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Anthony Martin Smith. Et c'est l'heure du face à face sur Sud Radio avec notre invité Arnaud Péricard, Clément Barguin, qui est arrivé en plateau. Arnaud Péricard, porte-parole d
'Horizon, maire de Saint-Germain-en-Laye, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous ce midi, vous êtes donc porte-parole d'Horizon, parti d'Edouard Philippe, qui est en embuscade dans les derniers
sondages. En embuscade, je ne sais pas, en tout cas, Edouard Philippe, il a démontré à travers son entrée en campagne présidentielle et peut-être les derniers sondages qu'il était le seul candidat possible de la droite et du centre à être en mesure d'être au second tour de l'élection présidentielle. Et nous n'allons pas nous résoudre. à avoir un débat, ou en tout cas un deuxième tour, et réduit aux deux candidats des extrêmes. Donc c'est un chemin présidentiel qui est compliqué. Une campagne, c'est quelque chose qui est long, il faut gérer les temps longs, il faut avoir du calme et de la sérénité. C'est ce que l'on essaye de démontrer depuis cette entrée en campagne, depuis le mois de juillet.
Je vais mettre les deux pieds dans le plat, c'est aussi le Premier ministre des Gilets jaunes, le Premier ministre des 80 km heure. a
changé
?
Déjà, il ne vous aura pas... Vous n'avez pas oublié qu'Edouard Philippe, il n'est plus en responsabilité depuis 6 ans. Oui, mais il l'a été. D'accord, il l'a été, mais l'année prochaine, ça fera 7 ans qu'il n'est plus en responsabilité gouvernementale. Certes, il a été... Premier ministre et moi je l'ai côtoyé en proximité sur ce moment qui était un moment de crise mais pour l'intégralité du pays et peut-être sur des causes qui dépassaient la simple gestion gouvernementale de cette époque-là. Les 80 km heure, il s'en est expliqué au mois de juin devant plusieurs milliers de personnes en expliquant que peut-être cette approche-là avait été trop prescriptive et peut-être pas assez en tout cas laissée à l'appréciation des départements dans le cadre des compétences qui sont les siennes. Je me permets juste une petite précision, je sais que c'est pas très politiquement correct de le dire, mais quel autre pays au monde fait de l'abaissement d'une vitesse de circulation un sujet essentiel et un sujet présidentiel ? Je n'ai pas vu ça dans un... Vous décidez de réduire la vitesse de circulation en Allemagne, un cas particulier, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis. Est-ce que ça suscite les réactions que ça a suscité en France ? Il y a quand même un atypisme français sur le sujet. On sent bien que l'automobile s'est aussi adossée à la liberté, mais ça sauve des vies d'abaisser aussi les vitesses de circulation.
Beaucoup sont revenus sur cette décision. Dans de nombreux départements, on a remis la vitesse à 90 km.
dû être fait, dès le départ, de laisser ce choix au département d'abaisser si le souhaitait. Vous savez
bien, les Françaises et les Français, on n'en a un peu rien à faire d'être comparés à d'autres pays. Ils veulent être comparés à eux-mêmes, avec leur modèle. Et donc, cette notion de 80 km heure avait été très mal reçue, très mal comprise, probablement. En tout cas, c'est ce que vous nous dites, si je comprends bien. En tout cas, Edouard Philippe, là-dessus, s'en explique et dit qu'il s'y prendrait différemment aujourd'hui. Je
crois qu'il faut savoir reconnaître quand une mesure a été impopulaire et qu'elle n'a pas été suffisamment explicité ou expliqué avec pédagogie. Il faut savoir le reconnaître. Mais les gilets
jaunes.
Oui, mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise sur les gilets jaunes ? Si ce n'est que ça a été quelque chose qui, je pense, a pris par surprise l'intégralité. Rappelons-nous, c'était pour une augmentation du prix de l'essence. Mais les gilets jaunes, est-ce que vous cautionnez en disant ça le fait que l'on ait cassé l'arc de triomphe ? Parce que les gilets jaunes, c'est aussi cela. Moi, je suis journaliste, donc je ne cautionne rien. Je sais bien, mais moi, je vous dis
que dans les gilets jaunes... De ce que pensent les Françaises et les Français dans ce qu'ils nous écrivent, si vous voulez.
Dans les gilets jaunes, je pense qu'il y avait des revendications qui étaient légitimes. Il y a aussi eu un choc de société, un choc du pouvoir d'achat. Et ça, je pense qu'il était important de l'écouter. Un certain nombre de mesures, d'ailleurs, ont été prises de manière à rehausser ou à redresser le pouvoir d'achat de nos concitoyens. Mais il y a aussi des choses qui ont été inacceptables. Il y a eu des cassages. Il y a eu la préfecture du Puy-en-Velay qui a été incendie. Il y a eu l'Arc de Triomphe qui a été cassé. Donc il y a aussi eu des débordements que l'on ne peut pas cocher. Pardon ? La porte d'un ministère aussi qui a été forcée. La porte d'un ministère qui a été forcée. Je pense que ce sont des choses que l'on ne peut pas considérer. La violence ne s'excuse pas.
La violence ne s'excuse pas, bien évidemment. Mais le ras-le-bol collectif ressenti par les Gilets jaunes à l'époque avait quand même été un drame national.
Oui, je pense que c'était un épisode qui a été compliqué. Et puis, il en est sorti du bon. Vous savez, moi, je suis maire d'une commune d'un peu moins de 50 000 habitants. On a fait des réunions, il y a eu des cahiers de doléances qui ont été faits dans les villes. Qu'est-ce qu'on a retenu de ces cahiers de doléances ? Un besoin, déjà, d'écoute. Un besoin important, un besoin d'entrer en communication. Moi, j'avais retenu que... Les gens ont l
'impression d'être écoutés et qu'en fait, derrière, ça ne se produit d'aucun effet. C'est vrai. Donc si vous écoutez d'un côté que vous tendez l'oreille, mais que de l'autre, avec votre main, vous ne faites rien, les Français, au bout d'un moment, ils se disent arrêtez de nous prendre des imbéciles. Non, mais c'est une réalité.
C'est important et c'est pour ça que les élus locaux, et c'est pour ça que nous sommes d'un certain nombre de maires, à être allés voir le président de la République à l'époque, avec mon collègue Karl Olive, à être allés voir le Premier ministre pour dire que les maires étaient une partie de la réponse. Justement, parce que cet échelon du terrain, cet échelon de la proximité, pouvait peut-être pallier à cette absence d'écoute que les concitoyens... en tout cas à l'époque, à Versanqui.
Edouard Philippe qui a lancé sa campagne à Mayotte avec un discours notamment sur l'immigration très ferme, discours qui a suscité d'énormes réactions, enfin beaucoup de réactions, notamment à gauche. C'était quoi la stratégie d'Edouard Philippe ?
La stratégie en venant à Mayotte, c'est déjà d'adresser une situation particulière, une situation spécifique. Je crois qu'il a très bien résumé en disant qu'il mettait au défi n'importe lequel des candidats, quelle que soit son étiquette. de venir à Mayotte sans adresser la question de l'immigration. Pas de l'immigration légale, de l'immigration illégale. Mayotte, vous avez 50% de la population qui aujourd'hui est en situation irrégulière. Vous avez des enfants. aujourd'hui des Français, des Français maorais qui ne peuvent plus aller à l'école ou qui ne peuvent y aller qu'un à deux jours par semaine du fait de cette tension migratoire. Mais c'était important de commencer cette
campagne sur ce sujet-là précisément ? C'est important
d'aller sur ce territoire, qui est un territoire, rappelez-vous, il y a quelques mois, il y a quelques années, qui a fait l'actualité parce qu'il y a eu un certain nombre de violences, qui a nécessité l'envoi de moyens de sécurité et de forces de l'ordre spécifiques. de mémoire, je crois, sur place. Donc c'est un territoire qui est en tension, c'est un territoire qui appelle à un certain nombre de mesures exceptionnelles, et résoudre la question migratoire à Mayotte est une question essentielle pour la France. Il n'y avait pas une
volonté de jouer aussi sur les plates-bandes de Marine Le Pen sur ce sujet-là ? Mais
on ne fait pas une campagne en voulant jouer sur les plates-bandes, en parlant d'éducation nationale, en parlant d'immigration. On fait une campagne présentielle en adressant les vrais sujets. Tous les sujets sont tabous.
À la fois, il se dit qu'il a envie de ratisser large sur le centre comme sur la droite. On le voit notamment sur des propositions, des contre-propositions aussi qui ont été faites. Edouard Philippe, j'en veux sur la question de l'éducation, est favorable à une augmentation de 20% de la rémunération des enseignants. Il est aussi favorable à l'instauration d'une amende pour les parents d'enfants qui poseraient problème à l'école. Ça a été le sujet de notre débat tout à l'heure sur l'antenne de Sud Radio. Et puis vous avez Gabriel Attal qui, le lendemain, publie ce matin, c'est une dépêche AFP qui... nous donne cette information, qui lui est favorable à la réinstauration d'un certificat d'études à l'entrée du collège individualisé, mais à l'augmentation des salaires des enseignants. Est-ce que là, il n'y a pas déjà une tentative de rapprochement implicite, non avouée, mais où ces prochains mois, on va voir Gabriel Attal rejoindre Edouard Philippe, et puis Edouard Philippe allait chercher à la droite, peut-être Bruno Rotaillot ?
Il ne vous aura pas échappé qu'un projet présidentiel, c'est un projet de rassemblement. de la droite et du centre, il faut d'abord rassembler les siens, il faut rassembler son camp, et donc on appelle évidemment dans cet esprit de responsabilité collective à ce très large rassemblement, et on sera évidemment ravis de rassembler autour de nous Gabriel Attal et toutes les compétences qu'il peut incarner, y compris sur les questions éducatives et pédagogiques.
Il nous fait de la Macronie finalement. Qui ça ? Édouard Philippe. Il ne fait pas de la Macronie, il fait du Édouard Philippe, c'est
-à-dire qu'il propose un projet de rassemblement autour de ses valeurs. Et il l'a toujours dit, et rappelez-vous peut-être, cette phrase qu'il a prononcée lors de son discours, lors de son meeting du 5 juillet dernier, il vient de la droite, c'est un homme de droite qui a vocation évidemment à travailler avec des sociodémocrates, avec le centre, avec des gens de droite. Moi je viens de la droite, je viens du RPR, je n'en ai pas honte, au contraire. Il n'exclut pas... De son côté,
un deuxième tour, la France Insoumise, Rassemblement National. Le fait de le prononcer ainsi, c'est chercher quoi ? La peur des Françaises et des Français pour éviter que les extrêmes s'affrontent ? C'est
d'appeler d'abord à l'esprit de responsabilité de celles et ceux. qui pensent qu'il y a un espace et une candidature pour la droite et le centre, et qui n'ont pas envie de se résoudre à une candidature des extrêmes. Candidature dont nous attendons avec impatience les propositions. Moi j'ai envie de débattre, j'ai envie de débattre sur le fond, j'ai envie de parler d'éducation avec la France Insoumise, avec le Rassemblement National, quelles que soient les personnes qui incarnent ces projets, et que je respecte très honnêtement, mais j'ai envie de parler du fond, et je pense qu'une campagne présidentielle s'est faite pour ça. pas entendu. J'ai écouté Jean-Luc Mélenchon dimanche matin. Je vous promets que le dimanche matin, il y a des choses plus sympathiques à faire que d'écouter Jean-Luc Mélenchon au sceau du réveil. Mais je n'ai pas entendu un seul mot sur les enseignants. Je n'ai pas entendu une seule phrase sur l'éducation nationale. Je l'ai entendu parler de son OPA sur les écologistes, mais je n'ai pas entendu parler d'autre chose. Mais vous
parlez pour en revenir à ce rassemblement du centre et de la droite. David Lysnard lui aussi se dit ce matin favorable à une grande primaire. du centre et de la droite. Est-ce que la primaire, là, ça pourrait être la solution ?
Je pense que cette primaire-là, il est déjà trop tard pour l'organiser au mois de septembre. Et une primaire... De toutes les façons, votre candidat
n'en veut pas, cette primaire.
Non, mais écoutez... Il y a d'autres manières de départage. Les socialistes organisent une primaire, mais ils le font dans leur famille politique, au sein de leur formation politique. D'autres ne l'ont pas fait. Marine Le Pen n'a pas fait de primaire. Il me semble que Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas non plus proposé au suffrage de ses adhérents ou de ses sympathisants. Chaque formation, nous avons, nous horizons, une formation politique qui a un candidat. Et ça a été clair depuis le départ, un candidat à l'élection. Donc déjà, pour délimiter le champ d'application ou le périmètre d'une primaire, je pense que les uns et les autres ne sont pas d'accord. Mais vous n
'avez pas peur d'un rejet massif de la part des Françaises et des Français qui en ont ras-le-bol de deux ans de mandat d'Emmanuel Macron, quand Gérald Darmanin rejoint les troupes de votre candidat, vos troupes, quand Gabriel Attal fait, je le pense, en regardant cette réponse ce matin, peut-être des appels du pied à Edouard Fillon. Philippe, vous ne pensez pas qu'au bout d'un an, les gens vont se dire, on reprend les mains et on recommence ?
ne crois pas. Je pense que c'est important de marquer aussi nos différences. Je vous l'ai dit tout à l'heure, ça fait six ans que nous ne sommes pas en responsabilité. Voilà, donc nous avons des choses à proposer. Je pense qu'il
y a... Pardon, 6 ans, mais quand Gérald Darmanin vous apporte votre soutien, Gérald Darmanin, ministre de gouvernement, vous avez quand même dans votre équipe des personnes issues du gouvernement et qui étaient... Mais au témoin d'un doute, Gérald
Darmanin, il est populaire ou il est impopulaire aux yeux des Français ? J'ai plutôt l'impression qu'il est populaire. J'ai plutôt l'impression que les Français apprécient le travail qu'il a fait quand il était ministre de la Ville. Donc ça veut dire quoi ? Il
y a une partie du bilan qu'on n'assume pas et puis l'autre qu'on assume ? Je n
'ai pas la macronie honteuse. Moi, je viens d'une famille politique qui, je me suis retrouvé en déshérence politique à un moment donné. Parce que je ne me suis pas retrouvé au moment de l'élection présidentielle de 2017. De 2017. À ce moment-là, vous n'avez plus de réponse sur l'échiquier politique ? Je n'avais plus, parce que j'ai été, quelque part, un petit peu perturbé par ce qui s'est passé dans ma famille politique. La droite trocadéro, très peu pour moi. Moi, je suis issu d'un territoire... Donc vous avez cru en Emmanuel Macron ? Oui, bien sûr. Et aujourd'hui, si vous rejounez les rendez-vous à Philippe ? Je pense que nous sommes passés à côté d'un quinquennat, son deuxième quinquennat, qui est, je trouve, un terrible gâchis, malheureusement. Pourquoi ? Déjà... par son inaction politique. Il ne s'est rien passé, et on l'a dit, on l'a diagnostiqué très en amont de ce qui s'est passé, à partir du moment où, alors certes, on aurait pu continuer à gouverner avec une majorité relative, comme c'était le cas après 2022, mais après cette dissolution qui a été un acte politique manqué, je pense qu'on a perdu les trois dernières années de ce quinquennat, et les discussions budgétaires, vous allez avoir des débats sur les questions budgétaires, on va avoir ça pendant les semaines à venir, vont vous démarrer. montrer justement l'incroyable difficulté qu'il y aura à adopter un budget et les taux dans lequel le pays s'est placé depuis quelques années. Et quelle sera la position
d'horizon par rapport à ce budget 2027 ? Il faut le voter ? Il faut d
'abord le regarder, il faut l'examiner, il faut le travailler, il faut l'amender. Vous voyez l'ampleur des économies budgétaires qu'il faut réaliser dans un contexte d'appréciation des taux d'intérêt qui ont dépassé les 4% il y a quelques jours. Donc c'est une équation quasi impossible. Et je pense que nous avons, en tout cas, à dire la vérité aux Français sur l'incroyable difficulté budgétaire et financière par la suite qui s'annonce devant nous. Qu'est
-ce que vous dites aux Français ? Il faut se serrer la ceinture ? Quel est le message porté par Edouard Philippe
? Je dis simplement, et c'est ce que dit Edouard Philippe, qu'il y a un chemin, il y a de l'espoir. Je pense que les deux maîtres mots de la campagne d'Edouard Philippe, c'est la lucidité sur l'état du pays et c'est l'espoir que l'on doit donner à nos concitoyens. Il y a un chemin ? qui n'est pas facile, qui n'est pas évident, mais je pense qu'on peut indiquer, sans aller forcément sur un parcours de souffrance ou une trajectoire de souffrance pour nos habitants, la souffrance c'est la guerre, c'est les épidémies, c'est la peste, c'est les décès, c'est pas ça que nous proposons aux Français. C'est le pouvoir d'achat, c'est une question centrale dans cette campagne. Vous avez mis le doigt
sur le taux d'emprunt, plus de 4%, qui aujourd'hui nous fait emprunter plus cher que la Grèce ou plus cher que l'Italie. La prime de risque est plus élevée. Comment on va sortir de ça ? Parce qu'on demande, par exemple, Roland Lescure dit qu'il faut un effort collectif. Qui va payer la note ? Les Français ont ras-le-bol, si vous voulez, que systématiquement ça soit sur eux, alors même qu'ils attendraient plus d'exemplarité de la part de leurs élus.
Mais dans une situation d'inertie politique, je ne vois pas de solution, à très court terme. Il faut... Un nouvel élan présidentiel, un nouvel élan gouvernemental, un nouvel élan législatif qui vont donner des marges de manœuvre, justement, pour prendre les mesures qui vont s'imposer. Et pourquoi ? Pour instaurer une trajectoire de crédibilité. Nos créanciers, ceux qui achètent la dette auprès de l'agence France Trésor ou ceux qui l'achètent pour financer nos retraites, je rappelle que 25% de la dette publique, 420 ou 430 milliards d'euros, c'est la dette publique relative aux retraites. et que cette part de dette va continuer à s'accroître si on ne fait rien sur les ADL. Donc il faut d'abord être sérieux, il faut être crédible, et il faut, non pas ce que j'ai entendu de la part de Jean-Luc Mélenchon ou de Mathieu Pigasse, mais quand on a une dette, ça s'honore et ça se rembourse. Vous l
'avez vu, c'était aussi le Premier ministre de la réforme des retraites, on a vu à quel point ça avait été problématique.
Parce que ça a été totémisé en France, et on sent bien que la question des retraites, dans un climat parfois d
'irresponsabilité politique... J'ai le sentiment qu'on n'arrive pas à régler ce sujet de la retraite, parce que systématiquement, il y a les mêmes qui sortent dans la rue, il y a les mêmes qui s'opposent, mais surtout parce qu'on a systématiquement les mêmes propositions sur la table.
Oui, je pense que vous avez raison. Je pense qu'il est temps, quelque part, non pas de faire un Big Bang, mais de proposer autre chose, un effort collectif. Il y a une certitude et une vérité, on va tous devoir travailler d'abord. 67 ans ? Je ne sais pas si c'est l'âge, mais le taux d'emploi... En fait, je prenais l'image de l'autre jour sur un autre média. C'est une armoire IKEA. Pardonnez-moi pour la publicité déguisée, pas tout à fait déguisée d'ailleurs. Oui, mais aussi des armoires chez Conforama ou chez Bricorama. Ou vous le souhaitez, en tout cas, on est en période de rentrée. Donc c'est une armoire qui est complètement fragilisée. Il faut revisser un petit peu partout. Donc il faut revisser et il faut revisser sur des tas de paramètres. C'est l'âge, c'est le taux d'emploi et des jeunes et des seniors parce qu'il faut plus de cotisants, il faut plus de retraite. Évidemment, c'est la capitalisation. C'est une réponse. C'est une autre manière de gérer la dette. C'est l'interdiction d'être dans une situation de déficit pour couvrir cette dette. C'est d'en confier peut-être la responsabilité aux partenaires sociaux. Il y a plein de paramètres qui peuvent être mis en place simultanément pour résoudre cette question-là.
Merci beaucoup Arnaud Péricard. Je le rappelle, vous êtes porte-parole auprès d'Edouard Philippe. D'Horizon, maire également de Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. Merci d'avoir été avec nous ce midi. Merci Clément Barguin de m'avoir accompagné sur ce midi 13h. Les débats de l'été... 6h, 13h, comme tous les jours, continue dès demain. On vous attend nombreux et nombreux. Au 0826 300 300, vous nous appelez. Vous continuez à retrouver Les Vrais Voix à partir de 17h, présenté par Frédéric Brindel. Je veux remercier l'équipe qui m'accompagne pour préparer cette émission. Clément Barguin, Albin Texera, Louis Randazzo, Alexandre Saint-Etienne, Antoine Dizy et puis Julien Delmas à la réalisation et Manu au standard. Je vous souhaite une très belle suite de journée sur Sud Radio.
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