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Bonjour, bonjour à tous. Bienvenue si vous nous rejoignez effectivement dans cette grande interview d'actualité. Merci d'avoir accepté l'invitation. Merci à vous. Je vais exister dans cette matinale aussi pour faire plaisir à vos éditorialistes. Voilà, les bases sont lancées. La chef des écologistes, vous êtes candidate à l'élection présidentielle. Je précise pour les spectateurs qu'effectivement, ils peuvent impacter cette interview puisqu'il y a un QR code qui est à leur disposition. Ils scannent et ils flashent. Et puis vous posez toutes vos questions à Marine Tondelier. On y reviendra dans quelques instants. D'abord, je voudrais m'arrêter sur cette information de dernière minute puisque le Népal... lance à l'instant une alerte aux inondations après la rupture d'une vaste retenue d'eau. -ce qu'une telle situation pour vous pourrait un jour arriver en France ? Est-ce que c'est l'occasion pour vous de tirer ? La sonnette d'alarme.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Mais écoutez, je n'ai que des occasions de tirer la sonnette d'alarme. C'est des vagues de canicules qui n'en finissent pas de finir dans notre pays. C'est des incendies inédits, historiques en Gironde. C'est une tornade dans l'eau de la semaine dernière. C'est là au Népal, c'est dans le monde entier, tout le temps, à chaque instant, que les conséquences du dérèglement climatique sont très palpables. On parlait de menaces pour demain, maintenant c'est aujourd'hui et nous ne sommes pas prêts. Parce que beaucoup de politiques ne veulent pas voir, ne pas savoir comme s'ils étaient libres et que c'était un sentiment de... puissance qu'il voulait dégager, les conséquences, elles, continuent de dérouler et nous ne sommes pas prêts. Justement,
aujourd'hui, vous tenez une conférence avec l'ensemble de l'intersyndical de pompiers. Votre équipe nous dit qu'il est extrêmement rare que l'intersyndical s'affiche comme ça avec une personnalité politique. Quel sera le message ? Est-ce qu'il sera de dire, de dénoncer les pyromanes en politique comme vous l'avez fait il y a encore quelques jours ? Les pyromanes en politique. Et si oui, qui sont-ils ?
Les pyromanes en politique, c'est celles et ceux qui... par leur action et surtout par leur inaction, on sait que l'inaction climatique coûte 5 fois plus cher que l'action d'ailleurs par ses conséquences, ne nous protège pas et ne prépare pas ce pays à la culture du risque qu'on devrait avoir au 21e siècle. L'intersyndicale des pompiers, c'est très fort de les avoir tous ensemble, j'en suis ravie, ils ne viennent pas pour me soutenir, c'est nous qui les invitons pour les soutenir, pour leur donner la parole et pour protéger celles de ceux qui nous protègent, le saviez-vous aujourd'hui, quand il y a beaucoup de maternités qui ferment, il y a des départements, il n'y a plus de maternités, de plus en plus d'accouchements. sont faits en urgence par les pompiers. On n'est pas fichu de leur payer des cagoules à 80 euros qui les protègent dans les incendies. Ils ont des tenues qui comportent des pifaces, qui les mettent en danger. Quand on fait des tests de cheveux des pompiers, ils ont plein de pifaces, ça les rend malades, on le sait. Au Canada, on leur achète des nouvelles tenues sans pifaces. En France, on leur achète des nouvelles tenues avec, comme si on ne s'en préoccupait pas. Et puis aujourd'hui, dans plein de départements, il y a tellement plus d'argent que... on ne peut plus leur payer d'heure sup, mais on a besoin qu'ils en fassent. Alors ils sont pompiers la journée, normaux, et puis ils sont pompiers volontaires. sur leur heure de repos et leur congé. Tout ça n'est pas digne d'un pays comme la France, ce n'est pas digne de la protection que nous devons aux pompiers. Et donc il y a eu un grand beau veau de la sécurité civile, vous le savez, qui était destiné à faire plein de propositions qui devaient rentrer en vigueur. Il est fini depuis plus d'un an, rien n'est venu. Donc Sandra Rigol, députée écolo, a travaillé avec eux à dire la loi que le gouvernement ne fait pas, nous on va l'écrire, elle est déposée et maintenant on veut qu'elle soit examinée.
Et on a demandé à rendez-vous à
Matignon. pour une réunion de crise de fin d'été sur ce qui s'est passé cet été, parce qu'on veut des engagements forts dès la rentrée.
Et donc à suivre, bien évidemment. Je voudrais qu'on vienne effectivement sur le débat d'hier soir, qui a beaucoup marqué les esprits, vous l'avez compris. Vous dites, ce matin aux Français qui nous regardent et qui se prêtent à partir travailler, moi, présidente, le SMIC sera à 2000 euros
brut ? Oui, 2000 euros brut, parce qu'aujourd'hui, on a 8,5% des travailleurs de ce pays qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ça veut dire qu'aujourd'hui en France, le travail... ne protège plus de la pauvreté, qu'on a chez les gens qui gagnent le SMIC ou moins, 42% d'entre eux qui se privent de repas pour des raisons financières régulièrement, 53% qui ont réduit les portions dans leurs assiettes, des gens qui travaillent et qui n'arrivent pas à se loger, qui tombent dans leur voiture. Et donc, on ne peut pas se satisfaire de ça. Moi, j'entends beaucoup de gens parler de la valeur travail. La valeur travail, c'est aussi que quand on travaille, on ne devrait pas être pauvre.
Mais pour qu'il y ait du travail, il faut qu'il y ait des patrons. Et on a reçu un patron ici, juste à votre place hier matin, c'était Thierry Marx, qui nous disait... le désarroi de beaucoup de patrons. D'ailleurs, il y a des chiffres qui sont tombés. Ils sont plus de 33 000 à avoir claqué la porte, à avoir perdu leur travail cette dernière année parce qu'ils sont étouffés. Et notamment, il nous a parlé du SMIC, Thierry Marx. La dernière augmentation du mois de juin, il n'a pas réussi forcément à très bien la gérer. Alors comment on fait pour les patrons ? Alors dites
-nous premièrement qu'il va bien dans ce pays parce que des gens qui vont bien et qui se satisfont de la situation actuelle, j'en vois pas beaucoup. C'est l'héritage de 10 ans de macronisme. Ensuite... Si on met le SMIC à 2000 euros brut par mois, oui, ça veut dire qu'il faudra aider des entreprises à payer ces salaires. Je le dis économiquement, l'Espagne a augmenté le SMIC de 47% quand la gauche arrive au pouvoir récemment. Ça a eu un effet, alors ils partaient pas du même niveau que nous, ça a eu un effet économique extraordinaire. Comment vous les aidez, les patrons ? Parce que les personnes dont on augmente les bas salaires, ils consomment. Ils remplissent les carnets de commandes des entreprises, ils vont dans des commerces, ils vont au restaurant. Et donc ça, c'est une première chose, ça a atteint des pactes. positive sur l'économie. Deuxièmement, oui, il faut aider les TPE et les PME. Comment ? Très concrètement. 4 millions d'entreprises dans ce pays. Eh bien, nous, on veut alléger leurs impôts sur les sociétés parce qu'aujourd'hui, les très petites et moyennes entreprises payent en moyenne 21% de leur externe nombre d'exploitations. en impôts sur les sociétés, et les très grandes entreprises, 14. Ce n'est pas juste. C'est pour les entreprises comme pour les Français. Les très riches ont exonéré de plein de choses et payent moins en proportion que les autres. Les TPE, on les aidera. Guichet unique pour les aider, pour les accompagner. Baisse de l'impôt sur les sociétés, c'est notre priorité. On sera la présidentielle. Les grandes entreprises, en revanche, beaucoup plus taxées. Aujourd'hui, Total. Ils payent 0 euros d'impôt sur les sociétés en France alors qu'ils y emploient 30 000 personnes. Donc il faut m'expliquer, mais c'est vraiment comme les ultra-riches dans les entreprises, c'est pareil. Donc nous, on veut une présidence de justice sociale pour les travailleurs, mais aussi pour les entrepreneurs, on veut que ce soit juste.
Il y a d'autres propositions sur la table, c'est la TVA qui est montée très fort hier, vous y étiez, vous l'avez vu. C'est pas juste la TVA. Patrick Martin qui dit que pour approcher le net du brut, il faut basculer une partie des charges sur la fiscalité avec 2% sur la TVA. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? François Hollande, qui propose de passer progressivement de 20 à 24%.
Qu'est-ce que ça veut dire ? les charges que chacun comprenne sur son bulletin de paye. Si vous êtes au SMIC, si vous êtes à deux fois le SMIC, si vous êtes à quatre fois le SMIC, vous ne payez pas les mêmes charges. Les charges sont proportionnelles à votre salaire. La TVA. Quand vous allez acheter une baguette, une voiture, ce que vous voulez. Vous payez le même taux de TVA, quels que soient vos revenus. Donc la TVA, c'est une taxe, c'est très injuste. Ça taxe de la même manière tout le monde, quels que soient ses revenus. Donc c'est pour ça que nous, on préfère des cotisations. Et quand on dit que le salaire net, c'est moins que le brut, il faut rapprocher le net du brut. Je rappelle que ce qui est entre votre salaire net et votre salaire brut, toutes les charges. Ce n'est pas un truc que vous donnez et que vous ne revoyez jamais. C'est du salaire différé que vous aurez si vous êtes en congé maternité, que vous aurez si vous prenez des congés, que vous aurez si vous avez la retraite, que vous aurez si vous êtes malade, que vous aurez si vous avez eu un accident dans le travail, une maladie professionnelle. Et donc ceux qui enlèvent des charges, ils enlèvent de la sécurité sociale. Et moi je veux qu'on paie ces soins par une carte vitale, pas par une carte bancaire. À ce
stade, dans cette campagne, c'est Marine Le Pen qui est jugée comme étant la candidate la plus crédible sur l'économie. Je crois que c'était avant le débat d'hier. Sondage Odoxa pour le Figaro avant le débat d'hier. On verra après si ça reste quand même le cas. Mais bon, visiblement, l'opinion est assez haute à ce sujet-là. Pour Marine Le Pen, c'est pas rien. Pour l'ERN, en termes d'économie, ils partent de loin en termes de crédibilité dans le paysage politique français. Vous l'expliquez comment... Elle nous a
donné des leçons d'argent public toute la journée hier, alors que c'est la seule qui est condamnée pour avoir détourné l'opinion d'euros. Oui, mais il y a une question de perception. C'est de l'audace. Elle rend de l'argent, qui après nous parlera de finances publiques
et de comment on économise. On verra avant-après, mais il y a une question de perception auprès des Français. Comment vous l'expliquez ça ?
Moi j'ai vu hier que le conseiller économique du RN en plus avait démissionné pendant le débat du
MEDEF. Si ce n'est pas une question de programme, c'est qu'elle est meilleure candidate, c'est que vous, vous n'arrivez pas à vous faire entendre, il est où le sujet ? Moi je pense
que clairement le patronat avait choisi le macronisme. On le sait, ils ont contribué pour beaucoup dans l'élection d'Emmanuel Macron. Parce que certains dans ce pays ont par leur costume, par leur diplôme, par leur réseau, une présomption de crédibilité. Macron l'avait, au bout de 10 ans. Je peux vous dire que tous les gens qui tenaient la justice sociale sont écœurés, on l'était dès le départ, mais celles et ceux qui ont cru qu'il y aurait un miracle économique pour la France, en ont aussi eu pour leur argent, en tout cas pour leur déception. Et donc ils se cherchent un nouveau cavalier, c'était Jordan Bardella. Et puis là, on voit que Marine Le Pen, quand elle commence à parler des retraites, quand elle commence à parler de ses propositions économiques, le patronat applaudissait très modérément, y compris sur l'immigration. Parce qu'elle explique qu'elle va arrêter l'immigration. Il y a un rapport du MEDEF qui dit qu'il faut 3,6 millions de travailleurs étrangers pour faire tourner l'économie française en 2050. Je reviens
à la gauche. Est-ce que la gauche doit s'accorder pour faire passer un budget ou pour le censurer d'ailleurs ?
Déjà, je tiens à souligner qu'hier, il y avait trois candidats de gauche, il n'y a eu aucune attaque entre candidats de gauche. On ne disait pas tout à fait la même chose, mais je remarque que ce qu'on dit est quand même... convergent, et que si on unissait nos forces, on pourrait faire en sorte que ce programme soit mis en oeuvre, ce qui est quand même le but quand on fait, de la politique. Et moi je fais une campagne pour l'écologie, pour l'union, je ne veux pas passer mon temps dans un comparateur de programmes entre les uns et les autres, je veux qu'on le mette en oeuvre pour les gens à qui on doit ça, c'est-à-dire ceux qui votent pour nous, et ceux qui ne votent peut-être pas pour nous, mais qui ont besoin pour nous. C
'est vous qui me parlez d'unité. Je fais une campagne pour l'écologie et pour l'union, et je vais continuer. Elles sont parfaitement divisées, vos forces
à gauche. C'est ce que je dis depuis plus d'un an. C'est pour ça que j'ai proposé une primaire de la gauche et des écologistes. C'est pour ça que j'ai écrit à tous les partis politiques, à tous mes partenaires, au début du mois d'août, pour leur dire, discutons, trouvons un chemin de victoire. Parce que moi, je ne fais pas de la politique pour avoir un beau programme sur du papier glacé et avoir le plaisir de le présenter aux MEDEF. Je veux le mettre en œuvre. Maintenant, votre question qui était d'ailleurs... On est fatigués après le débat d'hier, il faut le dire. De se mettre d'accord à gauche, au moins pour le budget, soit pour le faire passer, soit pour le sensuel. Pour le faire passer, ça va quand même être compliqué. Je rappelle que ce gouvernement n'a rien à faire là, qu'ils n'ont pas de majorité parlementaire. Ils ont décidé qu'ils pouvaient s'en affranchir. On voit le résultat. Et puis, surtout, nous, on a été au rendez-vous à la fin in extremis, l'année dernière, pour faire passer le PLFSS. On s'est abstenus. On n'a pas voté pour, on s'est abstenus. Parce qu'on a eu l'engagement de M. Lecornu qui ne doublerait pas les franchises médicales. Il avait retiré cette proposition en disant « Ok, je retire ça et vous abtenez en échange ». On lui a fait confiance, je ne sais même pas pourquoi. On s'est dit qu'il fallait sortir un peu de ces semaines et ces semaines, on ne trouvait pas de solution, on a pris nos responsabilités. Cet été, en catimini... Il fait passer cette mesure par décret. Et donc, du coup, cette année, ça donne quoi
? Ça va donner censure des écologistes ? On
n'a pas encore ces propositions de budget, mais il y a quand même peu de chances qu'on soit d'accord. Et le problème, c'est que quand vous mentez, quand on se met d'accord sur un truc et que vous ne respectez pas la règle du jeu que vous avez vous-même fixée, la confiance n'existe plus, donc je lui souhaite bien
du courage. Je vais insister
très lourdement. Est-ce que vous allez censurer ? Madame, vous incitez lourdement. pour avoir une réponse sur un budget que je ne connais pas encore. Jean-Luc Mélenchon n'a pas attendu, comme quoi il est possible de se positionner en avant. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a quand même peu de chances qu'on soit d'accord avec ce budget présenté, mais il n'est pas encore. Donc souffrez que dans un débat politique, avant de se positionner sur un budget, on attend d'avoir le texte, mais de ce qu'on en connaît, il y a peu de chances qu'on soit d'accord, je vous confirme.
Je ne suis ni Wonder Woman. Ni un paillasson, donc à un moment ça va bien, à bon entendeur, salut. On va voir ces mots s'afficher, selon l'opinion, ce sont les mots que vous avez écrits, vous Marine Tondelier. Un message envoyé en interne, donc vous, la patronne, les économistes, je ne suis ni Wonder Woman, ni un paillasson, donc à un moment ça va bien. Contrairement à beaucoup d'hommes politiques, j'ai confiance
de ne pas être une super héroïne et d'être une citoyenne qui s'engage avec beaucoup de détermination.
Donc message en interne, vous dénoncez les sorties médiatiques de Sandrine Rousseau, de Yannick Jadot, l'un va vers LFI, l'autre... 'est ce que raconte l'opinion qui a eu accès à cette note. Vous avez envie d'envoyer tout ? Ce n'est pas une note. Est-ce que vous avez envie de tout envoyer balader ?
Non. Moi, écoutez, je suis une femme politique, je suis la seule femme chef de parti de ce pays, je suis l'une des rares femmes candidates à la présidentielle, et je suis dans mon dernier mois de grossesse prête à coucher à tout moment. Donc inutile de vous dire que je suis concentrée sur l'objectif, et que j'ai peu d'occasion de m'apitoyer sur mon sort, ou de ressasser toute la journée ce qu'un tel ou l'autre aurait dit. Donc moi je suis à l'action, j'ai le mérite de la franchise, alors que ça se passe, ça m'a pris... 35 secondes, et après j'étais passée à autre chose, notamment la préparation du débat hier, et celui d'aujourd'hui avec Impact France, et la conférence de presse avec les pompiers cet après-midi. Franchement, ce que je sais en politique, c'est que parfois la politique c'est moche. Mais vous savez, on dit beaucoup, ceux qui attendent de la gratitude dans la vie, faites pas de politique, prenez un chien. Bon, moi j'ai deux poules, ça marche aussi. Et voilà, et la politique c'est beau aussi parfois, c'est des militants qui s'engagent, c'est des idées, c'est de la conviction. C'est précieux, moi ma famille politique, je l'adore. Après j'ai aussi le droit de dire. quand je trouve que les pratiques sont peu élégantes et j'aurais l'élégance de m'arrêter là.
Mais reste que vous avez une réalité compliquée à gérer, c'est que les écologistes sont pris entre deux stratégies. Le feu pour 2027, se rapprocher de Jean-Luc Mélenchon pour LAPI ou miser sur Raphaël Glucksmann. Moi, je vais vous poser la question à vous. Alors, vous allez me dire, je suis candidate, je n'ai pas à dire que je vais voter pour l'un ou pour l'autre. Certes, mais on va quand même se lancer parce que vous êtes aussi la patronne des écologistes et que visiblement, il y a un besoin de clarification. Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, vous, en tant que capitaine des écologistes, vous choisissez qui ?
Écoutez, moi, je n'ai pas envie de faire la campagne de Jean-Luc Mélenchon spécialement. Je n'ai pas envie de faire spécialement la campagne de M. Glucksmann. J'ai envie de porter l'écologie. C'est le travail de notre mouvement. On a une stratégie claire. Premièrement, porter l'écologie dans cette campagne. Ce que je vais faire... au maximum de mon énergie tous les jours qu'il le faudra. Deuxièmement, faire qu'il y ait un chemin de victoire possible pour notre camp. Possible pour notre camp. Et si ce chemin existe, nous en serons. J'en prends l'engagement ici devant vous. Et troisièmement... de faire en sorte que l'extrême droite n'arrive jamais à l'Elysée. Vous connaissez mon histoire qui parle pour moi, ça fait 12 ans que je l'ai combattu à énormément. Alors, une fois que je vous ai dit ça, Madame Garouère... Marine
Le Pen, dans tous les cas de figure, en l'état contre tous les candidats, c'est jamais vu potentiellement dans un tel éventail d'hypothèses, c'est un sondage IFOP qui le dit pour LCI cette semaine, Marine Le Pen, dans tous les cas de figure, elle gagne. C'est pour ça que les écologistes ont la
responsabilité de dire, est-ce que peut-être... On pourrait se dire qu'on a des différences entre nous, c'est vrai. Mais examiner, explorer la possibilité d'un chemin de victoire, c'est ce qu'on fait depuis plus d'un an. Et peut-être que les militants écolos se posent plein de questions, mais ils ont raison de se poser des questions. J'ai fait 5000 kilomètres en vannes électriques cet été à la rencontre de nos électeurs. Tous les électeurs de gauche se posent les mêmes questions que nous. Ils disent, on préfère un tel, on est choqué par ça, on n'est pas à l'aise avec ça. Mais comment on fait pour gagner ? Eh bien, c'est la question que se posent les écologistes. Mais est-ce qu'il n'est pas trop tard, Marine
Tondelier ? Est-ce qu'il n'est pas venu l
'heure du choix ? Si vous voulez, en sortant, j'arrête tout, je vais me coucher et puis je reviens dans six mois. Non, ce n'est pas ça. Moi, j'ai décidé de me battre aux côtés des écologistes et au service de mon camp politique qui est la gauche. Je veux que nous gagnions. Nous prendrons les bonnes décisions pour vous dire aujourd'hui à quelle date ce sera et quelle décision que ce sera. Ce sera, c'est trop tard. Cette élection n'est pas décomptée. On ne sait même pas qui sera le candidat socialiste. Aujourd'hui, il y en a 12. Et donc, on attend. d'avoir les éléments pour prendre les bonnes décisions. En attendant, je suis en campagne, prédéterminée, et pour l'écologie. Jusqu
'où vous attendez ? C'est quoi la deadline pour dire, voilà, on vous dit maintenant où on habite ? Madame Carouer, prenez
votre carte chez les verts, faites-vous lire au Conseil fédéral et vous déciderez cette date. C'est ce que vont faire 150 de nos cadres internes dans les jours qui viennent. Voilà, on prend les décisions ensemble et c'est pour ça qu'elles seront bonnes. Par ailleurs, je souligne une chose, c'est que pendant des années, on était très seuls sur l'écologie. On nous disait, l'écologie, plus personne n'en parle, c'est un sujet, mais est-ce que vous avez vraiment envie de porter ça ? Je constate aujourd'hui que Jean-Luc Mélenchon a décidé de mettre l'écologie au cœur de sa campagne et que Raphaël Luxman aussi. Nos sujets sont devenus sans trop à gauche, sans trop pour la France, sans trop pour nos enfants, sans trop pour notre avenir.
Vous me dites, effectivement, je ne vais pas jeter l'éponge en sortant de ce studio. Effectivement, je ne vous souhaite rien de tel. Mais vous nous dites quand même qu'à terme, il y aura un choix à faire. Et donc à terme, vous n'irez pas avoir un choix à faire. Attendez, Madame Carreur, on va s'arrêter 5 minutes.
Oui, on est sur la clarification. Aidez-moi à comprendre. Il n'y a qu'un choix à faire. Il n'y a rien. y a une candidature autonome. Et il y a rejoindre... un autre candidat dont on pense qu'il pourrait gagner. Si vous pensez aujourd'hui que M. Jean-Luc Mélenchon peut gagner, si vous pensez aujourd'hui que M. Glucksmann peut gagner, prenez votre carte chez eux aussi. Moi, je constate aujourd'hui que personne ne gagnera seul et que le simple fait que ces deux candidatures aillent jusqu'au bout fait que la gauche ne sera pas au deuxième tour et qu'elle ne gagnera pas la présidentielle. Et quand je vois qu'il la gagnera à notre place, franchement, j'ai les boules. Donc moi, je dis aujourd'hui, si aujourd'hui je dis, moi, j'ai choisi lui ou j'ai choisi lui, ça incite. l'un et l'autre, à continuer leur truc jusqu'au bout et donc à emmener tout le monde dans le mur. Donc je suis écologiste. La raison pour laquelle je pourrais dire je rejoins telle ou telle campagne, c'est parce qu'un chemin de victoire est possible. Et aujourd'hui, les choses ne s'écrivent pas pour que ce soit le cas. Et notre candidature, elle sert aussi à ça. À dire, attendez, attendez les copains, on est en train d'emmener tout notre camp politique dans le mur pour la troisième fois. On sait comment ça se passe. On sait que les mêmes causes entraîneront les mêmes conséquences. Et on va se planter la troisième fois et on dira quoi à nos électeurs qu'on ne l'avait pas vu venir ? On dira qui aurait pu prédire qu'on ne serait pas au deuxième tour ? Tout le monde le sait.
Je voudrais qu'on parle d'un homme, Xavier Bertrand. Le temps file, donc on va faire rapidement. On prédit dans la région. Voilà, Xavier Bertrand, il a dit qu'il était candidat. Enfin, il l'a dit avant d'assurer qu'il ferait une déclaration plus tard pour la faire en bonne et due forme. Donc, candidat... Il est le président de la région des Hauts-de-France. Vous ferez avec lui, autant dire, très très très régulièrement.
On est d'accord sur des trucs, par exemple sur le fait qu'on est très antifascistes tous les deux. Vous lui dites
comme Edouard Philippe, bienvenue, bon courage et bonne chance, Xavier Bertrand, dans cette campagne. Bienvenue.
Oui, la politique c'est l'élégance, bon courage et bonne chance. Mais vous voyez, on voit que les candidatures se multiplient. Et je vois que le débat sur la primaire qui a été enterré à gauche, il ressurgit à droite. C'est-à-dire que la droite a l'intelligence de se dire, peut-être qu'on est beaucoup et que si on veut gagner, eux, ils savent qu'ils ont un perle, ils ont le pouvoir aujourd'hui. Ils ont envie de le garder. J'ai une dernière question. Et vous allez voir qu'ils vont organiser un processus. pour se départager, pour qu'il n'en reste qu'un. J'aimerais que la gauche en soit capable. Avant
de passer au français, j'ai encore une dernière question. Vous n'avez pas aimé, mais j'y vais quand même. C'est bien de me prévenir. Vous avez dit auprès de Darius Rochebin, moi je suis prête à passer à des actes de désobéissance si le RN arrive au pouvoir. J'espère que vous aussi, parce que ça va être dur la vie de tout le monde. C'est dire votre opposition au Rassemblement national. Est-ce que vous seriez prête du coup à voter Edouard Philippe, Xavier Bertrand, Bruno Retailleau, Gabriel Attal pour faire barrage à Marianne Le Pen ?
Vous me parlez de Xavier Bertrand, par exemple, moi j'ai voté pour lui en 2015 au deuxième tour des régionales dans les Hauts-de-France, et je constate qu'il a fait aussi le Front Républicain dans l'autre chance. Après, vous savez, des hommes politiques que j'ai entendus conspuer le Front Républicain, quand ils vont demander pour eux, ça va être difficile quand même à gauche. Donc moi, je sais dans quel camp je me situe, le camp antifasciste, mais... Ce que j'aimerais justement faire, c'est pouvoir voter pour la gauche au deuxième tour. C'est ça qu'on fait, c'est pour ça que j'ai publié un manifeste en avril qui s'appelait « Ce que nous vous devons » parce que nous le devons à nos électeurs. C'est pour ça que j'essaye absolument, et même quand la primaire est enterrée et ré-enterrée, de retrouver un chemin de victoire et un chemin de coopération. Parce que les différences qu'on a, oui il y a beaucoup de différences entre M. Glucksmann et M. Mélenchon, tout le monde le sait, mais est-ce qu'elles sont plus importantes que le fait d'abdiquer ? sur l'hypothèse même de pouvoir être deuxième tour et de gagner et de mettre en place ce qu'on raconte ? Je ne pense pas et ce n'est pas ça qui attend nos électeurs. Donc je dis, vous pouvez compter sur moi et sur la famille écologiste pour mener une double campagne pour l'écologie et pour l'Union et on ne lâchera pas le
monde. C'est l'heure des questions de Français. On a la question de Jules de Biarritz, Pyrénées Atlantiques, qui nous dit « Allez-vous augmenter les taxes sur l'électricité une fois que les Français vont majoritairement utiliser des voitures électriques pour compenser le manque de taxes liées au carburant ? »
Alors premièrement, si vous avez une voiture électrique, vous le savez, et si vous voulez en acheter une, c'est parce que vous l'espérez, faire une charge de voiture électrique, ça coûte quand même beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup moins cher que faire un plein de carburant. Donc le problème de quelqu'un qui va acheter une voiture électrique, c'est plutôt de pouvoir s'acheter la voiture, parce que le gouvernement a supprimé le leasing social. Il l'a mis à zéro euro. Gabriel Attal disait hier que ce n'était pas vrai. Bon, j'ai revérifié quatre fois. Malheureusement, pour lui, c'est vrai. Il faudrait bien qu'il soit au courant. Et donc, ce n'est pas vraiment ça le problème du coût de l'électricité. Le coût de l'électricité, c'est plutôt le problème pour votre chauffage au quotidien. Puis c'est aussi le problème du prix du gaz et du pétrole. Et donc, oui, on est dans une société de dépendance. Quand vous ne faites pas la transition, les Français... se surendettent climatiquement parce qu'ils n'arrivent plus à payer la facture. Une autre question, celle de Jean-Philippe
qui est à Angers dans le Maine-et-Loire. Que proposez-vous, vous demande Jean-Philippe, que proposez-vous aux agriculteurs lorsqu'une sécheresse rend leur récolte impossible ? Combien d'hectares doivent-ils renoncer à irriguer ? Quelle culture doivent-ils abandonner ? Je précise que la ministre de l'Agriculture a réuni les préfets hier et qu'elle va annoncer un plan d'urgence le 3 septembre prochain.
Qu'est-ce que vous avez à lui répondre ? Si c'était urgent, elle ne le présenterait pas le 3 septembre, elle le proposerait demain. problème qu'on voit arriver depuis longtemps. Vous savez, le premier candidat présidentiel, René Dumont, avait fait son clip de campagne, il n'y en avait qu'un à l'époque de toute la campagne, chacun avait une vidéo qui passait à la télé, avec un verre d'eau en disant, vous voyez, ce verre d'eau est précieux parce que bientôt nous n'en aurons plus. C'est exactement ce qui se passe, et c'est sûrement pas de la faute des écologistes qui n'ont cessé d'alerter. Alors, évidemment qu'il faut travailler sur des solutions d'adaptation. Moi, je ne suis pas contre, j'ai entendu encore hier des âneries là-dessus, je ne suis pas contre stocker de l'eau. Dans mon jardin, vous savez quoi ? J'ai un réservoir d'eau de pluie. Et quand il pleut, je prends la pluie pour arroser mes salades, comme beaucoup de Français. Mais je suis contre les méga-bâtines qui puisent dans la phréatique, qui ne sont pas accessibles à tout le monde, qui sont injustes, et qui perturbent le cycle de l'eau, et dont l'eau, d'ailleurs, dans la bassine, s'évapore quand il fait très chaud. Par contre, je le dis, et les agriculteurs le savent, j'en discute avec eux, c'est pas vrai qu'en 2050, on cultivera du maïs en France, comme on le faisait dans les années 90. Les cultures, elles évoluent. Les viticulteurs... abandonnent leurs pieds parce qu'il fait trop chaud. Et maintenant, il y a des vignes dans les Hauts-de-France. C'est comme ça, c'est le climat. On prend une autre question, c'est Mounir. Une femme
peut-être ? Non, Mounir de Bassins, en Gironde. Trois hommes, c'est pas bien. Je suis fonctionnaire, disant que le point d'indice est bloqué pour moi, je suis rattrapée par le SMIC, comptez-vous le déjeler
On voit bien que les salaires en France ont... Quasiment stagné depuis 15 ans, mais que pour les fonctionnaires, en fait, quand on les prend relativement à l'inflation, ils ont baissé à peu près 6%, je pense. C'est un scandale. C'est avoir bien peu de reconnaissance pour le travail que font les agents de notre État. État qui se délite et qui tient un bout de bras parce que des hommes et des femmes décident quand même de s'y engager et qu'ils ne le font sûrement pas pour l'argent. Donc vous ne le faites pas pour l'argent, mais nous on vous doit des rémunérations décentes et on vous devra aussi un outil de travail décent, que vous soyez respecté par vos élus, qu'ils ne vous lâchent pas en pâture comme ça. Certains ministres ont fait pour leur corps d'administration. On est avec vous. Merci pour ce que vous faites et on sera là. Si on est au
deuxième tour, donc si on fait l'union. Une question qui concerne la chasse, Marine Tondelier. C'est encore un homme et vous le faites exprès. Ah oui, mais parfaitement. Ce matin, je me suis réveillée. Je me suis dit, tiens, je vais mettre des questions d'hommes. Il y a déjà deux femmes en plateau. Il faut bien laisser un peu de place aux hommes. Êtes-vous
toujours contre la chasse ? Alors moi, à titre personnel, je ne chasse pas, j'en serais proprement incapable, et c'est d'ailleurs pour ça que je suis végétarienne, c'est que je ne mange pas ce que je serais moi-même incapable de tuer, donc je ne mange pas de viande. Je suis pour l'interdiction immédiate de toutes les chasses barbares, comme la chasse à cour, très aristocratique, comme la chasse à la glu, il y a différents types de chasses, on ne peut pas tolérer le déterrage des blaireaux, regardez comment ça se passe, ça se passe d'ailleurs chez moi dans le Pas-de-Calais, c'est inadmissible, et je suis pour un jour sans chasse par semaine, parce que la nature doit être partagée. Moi, quand je vois aujourd'hui des cyclistes qui disent « je ne vais plus faire le vélo de dimanche parce que j'ai trop peur des balles », des enfants dont les parents ne vont plus les promener en forêt pour laisser la place aux chasseurs. J'ai envie de dire que les chasseurs veulent chasser, c'est leur envie, ok. Mais moi, j'ai aussi envie qu'on puisse accéder à la nature autrement. Et je conseille aussi à ceux qui tiennent au mot chasse, mais qui se disent que peut-être il faut être moins cruel, à s'adonner à la chasse photographique, qui est un voisin très respectable, qui donne de très belles photos, et qui permet aussi de passer de bonnes journées dans la nature. Oui, il est là, Nicolas Dauze. Bonjour.
Bonjour, Marine. Je vous ai suivi, évidemment, hier avec Amélie depuis le cours Philippe Châtrier. Je
tremble de votre verdict.
Non, pas du tout, pas du tout. Pas de verdict. Non, j'ai bien regardé vos propositions. Il y en a pas mal fiscales. Il y en a d'autres comme le SMIC à 2000 euros. Enfin, je sais, j'arrive pas à savoir si vous êtes... 1000 euros brut. Oui, j'arrive pas à savoir si vous êtes une candidate de la croissance ou de la décroissance.
-ce que ce mot a encore un sens ? Oui,
clairement. Quand
on se réfère au PIB. Vous savez bien qu'aujourd'hui...
Vous avez une déformation naturelle de la dépense publique à la hausse si vous voulez réussir à la financer.
On va se redire la vérité. Il y a aujourd'hui 150 milliards de déficit par an.
Oui, ça je suis d'accord. Une partie vient
du quoi qu'il en coûte du Covid que nous avons soutenu. La
moitié vient des retraites de la fonction publique.
Attendez. Sur les 150 milliards, je veux préciser pour qu'on ait un rapport de force un peu, il y a chaque année 62 milliards de recettes en moins par les baisses d'impôts du macronisme. C'est la Cour des comptes qui le dit en 2023, normalement les chiffres sont bons. Donc ça veut dire que ces baisses de recettes représentent la moitié du déficit annuel de la France. Et donc hier on était face à des entrepreneurs, vous voyez un entrepreneur, si les chiffres de sa société ne sont pas bons, ils ne vont pas se dire, à priorité je supprime des ventes. Ils vont regarder comment on met en adéquation les coûts de structure et les recettes. Ils ne vont pas commencer par baisser les recettes. Vous voyez, il y a un truc complètement aberrant de dire, on est en situation difficile, on commence par supprimer 62 milliards de recettes par an alors qu'on a un déficit maintenant à 150 milliards, et on dit qu'il est trop élevé. Il y a un truc qui ne va pas.
Mais donc ça signifie que vous souhaitez qu'il y ait de la croissance pour générer des richesses ? Vous,
manifestement,
vous le
souhaitez.
Moi, je veux déjà qu'il y ait de la justice. Je pense que c'est la seule solution. Mais croissance
de quoi ? Moi, je suis pour. que certaines choses croissent et que certaines choses décroissent. Et par ailleurs, je suis pour un programme, c'est le nom de mon programme, de prospérité écologique. C'est ça qu'on doit viser, la prospérité. Est-ce qu'on se dit, tiens, ce serait bien une bonne guerre, parce que comme ça, ça relance l'industrie d'art du moment ? Est-ce qu'on dit, tiens, un incendie, c'est super, ça fait de la croissance dans le BTP ? Bien sûr,
c'est la théorie de la vie de cassée, on n'en est pas là.
Si, si, on est là, parce qu'on a les deux, les guerres et les incendies. Et ça fait de la croissance, je ne m'en réjouis pas. Par contre, quand le SMIC est augmenté de 87% en Espagne, que ça relance la consommation, les carnets je m'en réjouis parce que c'est une croissance juste. Donc
les éléments de croissance que vous me citez sont des éléments de choix politiques, de dépenses publiques ? Parce que moi
je ne vise pas la croissance pour la croissance, je vise le bonheur, je vise la prospérité, je vive l'avenir de vos enfants et que la planète reste habitable. Le coefficient de Gini qui mesure le taux d'inégalité dans une société, eh bien ce coefficient de Gini il baisse dans tous les pays d'Europe. Sauf la France. Mais il n'est pas très élevé chez
nous. On est à 0,3 à peu près. Plus on est proche de 0, moins on est inégalitaire. Plus on est proche de 1, plus on est inégalitaire. Donc la
France, en France, on est le seul pays d'Europe où les inégalités progressent en ce moment. Si vous trouvez ça normal, moi non et je me battrai pour qu'on inverse. Merci beaucoup Nicolas Dose. On ne vous mettra pas d'accord aujourd'hui. Preuve d'économie, passez.
On a encore 8 mois devant nous pour débattre. Merci beaucoup Nicolas d'avoir été avec nous. On peut continuer à la sortie. Le rendez-vous est donné. Merci d'avoir accepté l'invitation. Merci à vous bien sûr de nous regarder. Rendez-vous dès lundi matin à 8h24 pour l'interview.