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C'est finalement le moment que je préfère durant la campagne électorale. C'est quand les hommes politiques nous prennent vraiment pour des imbéciles. Au moins, ils ne font pas semblant. Édouard Philippe était à Tourcoing, dans une baraque à frites. Non pour servir la soupe, mais précisément des frites. Mais qu'est-ce que t'as, doudou, dis donc ? Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour attirer le chaland ? La semaine dernière, il était à La Réunion et armé d'un sabre, il coupait les cannes à sucre. Édouard à La Réunion, Édouard à Tourcoing, Édouard à La Bôle cet été, pieds nus dans ses mocassins sur la plage. Le message à Tourcoing est clair, il faut faire peuple. Des frites, des frites, des frites. La tuchisation d'Edouard Philippe est en marche grâce à son nouvel ami Gérald Darmanin, gaulliste social en attendant qui c'est Bruno Rotaillot au stand Barba Papa, Laurent Wauquiez au rayon fruits et légumes ou Valérie Pécresse aux glaces et confiseries. C'est de la com, ce n'est pas nouveau. Giscard jouait de l'accordéon, Chirac buvait de la bière. Nous sommes des Français comme les autres. La ficelle est grosse mais... Ça le mérite d'être sympathique. Jusqu'au moment où Gérald Darmanin a vu qu'Edouard Philippe ne remplissait qu'à moitié la barquette de frites. Plus généreux, a-t-il dit. Et oui, le naturel revient parfois au galop. La campagne est lancée. Il est beau, il est beau, il est beau, mon poisson !
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