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Mes chers amis, est-ce que vous connaissez Nicolas Guillou ? Eh bien, vous devriez le connaître. Nicolas Guillou, c'est une des premières personnes que j'ai rencontrées lorsque je suis arrivé place Vendôme au ministère de la Justice. Il est juge à la Cour pénale internationale. Il est français. La France fait partie de la Cour pénale internationale, pas très loin d'ici, aux Pays-Bas, parce que nous on n'est pas très loin des Pays-Bas. Et c'est un juge qui fait son travail de magistrat indépendant avec ses collègues. Ceux qui ont lancé les mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, et contre le chef du Hamas. On peut avoir une position parfois très tranchée sur ce qui se passe au Proche-Orient, mais quant à la Cour pénale internationale, quant à une juridiction qui a été imaginée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, pour juger les crimes les plus graves. Et mais un certain nombre de décisions que l'on peut contester devant cette même cour, ça donne un peu de gravité. Et pourtant, au lendemain de l'élection du président Trump, avec un exécutif hors d'heure, c'est-à-dire un décret qu'il montre parfois à la télévision, notre juge français a été touché par cet exécutif hors d'heure qui interdisait au fond quelque chose de très simple. Il interdisait au service américain de rentrer en relation avec Nicolas Guillou. Alors ça peut vous paraître abstrait et lointain, mais quelle est l'avis de Nicolas Guillou aujourd'hui, qui est toujours notre juge à la compagnon internationale ? C'est un de nos compatriotes ? Voilà un homme qui ne peut plus se rendre aux Etats-Unis d'Amérique. Bon. Alors son compagnon est américain. Pas très facile. Voilà un homme qui ne peut plus avoir de carte bleue. Parce que quand vous allez à votre banque et que vous avez un compte bancaire, votre carte bleue est forcément Visa et c'est en lien avec le système bancaire américain. Voilà un homme qui ne peut plus avoir d'assurance pour chez lui, pour sa maison, pour son logement, pour ses enfants. Voilà un homme qui ne peut plus utiliser son iPhone, ça produit américain. Ni Outlook qui lui permet d'envoyer des mails ou de regarder son agenda. Ni Microsoft. Comme 95% des entreprises français, nous avons Microsoft. Son secrétaire, sa secrétaire lui imprime ses mails. Retourné à l'âge de pierre numérique. Voilà un homme qui ne peut plus prendre le Thalys en commandant sur Internet son billet de train. Il ne doit d'ailleurs même plus pouvoir se faire livrer un colis. Il est retourné. par une décision du président américain, alors qu'il est magistrat indépendant à la Cour pénale internationale, à l'âge de pierre, parce que politiquement, quelqu'un a voulu contester une décision de justice. Alors, tant que ça arrive à Nicolas Guillou, qui est magistrat à la Cour pénale internationale, et malgré les appels du président de la République, de moi-même, de ceux que nous connaissons, pour aider Nicolas Guillou dans sa vie de tous les jours, Qui ici peut penser que ça ne touche pas à nos compatriotes qui pourraient prendre une décision dans sa vie économique, politique, culturelle, diplomatique, parlementaire, qui pourraient déplaire à un de nos grands alliés ou à nos grands ennemis ? Est-ce que ce n'est pas une question profondément de souveraineté ? Si quelqu'un aujourd'hui coupe le robinet du numérique, de nous retrouver dans une situation de dépendance ? Alors évidemment, ces questions de souveraineté sont au cœur de notre engagement. Nous qui sommes nombreux ici à partager l'engagement du général de Gaulle. Le général disait qu'il n'y avait que l'indépendance comme politique possible. Quand on est indépendant, on choisit librement ses alliés, on maîtrise son destin. Et bien sûr, on peut être d'accord avec un certain nombre de personnes, parfois faire la guerre avec eux, mais on le fait librement. En ce moment, il y a un film. En deux épisodes. Alors la critique cinématographique parisienne l'a beaucoup critiqué, mais il y a des millions de Français qui sont allés voir ce film. Et si vous êtes encore récemment allé le voir, les salles du cinéma sont pleines. Parce que les Français veulent retrouver ce goût du héros et de l'indépendance. Et vous avez vu que dans ce film, ce que beaucoup ignoraient, le général de Gaulle était seul. Il disait qu'il n'en est pas arrivé, il y a quelque chose de désespérant, peut-être même de triste. Il est même malheureux d'ailleurs dans une grande partie de sa confrontation avec les Français qui ne le comprennent pas, avec l'envahisseur nazi, avec parfois aussi les Américains qui ne lui ont pas toujours aidé. Et qu'est-ce qu'il a fait le général de Gaulle ? Il a remis au centre de l'action de la France son indépendance. Non seulement il a porté des valeurs et des principes, il a combattu l'Allemagne nazie, il a soutenu nos armées. Mais même lorsque nos alliés qui nous ont aidés à nous libérer voulaient prendre un peu trop de place dans notre gouvernance, il a dit non. Il a rappelé le bien précieux de tous les peuples, l'indépendance. Et aujourd'hui le général de Gaulle, mesdames, messieurs, il ne parlerait peut-être pas forcément du plan calcul ou du périphérique ou du franc fort. Il parlerait du numérique, il parlerait de l'intelligence artificielle. Du quantique ? Des drones ? Regardez les enjeux que nous avons devant nous. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a 48 heures, il y a une entreprise américaine, NVIDIA, qui a annoncé qu'elle avait une capitalisation de 5400 milliards d'euros. Alors, le budget de l'État français, c'est quelques centaines de milliards d'euros. 3000. 4 000, 5 400 milliards d'euros de capitalisation. C'est deux fois plus que toutes les entreprises du 440 français réunies. Une seule entreprise, américaine. Et juste après le Covid, il n'y a pas si longtemps que ça, ce n'était que 100 milliards, Nvidia. En trois ans, ils sont passés de 100 milliards à 5 400 milliards d'euros de capitalisation. Et elles travaillent dans quoi ces entreprises ? Évidemment, dans les semi-conducteurs, dans l'intelligence artificielle. La dépendance de notre économie à l'économie américaine, et là où se crée la valeur, c'est-à-dire la technologie, risque de devenir énorme si nous ne faisons rien. Regardez la guerre en Moyen-Orient, mais regardez la guerre en Ukraine. Est-ce que vous ne pensez pas que la dissuasion de demain, peut-être que le général de Gaulle qui parlait hier de bombes atomiques, la dissuasion de demain, ce n'est pas lutter contre des esseins de drones ? Comment on répond quand on aura 3 000, 4 000, 5 000, 10 000 drones qui arriveront sur un territoire en même temps ? Est-ce que ce n'est pas ça notre lutte pour l'indépendance et notre souveraineté ? Est-ce que notre souveraineté, ce n'est pas de garantir à Airbus, à Thalès, à toutes les entreprises magnifiques que nous avons, de pouvoir agir sur des logiciels français, avec des données en France, et empêcher ainsi quelque pression que ce soit sur nos chefs d'entreprise, nos chercheurs, nos hommes politiques, nos femmes politiques et bien sûr nos magistrats. C'est de ça dont il s'agit dans les années qui viennent. Et malheureusement, notre débat, il est trop souvent en France un débat, pardon de le dire comme ça, mais de vieux. Les retraites, la santé, la dépendance, ce débat extrêmement respectable et intéressant, il faut évidemment les traiter. Mais autour de nous, le monde bouge et investit. Et bien sûr pour avoir les géants de l'intelligence artificielle, pour avoir des entreprises comme Nvidia, pour avoir des entreprises qui font des essais de drones ou qui répondent à des essais de drones, pour avoir des biotechnologies. Vous avez vu qu'il y a des médicaments pour le cancer du pancréas qui désormais sont commercialisés aux Etats-Unis et pas encore en Europe. On va mettre entre 6 mois et 8 mois pour l'avoir. Parfois une prise d'un médicament, 500 000 euros pour lutter contre le cancer, pour investir dans... toutes ces industries, cette technologie, nous qu'une France d'ingénieurs et d'avenir. Il faut que nous passions d'une économie parfois ancienne, à un investissement considérable dans la recherche, dans la formation, et bien sûr dans nos infrastructures. C'est ce qu'a commencé à faire avec courage le président de la République, que j'ai eu l'honneur et que j'ai l'honneur de servir. Et c'est ce qu'il faut continuer à faire. Mais pour dégager ces centaines de milliards d'euros d'investissement pour l'avenir, pour ne pas continuer à être dans l'ancienne économie, dans l'ancien monde, il faut faire des efforts. Il faut dire la vérité aux Français. Il faut faire des réformes et il faut faire des efforts. Pour un seul but, pas pour le principe d'améliorer. Nos comptes publics ou faire plaisir à Bruxelles ou faire plaisir à notre banquier. Faire plaisir à notre banquier, pardon pour les banquiers qui seraient dans la salle, ça a peu d'importance. Il y a un but. On va acheter une maison, on va payer les études du petit. On va parfois prévoir le mauvais côté de notre vie parce qu'il peut y avoir toujours des accidents. Et puis surtout, on va investir. Tant qu'on va avoir le banquier pour investir pour l'avenir, ça va. Tous les maires le savent ici, tous les élus le savent ici. Si on emprunte pour les dépenses courantes, attention les dégâts, et on finit en surendettement. Alors oui, il faut faire des efforts, il faut dégager des marges de manœuvre, et il faut investir dans l'avenir. Pour ça, il faut un projet, qui n'est pas fondé sur la démagogie, qui n'est pas fondé sur le moment où les gens ont envie d'entendre, et ça peut être le cas dans une période électorale, de la douceur aux oreilles. Mais c'est aux électeurs de France et aux Français de distinguer. Les vessies et les lanternes, puisque chacun cite sa grand-mère, Edouard. La grand-mère, elle me disait, Thio, fais attention, on ne mange jamais autant que pendant les élections et à la chasse. Il faut que les électeurs, pendant cette longue période, on a huit mois de campagne électorale, puissent comprendre quand quelqu'un leur parle le langage des fleurs. et puissent aussi comprendre ceux qui leur disent la vérité en France. Il nous faut, mesdames, messieurs, en Europe, et nous particulièrement français, regarder l'avenir avec ses énormes enjeux. Qui ne voit pas que la Chine et les États-Unis d'Amérique sont deux géants que nous ne rattraperons pas ? Mais si nous voulons la troisième voie, l'indépendance, le fait de parler avec tout le monde, d'être libre, d'imposer notre norme, notre culture, de choisir nos alliés... qui ne voit pas les efforts incroyables que devra faire le prochain gouvernement de la République. Alors ces efforts incroyables et ces enjeux puissants sont doutes aussi importants que ceux que le général a eu à connaître lorsqu'il est revenu au pouvoir et qui a fait de la France un pays formidable pendant 50 ans, alors qu'il avait de petites frontières, une petite population, deux guerres mondiales qui sont passées par là, une grande crise économique, des extrêmes qui déjà pointaient le nez. qui ne voit pas que nous sommes dans ce moment si important. Alors, ces réformes et ces efforts, il faut les faire, mais il faut les faire en écoutant les émotions populaires. Parce qu'évidemment, c'est le peuple qui doit comprendre pourquoi il fait ces efforts. Et cette volonté de sauver notre souveraineté, la nécessité, je ne le développerai pas aujourd'hui, mais vous avez déjà beaucoup entendu le dire, d'affirmer l'autorité de l'État, ce qu'on appelle les questions régaliennes, parce que l'ordre est le meilleur bien que les plus pauvres peuvent attendre. C'est les plus pauvres d'entre nous qui ont besoin des policiers et des gendarmes, qui ont besoin d'une justice rapide et juste, qui ont besoin que lorsqu'il y a des incendies, les pompiers interviennent, ou lorsque les frontières se lâchent de pouvoir contenir une immigration qu'on ne veut plus, ou pouvoir d'intégrer les personnes qui sont arrivées sur le territoire national. Les plus riches d'entre nous ont les moyens de déménager, de mettre des caméras devant leur maison, de pouvoir aller encore un peu plus loin, d'avoir des voitures plus sécurisées. Et pourquoi pas de se payer même les agents de sécurité privés. C'est les plus pauvres d'entre nous qui ne pouvons pas faire ça. La sécurité, la dureté en matière d'autorité, la brutalité parfois que l'on doit avoir contre le narcotrafic, contre l'islamisme, contre la voyoucratie de manière générale. C'est pour les plus pauvres que nous le faisons. Ce n'est pas pour les plus riches qui, comme on le voit dans certains pays, désormais vivent dans des ghettos. C'est aussi une politique sociale. Mais ce respect de la souveraineté, comme ce respect de l'autorité de l'État, elle va avec un troisième point, ce qui fait, je pense, le gaullisme ou la droite sociale. C'est l'attention aux plus fragiles d'entre nous. Il n'y a pas, mesdames, messieurs, puisque parfois les journalistes me posent la question, ça veut dire quoi la droite sociale ? Il n'y a pas d'opposition entre le travail et la solidarité. Cela va exactement ensemble. Le travail pour le travail n'a aucun sens. La solidarité sans production de richesses en travail, c'est du socialisme, c'est un vœu pieux, on aimerait tous y croire, mais ça n'existe pas. C'est par le travail qu'on peut éventuellement se payer la solidarité, et c'est parce qu'il y a de la solidarité que vous prenez le risque du travail. Il n'y a pas de position entre l'entreprise et la justice sociale. Bien sûr que d'abord on doit créer des richesses avant de les redistribuer, mais les entreprises ont une part évidente, un rôle absolument majeur dans la justice sociale. Si dans le nord de la France, puis partout en France, on peut se loger à peu près correctement, c'est parce qu'il y a le 1% logement qui a été inventé ici dans le nord. C'est-à-dire le fait que des salariés, des fonctionnaires, désormais même, puissent avoir, grâce au travail qu'ils ont et grâce au mécénat de leur entreprise, qui leur rend un peu, parce que le capital c'est important, mais le travail ça l'est aussi, la capacité de vivre, pas très loin de l'usine, pas très loin de l'entreprise, dans des conditions acceptables pour leur famille. Cette attention plus fragile, elle est difficile quand les choses ne vont pas très bien, et quand en plus il faut faire beaucoup d'efforts. Alors, c'est évidemment ce qu'on essaye de faire dans cette Terre du Nord et dans bien d'autres terres françaises, je le sais bien. Et de voir qu'il n'y a pas de position entre l'entreprise et la solidarité, c'est de comprendre que nous avons l'attention des plus fragiles lorsqu'il y a des accidents de la vie. Et cette société, elle est formidable, mais elle a un petit défaut, elle ne reconnaît pas l'échec. Il nous arrive tous d'avoir des échecs. sortent de la troisième sans aucun diplôme. C'est ce qu'on appelle en décrochage le scolaire. Et à vie, sans doute, ils vont connaître cette difficulté parce que toute leur vie, on va leur demander, mais c'est quoi ton diplôme ? Qu'est-ce que tu as fait comme étude ? Il y a tous ceux qui ont un prénom ou un nom différent de la majorité de nos concitoyens. Personne ne peut pas voir qu'il y a des discriminations. Que ceux qui dans mon camp politique pensent que c'est du fantasme viennent passer un peu de temps dans les quartiers populaires. Où il y a des gens tout aussi méritants que les autres, mais qui doivent parfois tricher sur leur prénom, sur leur nom, pour pouvoir avoir un stage un emploi. Il y a des gens qui ont un enfant handicapé. Ils ne s'y attendaient pas. Ils doivent prendre un temps infini pour s'occuper d'eux. La société essaie de les aider, mais on voit bien qu'on a encore des efforts quand on voit ce que font nos amis belges à côté de nous. Et quand cette femme ou cet homme a pris 2, 3 ans, 4 ans, 5 ans, parfois 10 ans de sa vie à s'occuper de son fils ou de sa fille handicapée et qu'il veut retourner travailler, il a pris moins de place dans l'entreprise. Son salaire est plus bas et parfois même on l'a licencié. Il y a des divorces, il y a des décès et puis il y a des accidents de la vie. qu'on n'a pas besoin de détailler ici, une maladie longue, ou simplement une dépression parce que l'émotion qu'on a gardée parfois depuis tout petit ressort au moment où on s'y attend le moins. Et notre société, malheur à celui qui a eu un échec. Rien n'est valorisé. Alors on peut à la fois vouloir concurrencer les Etats-Unis d'Amérique et la Chine, avoir un peuple indépendant. Se dire que la richesse doit être créée. Dire qu'il faut travailler davantage et faire des efforts et faire attention à celui qui est sur le bas-côté. Alors c'est ça, ce qu'on appelle aujourd'hui... Non, ça va passer, vous inquiétez pas. Comme dirait Renaud, chez nous, quand il pleut, c'est bon signe, il va faire beau après. Je crois que vous ne me croyez pas tout à fait. Mais oui, c'est passager, évidemment. Ce travail, mesdames, messieurs, ce travail de l'écoute sociale, c'est le travail que devraient faire tous les gouvernements. Alors je dis attention à ceux qui utilisent les difficultés de la vie pour pouvoir plaire aux électeurs. Nous connaissons bien Mme Le Pen dans la région, plutôt nous la connaissons par intermittence. C'est une ch'timie par intermittence, M. le Président. Elle prend le TGV première classe qui la sépare de Paris à Hénaboumont. Elle y descend, il fait quelques photos et elle repart. On appelle ça du tourisme social. C'est pas très sympathique parce que... C'est pas très sympathique parce qu'il y a beaucoup de gens qui croient. Parce qu'évidemment il y a beaucoup de frustration et d'envie de changement. qui croient que Mme Le Pen peut apporter quelque chose. Alors moi je ne suis pas là pour dire du mal de Mme Le Pen, il se trouve qu'elle n'a jamais défendu aucun projet de notre région. Le canal Seine-Nord-Europe qui va révolutionner notre région, elle était contre. Le TGV qui arrive entre Picardie et Paris, elle était contre. Le renouveau du Dunkerquois avec la vallée de batteries, nous parlions de technologie tout à l'heure, voilà quelque chose que le gouvernement a fait sous l'impulsion du président de la République qu'a lancé Edouard. A son arrivée ici, à la tête du gouvernement, elle était contue. Le bassin minier, son renouveau, 1 million, 1 million d'emplois supprimés dans le bassin minier, dans le Nord-Pas-de-Calais, en 25 ans. Les mines, la sidérurgie, le textile, l'automobile, la vente par correspondance, l'imprimerie. Madame Le Pen a été opposée à l'intégralité des politiques publiques qui ont essayé et qui ont fait la région de France ce qu'elle est aujourd'hui, c'est-à-dire une région qui se bat. et qui n'a pas décroché. Aujourd'hui, Mme Le Pen se moque comme d'une guigne des habitants du Nord-Pas-de-Calais. Elle fera pareil demain s'il est en tête de la responsabilité du pouvoir. C'est un mirage, aussi rapide que le TGV qui l'amène jusqu'à chez nous. Et il faut la combattre non pas par mépris de ses électeurs, qu'il faut entendre et écouter, mais par la preuve du fait qu'il ne suffit pas de parler des pauvres ou des plus petits pour les aimer. Et puis il y a M. Mélenchon qui utilise des frustrations également et que nous devons entendre. Les gens issus d'immigration, s'ils doivent respecter absolument la République, s'ils doivent aussi comprendre que nos capacités d'intégration sont limitées et que les Français ont le droit de dire qu'ils veulent moins d'immigrés sur leur sable, comme n'importe quel pays souverain. Ce sont aussi des gens qui travaillent. qui allaient leurs enfants dans les verres de la République et qui sont des Français, pour l'immense majorité d'entre eux, qui doivent être respectés, non pas comme des clientèles électorales, comme le fait M. Mélenchon, mais à nous de leur dire qu'ils sont des bienvenus et qu'ils ont la même chance que les autres. Philippe Séguin disait que la droite sociale, le gaullisme, c'était l'égalité des droits, l'égalité des devoirs et surtout l'égalité des espérances. Je souhaite les devoirs. Que nous portions l'égalité des espérances. A nous de construire une société de parcours et pas une société de statu quo où on est enfermé dans sa vie, dans sa ville, dans son origine sociale pendant 70 ans. Quand on veut changer la vie, on a le droit d'avoir une maison plus grande, encore plus grande. Une famille qu'on peut accomplir plus grande encore. Et puis une plus grande rémunération et une plus grande ambition. Si vous avez la charge de l'effort, alors l'État est là pour vous aider. Voilà ce qu'est la droite sociale ou la fibre sociale. Du travail, et on tend la main à ceux qui, de temps en temps, ont eu moins de chance que nous. Parce qu'un jour, ça nous arrivera sans doute. On aimerait bien avoir cette main tendue. Alors avant-hier, j'ai regardé un peu la télévision et j'ai vu qu'il y avait des universités d'été du MEDEF, de patronat. C'était un débat très intéressant et j'ai vu comment Edouard parfois a été un peu, non pas bousculé, il en faut plus, mais parfois a été étudié pour dire, mais quand même, toutes ces dépenses sociales, toutes ces dépenses publiques, c'est affreux. Qu'est-ce que vous avez fait ? Alors moi, Edouard, j'étais ton ministre des comptes publiques. Et je voudrais quand même dire, moi je ne suis pas candidat, donc je peux le dire avec beaucoup de franchise, 85 milliards d'euros, 85 milliards d'euros d'aide ou d'exonération aux entreprises, ce n'est pas une petite aide, c'est une aide de guerre. L'État français, le gouvernement français, singulièrement le gouvernement d'Edouard Philippe, pendant la crise du Covid, puisque auparavant il avait beaucoup baissé les impôts, beaucoup baissé le déficit, beaucoup baissé les dépenses, Je me rappelle comment elle me fait disputer pour les 5 euros d'APL, parce que la France est un pays formidable où quand on fait des économies, on se fait engueuler, et quand on n'en fait pas, on se fait engueuler. Beaucoup, beaucoup d'entreprises, beaucoup, beaucoup de personnes qui travaillent ont gardé leurs emplois et leurs boîtes, parce qu'il y avait un président de la République, un premier ministre qui était Edouard Philippe, et dans une pandémie incroyable où tout s'arrêtait autour de nous, il suffit de voir pour nous ce qui se passait en Belgique. Que pensaient les restaurateurs belges des aides françaises ? Que pensaient les entreprises belges des aides françaises ? Qu'en pensaient les belges des aides françaises ? Qu'en pensaient les français qui avaient travaillé en Belgique qui ne touchaient pas les aides françaises ? Qu'on a même dédommagé alors qu'ils ne travaillaient pas dans notre pays. Ça a été un soutien massif à notre économie. Alors il faut bien sûr baisser les dépenses. Et demain, si on le peut, baisser les impôts. Mais il faut aussi savoir reconnaître... On a pris des décisions extrêmement importantes qui ont sauvé pas simplement la vie économique, mais la vie tout court, quand on sait que le chômage amène son cortège de misère, de détresse et de suicide. Et ce sont des grandes décisions que l'on a prises. Alors oui, le partage, c'est difficile. Mais l'augmentation du pouvoir d'achat, il ne peut pas se faire par de l'argent public. Ça, ça s'appelle le socialisme. Et malheureusement, il y a toujours quelqu'un qui paye et c'est le contribuable. Souvent, c'est le même. Et ça devient un système un petit peu vicieux, voire absurde, comme l'échaloc, où celui qui paye, finalement, c'est celui qui reçoit. Et on ne sait plus très bien pourquoi les impôts sont si hauts, parce qu'en fait, on reçoit beaucoup. Non, ce qu'il faut partager, c'est le bénéfice. Et ici, tu es dans une région éloire, et je sais que tu l'as beaucoup poussé quand tu étais au gouvernement, et je sais que tu pousseras demain. qui fait du partage de la valeur l'alpha et l'oméga, en tout cas la politique salariale, l'intéressement, la participation. La troisième voie, comme disait le général de Gaulle. Oui, créons des richesses et aidons les entreprises, si on le peut. Baissons les impôts et les charges. Mais quel est le deal que l'on fait avec ces entreprises ? Que les salariés soient intéressés au profit. Parce que quand au club de foot, à Tourcoing ou à Neuville, tous les deux sont en région Alain, je ne voudrais pas mélanger. On se dit je suis propriétaire de mon logement et je suis actionnaire de mon entreprise, moi qui suis ouvrier. On est regardé un peu autrement au Clubhouse comme dans les yeux de ses enfants. Et ce partage de la valeur, demain cette façon dont imagine le capitalisme qui n'est ni l'oligarchie, qui n'est ni le communisme organisé comme les chinois, doit nous aider demain à éviter ces frustrations sociales et ces discours délirants. sur les plus riches, ceux qu'on doit taxer, ceux qui sont nuisibles. Comme Madame la députée européenne de la France Insoumise, je ne dis même pas son nom pour pas lui faire... Manon Brie, elle a un nom bien de chez nous, si j'ose dire. Dit que les muliers sont des nuisibles. En vrai, on a une photo de renard. Mais bien sûr qu'on peut dire des choses sur les patrons en général. Et peut-être qu'il y a des difficultés dans les entreprises des muliers. enfin Décathlon, Auchan et bien d'autres. Des centaines de milliers d'emplois dans notre région par des gens qui aiment leur terre, y habitent, sont revenus d'ailleurs pour une partie d'entre eux y habiter parce que la politique fiscale du gouvernement faisait qu'ils étaient partis en Italie, en Angleterre ou en Belgique. Alors c'est sûr que 100% de zéro, ça fait toujours zéro, alors c'est sûr que c'est pas très facile de comprendre comment fonctionne l'économie quand on est d'extrême gauche, mais insulter des patrons. qui font vivre des centaines de milliers d'employés et d'ouvriers. C'est ne rien comprendre à l'âme humaine, en tout cas ne rien comprendre au monde ouvrier et employé, en tout cas ne rien comprendre au Nord-Pas-de-Calais dans lequel nous vivons. Pour porter tous ces enjeux, c'est la souveraineté nationale dans un monde où on doit tenir notre rang. pour être juste socialement, pour que les réformes soient entendues par le plus petit d'entre nous, qu'il le comprenne et qu'il comprenne que c'est pour l'avenir de ses propres enfants, pour établir l'autorité de l'État, parce que l'Europe entière est touchée par cette vague du narcotrafic comme de l'islamisme radical, j'ai pensé en toute modestie que l'heure était grave et qu'on ne pouvait pas se diviser. J'ai pensé qu'il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait nous permettre de nous qualifier au second tour de l'élection présidentielle, puis de gagner l'élection présidentielle. une fois de gagner l'élection présidentielle, de gagner la majorité à l'Assemblée nationale. Et puis une fois qu'on a gagné la majorité à l'Assemblée nationale, de gouverner. Mesdames, Messieurs, aujourd'hui... La seule personne qui peut être au second tour de l'élection présidentielle. La seule personne qui peut gagner l'élection présidentielle. Et je le dis parce que personne ne le dit jamais, mais ça va venir dans le débat public. La seule personne qui peut avoir une majorité parlementaire à l'Assemblée nationale, c'est Édouard Philippe. un instant où M. Mélenchon et Mme Le Pen soient tous les deux qualifiés pour le second tour. Oui, mais... Comme disait ma grand-mère aussi, tu rigoles, tu rigoles, mais je suis pas de la rigolade. Ce monde est... est possible. Il est même probable. M. Mélenchon est bien plus haut dans les sondages aujourd'hui qu'il n'était hier, et la dernière fois, il... Il est passé à ça, comme dirait Jean-Arginio. Imaginez ce monde. Quinze jours de débats en France entre les douteurs de la présidentielle, entre Mme Le Pen et M. Mélenchon. Le monde sidéré. Que vont faire les marchés ? Que vont faire nos prêteurs ? J'ai emprunté sous l'autorité du président de la République et du Premier ministre, à l'époque on empruntait à un taux négatif, c'est-à-dire qu'on gagnait de l'argent quand on empruntait. 315 milliards d'euros sur les marchés financiers. La seule question que posaient les banques étrangères, c'était, mais bon, les institutions sont bien stables, le président est là, il y a une majorité, vous allez, oui, bon, très bien, on fait un chèque à la France. Les gens qui nous prêtent des centaines de milliards d'euros. entre celui qui ne veut pas rembourser la dette, et celle qui veut faire la retraite à 60 ans, pourquoi pas 55, pourquoi pas 50, d'ailleurs on se demande pourquoi 60, qu'est-ce qu'ils vont dire ? Tout de suite, à votre avis, c'est comme s'ils apprenaient que la France était en cessation de paiement. Tout de suite, ils arrêtent de prêter, alors que chaque mois on emprunte. Comment on paye les fonctionnaires ? Comment on fait travailler l'hôpital public ? Comment on fait fonctionner nos écoles ? Comment on paye notre armée ? Dans ce monde où on a besoin d'être respecté. Je ne parle même pas des investissements d'avenir. Et puis, quelques minutes après, qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que dans la rue, vous pensez que les choses seront calmes ? Est-ce que vous pensez à un seul instant que c'est une confrontation entre M. Mélenchon et Mme Le Pen ? Les choses seront calmes pendant 15 jours en France, avec des débats posés, de gens sérieux. pas excessif pour un sou, et qui ne veulent surtout pas de la confrontation pour faire monter l'un ou l'autre. Épargnons à notre pays ce terrible sort. Notre situation est telle que nous ne pouvons pas nous permettre de nous diviser. Nous ne pouvons pas avoir plusieurs candidats au premier tour. Nous devons avoir un seul candidat au premier tour. Alors évidemment, toutes les ambitions sont respectables, et surtout toutes les opinions et les convictions sont respectables. J'ai eu l'occasion de dire ce que je pense, ce n'est pas très nouveau, Edouard me connaît depuis longtemps, et nous en discutons. Edouard est le futur, je l'espère, chef de famille. Et mon soutien à Edouard, et je crois à la démonstration qu'on peut ne pas être d'accord sur tout et pourtant faire une famille ensemble. Je crois que ça nous arrive tous les jours. De pouvoir se dire franchement nos différences de conviction. Quand elles sont trop profondes, il est normal de ne pas travailler ensemble. Mais le sont-elles vraiment ? Après une bonne discussion, franche, et pour l'intérêt de la famille, en l'occurrence pour l'intérêt de la nation. Est-ce qu'on ne peut pas avoir cette discussion et entendre de la part des uns et des autres le compromis nécessaire pour le projet qu'on va porter pour notre pays, quand on a les enjeux que je viens de définir tout à l'heure ? Alors j'appelle chacune et chacun en effet à se rassembler, pour élire Edouard, mais également pour avoir une majorité demain. Parce que sans majorité, sans majorité parlementaire, le président de la République ne pourra pas faire ce qu'il faut pour la nation. Ce sera un deuxième combat, mais il est très important. Parce que nous savons, nous, que c'est des élus implantés qui, tous les jours, sont chez eux, parfois dans leur grande diversité politique, qui sont aussi les fervents et, je pense, les uniques soldats qui permettent demain de pouvoir transformer un pays qui doit mettre derrière soi définitivement ses difficultés. Pendant dix ans, le président de la République, il a tenu la barre. Il n'a pas eu de chance. Les gilets jaunes. Il ne faut pas dire que les gilets jaunes, un an après son élection, se soient de sa responsabilité. Le Covid, la guerre en Ukraine, l'énergie, tout le monde s'en souvient. Sans doute, on se demandait si on pouvait allumer les lumières l'hiver, il y a encore quelques mois. L'élection du président Trump, la guerre au Moyen-Orient, la crise du pétrole, le détroit d'Hormuz. Je passe sur les attentats terroristes et sur les difficultés climatiques que nous connaissons. Moi j'ai été fier d'être son ministre et je suis fier d'être son ministre. Je suis fier d'être jusqu'au bout membre de son gouvernement. Il faudra défendre son bilan et il faudra demain avoir une majorité qui continue à travailler. Bien sûr, ici ou là tout n'a pas été parfait à commencer par ce que j'ai pu faire. Mais face aux extrêmes, puisque à l'époque, l'alternative, rappelez-vous, c'était Mme Le Pen ou M. Mélenchon, je pense qu'il n'y a aucune honte, au contraire, il y a même de la fierté à avoir mené notre pays dans le contexte des nations européennes, respectée dans le monde, qui, je l'espère, demain, permettra de faire des grandes transformations, continuer les grandes transformations que notre pays a besoin. Je le connais très bien depuis longtemps. C'est un homme d'État, Christian, tu as parfaitement raison. Il a les qualités d'État, il a même la carure de l'homme d'État. Et tout le monde sait qu'il saura représenter la France à l'international avec fierté, parce que nous sommes le peuple français qui est fier que notre langue, notre armée, notre diplomatie, notre culture soient présents dans le monde entier. Mais moi, je ne voudrais pas assister sur ces qualités-là pour Édouard. Moi, j'aime Édouard pour les raisons pour lesquelles les gens ne l'aiment pas. Ah oui ? Il est réservé, Édouard. C'est vrai. On ne connaît pas trop sa vie, on ne parle pas trop. Il ne parle pas d'ailleurs, il est plutôt taiseux. Là, c'est bien. Il ne cherche pas à être démagogue, Édouard. Je l'ai rarement, je ne l'ai jamais, entendu se laisser aller à une facilité. Un homme ça s'empêche, disait Camus, Edouard il s'empêche beaucoup. On peut de temps en temps dire un mot de trop, un mot fort, un mot que la salle a envie d'entendre, que le journaliste a envie d'entendre, que le contribuable a envie d'entendre. Je n'ai, ça fait 20 ans, jamais entendu Edouard dire un mot. que je voulais entendre et qu'il ne voulait pas me dire. Et ce qui vaut pour moi, ça vaut pour chacun d'entre vous. J'en ai donc conclu qu'il me respectait. Puisque lorsqu'il me dit quelque chose, j'en conclu donc qu'il le pense, qu'il est d'accord, qu'il est sincère, que c'est du roc sur lequel on peut construire notre relation. Et puis Edouard... Il a une qualité extraordinaire. Il est très pugnace. Il est très droit. Parfois, on me dit, ton copain est trop droit. Moi, je trouve que c'est une qualité. Nous, Légion du Nord, on n'a pas le temps de tricher. On sait bien ce que ça veut dire quand on se tape dans la main. Tout à l'heure, un journaliste nous a demandé si on allait faire un contrat. Moi, la poignée de main avec Edouard Philippe me suffit. Et je vous encourage à chacun comprendre que si parfois il faut compter ses doigts quand on sent la main de politicien, avec Edouard, la poignée de main, suffit. qui dit ce qu'il pense, qui réfléchit assez longtemps avant de le dire, et qui tient ce qu'il va dire, même quand je ne suis pas d'accord avec lui, je respecte cette conviction. Madame la maire, chère Doriane, tu le sais mieux que moi, ici à Tourcoing, ce n'est pas une ville de droite. Ce n'est même depuis très longtemps pas une ville de droite. Et pourtant, on est bien élus, quelles que soient les élections. C'est bien qu'il y ait des gens qui ne pensent pas comme nous, qui votent pour nous. Et pourquoi ils votent pour nous ? Parce que moi j'ai entendu des centaines de fois « Ah, je ne suis pas d'accord avec vous, monsieur le maire, mais vous êtes sincère ». C'est ça la politique parfois. On n'est parfois pas d'accord avec ce que dit monsieur X, madame Y. Mais il est sincère, il va le faire, il est honnête, il peut même changer d'avis, il est attentif. Je préfère ça que quelqu'un qui me dit, je suis d'accord avec vous, mais vraiment vous, une planche courrie, quoi qu'il fasse. Il y a des gens avec lesquels on est d'accord, mais on se dit, tiens, c'est marrant, ça sonne faux. Edouard, je peux vous assurer que son honnêteté, sa droiture et ses qualités d'homme font que ce ne sera pas un bon, mais un très grand président de la République. Je suis très fier de te dire, Edouard, que je te soutiens, et de tout mon cœur, de toutes mes forces, que ceux qui ont la gentillesse de bien m'aimer sont tout à fait, on en a parlé, dans le même esprit, parce qu'ils savent que l'enjeu pour la France est immense, que tu n'as jamais, jamais, jamais été en dehors de tes qualités d'homme d'État, que tout le monde sait qu'un grand destin t'attend parce qu'il attend notre grand peuple, que les Français ne sont pas idiots. Ils connaissent les difficultés du monde, ils connaissent les difficultés climatiques, ils connaissent les difficultés financières, ils connaissent les difficultés budgétaires, ils connaissent les difficultés sécuritaires, et tous les problèmes qu'il va avec, la transition, l'immigration, l'éducation, la formation, ils sont inquiets, mais tu le sais mieux que moi, mais ils veulent arriver à bon port, et on s'est dit qu'un marin, pas un marin de deux ça, pas un marin de la deux, un vrai marin, on s'est dit qu'un marin, un grand capitaine, De bateaux comme toi, allez nous amener au bon port. Alors on est très fiers d'être ton équipage et je serai heureux d'être ton premier attelot.
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