Chargement...
Chargement...

Ce soir avec Najou et Laïté, avec Mathioc, secrétaire général du Millénaire, et Benoît Perrin, directeur général de Contribuables associés. Bonsoir à tous les trois. Aujourd'hui, mercredi, c'était au tour du MEDEF de faire sa rentrée. Le président Patrick Martin a ouvert avec un discours d'ouverture très offensif lors de la rencontre des entrepreneurs de France. C'était depuis le stade Roland-Garros à Paris où nous retrouvons Maxime Le Guay, notre journaliste politique. Bonsoir Maxime, merci d'être avec nous ce soir. Dans quel état d'esprit étaient les patrons à l'issue de cette première journée aujourd'hui ?
Bonsoir Michael. Inquiétude, colère, pessimisme, voilà comment résumer l'état d'esprit général des patrons après cette première journée ici à l'AREF. Des chefs d'entreprise qui déplorent la tonalité du débat public économique en France et qui attendent surtout de la part de la classe politique à la fois du courage, comme l'a martelé à plusieurs reprises Patrick Martin, le président du MEDEF, mais aussi et surtout de la clarté sur des sujets aussi centraux que la réduction. du déficit, la fiscalité des entreprises, le coût du travail et puis bien évidemment le sujet brûlant de la réforme des retraites. Une inquiétude qui touche notamment les jeunes entrepreneurs. Nous avons pu échanger avec l'un d'entre eux. Il est âgé de 23 ans. Je vous propose d'écouter son témoignage recueilli au micro de Emma Loro.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Aujourd'hui, du courage il en faut. J'ai créé une entreprise il y a 3 ans, à 20 ans. Ce n'était pas le même contexte qu'aujourd'hui. Il faut oser et aujourd'hui oser c'est très compliqué en France. Qu'est-ce qu'on va faire ? Où on va en fait aujourd'hui en tant que chef d'entreprise de 23 ans ? Je ne sais pas. où mon entreprise va. L'avenir est incertain. Aujourd'hui, les politiques, les parlementaires ne nous aident pas. Aujourd'hui, il y a une surcharge administrative. Il y a des besoins que les entrepreneurs ont aujourd'hui. Pour créer une entreprise à 23 ans, il faut vraiment avoir du courage. Aujourd'hui, l'État nous met des bâtons dans les roues.
vous entendez cette inquiétude. Et puis à noter que selon un sondage réalisé par le MEDEF, 82% des chefs d'entreprise sont pessimistes quant à la future politique économique qui sera conduite par le prochain ou la prochaine présidente de la République. C'est dire le niveau de défiance vis-à-vis de la classe politique.
Merci beaucoup Maxime Leguay et Emma Loro depuis le stade Roland-Garros à Paris pour cette rentrée du MEDEF. Une rentrée particulière évidemment, Benoît Perrin. À quelques mois de l'élection présidentielle, il y a une forte attente évidemment du côté du patronat. Patrick Martin qui parlait des entrepreneurs. Les entrepreneurs représentent le courage dans le pays face aux décideurs politiques. Aujourd'hui, il y a une colère du MEDEF face à la classe politique.
crois qu'on a dépassé le stade de l'inquiétude. On est effectivement au sentiment de colère. Très concrètement, je pense qu'il y a deux points importants. Le premier, c'est je pense qu'un certain nombre de créateurs de richesse en France espèrent vraiment qu'enfin, on va parler des sujets de fonds à l'occasion de cette prochaine élection présidentielle. Les débats de fonds ont manqué à l'occasion des deux dernières élections présidentielles. Donc j'espère vraiment, et je pense que l'ensemble des acteurs économiques sont sur cette ligne-là, j'espère qu'on va enfin parler des sujets de fonds. Deuxième point, pourquoi il y a de la colère et pourquoi il y a de l'inquiétude ? Très simplement parce qu'on voit bien que ces dernières années, nos responsables politiques s'en sont pris aux entrepreneurs et aux créateurs. de richesses pour rétablir les comptes. Très concrètement, on voit bien que ces dernières années, vous avez des créations de nouveaux impôts, typiquement la surtaxe de l'impôt sur les sociétés. Et puis ces derniers mois, une baisse des allègements de cotisations sur les bas salaires. Ce qui sont deux éléments extrêmement importants qui pénalisent en fait la compétitivité française. Et ce dont on s'aperçoit, c'est que dans les débats médiatiques, dans les débats politiques, on voit que ceux qui sont les obsédés de la redistribution de richesses... sont en train de gagner sur ceux, en tout cas font plus de bruit, que ceux qui sont des obsédés de la création de richesses. Et c'est ça la difficulté aujourd'hui du débat médiatique en France. C'est qu'on voit que ceux qui parlent le plus fort, ce sont ceux qui veulent redistribuer massivement. Alors qu'il faut le rappeler, la France est un pays les plus redistributifs au monde. Aujourd'hui, nos responsables politiques devraient être des obsédés de la croissance. Et pour être des obsédés de la croissance... Il faut aider les entreprises, surtout quand on sait que le pouvoir d'achat est la préoccupation numéro un des Français. Et tant qu'on n'aura pas d'entreprise profitable, il sera très compliqué de voir le pouvoir d'achat des Français augmenter.
On a l'impression finalement aujourd'hui que le patronat n'est pas forcément pour les différents candidats à la prochaine élection présidentielle. n'est pas vraiment un terrain qui leur semble prioritaire aujourd'hui.
Oui, oui, tout à fait. Mais avant de répondre sur le fond, moi, j'aimerais dire ce qui m'étonne, c'est que des candidats déclarés à l'élection présidentielle n'aient pas été invités à ce débat économique. Je pense notamment à David Knissnard. Ils y seront
demain. Les principaux candidats à l'élection présidentielle seront invités demain, effectivement, pour débattre sur ces questions-là. On voit bien que l'objectif du MEDEF, c'est vraiment de remettre au cœur du débat les sujets liés à l'économie.
Excusez-moi, mais vous n'avez pas répondu à ma question. Alors, David Lissnard sera là demain et Éric Zemmour sera là également. Et pourtant, je ne défends ni les uns ni les autres. Mon choix sera privé dans l'urne. Mais moi, je peux y mettre quand même un regret. Vous avez certes 23 candidats déclarés à l'élection présidentielle. Certes, le MEDEF ne va pas inviter les 23 candidats. trois candidats, mais il aurait été intéressant de savoir sur quels critères ils ont invité telle ou telle personne. Éric Zemmour, il en fait partie, il est invité demain ? Je n'en sais rien. Donc moi, j'estime qu'il faut déjà en toute transparence savoir sur quels critères le MEDEF, après vous me direz, c'est une organisation privée.
Mais votre question est intéressante parce qu'elle en dit long aussi aujourd'hui sur l'état d'esprit des patrons et l'attente aussi du patronat sur cette élection présidentielle. C'est-à-dire qu'on a l'impression aujourd'hui que l'inquiétude, vous parliez de colère tout à l'heure Benoît Perrin, l'inquiétude elle est telle que pour les patrons, finalement, ils n'attendent plus rien des politiques. Peu importe le candidat qui sortira du chapeau en avril prochain, ce sera la même chose pour eux finalement. Le résultat
sera le même. Ce qui est frappant, c'est qu'en tout cas, à l'occasion de chacune des élections présidentielles, vous avez ceux qui sont au pouvoir et ceux qui sont dans l'opposition. Ceux qui sont dans l'opposition réclament toujours l'allègement des charges, la baisse des impôts. Mais le problème de cette opposition, c'est que dès lors qu'elle revient au pouvoir, elle ne fait rien de ce qu'elle a promis. Et cette colère-là, et j'insiste vraiment là-dessus, ce n'est pas que les grands patrons. On a l'habitude de dire que le MEDEF, ce sont les grosses entreprises. D'abord, c'est faux. Et puis deuxièmement, il suffit de parler avec nos entourages respectifs. J'ai passé quelques jours... sur l'île d'Oléron et je parlais avec des gens qui vendaient des fruits et des légumes, ils étaient extrêmement assommés de charges, assommés de réglementations. Vous voyez, ce n'est pas qu'une histoire de grosses entreprises et petites entreprises. Tous les entrepreneurs de France, quel que soit leur chiffre d'affaires, quelle que soit la taille de leurs entreprises, se plaignent d'être entravés. Ils aimeraient tous augmenter le salaire de leurs bons salariés. Ils ne le peuvent pas. Parce que l'État les assomme de charges. Et on voit bien qu'une des vraies difficultés du pouvoir d'achat, on l'a dit tout à l'heure, c'est qu'il n'y a pas assez d'entreprises profitables. Et deuxièmement, il y a des charges sociales qui sont extrêmement importantes et qui empêchent les entrepreneurs et les chefs d'entreprise de rémunérer à la hauteur de ce qu'ils souhaiteraient leurs salariés.
Écoutons Patrick Martin, justement, tout à l'heure.
certains... responsable politique, je le dis, cessez, cessez d'entretenir ce mythe et de souffler cyniquement sur les braises de la jalousie. La France est au contraire un des pays les plus égalitaires du monde. Je le répète, fantasmer sur la taxe Zuckmann et ses avatars ne réglera rien au déclassement de la France, bien au contraire.
Patrick Martin, depuis Roland-Garros à Paris, lors de ce discours, Mathieu, sur le sujet de la taxe Zupman, on en avait beaucoup parlé il y a quelques mois, et ça a aussi contribué à ce que vous disiez tout à l'heure, c'est-à-dire cette absence totale aujourd'hui d'attente de la part des patrons vis-à-vis des politiques.
Exactement, puisque que la gauche parle et soit favorable à l'attaque Zuckmann, à la limite, c'est son ADN politique. Mais le problème, c'est que, et c'est ce qu'a dit Benoît Perrin, la domination culturelle et médiatique et politique a fait que dans les derniers budgets, à partir du moment où il y a une assemblée ingouvernable, on a voté des budgets avec des hausses d'impôts et de fiscalité très massifs sur les entreprises, les grandes comme les moins grandes. Et c'est ça aujourd'hui le véritable problème. Et ce que dit Patrick Martin, et tout le monde le verra, c'est que la France est déjà le champion, le champion, le champion, le champion du monde. en tout cas champion de l'OCDE, des prélèvements obligatoires. On est à 43,7% de taux de prélèvements obligatoires en 2025. C'est sans précédent dans notre histoire quasiment et c'est le plus haut taux des pays de l'OCDE. Et deuxième point, on est le pays qui dépense le plus. On est à 57% de dépenses publiques par rapport au PIB. Et si on fait un simple calcul et qu'on compare pas à des pays qui sont ultra-libéraux, juste à des pays européens, la moyenne des pays européens, c'est 48-49% de dépenses publiques. de dépenses publiques par rapport au PIB, contre 57 en France. Donc ça veut dire que si l'État français dépensait autant... que les autres pays, que ses voisins européens, et à ce que je sache, l'Allemagne, la Suisse ou l'Italie ne sont pas des pays qui dysfonctionnent. Eh bien, l'État générerait 200 milliards d'euros d'économies. Et pour faire un simple calcul, avec 200 milliards d'euros d'économies annuelles, l'État aurait de quoi supprimer toutes les charges sociales et patronales pour tous les salariés qui gagnent en dessous de 3 000 euros. Ça représenterait un gain de pouvoir d'achat de 500 euros à 1 000 euros par mois pour... tous les salariés français. Je ne dis pas que c'est ce qu'il faut faire, je ne dis pas qu'il n'y a pas d'autre chose aussi à faire, des investissements à faire dans la défense, dans la transition écologique, etc. Mais vous vous rendez compte, avec cette manne d'économie, tout ce que l'État français pourrait faire et pourrait permettre de rendre riches les Français. Quoi qu'il
en soit, il y a un effort à trouver quelque part. Le problème, c'est qui doit finalement payer cet effort ? Qui doit être... Qui doit... Je vais y arriver. Ce sera pour qui cet effort ? Est-ce que ce sera pour les Français ? Est-ce que ce sera pour les entreprises ? Ou est-ce que c'est à l'État de le prendre en charge, cet effort ? Sauf que l'État n'a plus les moyens de le faire.
En tous les cas, l'État demande un effort aussi bien du côté des entreprises que du côté des particuliers. Et ce qui est à craindre, notamment, c'est en ce qui... concerne la classe moyenne. C'est toujours la classe moyenne qui est prise entre deux étaux et à qui on demande à chaque fois de faire des efforts. Mais moi, je comprends. Alors là, je vais en venir au fond, puisque tout à l'heure, je parlais plus d'organisation. Mais j'en viens au fond. Moi, je comprends le patron du MEDEF où il exprime aussi son exaspération, son inquiétude, où il dit en 2027, c'est soit le sursaut, ou la crise. Moi, je vais souvent au tribunal de commerce en tant qu'avocate, parce que je ne fais pas que du droit pénal, je fais aussi du droit des affaires. Et je peux vous dire, il y a pas mal d'entreprises en défaillance. Plus de 60 000 entreprises sont en défaillance par an, ce qui est énorme. C'est un chiffre... extrêmement élevé et donc vous avez le Medef qui à la veille d'ailleurs de ce débat économique avait lancé un questionnaire auprès de plus de 60 000 entreprises pour prendre la température auprès d'eux et puis ce qui revenait souvent c'est la simplification administrative, la réindustrialisation. Normal. La thématique de la dette est aussi revenue. La fiscalité, on en a parlé. Donc les points d'inquiétude sont quand même nombreux. Et la véritable question, c'est de savoir comment la France peut continuer à financer son modèle social si elle ne continue pas à produire de la richesse. Et les entreprises... participe à la production de cette richesse. Mais le problème,
c'est que l'État se gave sur le dos des entreprises et de ceux qui travaillent. C'est ça qui est insupportable aujourd'hui. Vous prenez une feuille de paye, ça dit tout, parce que pour un salaire à 2500 euros net avant impôt, le coût pour l'employeur, c'est 4600 euros. C'est le super brut. Le gain pour le salarié, c'est 2500 net avant impôt et c'est 2200 après l'impôt sur le revenu. Et encore une fois, les salariés, une fois qu'ils touchent cet argent-là, ils doivent payer la TVA, les taxes sur le carburant, les taxes sur les... les cigarettes, les taxes sur tous les biens de consommation. Et c'est ça, aujourd'hui, le véritable problème. Donc, quand vous posez la question à qui doit faire des efforts, ce ne sont ni aux Français qui travaillent, ni aux entreprises. C'est véritablement à l'État de faire des efforts. Et là-dessus, nous, on avait travaillé sur un plan de réduction de la dépense publique. Il y a déjà 22 milliards d'euros de dépenses superflues sur les agences, etc., même si on peut aller encore plus loin. Mais il y a 22 milliards d'euros qu'on peut couper très rapidement. la première année d'un quinquennat. Vous avez ensuite après des économies à réaliser sur la politique migratoire, sur l'aide au développement par exemple dans certains pays à l'étranger. Vous avez des économies à réaliser sur le champ de la politique énergétique. Bref, il y a un certain nombre de paquets d'économies que l'État peut réaliser avant de devoir demander plus aux retraités ou aux gens qui travaillent. J
'aimerais vous montrer la une du JD News qui est publié aujourd'hui. Comment... Macron a ruiné le pays. Voilà, c'est la une du JD News de ce mercredi. Explosion de la dette, hausse du déficit, montée du chômage, impôts en flèche avec une longue analyse de Marc Toiti. C'est intéressant, je vais la décrire aussi pour les auditeurs d'Europe 1, sur cette une du JD News, on voit Emmanuel Macron sur un jet ski. C'est une photo de vacances visiblement du président de la République, puisqu'on a pu le voir dans la presse, le président de la République a visiblement fait du jet ski cet été avec ses lunettes de soleil. Comment Emmanuel Macron a ruiné le pays ? Le bilan est malheureusement catastrophique, et c'est loin de le dire, Benoît Perrin, pour un président qui était qualifié au début de son premier quinquennat de Mozart de la finance.
Alors c'est vrai qu'un certain nombre de Français ont voté pour lui, évidemment, puisqu'il a été élu, notamment sur ces raisons-là, et force est de constatabilité que le bilan n'est pas bon. Tant le bilan économique que le bilan des finances publiques. Le bilan économique, il suffit de regarder très simplement, par exemple, la croissance. On ne va même pas atteindre 1% cette année, on devrait être entre 0,5 et 0,7%. Quand on regarde le taux de chômage, il est en train de remonter. Alors c'est vrai qu'il est plus bas. qu'en 2017, c'est-à-dire à l'arrivée d'Emmanuel Macron, sauf que là, ces dernières années, il est en train de monter en flèche. Quand on regarde les chiffres de l'industrie, c'est pareil. Depuis à peu près un an et demi, on a plus de fermeture d'usines qu'on a d'ouverture d'usines. Et enfin, quand on regarde la balance commerciale française, là aussi, les chiffres ne sont pas bons. Vous voyez, l'aspect économique, il n'est pas bon. Après, si vous regardez l'aspect financier, bon, l'aspect financier, vous venez de le dire. On regarde la dette, elle a explosé. On regarde le déficit, il est quasiment x2 par rapport à 2017. Et puis la charge d'intérêt de la dette est aussi en train de monter parce qu'on voit bien que les finances publiques étant mal tenues, ceux qui nous prêtent de l'argent acceptent de nous prêter de l'argent, mais à des taux de plus en plus importants.
Le titre à l'écran, je crois que tout est dit ici. Emmanuel Macron, le Mozart de la créance. Je le décris encore une fois pour les auditeurs d'Europe 1. C'est le titre qui est à l'écran de CNews. Emmanuel Macron, le Mozart de la créance. Comment le Mozart de la finance est devenu le Mozart de la créance ? C'est un peu la question qu'on se pose tous.
Quand vous regardez les finances publiques de la France, c'est comme dans un ménage. Vous avez d'un côté les recettes, de l'autre côté les dépenses. Force est de constater qu'il y a eu quelques efforts de fait sur les recettes, c'est-à-dire qu'il a baissé quelques impôts. Néanmoins, la vraie difficulté, c'est pour ça qu'on a des chiffres catastrophiques, c'est que vous avez un peu de baisse d'impôts, mais comme la dépense publique n'y a pas touché, qu'est-ce que vous avez logiquement ? Un déficit qui continue de s'accroître année après année. L'objectif de 2026 était d'être aux alentours de 5%, plus personne n'y croit. On va être entre 5, 5 et 6% de manière évidente. Pourquoi ? Parce qu'encore une fois, la dépense publique continue de filer. On a des responsables politiques des premiers ministres et un président de la République qui, ces dernières années, n'ont pas touché à cette fameuse dépense publique. Non seulement ils n'ont pas touché, mais pire que ça, ils ont continué de l'augmenter. Donc quand vous avez des recettes qui sont stables et une dépense publique qui continue à augmenter sans aucune maîtrise, et ça a été montré par... Plein de rapports, des rapports français, d'instituts français comme la Cour des comptes, comme le Conseil d'analyse économique, mais aussi par des institutions internationales qui s'inquiètent effectivement de la dérive de la dépense publique en France. Eh bien, vous avez un bilan financier qui est effectivement très mauvais.
Écoutons Gabriel Attal, justement, candidat à la prochaine élection présidentielle. qui était en déplacement en Mayenne aujourd'hui et qui s'est exprimé justement sur le bilan d'Emmanuel Macron. C'est intéressant parce que s'il y a bien un candidat, on peut même dire deux candidats, qui ont largement participé au bilan du président de la République, c'est bien Gabriel Attal et peut-être même Edouard Philippe. On écoute Gabriel Attal.
J'ai été député, puis ministre, puis Premier ministre. Je dois être comptable de ce que j'ai fait ou pas fait, bien fait ou mal fait, dans les fonctions qui m'ont été confiées au moment où elles m'ont été confiées. En l'occurrence, je vous ai rappelé sur la question des déficits, tout ce que j'ai fait quand j'étais à Matignon et surtout le résultat, 2024, quand j'étais Premier ministre, l'état dépense moins que l'année précédente, pas arrivé depuis 15 ans.
'est marrant parce que souvent, les personnes ont tendance à gonfler leur CV. Là, lui, il a tendance un petit peu à le minimiser parce qu'il a oublié son passage au ministère du budget.
Il
a oublié également son passage en tant que porte-parole du gouvernement. Donc voilà, il a un petit peu... Matignon. Matignon, il a dit qu'il avait été Premier ministre. Najou, il a été.
Oui, moi, je voulais simplement rappeler que le décrochage de la France est dû aussi... Il n'est pas dû seulement au Covid. Mais souvenez-vous, l'aide apportée par l'État. C'est-à-dire que l'État... Alors, je vois qu'en face... On n'est pas forcément d'accord avec moi. Je ne dis pas que ça justifie la dette que nous connaissons aujourd'hui. Mais elle y a contribué. C'est-à-dire que l'aide apportée par l'État dans le cadre du Covid, c'est-à-dire les aides aux entreprises, le fonds de solidarité, pour qu'on évite l'effondrement économique de notre pays, il a bien été. Il a bien été fait, il a bien été réalisé dans le cadre de cette crise sanitaire. Ensuite, moi, je me souviens de l'ancien Premier ministre, c'est de pas Edouard Philippe, mais je crois que c'était... Michel Barnier ? Non, Gabriel Attal, exactement. Vous rebondissez sur ce qu'il vient de dire. Gabriel Attal qui disait « le quoi qu'il en coûte, c'est terminé ». Quand il prenait la parole, c'était ça. C'est-à-dire qu'on a aidé l'État à aider les entreprises, à aider les particuliers, à éviter que l'économie de la France s'effondre dans le cadre de cette crise sanitaire. Mais maintenant, c'est fini, on ferme les robinets. On aurait voulu... que l'État s'attaque en effet à la dépense publique et prenne ses responsabilités. Mais il ne les a pas prises à ce moment-là. Et c'est vrai que là, alors je ne suis pas économiste, mais je pense que là, ça a été le début de la perte de la France en matière de dette.
Allez, juste avant de marquer une très courte pause, une autre une. dont je souhaitais vous parler. C'est la une des dernières nouvelles d'Alsace de ce mercredi. La difficile adaptation agricole face au changement. Alors non, ce n'était même pas celle-ci. Ce n'était pas exactement cette une que je souhaitais vous montrer. Ce n'était pas celle-là, mais ce n'est pas grave. On voulait improviser ça. En gros, c'était l'inquiétude des patrons face à un duel entre la France insoumise et le Rassemblement national. Cette inquiétude, aujourd'hui, elle est clairement... Pour quelles raisons, selon vous, Benoît Perrin ?
Alors il y a deux raisons. La première raison pour la partie LFI, c'est bien sûr parce qu'ils ont bien compris qu'LFI n'a qu'une obsession et qu'un programme, c'est augmenter les impôts de ceux qui réussissent. Et notamment, effectivement, des entreprises. Donc ils sont très inquiets en disant, voilà, déjà qu'on a une situation qui n'est pas bonne, on a une économie qui est à l'arrêt. Si en plus, on nous rajoute des impôts, des taxes en tout genre, eh bien ça va définitivement ruiner le pays. Et puis après, de l'autre côté, vous avez le Rassemblement National pour lequel, effectivement, il y a un certain nombre de questions. Et je pense que... Les responsables du Rassemblement national qui vont devoir plancher devant le MEDEF demain après-midi vont devoir... certainement un peu clarifier leur position sur un certain nombre de thématiques et notamment sur la thématique centrale, comme on dit, l'éléphant au milieu de la pièce, qui est bien sûr le sujet des retraites, puisqu'il faut quand même dire la vérité aux Français, il n'y aura pas de rétablissement des comptes publics si on ne touche pas au sujet des retraites, qui représente 25% de la dépense publique, si on ne touche pas au nombre de fonctionnaires et si on ne touche pas au sujet de l'immigration. Si on ne règle pas ces trois sujets, si on n'a pas des positions claires sur ces trois sujets, il sera impossible de rétablir l'équilibre financier et la vraie problématique. c'est que ces trois sujets sont trois sujets qui ne sont pour l'instant pas vraiment abordés par nos responsables politiques, ou en tout cas, leurs positions ne sont pas, on va dire, assez claires. Et tant que ces trois sujets ne sont pas adressés, encore une fois, on parlera effectivement du sexe des anges. Il faut parler des gros sujets.
Et c'était la une des échos. La voici, les patrons redoutent un second tour entre Le Pen et Mélenchon. La pause, on va revenir dans un instant. On va parler de ce cycliste poignardé en plein jour par un automobiliste. C'est là, c'est passé à Paris. le 9e arrondissement de la capitale. Restez avec nous pour la suite de Punchline en direct sur CNews et sur Europe.