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Gabriel Cruzel, voilà, Sébastien Lancornu à Mayotte, vous applaudissez.
Non mais écoutez, le problème c'est que Mayotte, je dis ça avec une tristesse infinie, parce que je pense aux gens qui sont là-bas, mais c'est devenu un marronnier, voilà. C'est tout. Alors régulièrement, un serpent de mer, je ne sais pas comment appeler ça, on reparle de Mayotte, alors là, on fait de la com' un peu, parce que vous savez, quand on n'arrive plus à résoudre aucun problème, on essaie au moins d'être sur la photo. Donc Sébastien Lecornu, moi, il fait ce qu'il peut sans doute, mais le problème est qu'il peut peu, et donc il va à Mayotte, et il y a toute... une émulsion, un phénomène qui se crée autour de sa venue. Moi je suis très circonspect sur ce genre d'opération de com. Il faut voir que Mayotte, et d'ailleurs ce sujet nous ramène au sujet précédent. Et au sujet suivant aussi. Voilà pourquoi Marine Le Pen a une base électorale absolument inattaquable, je dirais citadelle à Mayotte. Alors ce n'est pas pour des raisons identiques. La France, l'FI passe son temps à nous dire « oui, le RN est raciste ». Bon, écoutez, on a des gens qui sont racisés, comme dit LFI majoritairement, et de confession musulmane. Donc le sujet doit être... ailleurs, doit être ailleurs. Et ce sujet-là, personne n'ose s'en ségire. C'est évidemment le sujet de l'immigration, qui dépasse en fait le cadre, monsieur en parlera sans doute mieux que moi, des Comores, parce qu'on sait très bien qu'aujourd'hui, c'est devenu une route de l'immigration, Mayotte, une route plus tranquille que celle de la Libye. Donc on a aujourd'hui des gens d'Afrique du l'Est, des Congolais, des pays des Grands Lacs, qui passent par les Comores, et puis ensuite par Mayotte, pas seulement des Comoriens, voilà ce que je voulais dire, immigrés en France. Donc c'est un sujet extrêmement fort et qui est en réalité au centre du phénomène 2027 de Marine Le Pen. Parce qu'on peut dire, si vous voulez, les gens qui ont fait un peu de marketing, ils connaissent l'effet halo. Vous savez ce que c'est l'effet halo ? C'est ce qui fait que quand une petite marque, vous allez voir il y a un lien, fait de la publicité sur un thème, sur un produit, c'est la grande marque qui en bénéficie. Aujourd'hui, l'immigration, on sait que... Madame qui est intervenue tout à l'heure, je crois que c'était... Il lui a parlé du programme économique. Mais aujourd'hui, ce qui est au centre des préoccupations, c'est évidemment l'immigration, au centre des préoccupations de l'électorat qui rejoint Marine Le Pen. Or, il se trouve que le Front National puis le Rassemblement National ont martelé, ont labouré ce thème de l'immigration. Donc aujourd'hui, il y a d'autres gens qui essaient d'en parler. On peut dire qu'Éric Zemmour parle de l'immigration, Bruno Retailleau, d'une certaine façon, même si... Édouard Philippe, Gabriel Attal, toute la Macronissimée. Oui, alors de façon plus ou moins déterminée. Mais néanmoins, c'est un sujet qui... essaient de saisir mais en réalité la prime si j'ose dire revient au parti qu'il a labouré depuis des années et c'est le rassemblement national et le rassemblement national le martel mayotte c'est finalement le laboratoire de ce qui pourrait se passer chez nous alors il n 'est pas le seul à le dire mais néanmoins c'est pour ça que ce sujet de mayotte c'est pas seulement quelque chose qui se passe loin là bas et qui ne n'intéresse pas ceux qui vivent dans l'hexagone si ça nous intéresse
Tous. Absolument, Gabriel Cluzel en direct sur Europe 1. Gilbert Collard, on apprend à l'instant que Xavier Bertrand, tenez-vous bien, annonce officiellement être candidat à la présidentielle. On l'apprend à l'instant, c'est en direct. Il est 11h48 sur Europe 1.
Ce qui est intéressant, c'est qu'il peut être candidat, on ne le verra pas.
Pourquoi
? Parce qu'il est inexistant. François Hollande était inésistant
un an avant la présidentielle où il a été président.
Ah oui, mais il avait été premier secrétaire du Parti Socialiste, ne l'oubliez pas. Mais jamais ministre. Mais jamais ministre. Bon, laisser Bertrand, moi, je ne m'impressionne pas du tout. Mais ça devient véritablement... collectif, cette candidature, le carnaval de Nice, ils sont tous. C'est incroyable. Bientôt, bientôt, il n'y aura plus de place. Ça va être incroyable. Mais pour revenir à nos amis qui font du tourisme opportuniste politique, moi je trouve ça, franchement, quand on connaît la situation de Mayotte, que je connais bien, moi j'y suis allé souvent. C'est au Seine, les populations sont dans une misère que vous connaissez, qui est intolérable. Quand on pense qu'Edouard Philippe, quand il a été Premier ministre trois ans et quelques jours, n'est pas allé une seule fois à Mayotte, et que maintenant, à la faveur du vent électoral, il y va, et le Premier ministre actuel qui ose dire qu'il pourrait supprimer l'aide publique au développement, mais c'est la France qui a besoin d'aide publique. Qu'est-ce qui veut dire quoi qu'on continue à donner de l'argent pour une aide publique au développement ? On n'a plus de lits d'hôpitaux, on manque de médecins, on manque de tout, et on continue à distribuer de l'aide publique. Dans ce que vous avez dit, c'est ça qui m'a le plus époustouflé. On est un pays pauvre, on n'a plus rien. Quand il y a des incendies, on a recours aux arrosoirs et on a encore des aides publiques au pays en voie de développement. Non mais tout ça, ça fait partie du cinéma politique qui écœure les citoyens. Parce qu'ils se rendent bien compte que lorsqu'il était en place, Édouard Philippe, de ses parents du Amayotte, que Sébastien Delogu, il a beau tenter de faire ce qu'il peut, il ne fait rien, et que ces gens là-bas crèvent. Ils crèvent de l'immigration, ils crèvent de tout.
Gilbert Collard en direct sur Europe 1, Sébastien Locornu effectivement en visite à Mayotte. Sylvie Deladrome et Bruno Dussangio prend dans un instant d'abord Grégoire Doubigny qui est directeur des relations institutionnelles de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie. Vous êtes dans le studio d'Europe 1, merci infiniment d'être avec nous. Comment vous analysez la visite de Sébastien Locornu à Mayotte après celle d'Edouard Philippe ? Et comme le disait, si bien le soulignait, si bien Gilbert Collard, c'est la première fois qu'Edouard Philippe va sur place. On sait absolument, comme le disait Gabriel Cluzel, que c'est un département français en grande souffrance à cause de l'immigration, que c'est peut-être même le CIEUTIN peut-être français, Grégoire Domini.
effectivement, l'île de Mayotte fait aujourd'hui face à une situation crise migratoire qui est exceptionnelle. La moitié de la population sur l'île est étrangère et la moitié de ses étrangers, globalement, sont en situation irrégulière. Donc vous avez un afflux qui est massif, qui pèse sur la vie quotidienne des Mahorais, un État qui semble impuissant aujourd'hui pour y faire face. Alors on pourrait aujourd'hui reprendre le contrôle, il n'y a pas de fatalité, mais ce contrôle passe par des décisions politiques qui sont d'ampleur. C'est-à-dire qu'il faut déjà mettre les moyens matériels sur place, en termes de force de l'ordre, pour contrôler les frontières. Alors l'État augmente au fil des années ces forces qui sont attitrées. Mais il faut aussi revoir tout notre droit de l'immigration à deux niveaux. D'abord, il faut rendre l'île moins attractive par rapport à ses voisins. Le PIB des Comores, c'est à seulement 1 milliard d'euros. Les habitants n'ont pas très peu de dispositifs de soins. Alors qu'ils en bénéficient à Mayotte, il y a un dispositif qui n'est pas les mêmes, mais qui est un dispositif spécial. Et il faut aussi en finir avec cette logique de droit opposable à l'immigration, si vous avez des liens familiaux, si vous dites être persécuté dans votre pays d'origine. Donc ça suppose là aussi des changements institutionnels d'ampleur. Et surtout, il faut engager un rapport de force avec les Comores. Comme je l'ai dit, les Comores, c'est un... pays dont la richesse nationale est d'un milliard d'euros. La France reste quand même une grande puissance, elle est capable de le faire. Ce rapport de force peut se faire aujourd'hui immédiatement sur la question des visas. On a le moyen d'arrêter de distribuer des visas aux Comoriens. Elle se fait sur l'aide publique au développement, c'est à peu près 300 millions d'euros ces dernières années. Et c'est également sur les transferts de fonds. Aujourd'hui, 20%... de la richesse nationale des Comores sont des transferts de fonds de la diaspora. Alors ça c'est plus compliqué parce que le droit européen aujourd'hui met des contraintes pour bloquer ce transfert de fonds. Et enfin, c'est aussi la question des droits de douane qui bénéficient de droits de douane réduits voire supprimés du fait de la législation européenne. Et la France pourrait utiliser ce levier à l'échelle de l'Union Européenne.
Grégoire Doubigny de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie en direct sur Europe 1. Je vais me retourner vers Bruno du Centre qui est avec nous depuis le début de cette émission. Je ne sais pas si vous avez envie de réagir, mais je sais que vous nous avez appelé au début sur la présidentielle. Je pense que tout est lié parce qu'avec notre invité notamment. Grégoire d'Aubény en parlera dans un instant de Ciotat. Un mois après, combien de migrants sont déjà arrivés en France ? Bruno, la présidentielle, comme le soulignait Gabriel Cluzel, l'immigration est au cœur de la présidentielle. Comment vous réagissez, vous Bruno, lorsque le Premier ministre actuel Sébastien Lecornu sera à Mayotte après Édouard Philippe ? Et Gilbert Collard nous rappelait qu'Édouard Philippe ne s'était jamais rendu à Mayotte avant.
Oui, tout à fait. Dans tous les intervenants que j'entends et qui, pour la plupart des choses qu'ils disent, je suis d'accord. Par contre, on en revient toujours, toujours à la même chose. C'est-à-dire que c'est l'Union européenne, c'est Bruxelles. qui décide de tout. Là, pourquoi on a une agitation ? Pourquoi on a des gens qui essaient de nous faire croire qu'ils ont encore la main sur la politique en France ? Parce que c'est pour ça qu'ils font de l'agitation, c'est pour montrer, regardez, moi j'ai des solutions. Si vous me disiez, voilà ce que je ferai. Bon, j'étais au pouvoir pendant quelques années, je ne l'ai pas fait, mais à coup le pas, maintenant j'ai compris la leçon. Bon, la vérité, c'est que tous, en l'état des choses... ne peuvent strictement rien faire. Même Xavier Bertrand
qui vient d'annoncer officiellement qu'il est candidat à la présidentielle. On l'a après à 11h48 en direct sur Europe 1.
Oui, mais bon, là, en fin de compte, ils vont faire, sur les mêmes mouvements, ils vont faire une multitude de candidatures, parce qu'il y en a qui sont pro-Bertrand, donc ça fait une certaine masse d'électeurs. Après, il y en a un autre qui fait une certaine masse d'électeurs. Alors ce sont les mêmes, le même parti. Et puis à la fin, pour se regrouper, pour essayer de former une force constitutive qui pourrait leur permettre, éventuellement, dans le plus beau de leurs rêves, d'arriver au second tour des présidentielles. c'est voué à l'échec. Les Français en ont tellement marre, c'est-à-dire qu'à force d'être pris pour des imbéciles à longueur de temps, on voit bien qu'aujourd'hui tout se dégrade, on parle de sécurité, mais la sécurité, même à la limite, quand je discute avec des amis, j'ose même plus en parler, eux aussi, parce que qu'est-ce que l'on peut dire encore de plus ? sur l'insécurité qui existe,
sur
le continent et dans
les îles. Merci de lancer aussi ce sujet de la sécurité. Merci d'avoir été avec nous pendant une heure quasiment. Vous avez été exceptionnel depuis la présidentielle jusqu'à Sébastien Lecornu. Excellente journée sur Europe 1. Sylvie, je me retourne vers vous. Vous nous appelez de la Drôme pour parler de la présidentielle. Je peux peut-être rebondir sur... A la fois Xavier Bertrand qui vient d'annoncer qu'il est candidat et à la fois, peut-être rapidement avant de marquer une pause, sur Sébastien Lecornu qui a annoncé des drones, des moyens de détection, des bateaux supplémentaires, des renforts militaires pour lutter contre l'immigration à Mayotte.
Alors oui, déjà c'est un monsieur qui a plein de solutions, mais c'est surtout comment il va le payer. Parce que c'est bien beau tout ça, mais on n'a plus d'argent. D'ailleurs, je ne sais même pas si les Français se rendent compte de l'état des finances françaises. Mais on n'a pas d'argent, plus d'argent. Donc c'est bien beau de vouloir aider. Et c'est vrai que Mayotte, malheureusement, c'est une situation très compliquée, mais qui n'existe pas depuis aujourd'hui. Ça existe depuis des années. Et ça fait des années qu'ils se réveillent. Et maintenant, ils se réveillent aujourd'hui, alors que je pense qu'ils auraient pu se réveiller bien avant. Et peut-être qu'on n'en serait peut-être pas arrivés là.
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