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Le Premier ministre Sébastien Lecornu dévoile ses premières pistes budgétaires. Il dit ceci, il parle de vous, il parle des candidats à la présidentielle. Il dit que les candidats à la présidentielle seront les premières victimes de l'absence de budget. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Est-ce qu'il faut un budget impérativement, quitte à ce que ce budget soit mauvais ?
faut un budget pour la France, mais pas n'importe quel budget. Alors je reviendrai sur la question budgétaire, mais moi je suis ici pour vous présenter l'équipe qui va refonder la gauche et qui va permettre à la gauche de remporter l'élection présidentielle. Parce que je veux vous dire, il y a une chose que je vais chasser de la gauche, c'est l'esprit de défaite. C'est cette tentation de toujours jouer le coup d'après. Nous, nous sommes ici. ensemble pour pouvoir redonner une espérance au pays, pour pouvoir remettre de la justice dans les politiques publiques. Nous nous sommes ici d'abord pour remporter une primaire qui sera celle de la refondation de la gauche et ensuite remporter l'élection présidentielle pour pouvoir battre justement les héritiers d'Emmanuel Macron, ses anciens premiers ministres qui vont continuer les mêmes politiques injustes que celles qu'on a connues depuis dix ans. Nous sommes ici pour barrer la route à l'extrême droite et nous sommes surtout ici. Pour dire une chose simple, la France peut renouer avec son destin en étant à nouveau juste et en étant à nouveau libre. Et vous avez ici le collectif qui est la base d'une reconquête électorale du pays. Moi, je suis intimement convaincu qu'ensemble, nous allons remporter l'élection présidentielle de 2027.
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reviens sur la question budgétaire, évidemment. Est-ce que vous êtes d'accord avec les propos de Sébastien Lecornu ? Est-ce qu'il faut un budget impératif
? il ne faut pas un mauvais budget pour la France. Il ne faut pas un mauvais budget pour la France. Il faut un budget pour le pays. Mais le budget pour le pays, il ne peut pas être injuste. Et on ne peut pas toujours demander des efforts au même. Donc la question budgétaire, elle sera posée sur la table. Quand on aura des propositions concrètes, eh bien il y a Boris qui est là, Boris Vallaud, qui est le président du groupe à l'Assemblée nationale. Et il y aura des discussions, et il y aura un rapport de force, et il y aura un refus de tout ce qui va... rendre la vie plus difficile à ceux qui souffrent. Nous, vous savez, on sait pourquoi on fait de la politique et on sait pour qui on fait de la politique. Nous, on ne fait pas de la politique pour les gens qui n'ont pas besoin de la politique. Nous, on fait de la politique pour ceux qui ont besoin qu'une puissance publique lutte contre les inégalités et permette à ceux qui ne s'en sortent pas de s'en sortir. Et donc, je vais vous dire les choses très simplement, il n'y aura pas de chantage. Il ne peut pas y avoir de chantage. Il doit y avoir un budget qui reflète l'exigence de justice qui est majoritaire dans notre pays. Et c'est aussi pour... C'est pour ça que nous allons gagner l'élection présidentielle. Parce que ce que nous proposons sur la démarchandisation, sur la taxation des plus hauts patrimoines, sur la nécessaire solidarité, sur la revalorisation du travail, sur le fait que le travail paie, sur la défense de l'école publique, sur la défense des services publics, c'est majoritaire dans le pays. Et donc si nous sommes sérieux, si nous sommes méthodiques, nous allons remporter cette élection. Et c'est le message principal. En fait, nous, on ne fait pas des candidatures de témoignage. On n'est pas là dans un congrès. On est là... pour remporter la présidentielle. Et voilà, maintenant vous m'avez posé une question. Vous
savez, il faut que M. Lecornu... Et ceux qui, avant lui, ont été Premier ministre d'Emmanuel Macron ne comptent pas sur nous pour être les exécuteurs testamentaires du macronisme. Le macronisme s'est terminé. Et comme nous l'avons fait depuis maintenant près de 10 ans, nous continuerons de combattre l'injustice. Nous, on veut être aux côtés de celles et de ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre. Ceux qui veulent espérer des services publics, de l'école en particulier, une vie meilleure pour leurs enfants que la leur. Et nous serons de tous les combats. Le chantage, ça a été dit par Raphaël Glucksmann, ça ne fonctionne pas avec nous. Ça ne fonctionne pas avec nous. Il faut un budget pour la France. Mais est-ce qu'il faut le budget que nous proposera M. Lecornu ? Je n'en suis pas certain. Et je pense même que ce ne sera pas le budget de M. Lecornu. En tout cas, nous le combattrons. Nous poserons sur la table un certain nombre de propositions. Dans le jour qui vient, avec les sénateurs, avec le Parti socialiste, avec d'autres, nous présenterons. nos propositions et compter qu'elles soient en phase avec les urgences sociales, environnementales du moment.
Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste, dit qu'il censurera le gouvernement, que le Parti Socialiste censura le gouvernement sur ce budget. Est-ce que c'est une position que vous partagez ? Vous
savez, le compromis que nous avons fait l'année dernière a été à bien des égards trahi. Ça ne vous aura pas échappé dans un certain nombre de mesures d'économie qui ont été faites après le vote du budget. Par ailleurs, nous avons un gouvernement qui a fait un budget avec nous et qui a fait toutes les autres lois avec la droite et l'extrême droite. Donc si je devais résumer les choses avant d'engager d'abord le débat entre nous, moi je suis président d'un groupe qui débat d'abord avec ses parlementaires, c'est pas bien parti.
Concrètement, il y a 50 ans... Les deux tiers de la fortune des Français, c'était le produit de leur travail. Et un tiers, c'était l'héritage. Aujourd'hui, c'est l'exact inverse. Les deux tiers, c'est l'héritage et un tiers seulement le produit de leur travail. Eh bien, ça veut dire que nous sommes en train de devenir une société de privilégiés, une société de rentiers et d'héritiers. Et nous devons redevenir une société de travailleurs. Donc la mesure, elle est simple. On va taxer les méga-héritages, c'est-à-dire au-dessus de 2 millions d'euros. Et ce que ça permettra de faire, en baissant la CSG sur les salaires des travailleurs français, ce que ça permettra de faire, c'est qu'une personne qui gagne 2 000 euros par mois, elle aura 120 euros de plus sur sa fiche de paire en salaire net par mois. Et moi, je vais vous dire, si M. Lecornu veut faire un budget juste, nous, on finance nos mesures de solidarité. Nous, on finance nos mesures en faveur des travailleurs. Eh bien, il n'a qu'à reprendre cette mesure. S'il dit, et c'est vrai, que la France est en période de déficit budgétaire, eh bien nous, on a des solutions à proposer. Mais étonnamment, les solutions qui relèvent de la justice fiscale et de la justice sociale, elles ne sont jamais considérées avec sérieux. Et donc, voilà, nous, on met des propositions sur la table, ça crée du débat et on assume nos convictions.
On
aura une présentation très précise de cela, mais je veux juste préciser que... Maison familiale transmise, qui aujourd'hui peut inquiéter, ne sera pas touchée. 99% des héritages ne seront pas touchés. Là, on parle des 1% les plus élevés. Et en fait, il y a un moment où il faut le dire les choses, il y en a marre. En fait, il y en a marre qu'on demande des efforts à tout le monde et qu'il y en ait qui parviennent à y échapper alors que c'est précisément ceux qui ont le plus. Et donc nous, on assume de dire, monsieur Lecornu, vous voulez réduire le déficit budgétaire ? Vous voulez que les travailleurs français se sentent mieux et vivent mieux de leur travail ? Eh bien nous on a une proposition. Reprenez-la. Reprenez-la maintenant.
François Hollande était ici hier. Est-ce que vous êtes inquiets par une probable candidature
nous, nous ne sommes inquiets par rien. Nous sommes confiants et nous avons envie de cette campagne. Et on aura besoin de tout le monde. Vous savez, il y a un moment dans la vie de chacune et de chacun. où on doit plonger en soi et trouver l'énergie et la force de prendre ses responsabilités. C'est ce qu'on fait ensemble. Parce que la situation du pays est trop grave, parce que les menaces sont trop importantes et surtout parce qu'en fait on a les mêmes convictions et qu'on va se battre ensemble. On aura besoin de tout le monde pour ramener la gauche au pouvoir et remettre de la justice dans les politiques publiques. On vient de parler là de la question budgétaire. Mais à quel moment, à quel moment dans ce pays ? On se dit que les ultra-riches sont ceux qui doivent les premiers contribuer à l'effort commun. Eh bien, ce sera le moment de la gauche au pouvoir.