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Souvent, dans les vidéos, on vous dit « ça y est, c'est le début de la présidentielle ». Mais cette fois, c'est vraiment vrai, puisque se tenait ce jeudi le débat du Medef, le débat présidentiel de l'AREF, les rencontres des entreprises de France, où sept candidats étaient invités à débattre de leurs projets économiques. Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal, Marine Tondelier, Bruno Retailleau. Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Marine Le Pen. Le tout en direct sur LCI pendant plus de trois heures. Donc un cadrage des patrons. C'est eux qui posaient des questions directement aux candidats. Avec Aurélien Sucher, chef du service politique. On a évidemment regardé ce débat. Salut Aurélien. Salut. C'était comment alors
'était comment ? Moi je m'attendais à bien pire. J'ai trouvé que chacun donnait bien une idée de son projet de société. Je m'attendais à ce qu'il y ait beaucoup plus de malhonnêteté et de faire croire que quand un tel dit ça, en fait, de déformation des propos des uns et des autres, là-dessus ça a été globalement... plutôt de bonne tenue, et après, il faut décortiquer tout ce qu'ils ont dit, mais chacun a dit, on voit quel projet de société ils ont envie de faire, on voit comment ils veulent séduire les patrons, et tout de suite, on comprend quel est leur projet économique et social, quel rapport ils ont à les approvidences, à la sécurité sociale, aux impôts, à l'héritage, etc. Donc c'était riche d'enseignement, en fait, et je trouve que c'était... Moi, je n'attendais pas grand-chose de ce débat et je trouve que c'est plutôt une bonne entrée en matière dans le débat présidentiel au final, même si les sujets les plus importants, il faudra tous les tirer au forceps pour bien poser les questions fondamentales pour l'avenir de la France dans la campagne. Là, c'est une petite intro et un petit survol.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
justement, en plus, je vous invite à lire le papier de notre collègue Cyprien Cadéo qui se trouvait lui sur place. Il était dans ce cours central de Roland-Garros qui s'appelle donc La Course à l'Élysée débute devant les patrons du MEDEF. Excellent papier de Cyprien justement qui fait un bon récap. Je vous invite à le lire sur le site de l'UMA mais aussi dans nos colonnes. Et dans la version publiée dans le print, justement, je pense que ça donne l'essence. C'était vraiment un projet contre projet. On avait, j'allais dire, des caricatures. Non, ils n'étaient pas des caricatures d'eux-mêmes, même si certains ont pu l'être. On en reviendra notamment sur Bruno Rutaillot, mais pas seulement. J'ai vu un titre du monde, et je pense qu'il a raison, on a vu un vrai clivage droite-gauche hier, dans ce débat.
Juste une petite parenthèse, mais c'est assez hallucinant de se dire que la présidentielle commence de fait devant les patrons, ça te donne un peu une idée de où est le pouvoir, où est la puissance aujourd'hui, à la fois financière et médiatique. Mais il y aura un contrepoids à la fête de l'UMA. Il y aura un contrepoids tout à fait à la fête de l'UMA, qui est aussi un des grands... un des plus importants moments de la rentrée politique dans le pays. Mais oui, il y a eu un vrai clivage gauche-droite. Évidemment, Marine Tondelier, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Guzman, ils ne sont pas d'accord sur tout. Mais on voit, et Raphaël Guzman, il fait un peu la passerelle des fois avec les libéraux, mais on voit qu'il y a quand même, ce n'est pas la même chose, mais on voit qu'il y a une famille politique commune qui se décide, même s'il y a des clivages forts. Une fois qu'on raisonne à l'intérieur de cette famille politique, on voit qu'il y a des clivages. Mais sinon, on voit bien qu'il y a un bloc. très libéral du côté de Marine Le Pen, Bruno Retailleau, Gabriel Attal et Edouard Philippe, où là vraiment, à quelques exceptions près, ils y vont comme des bourrins pour réduire la dépense sociale, ils y vont comme des bourrins sur les services publics, ils y vont comme des bourrins sur la dette, c'est la faute de notre modèle social qui nous coûte trop cher. Ils sont tous des défenseurs de l'héritage, tel qu'il fonctionne aujourd'hui.
Justement, on va commencer, tu nous as fait un récap. candidat par candidat, on va les prendre dans l'ordre de gauche à droite. Bizarrement, le plus à gauche sur le plateau, c'était, ça dépend comment on le regarde, mais c'était Bruno Retailleau. On va commencer par lui. Alors dans les propos, vous allez voir qu'on est loin d'avoir le candidat le plus à gauche, mais ce n'est pas une surprise. On écoute Bruno Retailleau. Vous l
'affrontez quotidiennement. Le problème, c'est pas non plus les changements technologiques, ils sont vertigineux. mais là encore, vous transmorvez vos entreprises en permanence. Le premier problème, c'est l'État. C'est l'État bureaucratique. C'est un État vorace qui dévore plus de 57% de la richesse des Français, que chaque année les Français produisent, et qui prend les entreprises pour des vaches à lait. C'est un État paperasse, un État paperasse qui... en fait, asphyxie les forces vives de la nation et vous-même, les chefs d'entreprise, sous des montagnes de contraintes, de normes, de réglementations, et qui finit par considérer d'ailleurs les chefs d'entreprise comme des suspects.
Le problème, c'est l'État. L'État vorace, je cite. Il a aussi dit clairement à un autre moment dans le débat qu'il fallait que ce ne soit pas les entreprises qui se mettent au service de l'État, mais l'État au service des entreprises, qui est littéralement la doctrine néolibérale. Il ne lui manquait plus que sa tronçonneuse à la Ravière-Mille, Bruno Retaille, ou non ? Il y allait vraiment comme un
immense bourrin. C'est assez fascinant. Il dit aussi qu'il faut supprimer 250 000 à 300 000 fonctionnaires. Donc il dit l'État vorace. On peut débattre, il faut débattre. comment l'État utilise l'argent qu'il collecte au service du pays. Mais c'est de l'argent qui est utilisé pour le pays. Il n'y a pas eu un mot sur les dividendes de la porte de Bruno Retailleau. On a l'impression qu'en gros, un monde où les entreprises et le CAC 40 feraient la loi serait un monde parfait. Et un monde où il y aurait une intervention publique dans les affaires économiques et sociales, c'est un monde où il n'y aurait forcément que du gaspillage et de la gabegie. C'est assez fascinant. Il dit que l'État,
c'est la contrainte aussi. Les normes, etc. Combien de normes il veut supprimer ? Il
veut supprimer 100 normes stupides. Dit comme ça, évidemment, si c'est des normes stupides, on veut les supprimer. Il y a eu un débat intéressant d'ailleurs, puisque Edouard Philippe lui a répondu, lui aussi il est pour supprimer des normes. D'ailleurs, tout le monde est pour supprimer des normes stupides. Edouard Philippe lui a dit, attention, généralement, quand on crée une norme, c'est qu'il y a eu de la demande. c'est qu'il y a eu un accident, c'est qu'il y a eu un scandale, c'est qu'on s'est dit qu'il fallait encadrer les choses. Donc regardons les normes, mais le discours populiste de faut supprimer toutes les normes, Edouard Philippe, de façon surprenante, est allé tacler Bruno Retailleau là-dessus.
Et Jean-Luc Mélenchon a aussi répondu que les normes, ça servait aussi à mener une politique sanitaire, qu'il y avait des coûts énormes, notamment sur les questions de pollution et sur d'autres maladies, et qu'en réalité, les normes, elles servent à protéger et éviter d'autres dépenses de santé. Tout à fait là-dessus,
Jean-Luc
Mélenchon a
dit que si vous supprimez toutes les normes, et que vous ne vous posez aucune question sur la santé des Français. D'ailleurs, Marine Tondeau a eu le même discours sur l'écologie. Vous supprimez les canadaires, après ça vous coûte beaucoup plus cher en forêt brûlée et en désastre. Vous ne vous occupez pas de la santé des travailleurs, après ça vous coûte beaucoup plus cher en arrêt de travail, en maladie, sur les comptes de la sécurité sociale. C'est ce que disait Jean-Luc Blanchon. Il disait qu'il faut vraiment qu'on augmente l'accès aux soins et le niveau de santé en France et qu'on devienne les meilleurs au monde, c'est ce qu'il disait. Mais sur les normes, ils sont assez fascinants, ils veulent tout supprimer. D'ailleurs, Retailleau veut même supprimer le principe de précaution. dans la Constitution, en disant, bon, c'était une bonne idée au départ, mais en fait, ça nous empêche de faire du business. Oui,
mais non, quoi.
Et Marine Le Pen n'est pas du tout loin là-dessus, et elle dit, en gros, il faut réindustrialiser, mais il y a urgence, c'est vrai, il y a urgence à désindustrialiser, à réindustrialiser, et ils étaient tous d'accord pour le dire, mais ils n'étaient pas tous d'accord pour la méthode, et Marine Le Pen a dit, en gros, comme il y a urgence, on ne fait plus d'études, on y va. On regarde l'industrialisme, il n'y a plus d'enquête de terrain, on ne regarde pas ce que ça donne, c'est parti, on construit, on verra après.
Celui qui se trouvait à côté de Bruno Rutaillot, c'est Raphaël Glucksmann, qui lui étant dans une position difficile, parce que les questions sur son positionnement politique, qui veut s'inscrire et qui revendique une identité de gauche, mais qui est souvent renvoyée à un projet plutôt social-démocrate, tendance sociale-libérale. On regarde un petit extrait de Raphaël Glucksmann, et ensuite tu nous dis comment il a été ici.
On est dans une situation qui est catastrophique, en France précisément. Le travail ne paie plus assez. Et c'est vrai que c'est une menace sur la démocratie. Donc il faut impérativement que les travailleurs puissent gagner leur vie, puissent améliorer leur vie par le travail. Mais il faut dire comment on le finance. Et moi je ne le financerai pas par la casse du modèle social. Et je ne le financerai pas non plus par l'aggravation de la dette. Et donc il faut trouver des ressources. J'ai fait une proposition forte qui est de dire on baisse la CSG sur les salaires pour les salariés. Et on trouve l'argent où ? Eh bien, chez les grands, grands, les méga-héritiers. Il y a 50 ans.
c'est une des propositions de Raphaël Glucksmann, qui s'est aussi posée en défenseur de l'Europe. Il tenait cette position très pro-européenne. Il a aussi fait le match avec Marine Le Pen sur les questions d'immigration. Il se situe où, Raphaël Glucksmann, dans ce débat ?
Globalement, il s'est plus situé à gauche qu'à droite. Il faut dire qu'avec Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Edouard Philippe et Gabriel Attal, il faut y aller. Mais clairement, il est du côté de l'aile droite de la gauche. Il y a plein de façons de voir l'arc en question. Mais des fois, il faisait un peu l'âge. Par exemple, sur le pacte d'Utrecht, c'était intéressant. Il a un peu fait la jonction parce qu'il a dit « Moi aussi, je suis attaché au capitalisme familial.
le pacte du trade, si on précise ce que c'est, c'est un mécanisme qui permet de transmettre des entreprises familiales en grande partie sans payer d'impôts dessus. Ça échappe en gros aux droits de succession.
Et plusieurs, même à droite, disent qu'aujourd'hui il est détourné, le but c'était de garder le capital dans le France, mais de plus en plus il permet de tordre cette règle. Et donc lui dit je suis attaché au capitalisme familial qui ne délocalise pas, qui ne délocaliserait pas, puisque dans les faits il délocalise. Mais on est en train de recréer une société. de privilèges. Donc c'est là où il fait la jonction un peu entre les deux, peut-être pas à la façon d'un Emmanuel Macron, mais au milieu des deux forces, puisqu'à la fois il est attaché au capitalisme familial, et de l'autre côté, il a vraiment insisté sur l'héritage, en disant pas qu'il veut s'attaquer à l'héritage de la maison de vos grands-parents, ou ces choses-là. Il dit que les méga-héritages, les boules d'héritage qui se font tout en haut chez les plus hautes fortunes sont en train de s'accumuler et de complètement transformer la société en une société d'héritiers et de privilèges, parce qu'en fait... Il le dit, il insiste. Avant, c'était le travail qui ramenait les 2% des revenus du patrimoine. Aujourd'hui, c'est l'héritage qui ramène les deux tiers. Et ces deux tiers-là, ils ne sont pas partagés. Ce n'est pas chaque Français qui a les deux tiers de son patrimoine grâce à l'héritage. C'est cette part-là qui est gigantesque uniquement avec quelques-uns. Donc il y a un vrai problème là-dessus. Il a beaucoup insisté. Sur la CSG, sur les salaires, c'était assez intéressant parce que toute la droite dit, en gros, les salaires, Marine Le Pen carrément a dit qu'il faut que les salariés s'entendent avec les patrons. C'est vraiment un truc d'extrême droite. C'est le projet de trans-classe. Il n'y a plus de classe, il n'y a plus d'antagonisme entre les patrons et les salariés, entre les riches et les pauvres. Il suffit de se mettre autour de la table et ça vient se passer. Sinon, ils étaient tous obsédés à droite. et y compris Marine Le Pen, on baisse la dépense, et il y a trop de coûts du travail. Il y a trop de coûts du travail en France, c'est trop fort, alors que le coût du travail, en fait, ce n'est pas un coût, puisque le salarié crée une richesse. Mais bref. Moi, je ne l'attendais pas sur le sujet, que Raphaël Guzman, lui, allait sur la CSG. La CSG, c'est une taxe que tout le monde paye. Tous les travailleurs, c'est aussi en partie sur le capital, et ça vient financer la sécurité sociale, ça rapporte énormément. Quand ça a été créé, ça détournait le financement de la sécurité sociale uniquement sur le capital et en cotisation, donc avec le brut et le net. Et lui, plutôt que d'attaquer directement le brut et le net, il propose d'aller sur la CSG. Alors que tous les autres... Donc là, ça le distingue des libéraux. Parce que tous les autres à droite, ils avaient, à part Edouard Philippe, ils étaient sur... Il faut défoncer le brut. Il faut augmenter le net sur le brut. Mais si vous augmentez le net, c'est-à-dire que c'est votre salaire à la fin du mois, le brut, c'est le salaire pour la vie. en cas d'accident, en cas de chômage, en cas de maladie, et pour la retraite.
Mais on y reviendra, parce que je prévus de te montrer une vidéo de Gabriel Attal qui fait du Gabriel Attal. Oui,
juste pour terminer, puisqu'on va changer. Glucksmann a dit, donc lui, il est pro-européen, il est europhile, et il a dit, mais par contre, il fixe des règles, et il veut, il n'est pas le seul, on utilise les 2000 milliards d'euros de commandes publiques européennes pour les réserver aux productions européennes. Et donc ça, ce protectionnisme... Mais dit mieux,
oui.
Cette idée que les sous-européens doivent financer l'économie et l'industrie européenne, il y a quelque chose qui se dessine. Et même Edouard Philippe, à un moment donné, a dit, si je ne me trompe pas, ce que vendent les Chinois à l'Europe, il faut que ce soit fabriqué en Europe. Donc ça, là-dessus, ça bouge. Ce n'est pas du tout ce que faisaient Edouard Philippe et Macron depuis 2017.
Passons ensuite à celle qui est présentée comme la candidate favorite de cette élection présidentielle que, personnellement, j'ai trouvée. un peu en dedans, qui d'ailleurs pendant le débat a eu la surprise, ou pas la surprise, c'est ce qu'elle nous a dit à la fin, mais en tout cas, le timing interroge. L'un des principaux conseillers économiques du Rassemblement National, François Durvy, qui est un proche du milliardaire d'extrême droite, Stérin, a décidé de claquer la porte en dénonçant le programme économique du Rassemblement National. Donc en plein débat de l'AREF, le message envoyé au patron pourrait la fragiliser. Mais elle a quand même... tenu à un discours qui va vous en rappeler un. Je vous laisse écouter.
chaque fois qu'il s'agit de parler de la dette, beaucoup de beau monde propose que ce soit les autres qui fassent un effort. Moi, il m'apparaît que le premier qui doit faire un effort, c'est l'État. Et il doit baisser drastiquement son train de vie. Voilà ce que je viens de dire. Parce que oui, je suis très inquiète par la situation de la dette. Donc clairement, nous la rembourserons. Deuxièmement, nous sommes pour l'inscription dans la constitution d'une règle d'or. Vous voyez qu'on peut avoir un certain nombre de points communs. Nous présenterons. Juste avant le débat budgétaire, nous présenterons notre trajectoire de rétablissement des finances publiques avec 125 milliards d'euros d'économies. Pourquoi ?
Vous les avez entendus, ces applaudissements, Marine Le Pen applaudit parce qu'elle ciblait l'État au MEDEF. Elle a parlé d'économie, elle n'a pas pour l'instant précisé lesquelles si ce n'est qu'on sait qu'elle veut couper dans les agences de l'État. Elle a parlé aussi d'immigration. Une phrase d'ailleurs que je retiens de Gabriel Attal qui m'a fait rire avec Marine Le Pen, c'est sujet verbe d'immigration, c'est pas totalement faux. On l'a entendu, il découpe, elle cible l'État. En fait il manquait une deuxième tronçonneuse sur le plateau.
Oui, oui, ils auraient pu faire un duel de tronçonneuses. Ceux qui ont le plus ciblé d'ailleurs l'immigration, c'est surtout Marine Le Pen et de loin, l'immigration nous coûte beaucoup trop. Il y avait un autre discours sur le reste du plateau. Presque tout le monde, à l'exception de Retailleau, je crois que Philippe aussi s'est fait discret. Tout le monde a dit, même une étude du MEDEF, tout le monde a cité une étude du MEDEF, Marine Tondelier l'a fait, qui dit qu'il faut 3 millions d'immigrés dans les années qui viennent, si on veut maintenir l'économie à flot, telle qu'elle fonctionne. Donc le MEDEF, des fois, ne va pas dans le sens de l'extrême droite. En tout cas, sur ce coup-là, ce n'est pas le cas. La règle d'or dans la Constitution, puisqu'elle dit qu'on peut avoir des accords, elle parle d'Edouard Philippe, qui propose... sensiblement la même chose la règle d'or c'est qu'en fait tu peux pas voter un budget où il ya du déficit et c'est pour énormément d'économistes une sorte de suicide économique en réalité parce que si tu ne peux pas ça veut dire que tu peux plus emprunter en fait ça veut dire que tu es forcément à l'équilibre donc tout le monde se finance dans la vie avec de l'argent en disant si j'ai besoin maintenant de 2000 euros ou de 20 000 ou 200 000 euros ou de 2 milliards ou 20 milliards ou 200 milliards pour financer la transition écologique etc et ben je les prends Et je les rembourse petit à petit, plutôt que de ne rien faire. Et donc cette règle d'or, en fait, elle, elle dit qu'il faut aller vite sur plein de sujets. Cette règle d'or, elle te coupe des moyens financiers. Mais elle est à fond là-dessus. Ça fait longtemps que le RN est là-dessus. Et elle a dit, j'appelle l'union des salariés et des entrepreneurs, comme si un simple dialogue entre salariés et entrepreneurs dans le monde de bisounours, ça suffisait à régler tous les problèmes économiques et sociaux. Et sur la retraite, par contre, elle a piqué un argument à la gauche. C'est un argument intéressant, parce qu'ils ont beaucoup parlé de la retraite, il y en a qui sont par la retraite par capitalisation, on va y venir. Sur la retraite, Marine Le Pen a dit que le taux d'emploi est trop bas. Et ça, c'est vrai. Plus vous avez de chômage, moins vous avez de cotisations sociales pour financer la retraite. Et s'il y avait beaucoup, beaucoup moins de chômeurs, on aurait beaucoup plus de sous pour la retraite. Ça, c'est un discours que dit toujours la gauche, que dit toujours la CGT. On n'attendait pas forcément Marine Le Pen, même si on sait que le RN pique souvent des arguments à la gauche pour mettre un vernis social. Oui, il est détourné. Par exemple, il y a eu une période où le RN était pour la retraite à 60 ans. Et ce qui était fou, c'était qu'à l'époque... les plateaux de télé, il y avait des journalistes qui disaient à des gens de gauche, ah donc vous êtes d'accord avec l'extrême droite. Alors que la retraite à 60 ans, c'est une proposition historique de la gauche. Mais
là, elle y a renoncé, elle est pour une retraite à 62, elle dit 62-60 ans, en fonction des cas. Est-ce qu'il y a autre chose de notable sur Marine Le Pen ou on passe à Edouard Philippe ? On
peut passer à Edouard Philippe.
Parce qu'Edouard Philippe, lui, il avait déjà d'ailleurs annoncé, avant même le débat, les principales mesures de son projet économique. Grosso modo, si je vous le résume, c'est du sang. et des larmes. Il assume le rôle de père fouettard, de celui qu'il dit que tout le monde devrait faire des efforts, sauf les plus riches, parce que vous savez, Servicel, il y croit. Donc il veut mettre fin à l'open bar, comme il dit, des arrêts maladie. Il veut baisser la durée d'indemnisation du chômage. Sur la retraite, Edor Philippe, écoutez ce qu'il dit.
les pays d'Europe ! Tous ont eu le courage de dire, compte tenu de nos démographies et compte tenu de notre envie de préserver le modèle social et le pouvoir d'achat des actifs, nous allons devoir travailler plus longtemps. Le courage en France, et ceux qui rasent gratis ne diront pas ça. Mais tous les autres doivent accepter de dire que oui, nous allons devoir travailler un peu plus nous voulons préserver notre modèle social et notre richesse. Un peu
plus tout le monde,
mais pas dans les mêmes conditions.
Voilà, donc tout le monde un peu plus dans la même condition. Il dit que c'est ça le courage, qui était d'ailleurs le thème de ces universités du MEDEF. Edouard Philippe, c'est dans la lignée macroniste ?
Oui, et puis même macroniste et même sarkoziste. En fait, on voit comment il y a eu un glissement, parce que Sarkozy promettait travailler plus pour gagner plus. Bon, dans les faits, c'est pas du tout ce qui s'est passé. Là, c'est gagner
plus pour gagner pareil, voire pas sûr.
C'est travailler plus pour maintenir ce qu'on a. Oui, c'est pour gagner autant. Donc là, il dit travailler plus pour préserver le modèle social. Mais si tu travailles plus, peut-être que ça te permet de financer ton modèle social, mais du coup, ce n'est plus le même social puisque la part du travail a grandi dans ta vie. Et la part du temps... sur le travail, la part du temps libre, qui n'est pas du temps inutile. D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon l'a dit, il a dit que le temps retrouvé n'est pas du temps gâché. Il a parlé des retraites, il a dit que les retraités ne sont pas du tout des gens qui sont inutiles à la société. Il a cité le fait qu'une immense part des élus municipaux et des maires sont des gens qui sont à la retraite, et puis une immense part des militants associatifs et bénévoles qui participent à tourner le pays, même si ce n'est pas de l'économie marchandisée. et fléchés sur le CAC 40, participent à la société. Ils sont très utiles. Mais Edouard Philippe s'est travaillé plus, travaillé plus maintenir le même niveau de vie. Après, là où il s'est distingué du reste de ses copains de droite, de ses concurrents de droite, c'est que lui, il dit qu'on ne peut pas passer le brut en net. Il y a une grosse offensive de la droite pour passer le brut en net. Lui, il n'y croit pas. Lui, il veut élargir L'assiette fiscale, il veut financer autrement. Et sinon, il a dit que les produits chinois vendus en Europe soient fabriqués en Europe. Ça, c'est une forme de protectionniste qu'il n'y avait pas chez les macronistes ou à droite. Il est pour la règle d'or. Sur la dette, il a vraiment attaqué Jean-Luc Mélenchon en disant... D'ailleurs, j'ai trouvé que sur la dette, c'était le seul débat où vraiment la malhonnêteté était affichée. Et Gabriel
Attal en a fait une belle démonstration aussi. Et vraiment
décomplexé. Parce que sinon, on peut dire, moi je suis pour supprimer le brut, c'est un projet de société. La gauche est contre, à l'humanité on a toujours été contre, mais on peut en débattre. Par contre, dire que la France va finir interdite bancaire si on renégocie la part de la dette de la BCE, parce que pour négocier la part de la dette française détenue par la Banque Centrale Européenne, enfin ceux qui sont pour l'ont dit, ça implique une négociation à l'échelle européenne avec tous les pays. qui sont endettés auprès de la BCE, et on regarde, bah tiens, c'est la dette qu'on détient nous-mêmes, donc moi je t'annule ta part de dette, enfin on s'annule tous notre part de dette. Ce qui fait
baisser le ratio dette PIB, et qu'ensuite permet de financer potentiellement moins cher sur les marchés financiers, et ce à quoi Gabriel Attal, enfin ce que n'écoute pas Gabriel Attal, et il dit que simplement, en l'occurrence ce qu'il faut, que Jean-Luc Mélenchon veut supprimer la dette, toute la dette, rien que la dette. Tout à fait,
alors que Jean-Luc Mélenchon l'a dit, lui il parle que de la dette détenue par la BCE, il parle pas des créanciers privés des marchés, il a dit ça peut venir, j'ai plus la formule exacte, mais il dit, pour l'instant, je ne parle que de celle-là. Alors qu'Edouard Philippe dit, si on n'honore pas la dette, alors qu'on parle d'une négociation avec la BCE, il dit, la France va finir interdite bancaire. Donc ça, c'est une peur qui est agitée, de façon vraiment malhonnête. Et sinon, la même rengaine que d'habitude, il était le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron, notre dépense sociale est trop élevée, et c'est ce qui nous amène à la gabgie et aux difficultés. Il a dit un truc intéressant pour terminer. Il a dit que c'est facile à dire, le pouvoir d'achat n'augmente pas assez. Je ne sais pas ce qu'a fait la Macronie pour le pouvoir d'achat depuis 2017. Mais il a dit une chose intéressante, il a dit qu'il n'y a pas de démocratie qui survit à l'effondrement des classes moyennes. Il faudrait peut-être qu'il le traduise en acte quand il était Premier ministre, parce que la classe moyenne s'est faite défoncer par la Macronie. Mais c'est intéressant cette idée historique, et qui peut se présenter devant nous avec le fascisme qui vient, que l'effondrement des classes moyennes conduit
à l'effondrement des démocraties. Passons à Jean-Luc Mélenchon, qui lui était très attendu, parce que c'était l'adversaire désigné d'à peu près tout le monde sur le plateau, enfin tous les adversaires de droite qui l'ont ciblé, notamment sur la dette, parce que la diabolisation de la gauche passe aussi par la diabolisation sur le plan économique, de dire que ce sera la faillite si la gauche arrive au pouvoir et si le programme que propose Jean-Luc Mélenchon est au pouvoir. Mais lui, il a assumé, il avait dit avant de rentrer dans l'arène qu'il allait dire... Leurs 4 vérités au patron, on écoute Jean-Luc Mélenchon.
Je vais vous dire la chose suivante. Le premier point, c'est qu'il faut cesser de décrier notre État et la construction sociopolitique de notre pays. La dépense française est dans la moyenne européenne pour l'État. Le salaire des fonctionnaires a reculé de 6 points. dans le PIB. La dépense de l'État de 7 points en 20 ans. Donc il faut cesser de dire que l'État jetterait l'argent par les fenêtres. Deuxièmement, la quasi-totalité de la dépense de l'État est redistribuée sous une forme ou sous une autre. Investissement, fonctionnement, ceci, cela. Ce n'est donc pas de l'argent qui disparaît dans le sable. La question qui nous est posée, c'est celle de son usage. Vous me demandez comment rétablir les comptes. Je pourrais vous faire une réponse très provocante et instantanée. Si nous supprimons toutes les aides aux entreprises, le déficit de l'Etat disparaît. Pourquoi ? Monsieur Fabien Guay a parlé de 210 milliards d'aides. Le président de cette commission, qui est Les Républicains, donc pas un gauchiste échevelé, lui parle de 120 milliards. Le déficit de l'Etat est de 150 milliards. Si je décide instantanément de céder, de cesser les aides aux entreprises, il n'y a plus de déficit de l'État. Donc ce n'est pas là qu'est la question.
-Luc Mélenchon, qui s'est assumé en défenseur de la planification et du rôle de l'État, on l'entend, il cite aussi le rapport du sénateur Fabien Guay, qui se trouve être le directeur de l'Humanité sur les 211 milliards d'euros d'aides publiques qui sont versées chaque année sans contrepartie aux entreprises. 211 milliards, c'est le volant
global. C'est toutes les aides versées aux entreprises. Et dedans, il y en a énormément qui sont sans contrepartie. Mais ce n'est pas dans ce 11 sans contrepartie. Par exemple, il y a des aides aux entreprises, des aides à la presse, où il y a des règles et c'est conditionné. Mais oui, tu as raison. Il y a un volant énorme. D'ailleurs, ce qui est fou, c'est de se dire que personne n'avait le chiffre. On ne savait pas combien l'État versait d'aide aux entreprises et personne ne savait le calculer. Donc il y avait comme ça une sorte de flou, même pas un flou, un vide, un impensé total de la Macronie. De toute façon, les autres entreprises sont tellement légitimes, quoi, qu'il arrive selon eux, qu'il n'y a même pas besoin de la regarder à quoi ça sert. Et la commission d'enquête de Fabien Gay a été très intéressante. Et à la fin, il y a même des dirigeants d'entreprises, comme celui de Michelin, je crois, qui a dit, oui, effectivement, si on a gagné, je n'ai pas le chiffre, mais si on a touché 30 millions d'aides de l'État pour réinvestir dans des machines... pour des usines en France et qu'on ne l'a pas utilisé, et que même en fait on a des écolisés, il serait logique de les rembourser, à minima. Ça a
été fait sous pression,
rappelons-le. Oui, sous pression, mais c'est pour montrer qu'il y a vraiment quelque chose à aller chercher. Et d'ailleurs, Bruno Retailleau a dit, donc selon lui, sur les 211, il y en a 40 qui sont non conditionnés. Il dit que c'est du flan, Bruno Retailleau. Il dit que c'est du flan, il dit qu'il n'y a que 40, mais quand même, sous pression, il dit, c'est 40, je propose de les supprimer. après en fait il ne les supprime pas vraiment puisqu'il les transforme en allongement de taxes pour les entreprises. Donc en fait il veut les pérenniser. Mais pour revenir à Mélenchon, il a vraiment regardé le MEDEF et les patrons droits dans les yeux. Il a aussi parlé leur langue. Pas au sens où ils changent de projet économique et social, mais en fait où ils cherchent à leur faire comprendre que c'est aussi dans leur intérêt de réfléchir autrement, que la planification, ça amène la stabilité. Notamment la planification écologique. Tout à fait, la planification écologique. Il y a plein de patrons et plein de candidats qui disent que le changement des règles tout le temps nous conduit à ne plus avoir de stratégie. On ne sait plus où investir, on ne sait plus où aller. pas faire de plan sur 5, 10 ans, 20 ans pour le développement d'une entreprise, à tel point qu'à un moment donné, Edouard Philippe a dit, au bout d'un moment, il faut arrêter de changer les règles, même si elles sont mauvaises, parce qu'au moins, ça permet de dessiner une trajectoire. Ça, c'est une démonstration par l'absurde. Mais Jean-Luc Mélenchon lui propose la planification, et il leur dit, c'est ça qui permet d'avoir une stratégie de long terme, et de ne pas être soumis tous les 6 mois, tous les 1 an, à des nouveautés, sachant, ils ont été aussi, ils l'ont souligné, que le Covid, la guerre en Ukraine, en Iran, ça entraîne aussi des incertitudes pour les entreprises. Mais du coup, Mélenchon a affirmé le retour de l'État et la planification. Et quand je disais qu'il leur parle leur langue pour leur faire comprendre qu'un autre monde est possible et qu'il peut même être souhaitable pour les patrons, il s'adresse au TPE, au PME, mais aussi aux filières stratégiques. Il leur dit que l'argent circule ne soit pas coincé dans les bulles. Et actuellement c'est ça le problème, un des problèmes immenses du capitalisme et du libéralisme, c'est qu'il y a une part gigantesque de l'argent qui va dans les dividendes, qui se perd et qui n'est pas réinvestie. Et donc lui il parle vraiment
de ça. Et de réinstaurer une taxation justement différenciée sur les dividendes et la réutilisation, ce qui va dans l'investissement non productif, c'est-à-dire la spéculation, et l'investissement productif quand c'est réinjecté dans le... Dans l'économie réelle. Il a une autre proposition, Jean-Luc Mélenchon, avant de passer à Marine Tondelier, c'est d'augmenter les salaires. Vous avez entendu Marine Le Pen se faire applaudir tout à l'heure, Jean-Luc Mélenchon, quand il a dit qu'il fallait augmenter les salaires. On a entendu des rires dans l'audience.
On a entendu des rires, et par contre, il l'a dit au sujet, Jean-Luc Mélenchon, il l'a dit au Medef, si vous n'augmentez pas les salaires, la France va entrer en récession. Il leur a expliqué que plus les salaires sont bas, moins on consomme. La consommation populaire, c'est ce qu'il a dit. La consommation populaire, c'est pas rien. La consommation populaire, ça permet de faire tourner les entreprises, de faire tourner tout ce qui est local, ça permet aussi de récolter de la TVA. La TVA qui est l'impôt le plus injuste, mais qui a une part gigantesque aujourd'hui dans le financement de notre modèle, il y aurait plein de choses à aller faire là-dessus. Et sur ce que tu disais, oui, il leur a dit, il faut taxer, enfin il a dit, si je suis élu, je taxerai différemment la part du profit réinjecté dans l'entreprise et celle qui vend dividendes. Et c'est là-dessus qu'il allait chercher les patrons. Il a dit qu'il allait ramener de l'industrie en menant le rapport de force européen. Glucksmann, lui aussi, dit qu'il veut aller chercher. Glucksmann a l'impression qu'il suffit de le demander pour que ça se fasse. Mélenchon, lui, considère qu'il y a vraiment une grosse bataille à mener et que si les partenaires européens ne changent pas de braquet sur le sujet, il faudra sortir des traités.
Tu voulais qu'on parle aussi de la retraite par capitalisation, parce que Jean-Luc Mélenchon en a fait un point de clivage, parce que d'autres assument, on a même vu François Hollande d'ailleurs dans Le Point, dire qu'il était favorable à la retraite par capitalisation. Sur le plateau, la droite, il y a à peu près consensus. Jean-Luc Mélenchon, il a répondu à cet argument.
Oui, il a répondu en disant, c'est l'assemblée des magiciens, je cite, vous voulez une retraite par capitalisation, mais il faut des hauts revenus pour ça. Il dit, il faudrait cotiser deux fois plus que par répartition pour pouvoir financer les retraites. Donc il dit, vous voulez à la fois baisser... les cotisations et vous voulez la retraite par capitulation, donc il y a un loup.
Passons ensuite à Marine Tondelier. Il y avait une alliée de gauche qui plaçait la planification écologique au-dessus de tout. On l'écoute rapidement.
Présidente du MEDEF, nous avons un point commun. J'ai lu votre discours d'hier et vous avez appelé de vos voeux un programme présidentiel de liberté. Eh bien, les écologistes aussi veulent la liberté. Je dirais même que l'écologie est là. conditions de la liberté, je vais vous expliquer pourquoi. En prenant une image, celle du navigateur style skipper du Vendée Globe.
Alors je vous passe l'image du skipper que tout le monde n'a pas forcément saisi, mais ce qu'elle dit ensuite est un peu plus intéressant.
Les solutions pour naviguer dans cet écosystème. Eh bien, la planète c'est pareil. Nous comme citoyens, vous comme entrepreneurs, l'activité économique dépend aussi de la température qu'il fait, dépend du cycle de l'eau, dépend de l'océan, des forêts, dépend de tout ça. Et donc on peut appeler liberté... Le fait de franchir une à une ses limites planétaires en disant qu'on décide de ne pas voir et de ne pas savoir. Mais la vérité, c'est qu'en faisant ça, on ne sera pas indépendant de la nature. Ça ne se décrète pas. On se rendra juste beaucoup plus vulnérable à ces déstabilisations. Et c'est ce qu'il est arrivé cet été.
Marine Tondelier qui rappelle donc au patron qu'il y a une réalité très concrète qui se rappelle à nous et au monde économique chaque instant. On l'a vécu cet été, elle l'a dit, c'est le réchauffement climatique. On ne peut pas envoyer balader les lois de la nature. Marine Tondelier, elle est intervenue sur l'écologie, l'écologie et le modèle social.
Tout à fait, oui. Et d'ailleurs, ils étaient d'accord avec Jean-Luc Mélenchon qui disait là-dessus, qui a dit, alerter les patrons, le changement climatique va perturber toutes les chaînes de production. Et donc Marine Tondelier aussi dit, si vous ne considérez pas le réchauffement climatique comme une priorité, ça va être un désastre économique. Vous êtes là pour parler d'économie, pour parler business. Si vous ne pensez pas au réchauffement climatique, le business, ça va très très mal se passer. Et après, comme tu l'as dit, il y a eu quatre, je trouve, phrases fortes qu'elle a envoyées au patron. en essayant de parler le langage pour qu'ils comprennent. Elle leur a dit une demi journée de canicule coûte le même prix qu'une journée de grève. Donc il faut considérer le réchauffement climatique. Vous n'aimez pas les grèves, le réchauffement climatique, c'est deux fois pire qu'une grève, si je puis me permettre, même si les grèves, évidemment, quand les revendications sont justes, on est à fond pour. Et elle aura dit aussi, en France, on meurt deux fois plus au travail que dans les autres pays d'Europe. Peut-être que les gens qui disent qu'ils sont des super chefs d'entreprise devraient s'interroger sur le fait qu'en France, on meurt deux fois plus au travail que dans les autres pays d'Europe. Elle aura dit aussi que la France allait atteindre son plus bas nombre d'emplois industriels de l'histoire. Peut-être que quand on veut faire du business, en tout cas du business utile, et avoir donc des salariés, peut-être que quand il n'y a plus d'emplois industriels, c'est peut-être qu'il y a un problème sur la compétitivité et la façon de faire de l'économie dans le pays. Et elle leur a dit aussi qu'elle voulait le SMIC à 2000 euros
bruts. Et donc en fait, comme on a parlé de Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier, on peut essayer aussi d'analyser la posture qu'ils ont eue dans ce débat. C'est un cadrage évidemment très libéral. On était au MEDEF, ils sont pour moins de normes, moins d'impôts sur les entreprises, etc. Et moi, de ce que j'ai remarqué, c'est qu'ils ont essayé de faire péter ce cadrage, justement, aussi, pour ne pas se laisser seulement embarquer sur les thématiques qu'on attend. Jean-Luc Mélenchon l'a regretté. Le débat, ce n'est pas de savoir. on va baisser ou pas les cotisations, qu'il y a des défis beaucoup plus importants qui s'imposent à nous, et en l'occurrence... le réchauffement climatique, mais pas seulement, la reconfiguration, la bataille commerciale avec l'espace asiatique dominé par la Chine qui se développe, et c'est ça dont les candidats de gauche auraient aimé parler, et donc ils ont un peu forcé la porte d'entrée du débat. Oui,
complètement, ils ne se sont pas laissés enfermer par
la
pression qui était potentiellement mise sur eux. On entendait dire, oui, les candidats de gauche sur le grill des grands patrons, ça ne s'est pas du tout passé comme ça dans les faits, et ils ont même fait la démonstration en réalité. que tout l'argent qui est donné aux actionnaires est de l'argent perdu pour vraiment faire une économie vertueuse dans le pays et développer le pays.
Et last but not least, comme on dit, il y en a un qui a un magicien, on va dire, Gabriel Attal, Premier ministre d'Emmanuel Macron, ministre pendant un nombre de gouvernements. tellement important qu'on a arrêté de compter, mais qui veut nous faire croire que lui n'a rien à voir avec tout ça. Lui, il est tout nouveau, il n'est pas né de la cuisse de Jupiter. C'est Gabriel Attal, on l'écoute.
qu'il aurait fallu faire, c'est ne pas augmenter le coût du travail depuis 2024. J'entendais Mme Le Pen tout à l'heure dire « Vous avez dans le budget Barnier, dans le budget Bayrou, etc. pris telle décision ». Je me suis opposé à ces mesures-là, et notamment à la mesure sur le coût du travail. Le coût du travail aurait dû augmenter dans la copie qui avait été présentée par le gouvernement de Michel Barnier de 4,5 milliards en 2025. On s'est mobilisés contre, on a réussi à ramener ça à 1,5 milliard, mais c'est 1,5 milliard de trop. Donc le premier engagement que je prendrai pour répondre à votre question, c'est de revenir sur ces hausses du coût du travail qui sont intervenues depuis 2024, qui sont un boulet pour nos entreprises et dans la compétitivité de notre économie. Ensuite, puisqu'on parle des charges... Pour moi, il y a aujourd'hui un mouvement social en France qui ne dit pas son nom, qui n'a pas de porte-parole, qui n'est pas présenté comme tel. C'est la classe moyenne qui bosse et qui a le sentiment qu'on lui demande toujours plus d'efforts, alors que si tout le monde faisait un effort, elle s'en sortirait mieux, et qui voit effectivement son aide s'écarter du brut année après année. Et moi, là où je veux avoir une action résolue, C'est aussi, et peut-être d'abord, je vais être franc avec vous, sur les charges salariales, pour aller droit au brut, pour que les Français qui travaillent voient leur rémunération augmenter, parce que leur salaire net augmente, parce qu'on réduit leurs charges.
je suis désolé, une minute trente de Gabriel Attal, ça peut parfois être un peu douloureux. Il veut aller droit au brut, au-delà des formules. La politique de Gabriel Attal, c'est quoi
Là, c'est vraiment spectaculaire, parce qu'en gros, tout allait bien jusqu'en 2024. Donc en 2024, il a cessé d'être Premier ministre parce qu'il y a eu la dissolution. Avant, c'était génial tout ce qui était fait, tout fonctionnait bien. Et depuis, on est dans le socialisme soviétique, je ne sais pas ce qui s'est passé. Apparemment, depuis, le coût du travail a explosé. Les salaires ont augmenté. Je ne sais pas de quoi il parle, je ne comprends rien. Et ce qui est spectaculaire aussi, c'est qu'il se lamente. d'un milliard d'euros d'augmentation du coût du travail. D'ailleurs, on ne sait pas de quoi on parle. Il ne précise pas. Il parle de salaire, il parle de coût du travail lié à des nouveaux investissements de machines. Enfin, on ne sait pas. Mais donc, il se lamente d'une augmentation du coût du travail. Et derrière, il dit, je suis fier qu'on ait baissé l'impôt, qu'on ait supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune, qu'on ait fait la flat tax. Je n'aurai jamais cette politique honteuse. Donc, sa politique, c'est... J'allais dire, il ne faut pas être caricatural, mais sa politique, c'est tout pour les riches. Et puis les autres, on vous pique votre brut et on vous fait croire que vous avez gagné des sous avec une augmentation du net qui ne viendra jamais compenser ce que vous avez perdu pour la vie avec le brut qu'on vous a piqué. Il était vraiment ultra-libéral.
Sans surprise. Donc un débat droite-gauche, on l'a expliqué, avec pas que des caricatures, mais puisque je vous parle de caricatures, il y en a un à qui il faut qu'on fasse un sort, puisqu'il y avait des absents sur ce plateau. Il y avait un débat un peu plus tôt, à la rêve du MEDEF, qui opposait Fabien Roussel et David Lissnard, le maire de Cannes qui est déclaré candidat à la présidentielle, adorateur de Ravier Mieleil. Et je ne peux pas résister... a l'envie de vous diffuser une vidéo de monsieur Lissnard, puisque quand on parle de caricature, je crois qu'il a la palme en parlant de Cannes.
Le soviétisme, ça n'a jamais marché, c'est comme ça. Ce qui se fait depuis 20 ans, c'est la socialisation de l'économie. C'est pas ce que j'ai entendu. Il faut quand même regarder, on a le record du monde de la dépense publique. On a le record du monde des impôts et des charges. Et parallèlement, on a un taux de pauvreté qui augmente. Et on est passé du 11e rang de création de richesses par habitant au 27e rang. Et on a plus de déterminisme social qu'avant. On a des jeunes qui ont très peu d'espoir selon l'endroit où ils sont nés, etc.
Oui, je m'arrête là, je m'arrête là, j'ai compris. Je vous ai entendu derrière votre écran. Face à lui, on avait le secrétaire national du Parti communiste français qui devrait être désigné candidat à la présidentielle le 6 septembre. Que faire face à ça ? C'est assumer le rôle de planification de l'État. C'est la ligne qu'a tenue Fabien Roussel en disant que l'État n'est pas l'ennemi des entreprises planifiées. dit-il la réindustrialisation de notre pays pour avoir de la lisibilité arrêtez le stop and go nous avons un avantage compétitif sur le volet énergétique avec une énergie décarbonée et abondante il parle notamment du nucléaire et vous pouvez lire le résumé de cette opposition très franche entre un communiste et un ultra-libéral qui ferait peut-être passer même Ravier Mileï pour un bisounours sur le site de l'UMA. Cyprien Cadéo était aussi là-bas. Vous pouvez aller lire tout ça. Merci Aurélien. On va continuer de suivre tous ces débats de la présidentielle dans cette année à venir. Tous les débats aussi économiques puisque ce sera l'un des sujets. On donne rendez-vous à la fête de l'UMA. Justement pour continuer toutes ces discussions, garantie moins de caricatures que monsieur Lissnard qui a demandé à venir dans cette fête de l'UMA, il a interpellé Fabien Roussel. Nous on vous dit à bientôt et on espère que vous serez nombreux à continuer de nous suivre. N'hésitez pas à vous abonner, à faire des dons, on compte sur vous. Et à prendre
votre bon soutien pour la fête de l'UMA.
Évidemment. Salut.