veut dire, c'est que j'imagine qu'au cabinet, vous faites de temps en temps appel, peut-être, à des Uber ou des services comme ça. Oui,
il y a Nex,
oui, bien sûr. Et on sait que pour beaucoup, c'est de la main d'œuvre à bas coût, à très bas coût. Exploité. Exploité. Et que c'est une
forme
moderne de l'esclavage.
Mais parce que les Français eux-mêmes ne veulent pas exercer ce genre de métier. Donc, à un moment donné, comment on fait ? Pas Spritlin ! Pas Spritlin ! Arrêtons, en fait. Il y en a beaucoup qui, en fait, finalement... Je suis désolé de le dire, mais c'est aussi la réalité qui préfère bénéficier des aides sociales pour ne pas travailler. Et du coup, ce sont les autres dont on a besoin.
Ce qui est étonnant, c'est qu'il y a quelques années, les Uber en parisien, et moi, j'en ai pris beaucoup à une époque parce que quand je venais ici, on m'envoyait des Uber. Les Uber, tu parlais avec eux, c'était des jeunes nés en France, des jeunes français qui te disaient machin. Dès qu'ils me parlaient, je disais que la SNCF, comment je peux rentrer dans la SNCF ? Je leur ai expliqué la démarche. Et qu'aujourd'hui, quand je prends un Uber, je me retrouve face à des gens qui, la plupart du temps, sont exploités parce que déjà... Déjà, il parle pas français. Moi, j'ai le dernier Uber que j'ai pris, c'est moi qui l'ai guidé pour aller chez moi. Parce qu'en fait, il suivait des trucs, il y avait des trous partout. 12%
des médecins en France aujourd'hui sont étrangers. Oui, mais du coup, c'est pas un problème de
salaire. Mais c'est pas un problème de salaire pour les médecins. Ils sont souvent moins bien payés. Non, non,
s'ils rentrent chez eux,
ils seront pas payés par un français. Faut être
sérieux. Jean
-Loup Bonami. Plusieurs choses. T'es accord avec François Ruffin ? Totalement d'accord avec François Ruffin et je vois mal comment on peut ne pas être d'accord, surtout qu'il donne un certain nombre d'arguments. Moi, il y a plusieurs choses qui me surprennent. Premièrement, on nous dit voilà, à l'instant T, dans le présent, il y a des travailleurs qui sont immigrés en France. Il y a des médecins immigrés par exemple. Bon, très bien, l'hôpital ne pourrait pas retourner sans eux. Parfait. Mais est-ce que c'est une raison pour, à l'avenir, en faire venir de nouveaux supplémentaires qui ne sont pas encore là et donc avoir de manière permanente, définitive, les vannes de l'immigration de travail ouverte ? Sous prétexte qu'aujourd'hui, il y a des médecins roumains ou algériens à l'hôpital français, se dire que pour toujours, il faudrait accueillir des médecins roumains ou algériens et donc priver les pays. Si
on en est en
manque, oui. Mais on peut en former, il y a un problème de numerus clausus qui en fait n'a jamais été supprimé et donc on ne forme pas assez de médecins français et tu te retrouves avec des médecins étrangers, parfois moins bien formés. toujours exploités, parce qu'ils sont moins bien payés, ils ne peuvent pas s'installer de la même façon. Et en plus, tu viens priver les pays en question, la Roumanie, le Maroc, l'Algérie, deux pays qui maintenant sont en pénurie de médecins parce que tous les médecins sont partis en Europe. C'est quand même un vrai problème. Et même aujourd'hui, les pays du Maghreb doivent faire appel à leur tour à des médecins qui viennent d'Afrique subsaharienne. Parce que leurs médecins, à eux, sont dans les hôpitaux français, par exemple. Est-ce qu'ils ne viennent pas aussi
se former en France ? puisque mon travail payera mieux, je serai un médecin mieux payé aussi en France, en Roumanie, en Tunisie, en Algérie. Et ça,
également, l'immigration de travail, elle tire, ce sont des gens qui sont exploités, et ça tire, ça fait pression sur l'emploi, ça fait que du coup, il y a plus de gens qui ont des difficultés à trouver un emploi, parce que ces métiers sont déjà occupés par de l'immigration de travail, ça fait pression sur les salaires et sur le pouvoir d'achat à la baisse, c'est quand même, c'est bien connu depuis Marx, c'est l'armée de réserve du capital. qui tire les salaires vers le bas. Ça fait pression sur le logement parce que tous ces gens, il faut les loger. Ça fait pression sur les services publics et donc ces gens sont exploités. Et en homme de gauche, Ruffin, dans la tradition de Marx, de Jaurès, il a cité Jaurès, du Front populaire, de Georges Marchais qui disait déjà que la cote d'alerte sur l'immigration était atteinte.
Il y a un paradoxe, c'est-à-dire que quand des partis de droite souverainiste ou autres disent « il faut contrôler l'immigration aujourd'hui » Mais ils ne disent pas de travail, ils disent « l'immigration tout court, c'est pas la même chose ». Mais si, ça en fait partie, parce que tu as une immigration, si elle n'est pas une immigration de travail en soi, c'est une immigration irrégulière, mais pour quoi faire ? C'est pour venir trouver un travail en France. Donc si tu veux y aller deux, il y a ce que rappelait Jean-Louis Bonamy, historiquement, où tu as raison, le patronat dans les années 60, parce que la France est en pleine... boom économique. passer des accords et faisait venir cette immigration. Et puis il y a l'autre immigration qui est irrégulière, mais qui vient quand même pour prouver du travail. Donc là, il y a une contradiction. Depuis les
années 80, tu as toute la rhétorique lancée par SOS Racisme qui vise à stigmatiser ce genre de discours et qui empêche la gauche de tenir ce discours qui pourtant est le discours de sa tradition historique. Et Ruffin, il essaye de faire sauter ce tabou qui a été posé par SOS Racisme dans les années 80 sur la gauche et qui a laissé le monopole de la question à... soit au RN ou à des parties de droite. Et dernier point, je tiens à rappeler que les gens dont tu parles, donc là je ne parle pas des médecins, mais les gens qui travaillent sur les chantiers du BTP, les Africains par exemple, c'est des conditions qui sont terribles. Les livreurs des livres ou Uber Eats afghans ou africains, ils travaillent 60 heures par semaine, ils sont payés 1000 euros, c'est des conditions, ils ont des accidents, le taux d'accident est dingue, ils sont renversés par des voitures et tout, et c'est des conditions... qui sont de l'esclavage. Et les personnes qui se font livrer des livres Uber Eats, je ne leur jette pas la pierre, mais de fait, elles font appel à un esclave. Et quand tu dis, on a besoin d'une immigration de travail... Jamais,
jamais, jamais livrée.
Quand tu dis, on a besoin d'une immigration de travail pour faire des métiers pourris, mal payés, que les Français ne veulent pas faire, c'est une façon de dire, nous voulons faire venir des esclaves pour pédaler dans nos rues, pour nettoyer nos bureaux. Si, le livreur afghan, c'est un esclave moderne. Jean
-Louis. Toi, comme Ruffin, vous êtes dans l'idéologie pour faire passer des messages et vous êtes totalement en dehors de la réalité. Vous éludez un problème, une donnée. Non, la réalité, c'est
le livreur afghan qui est un esclave.
C'est le vieillissement de la France. Qu'est-ce que tu veux faire contre ça ? À partir du moment où les Français sont vieillissants, donc tu me parles de formation, mais ils sont trop vieux. Alors c'est marrant, tout à l
'heure, ils ne voulaient rien faire. Ils avaient un baobab dans la main et maintenant ils sont vieillissants. Alors c'est quoi le lieu ?
Je te l'ai dit depuis le début que la France était vieillissante et que ceux qui étaient ici, les Français, t'en as beaucoup qui malheureusement ne veulent pas travailler. Donc comment tu fais pour justement... ce vieillissement de la population si tu ne fais pas appel à l'immigration ? Dis-moi, explique-moi. À un moment donné, tu ne peux pas faire autrement. Je ne
comprends pas ce truc-là parce qu'on n'arrête pas de nous dire qu'il y a des gens qui ne veulent pas bosser et qu'il y a des gens, je crois qu'on n'est pas loin des 4 millions ou 5 millions de chômage. Pas bosser
pour faire des petits métiers comme ça. C'est normal parce qu
'en fait, là, tu fais venir de l'immigration de travail. Tu tires les salaires vers le bas. Tu tires les salaires vers le bas. Moi, je rappelle juste que dans les années 70, les tracts des syndicats dans les usines, c'était arrêter de faire venir. C'était la
CGT. CGT, le PCR.
Qui disait arrêter de faire venir de la main d'oeuvre pas chère parce qu'en fait, dans le BTP, dans les usines, on les venait venir pour Tu remets sans les salaires. Et donc, en fait, le Français qui, lui, qui était ici de naissance, il se retrouvait face à une concurrence déloyale. Et donc, en fait, là, c'est pas... Il y avait deux choses. Non, mais t'avais une machine qui tourna
à plein régime et on avait besoin de main d'oeuvre aussi dans les usines. Oui, mais
on ne voulait pas les payer au même prix. Nous, à la SNCF, on a fait venir des Marocains qui n'avaient pas le droit d'évolution salariale ni d'évolution dans l'entreprise. Donc, les mecs, ils étaient au tribunal après 30 ans de boutique pour faire régulariser, pour se rappeler quand même qu'ils avaient quand même des droits qu'on leur avait... Et ça, ça ressemble.
beaucoup à la situation des médecins étrangers dans l'hôpital français aujourd'hui. Alors explique
-moi pourquoi la gauche est contre ce que dit François Ruffin. Tu vois, il se fait encore tacler là aujourd'hui, puisqu'il est dans la droite ligne de la gauche, puisqu'il cite Jean Jaurès lui-même, et on l'a souvent évoqué aussi dans les GG, tu as raison, le Parti communiste et la CGT dans les années 70 disaient nous sommes contre cette immigration de travail qui dévalorise les salaires. Pourquoi tu as la gauche aujourd'hui qui est en colère contre François Ruffin ? D'ailleurs, Marine Tondelier, chez Les Verts aujourd'hui, l'a encore dit, voyez, elle a dit, il convoque les sujets d'extrême droite, François Ruffin. Donc, pour elle, François Ruffin est en train de basculer sur l'extrême droite.
Non, parce qu'elle croit qu'elle va... Non, mais moi, à un moment donné, on ne peut pas me taxer d'être autre chose qu'une espèce d'extrême gauche ou de ne sais pas quoi, mais en fait, on ne peut pas... Est-ce que Tondelier... qui vient de prendre deux, trois branlées dans les dernières élections, va expliquer aux Français que les prochaines interrogations des Français qui, à l'heure actuelle, sont le pouvoir d'achat, l'emploi, et puis pour certains, la sécurité, l'insécurité qui mêle avec l'immigration, elle va pas leur expliquer que de toute façon, il ne faut pas en parler. Et puis qu'en fait, on va laisser ça le sujet de l'extrême droite, qu'elle continue en fait, qu'elle continue de laisser l'extrême droite et puis la droite radicale. Et puis même, on entend même Attal aujourd'hui aller tout le temps sur l'immigration, à laquelle on essaie de parler que ça, c'est des sujets qui parlent aux Français. C
'est un sujet ?
On est dans un moment où aujourd'hui, on le voit bien dans les médias et ailleurs, où c'est des sujets qui sont devenus prégnants, peut-être parce qu'on les a aussi distillés, mais à un moment donné, il faut qu'il y ait une réponse de gauche, mais une réponse intelligente. Moi, je ne crois pas que l'exemple... Alors, vas-y,
quelle est la réponse de gauche ? Quelle est la réponse de gauche à ce que dit François Ruffin ?
Moi, je trouve que... Donc, qu'est-ce que tu fais ?
Tu ne te fais plus venir à ce moment-là. La réponse de gauche, c'est dire... Désolé, on met des frontières, on ne fait plus venir des médecins qui viennent de l'étranger. On ne fait plus venir de travailleurs dans le BTP.
Déjà, ce que vient de dire Jean-Loup, c'est ça. C'est qu'à un moment donné, le numéro sclusus, tu arrêtes là-bas, tu refais revenir un médecin. D'accord, mais derrière, il faut 10 ans et on est en manque de médecins. Mais surtout, tu fais retirer cette année supplémentaire qu'on a mis d'internat aux médecins aussi, aux élèves. Et
pour le BTP, pour la restauration, pour le social, pour le nettoyage industriel, comment tu fais ?
Dans ce cas-là, tu proposes des salaires décents à des gens qui sont... chômage. Moi, je suis désolé, mais si tu veux venir une immigration subsaharienne, voire même de Roumanie pour certains métiers, tu crois, tu sais très bien, et nous, on l'a vu, on l'a vu dans les boîtes de transport qui, aujourd'hui, les boîtes de transport qui prennent des chauffeurs roumains à 400-500 balles par mois et le mec qui part pendant deux mois de chez lui sans revenir, tu crois bien que si tu dis ça à un chauffeur français, la convention nationale française de la route, elle va pas dire au mec de gagner aujourd'hui avec 500 balles. C'est pas possible. Donc, à un moment donné, si tu harmonises les salaires sur tout le monde, tu verras bien que tu auras des gens qui ont bossé.
Alors, le débat est lent. C'est par François Ruffin qui est en train de se faire tacler, parce que c'est l'expression à la mode, par une partie de la gauche. Il ne veut plus d'immigration du travail, c'est ce qu'il dit, parce que ça tire les salaires vers le bas. Mais il y a une réalité, comme on le rappelle, une réalité dans la restauration, une réalité dans le BTP, une réalité dans les services à la personne, une réalité dans le nettoyage industriel. réalité dans la médecine. Donc est-ce que François Ruffin a raison ? 30 de 16 pour en discuter avec l'EGG. Sacré polémique François Ruffin, le député Ruffin en disant qu'il était hostile à l'immigration de travail. Il épouse les textes de l'extrême droite. C'est ce que lui disent ses petits camarades d'Europe Ecologie Les Verts, entre autres Marine Tondelier. En plus Ruffin, il siège avec les écologistes à l'Assemblée nationale. Oui, ce que je ne comprends pas d'ailleurs.
Rès, c'est ça Rès. Arès, c'est leur espèce de truc, leur espèce de primaire. C'est ça, donc Tondelier est en train de dégommer son concurrent à la primaire. Est-ce qu'il a
raison ou pas ? Kader Dali, bonjour. Oui, bonjour. Comment allez-vous, Kader Dali ?
Écoutez, ça va. Justement, j'ai une petite pensée aujourd'hui pour tout le personnel soignant, les fameux métiers essentiels. Parce que
ça travaille, là.
Oui, j'ai ma maman qui est décédée il y a deux semaines au CHU de Nancy. Toutes nos
condoléances.
Justement, donc j'ai vu un peu le travail des infirmières, des fameux médecins qui viennent tous de l'étranger ou beaucoup. Je me dis à un moment donné, ce sujet-là, il n'est pas de droite, il n'est pas de gauche. C'est un sujet de pragmatisme. Je ne comprends pas qu'en France, on a tout fait pour se mettre des croche-pieds. En fait, en France, quand on a une crise pétrolière, on retire les centrales nucléaires. Et puis ce fameux numerus clausus, qui est vraiment le centre du sujet quand on parle du milieu médical. En France, on se met une balle dans le pied et après on se pose des questions. Mais je ne comprends pas. En France, on a... Tout de quoi faire. On était censé ne pas avoir de pétrole mais avoir la matière grise. On ne l'a plus cette matière grise. Vous êtes d'accord avec Ruffin
ou pas alors ?
Je ne suis pas d'accord avec Ruffin sur le principe. Mais avant de vouloir fermer l'immigration, il faut s'armer. Moi demain je n'ai pas de sel, je vais aller en demander à mon voisin. Mais sinon j'en ai besoin, je vais aller en acheter. Donc si on a besoin de médecins, il faut les former. Donc avant de les former, il faut arrêter de leur mettre un croche-pied à cette jeunesse. Entre le parcours sup et le numérosclosis, on est en train de flinguer notre intelligentsia. Et du coup, on est obligé d'aller la chercher à l'étranger. C'est un fait. Si vous ne formez pas vos enfants en France, vous serez obligé d'aller les chercher à l'étranger. Les livreurs, on les voit, les Afghans, les gens... en vrai qui s'appelle Rachid, mais le pauvre est obligé d'utiliser un nom. Il vient te livrer, il s'appelle Pierre. On sait très bien tout ça et tout le monde le sait. En France, on sait tout, mais on fait semblant de faire les autruches. 'est une réalité, ce n'est pas Ruffin, ce n'est pas Le Pen, c'est nous les Français qui demandons à ce que ce sujet soit pris à bras-le-corps. On n'en a rien à foutre de Ruffin,
on s'en
fout de Le Pen, on veut que le numerus clausus arrête d'être sclérosé.
Oui mais derrière, souvent, puisque vous êtes un fidèle des GG, Kader Dali, je le sais, c'est un dossier que défend... Jérôme Marty, notre médecin généraliste. Mais à chaque fois, Jérôme, c'est ce qu'il nous rappelle. C'est qu'en attendant, pour faire face à la pénurie de médecins, même s'il y en a qui sont prêts, il y a deux choses à faire. Il faut permettre l'installation rapide, il faut mieux rémunérer aussi les médecins français. Aujourd'hui, c'est 30 euros la consultation, il faut leur permettre de gagner plus. Et en attendant, on a besoin de ces bras, Kader Dali. Tout à fait, non, mais moi je suis d'accord. Pour moi,
pour l'instant, on n'a pas le choix. Et je vais vous dire, cette histoire d'immigration choisie, si nous on ne l'apprend pas... Ces fameux gens issus de l'immigration ou les immigrés venant avec des diplômes de médecins, c'est les autres pays qui les prendront. Vous savez, c'est l'histoire du gaz que nous, on ne voulait pas l'acheter à l'Algérie. L'Italie est partie de chercher, l'Allemagne est partie de chercher. Les médecins, ça sera pareil. Si on n'en veut pas, les Anglais, les Allemands, les Italiens et les Espagnols iront les chercher. Et nous, on se retrouvera à l'hôpital sans médecin, avec la grande bouche ouverte. en train de débattre entre Ruffin et Le Pen.
Mais Kader Dali, il y a autre chose aussi, je vous remercie d'avoir été avec nous, vous avez mis le focus sur les médecins, mais il y a aussi les prix. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le donneur d'ordre, il veut des prix qui soient compétitifs, ou il veut des prix bas. Tout est tiré
vers le bas.
Oui, mais c'est ce qui permet aujourd'hui d'obtenir des chantiers, c'est ce qui te permet aujourd'hui... C'est un problème, la culture du prix bas. Il faut que les Français acceptent de payer plus cher, peut-être plus cher au restaurant, plus cher lorsqu'ils demandent à une entreprise de venir faire des travaux chez eux. Donc il faut s'habituer de nouveau à quelque chose qui coûte cher. On se
sert déjà tous la ceinture, comment tu veux en plus aujourd'hui, si tu veux mandater une entreprise pour faire des travaux chez toi ? Tu dis, tiens, est-ce que tu es d'accord de payer plus ? Mais ça sera des Français pures souches qui vont travailler. On n'a jamais
parlé de pures souches. Ça peut très bien être des Français blancs, noirs, arabes, jaunes. Ça n'a aucun rapport avec la couleur de peau, les origines. Non, mais pures
souches, ça veut dire français. Ça veut dire né sur le territoire français. Ça n'a rien à voir avec la couleur de peau. De quoi tu parles
? Le sujet, surtout, c'est pourquoi aujourd'hui tu te retrouves avec ça. C'est que les gens, ils veulent faire de la marge. Si demain tu as un contrat, tu remportes un contrat, l'autorité organisatrice remporte un contrat. Moi, je te parle des gros chantiers nationaux qu'on a eu dernièrement. En fait, tu remportes le contrat à 20 millions d'euros. Qu'est-ce qu'elle veut faire ? Elle va essayer de le produire à 18 millions pour avoir 2 millions de marge, pour gagner des ronds. Sauf qu'à un moment donné, il faudrait que l'autorité organisatrice... C'est quand même le
but quand tu obtiens un chantier, une entreprise, c'est de gagner des ronds. Oui, mais gagner des ronds parce que tu vas
prendre 20 millions. Je suis désolé, mais si tu prends 20 millions aujourd'hui... Non, mais quand je dis 20 millions, c'est un chiffre. Moi, ce que je veux dire, c'est qu'en fait... on ne peut pas t'expliquer que oui bah vous vous rendez compte moi pour faire ma marche faut que je embauche des mecs qui n'ont pas de papier que je vais les récupérer sur le parking du point père côté de chez moi moi je suis désolé mais si demain tu as des travaux chez toi et que tu as des mecs à côté tu te rends compte que les mecs ils n'ont pas de papier si tu acceptes ça ça veut dire qu'en fait c'est une mec qui se blesse déjà ils vont le trimballer ils vont le mettre devant l'hôpital puis ils vont se barrer en courant pour dire bah on sait pas c'est arrivé prenons un autre secteur d'activité
prenons la restauration d'accord La restauration, ou eux-mêmes, les restaurateurs te disent, on a augmenté les salaires, on a des horaires de nez, on ne trouve personne. Et aujourd'hui, dans les cuisines, on le voit tous, tu vas au restaurant, j'imagine, mon cher Jean-Loup, on y va tous les quatre.
Plutôt dans les grandes villes, parce qu'à la campagne, il n'y a pas, tu vois, ils ne sont pas des immigrés. En majorité,
les gens sont dans les grandes villes, ils font leurs courses au supermarché, ils sont dans les grandes villes, au restaurant dans les grandes villes. Donc, si tu veux une carte de restaurant, on le voit bien, tu dis oui, mais moi, avec les charges, avec les coûts, je suis obligé de baisser. Et alors, quand tu dis mais en cuisine, qu'est ce qui travaille pour vous ? Moi, je suis bien content d'avoir trouvé un tel ou un tel Mamadou ou Berzac ou Amesh ou ce que tu veux, parce que je ne trouvais personne d'autre et j'ai réussi à lui obtenir des papiers. Et pendant ce temps-là, effectivement, c'était un coût qui était moindre. On est d'accord. Mais si tu ne peux pas faire autrement, comment est-ce que tu fais ? Tout le monde s'y retrouve dans ce circuit aujourd'hui que tu dénonces, mon cher Jean-Loup
? Tout le monde s'y retrouve individuellement et sur le court terme. Mais en fait, sur le long terme, ça dégrade quand même complètement la situation sociale française. Donc, moi je veux bien, ah oui, c'est sûr, tout le monde s'y retrouve à très court terme à l'instant T. Mais en fait, ça fout quand même complètement en l'air le pays. Et je te dis, après, aussi les Français, justement, ils sont contents et c'est des prix bas. Puis après, ils disent, ah oui, mais quand même, je manque de pouvoir d'achat. Oui, mais l'immigration de travail non qualifiée, elle contribue à tirer le pouvoir d'achat vers le bas. Les Français disent, ah, j'ai du mal à me loger. Bah oui, mais parce qu'aussi, il faut bien loger tous ces gens. C'est
ce que dit Jean-Louis, il a raison. En fait, tu vois, demain tu dis, moi je vais au restaurant, parce que c'est des immigrés qu'on a choisi, qu'on a fait mettre là-dedans, ça me coûte moins cher de manger au restaurant. Mais malheureusement, tout a un coût. Moi, quand j'étais gamin... Non, non, attends. Si, si, si. Parce que comme il n'a trouvé personne,
pendant un temps, ce patron, il est allé chercher une main d'oeuvre un peu moins chère. Après, il dit, j'ai obtenu des papiers et autres. Oui, mais quand tu étais plus
jeune, tu as allé au restaurant, c'était quelque chose de rare. Il ne trouve pas cette main d'oeuvre. Donc, ça veut dire qu
'il a besoin de cette immigration aussi. Nous, les consommateurs...
Il a besoin de cette vocation. Il
n'y a pas... Il n'y a pas la main d'oeuvre traditionnelle, on va dire, qui vient travailler dans les salles de restaurant. C'est que nous consommateurs,
on est responsable de tout ça aussi. C'est-à-dire qu'à un moment donné, au lieu de se dire, moi je veux consommer à bas coût parce que je ne gagne pas assez. Dans ce cas-là, le problème, c'est qu'à un moment donné, arrêtons de consommer à bas coût. Parce que si tu consommes à bas coût, tu vas aller récupérer des trucs qui ont été produits par des gens qui gagnent encore moins que toi. Donc ça ne va pas encourager les patrons français à embaucher des mecs comme toi qui veulent se gagner. Moi, j'aimerais bien inverser les choses. On a Christian qui est médecin
hospitalier. Puis après, tu lui diras comment tu inverses les choses. Bonjour Christian. Bonjour. Bonjour. Est-ce que vous êtes d'accord avec François Ruffin
partie. En partie, parce que la problématique à l'hôpital, elle est beaucoup plus complexe qu'elle n'y paraît. Je veux dire, c'est en fait du gagnant-gagnant. L'hôpital ne pourrait pas fonctionner sans les médecins étrangers. C'est vraiment impossible. Après, c'est aussi un problème de société. Je veux dire, les jeunes générations, parce que le numerus clausus, on en parle, ça y est, les journées, c'est un numerus apertus. Il a été largement augmenté. Moi, quand je passais, on était 3 000 par an. Aujourd'hui, ils sont plus de 10 000. Donc, il a été augmenté. Mais aujourd'hui, on dit que les générations n'ont plus envie d'avoir le même mode de travail que papa et maman médecins à l'époque. Et au niveau des médecins étrangers, pour aller très vite, c'est du gagnant-gagnant. C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui des médecins étrangers qui ne veulent pas rester dans leur pays parce que les conditions d'exercice n'y sont pas favorables et qu'ils auront une rémunération en France, même avec un statut. un petit peu inférieur aux médecins français, qui leur permettra d'avoir beaucoup plus d'aisance.
Si bien
qu'aujourd'hui, vous avez à l'étranger, dès leurs études, des médecins qui se préparent à passer le concours d'équivalence en France, puisqu'ils peuvent après avoir une équivalence et exercer de plein droit en France, une fois qu'ils ont eu cet examen, après ce qu'on appelle un parcours de consolidation. Donc vous avez, dès la deuxième année dans leur pays d'origine, des médecins qui se forment pour venir en France à des heures d'études.
C'est un système assez fou que vous décrivez, où tout est déséquilibré, tout est faussé, tout est vicié. Où nous, on manque de médecins, alors on doit aller faire venir des médecins immigrés. Les médecins immigrés, ils quittent leur pays, donc il y a une pénurie de médecins dans leur pays. Dès la deuxième année, ils se préparent à venir en France. Vous voyez qu'on empile les uns sur les autres des déséquilibres. C'est un sujet complexe, Christian.
Pardon, je n'ai pas entendu. Non, parce que disait Jean-Loup, vous êtes d'accord avec ça en fait ? Oui,
c'est totalement déséquilibré, mais c'est pourquoi je dis que le problème est beaucoup plus complexe. Mais est-ce qu'on pourrait faire sans
les médecins étrangers aujourd'hui en France, avec l'ouverture des candidats ? C'est impossible, c'est vraiment impossible. On est tous d'accord là
-dessus en fait. Même sur
les cinq prochaines années ou dix prochaines années ? Pour moi, en tout cas, c'est impossible.
Je vois à l'échelle de mon service, sans les médecins étrangers, nous ne tournons pas.
On est
tous d'accord là-dessus. François Ruffin l'a dit, il
a commencé comme ça. Allez-y, Président.
Là, on est le 1er mai, donc c'est des médecins qui sont d'astreinte, etc. S'il n'y avait pas ces médecins étrangers, les urgences ne tourneraient pas, les services ne tourneraient pas. Et ça pose une problématique fondamentale parce que parmi ces médecins étrangers, vous avez de véritables pépites, sincèrement. Mais vous avez des personnes qui n'ont pas les compétences, qui n'ont pas été formées à notre système, qui n'ont pas été et qui, même d'un point de vue culturel, parfois ne comprennent pas certaines subtilités et qui sont en décalage. Et donc, il faut composer avec. Il faut composer avec, avec parfois des erreurs médicales qui sont commises. Et nous, on est garants, quelque part, de leur prévention.
C'est embêtant, ça. C'est embêtant, mais c'est bien connu.
C'est très problématique.
Alors, attendez, Christian, parce qu'on a Mickaël qui veut intervenir, qui est co-gurant de société, est en Savoie. Bonjour, Mickaël.
Bonjour.
Vous êtes d'accord avec François Ruffin ? Aujourd'hui, plus d'immigration de travail
n'est pas une question de plus d'immigration de travail. C'est une immigration avec un projet. Et aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Nous on le voit bien, dans ma société je le vois bien. Quel type de société ? On est en société de nettoyage avec ma compagne. Aujourd'hui, ma compagne est roumaine. Ça fait 20 ans qu'elle habite en France. Aujourd'hui, on se rend bien compte que même... De toute façon, aujourd'hui, les Français, il faut appeler un chien, un chien, un chien, les Français sont devenus nus, feignants. Ça, c'est un fait, on le voit tous les jours. Aujourd'hui, vous allez vouloir, vous parliez des restaurants, venez en Savoie, où est-ce que j'habite, à 9h le soir pour manger dans un restaurant, on vous dit non, désolé, on ne sert plus.
qu'il n'y a plus personne en cuisine
Ils ne servent plus, parce qu'il n'y a personne, parce que les gens ne viennent pas, donc ils ferment à 9h. À 9h, tu as envie d'aller sortir avec ta femme, manger un mangeau. Mais si vous augmentiez
les salaires dans le nettoyage, est-ce que vous pourriez avoir autre chose qu'une main d'oeuvre immigrée ?
On est à 1 800 euros net. on ne trouve personne.
Donc ça veut dire que vous ne trouvez personne sauf des immigrés, c'est ça ?
Ah bah oui, les immigrés, il y en a, on en trouve, bien sûr. Première chose qu'ils nous demandent, c'est comment on fait pour les papiers.
Et justement, Mickaël, vous les aidez ensuite pour la régularisation de leur titre de séjour
? Non, parce qu'on se rend bien compte que ce n'est pas une question pour travailler. Tout de suite, c'est les papiers, les papiers. Ils ne veulent même pas savoir le salaire, ils s'en foutent. C'est les papiers, ils veulent des papiers.
Donc vous êtes en train de dire, Michael, que finalement, sous prétexte qu'ils veulent des papiers, ils font semblant de vouloir travailler dans un premier temps, ils travaillent, ils montrent leur dévouement et une fois qu'ils ont leurs papiers, ils arrêtent de travailler, vous pensez ? Bien
sûr, on l'a eu, on l'a eu. On l'a eu avec une Roumaine, elle peut travailler ici. Dès qu'elle a eu son logement, on l'a aidé pour trouver un logement, on l'a trouvé pour tout faire. Le lendemain, plus personne.
Oui, ce n'est pas la majorité. Michael, ce n'est pas la majorité quand même, vous savez très bien.
Je veux bien, moi je suis français, je veux bien qu'on me dise qu'on est feignant. Oui, on est feignant. Il y en a beaucoup qui sont devenus feignants. Sur 10 Français, vous en avez, allez, on va dire la moitié quasiment qui ne veulent plus travailler. Ils n'ont plus envie. Ça, c'est une réalité.
Donc, ce n'est pas uniquement qu'une question de salaire.
Mais après, on peut dire aussi merci. Je suis désolé de dire ça. On peut dire merci à la gauche. Ça fait un pays d'assister. Mais c'est très bien qu'on continue comme ça, il n'y a pas de souci. Après, il ne faut pas venir se plaindre. Là, je vois, mon fils a 17 ans. Il travaille en restauration aujourd'hui. Il fait une école de restauration. Il travaille tous les week-ends, le vendredi, samedi et le dimanche, il travaille dans un restaurant. Aujourd'hui, on fait de nos enfants aussi, beaucoup d'enfants, des fainéants. Les enfants à l'âge de 16-17 ans, vous savez ce que vous vouliez faire. À 16-17 ans, je pense, à votre âge.
Ou alors, il faut monter les salaires et vous redonnerait envie d'être un peu plus courageux au travail. Alors, à ce moment-là, Mickaël... Vous n'allez
pas baisser un peu les charges.
ben ça, ça revient à ce qu'on disait tout à l'heure avec Gabriel Attal, là on est pour. Michael et Christian, je vous remercie d'avoir été avec nous. François Ruffin ne veut pas d'une immigration de travail. D'accord avec lui ou pas, on va voir ce que vous en pensez. On a laissé la discussion vivre une vingtaine de minutes. D'accord avec Ruffin à 84%.