Chargement...
Chargement...
parce que vous avez été précis, et je veux l'être à mon tour, sur la question de la lutte contre l'immigration. Moi, vous connaissez les contraintes du gouvernement actuel, nous n'avons pas de majorité, nous n'avons pas beaucoup de temps devant nous, nous n'avons pas d'argent. J'aime mieux vous dire que la situation est absolument idéale et confortable, mais elle nous autorise aussi, paradoxalement, à être plus exigeants et à prendre un certain nombre de risques. Est-ce que je viens vous annoncer une énième loi dans les semaines qui viendront ? La réponse est non. Est-ce qu'à droit constant et à loi constante sur nos sujets migratoires, est-ce qu'on peut faire beaucoup mieux, notamment dans notre organisation, dans notre capacité de faire ? La réponse est oui. Et c'est pour ça que je dis ceci au fond à court terme ce qui peut être fait de ce qui peut être envisagé à moyen et long terme. Je l'ai dit tout à l'heure, mais je le redis devant vous pour répondre aussi à votre interpellation. Je pense que nous allons valider une continuité, monsieur le Président, sur un point, c'est le renforcement des moyens. Quand je suis venu à Mayotte avant 2017, il y avait moitié moins de policiers et de gendarmes sur l'archipel. Moitié moins. Aujourd'hui, moitié plus. Est-ce que c'est suffisant ? La réponse est non. Est-ce qu'en face à cela, la violence a augmenté ? La réponse est oui. La réalité, c'est que notre organisation de sécurité intérieure a profondément évolué. Et ça, le ministre de l'Intérieur est en train de l'expliquer actuellement en petite terre, mais on va continuer évidemment sur ces efforts. On va néanmoins faire deux inflexions. La première, je l'avais initiée quand j'étais ministre des Armées et désormais les résultats sont là. Nous allons assumer une militarisation plus forte de la lutte contre les migrations clandestines et dans le respect de notre souveraineté. On a trop d'angles morts autour de l'archipel. On a trop de difficultés de détection. Et paradoxalement, alors que nos moyens en matière d'interception ont augmenté et vont continuer d'augmenter, c'est parfois les sujets purement de détection et de renseignement qui font encore défaut. Je ne veux pas traiter tous les sujets parce que j'en ai déjà parlé tout à l'heure et je veux parler des autres sujets liés à la reconstruction et à la relation entre l'État et le Conseil départemental. Mais ce que nous allons assumer à très court terme, c'est d'employer de la haute technologie militaire, ballon statique de surveillance, comme on le ferait sur des zones parfois de conflits difficiles, pour faire du renseignement, drone longue portée pour avoir une allonge de détection très en amont lorsqu'il y a un départ d'embarcation, drone tactique, intelligence artificielle, les ministres sont en train de détailler tout ça, mais... On ne pouvait pas le faire avant et pour cause, parce que les crédits militaires avaient tellement été abîmés dans les années 2000, je sais de quoi je parle, que la remontée en puissance de notre appareil de défense a pris du temps, et que seulement maintenant, on peut enfin bénéficier du matériel et pouvoir évidemment l'injecter ici, sur la souveraineté maritime de Mayotte. Ça vaut pour la terre, ça vaut notamment sur les hauts de Samboreau, ça vaut pour la mer, et ça vaut évidemment pour les airs.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.