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Le cycle de l'eau, il est perturbé en France. Un coup il n'y a plus d'eau et alors c'est l'horreur. Les gens croient que c'est un événement exotique le manque d'eau. Non, c'est un événement français.
La France fait face à une sécheresse d'une ampleur exceptionnelle. 70% du territoire est soumis à des restrictions d'usage de l'eau.
La question de la sécheresse et de la perturbation du régime des eaux est une question qui est commencée. Avec la crise climatique, il va falloir s'habituer. Cet été pourrait être le moins sec des prochaines années. Alors quand il fait trop chaud, que c'est sec, en plus du fait qu'il n'y a pas d'eau. eh bien vous avez d'autres conséquences. Les villes deviennent invivables parce qu'il y fait une chaleur terrifiante.
Où est-ce qu'il ne faut surtout pas habiter dans les prochaines années ? Donc regardez, dans l'ordre des villes les plus touchées figurent Sète, Agde, Marseille, Avignon, Arles, Marignane, Montpellier, Martigues, La Seine-sur-Mer et Perpignan.
Et donc les gens mettent en route, ceux qui en ont, les appareils à climatiser et à refroidir l'atmosphère. Et donc à ce moment-là, on tire sur l'électricité. et donc on crée des pics de consommation à des périodes de l'année où d'habitude il n'y en a pas. Que se passe-t-il alors ? Que deviennent vos chères centrales nucléaires ? Comme il y a moins d'eau, et qu'il y en aura de moins en moins dans les rivières, puisqu'au cours des 50 prochaines années, elles vont toutes baisser au moins d'un tiers de leur contenu en eau. Il y a moins d'eau ? Donc la centrale qui pompe de l'eau pour refroidir le circuit ne peut plus en prendre parce qu'elle réchauffe trop l'eau ou parce qu'il n'y en a pas assez. Donc elle arrête.
Depuis trois jours, les deux réacteurs de cette centrale sont à l'arrêt. Pour fonctionner, ils ont besoin de beaucoup d'eau prélevée dans ce fleuve, la Meuse. Mais à cause des fortes chaleurs, son niveau a beaucoup trop baissé.
Comme il fait chaud, comme c'est sec, ça devient inflammable. Donc vous avez les incendies. Ce matin encore, les pompiers font face à un mur de
Si on regarde l'alerte feu de forêt, on se rend compte qu'elle est généralisée.
Des incendies, comme vous avez pu en voir aux Etats-Unis d'Amérique, que plus personne ne s'est arrêté. Pour l'instant, on sait les arrêter. En France, tels qu'ils sont, mais il ne faut pas croire qu'on ait une capacité de faire face à n'importe quoi, à n'importe quelle taille d'incendie.
Les pompiers qui sont toujours à pied d'oeuvre dans les Landes pour tenter de stopper la progression des flammes, plus de 1100 hectares parcourus.
Un feu qui s'alimente tout seul avec des conditions météorologiques toujours très compliquées. La
Méditerranée s'évapore plus vite que les autres mers, un degré supplémentaire, 7% d'évaporation de plus. résulte à quoi des gros nuages vous savez ce qui se passe pendant la période du réchauffement climatique il pleut on dirait le film bled runner il pleut il pleut il pleut et il pleut et là il pleut d'un coup des trompes d'eau qui tombe sur une nature qui n'a jamais reçu de telle quantité d'eau et qui donc n'est pas disposée pour y faire face.
Des pluies diluviennes comme ici en Normandie, des inondations ou des coulées de boue comme le week-end dernier en Haute-Savoie, ces événements pourraient se multiplier ces prochains jours et prochaines semaines. En cause, l'été caniculaire, il a fait chauffer la mer et l'océan qui fournissent le carburant des tempêtes. Lorsque la température de l'eau augmente d'un degré, l'humidité bondit de 7% et accroît la violence des orages. Mais cet été, ce n'est pas 1 degré mais 1,4 au-dessus des normales qui ont été enregistrées dans l'Atlantique. C'est pire en Méditerranée, avec 2 degrés de plus. Le risque d'épisodes météo extrêmes cet automne existe bien.
passage aux pluies diluviennes, c'est un sujet pour la France des dix prochaines années. Ne croyez pas que ce sont des événements que vous avez derrière vous. Ça va être des événements que vous allez avoir de plus en plus souvent dans le futur. Ce cycle de l'eau perturbée, il l'est aussi par l'agriculture. Parce que c'est quand même l'agriculture qui fait les ponctions, mais de très loin les plus importantes, par rapport à la consommation domestique. L'eau est aujourd'hui un dossier
inflammable. D'un côté, les agriculteurs en ont terriblement besoin. De l'autre, la volonté de préserver la ressource qui se fait de plus en plus rare. Et il
y avait un gars qui bravement arrosait son champ de maïs à deux heures de l'après-midi. C'est-à-dire sous le pire qu'il y a, une eau qui s'évaporait ou se perdait. Les
agriculteurs ont-ils vraiment le choix ? Ils sont confrontés à des épisodes de sécheresse et à des interdictions d'arroser de plus en plus fréquents. Cet été, l'un des principaux syndicats agricoles a d'ailleurs appelé à passer outre ces interdictions. Et tout ça pourquoi, je vous prie,
pour faire du maïs, pas celui que vous avez dans votre boîte, là chez vous, où vous comptez utiliser, non celui qu'on va exporter, parce que c'est important d'exporter le marché mondial, blabli, blabla. Pour produire de cette manière, on inonde tout de pesticides. L'eau qui ruisselle, elle emmène tout ça dans la nappe phréatique. 90% des cours d'eau aujourd'hui... sont pollués. 90% !
La pollution agricole. Voici la principale cause de dégradation de la qualité de l'eau en France. En 40 ans, près de 5000 captages d'eau potable ont fermé, majoritairement pour cette raison. Un comble, alors que la ressource se raréfie avec le changement climatique et que nous subissons en ce moment même des restrictions d'eau.
Un litre d'eau sur cinq est perdu dans le territoire de l'Hexagone. On peut dire, tranquille, ça retourne à la nappe phréatique. Peut-être bien, mais auparavant, ça se sera passé à travers des terres remplies de pesticides. Dans les canalisations françaises,
souvent
vieillissantes,
un litre d'eau potable sur cinq s'échappe des réseaux à cause des fuites. Aujourd'hui, les ressources ne suffisent plus. Elles étaient abondantes il y a quelques années. Aujourd'hui, elles sont vraiment limitées avec les sécheresses. Donc chaque fuite est importante. Et le risque, si on ne fait rien, c'est qu'on vide nos réservoirs.
La terre est notre partie commune. Nous sommes des terriens. d'une espèce qui défend le seul écosystème dans lequel elle peut survivre. La nature continuera sans nous. Mais nous, on ne peut pas continuer sans elle. Et il faut donc la protéger telle qu'elle est et rendre notre existence possible, c'est-à-dire solidaire de toute la biodiversité, du moindre arbre, du moindre animal, du moindre insecte. Parce qu'eux, peut-être, peuvent vivre sans nous, et peut-être même vivraient-ils mieux. Mais nous, on ne peut pas vivre sans
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