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Je dirais comme Edouard Philippe, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre. Je trouve que c'est une séquence très commune finalement de campagne, assez banale. Le but exclusif de cette séquence, c'est de mettre en scène le ralliement de Darmanin à Philippe pour montrer qu'il accumule des soutiens. Et effectivement, ils font ce petit moment sympathique sur les frites. C'est moins génial que Trump au McDonald's, si vous voulez. Comme toujours en France, on a les modes américaines, mais avec plusieurs années de retard à chaque fois. Et oui,
pourquoi est-ce qu'on vous a mis un petit hymne à la frite ? Parce que du côté de Tourcoing... où c'est retrouvé le duo qu'ils espèrent gagnant pour la présidentielle. Édouard Philippe, l'ancien Premier ministre, Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, nous ont fait le coup de la baraque à frites.
Oui, il y a une séquence qui a été diffusée, commentée, où on voit effectivement Édouard Philippe et Darmanin faisant des frites à Tourcoing avec Tablier et Barquette. Alors ça rappelle d'autres séquences cultes, malheureusement ce n'est pas nouveau. Souvenez-vous d'Édouard Balladur dans le métro en 1995 et son légendaire Il fait chaud, c'était sa réaction. Souvenez-vous également de Giscard. Vous ne vous souvenez pas, Emmanuel, dans les années 70, c'est le premier à avoir joué ce genre de choses. Il se montrait en pullover. Et déjà, quand on voyait un politique en pullover, à l'époque, c'était un événement. Alors maintenant, ils sont en bras de chemise. Mais Giscard, on l'avait aussi torse nu après un match de foot. Emmanuel Macron, il s'est souvent mis en scène lors de sa présidence. Il aime bien se déguiser, Emmanuel Macron. Il aime bien être pêcheur, agriculteur, spationaute. Il aime bien mettre des choses sur la tête, s'habiller en chasseur, etc. Est-ce que c'est sympathique ce qui s'est passé là, les deux qui font des frites, ou est-ce que c'est totalement ringard ?
32-16 pour le dire au GG Emmanuel. Comme on dit dans la communication, la com c'est bien, mais il ne faut pas que ça se voit. Or là, c'est vraiment téléphoné, c'est une imitation grossière de Trump en Pennsylvanie, et on attend maintenant le camion poubelle, ce qu'avait tenté auparavant Rachida Dati, avec un échec ensuite dans le résultat du scrutin. Moi je suis un ancien... Pêcheur des temps, j'étais un très bon pêcheur de carpe. Et dans les années 70 et 80, il y a eu une révolution dans les fils à pêche. C'est-à-dire qu'on a fait des fils à pêche beaucoup plus résistants, mais surtout beaucoup moins visibles pour les poissons. Là, la ficelle était grosse. Alors je dirais... Pour pêcher les lecteurs, il y a mieux à faire. Il faut que les politiques, dans le cadre de la pêche aux voies, soient montées plus fins. pour que ça ne se voit pas. Là, manifestement... Edouard Philippe n'avait pas le bon fil à pêche.
Est-ce que tu es sûr que c'est pour faire la pêche aux électeurs ou c'est juste un petit moment de convivialité comme ça ? En se disant, allez, on s'amuse, on fait les frites, tu crois que les électeurs sont dupes ? Enfin, Joël Dagosseri.
Moi, je suis plutôt de la vie d'Alain Marshall. Je pense que c'est plus des moments de convivialité puisqu'on sait très bien. Il n'y a aucun Français qui est tout d'un
coup... toujours perspicace et très percutante, pour ne pas dire impactante, là fait preuve, m'a peut-être mal réveillé d'une naïveté confondante. Mais
non, mais parce qu'au contraire, c'est parce qu'il n'y a aucun Français qui réellement, tout d'un coup, imagine Édouard Philippe dans le quotidien à faire des frites, etc. On sait très bien que c'est un moment dans la campagne, c'est la rentrée de Barmanin, etc. Mais ils le font parce que quelque part ils sont obligés de se montrer autrement que comme des technocrates. Avec le garde des Sceaux quand on connaît.
Donc c'est bien un argument de campagne. Moi le techno un peu coincé, tout d'un coup je suis sympa, je peux faire des prises avec mon pote Gérald. Oui bien sûr, après c
'est plus ou moins réussi, attention. Attention, c'est plus ou moins réussi selon les personnalités. Il ne faut pas croire que c'est un passage obligé, parce que le problème des politiques, c'est qu'ils pensent que ce sont des passages obligés, et des fois leur personnalité ne correspond pas à ça, et du coup ça peut être assez ridicule. Là c'était assez court, c'était pas... Ce n'était pas hyper bien, mais ce n'était pas non plus catastrophique. Pardon Joël,
avec le garde des Sceaux, qui est ministre de la Justice, l'état du pays et de la Justice, en tablier à côté des frites, ce n'est pas digne.
Il y a de l'ancrage territorial, tu sais bien, Darmanin, il est ancré sur son territoire dans le Nord. Il faut bien que quand il fasse à rentrer, il redevienne comme tout le monde. Comme
le dit Olivier Gérald Darmanin, c'est vraiment l'élu local, il fait ça chaque année. Philippe était avec lui, il dit « allez viens ». faire les frites avec moi. Mais ils savent que ça ne rapportera pas un seul électeur. Non mais c'est pas comme ça que ça marche. C'est
une question d'image. Edouard Philippe est en train de construire son image. Il a un côté un peu techno coincé. Là, on se dit « Ah ben tiens, il est sympa, il est souriant, etc. » C'est uniquement pour ça. Comme quand on avait mis Baladur dans le métro, pourquoi ? Parce qu'à l'époque, on disait Baladur, c'était la chaise à porteurs, c'était la caricature de Plantu à la Une du Monde. Il fallait casser cette image du côté Roi Soleil qui avait... Baladur et on l'envoie dans le métro. Et là, la séquence est ratée parce qu'il a l'air complètement coincé. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ces images. Et il dit « Oh, il fait chaud ». C'est sûr que tous les Français, notamment à Paris, qui prennent le métro chaque jour, trouvaient ça. Faire
peuple n'a jamais été une solution. Baladur s'était même fait surnommé par ses communicants « Doudou » sur la fin, ce qui était complètement décalé. Contrairement à ce que les politiques qui ne sont pas ancrées... pense, les électeurs, y compris les plus nécessiteux, ils veulent des représentants dignes. Il n'y a qu'à regarder la mort du roi de Norvège. Charles.
Votre Altesse. Harald. J'attendais à ce qu'on lance une Marseillaise après les déclarations d'Emmanuel. Écoutez, moi, je dirais comme Édouard Philippe, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre. Je trouve que c'est une séquence très commune, finalement, de campagne, assez banale. Le but exclusif de cette séquence, c'est de mettre en scène le ralliement de Darmanin à Philippe pour montrer qu'il accumule des soutiens. Et effectivement, ils font ce petit moment sympathique sur les frites. C'est moins génial que Trump au McDonald's, si vous voulez. Comme toujours, en France, on a les
modes
américaines, mais avec plusieurs années de retard à chaque fois. Et on fait souvent la même chose en un peu moins bien. C'est horrible, mais... Mais c'est ça. Ce qui m'intéresse le plus, c'est le fond. Et c'est le discours qu'Edouard Philippe a prononcé. Les macronistes en sont à un tel niveau que Darmanin, c'est leur caution sociale. C'est dire où ils sont. Il a mis de l'eau dans son vin, dans son discours, en disant cette phrase très forte. Mon projet sera... Je ne sais plus ce qu'il a dit exactement, fort pour tous et juste pour chacun. Une de ces phrases vraiment avec lesquelles vous faites la révolution. Donc en fait, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est encore
pire que la séquence des frites, si tu veux de sortir une phrase. Oui, mais c'était
ça la phrase. On est dans un contexte, Emmanuel l'a rappelé, quand même particulièrement grave. On se pose la question, est-ce qu'on va vers une crise financière ? Et de plus en plus d'experts s'interrogent sur cette crise financière qui pourrait d'ailleurs arriver avant la présidentielle. On a vécu quand même un été qui a été dramatique pour beaucoup de personnes avec les canicules. La sécheresse, les agriculteurs la vivent encore et les incendies. Et une guerre avec la Russie. Et la guerre en Russie et en Iran avec les frappes qui reprennent ce matin même par les Américains. Et je pense qu'aujourd'hui ces images décalées... de deux compères qui passent leur week-end à faire des frites, sincèrement, je ne suis pas sûr que ça soit à la hauteur de la situation. On serait en temps, tout irait bien, madame la marquise, on pourrait, là, ça fait vraiment trop décaler, à mon avis. Surtout s
'ils n'étaient pas sortants. Alors la phrase exacte, c'est, pardon Joël, mon projet pour les retraites sera responsable pour tous et juste pour chacun. Je veux dire pour tous. Magnifique. C'est sublime. Non mais, moi, ce qui m'intéresse aussi, c'est, à la limite, le bilan d'Edouard Philippe. il est plutôt un peu moins mauvais que les autres, puisque lui, quand il rend les clés du pays, c'est quand même à peu près, c'était la bonne lancée du macronisme. Il part au bon moment. Mais collectivement, j'entendais ce matin Maude Bréjon sur notre antenne, en fait on sent quand même... La panique dans le bloc central, une panique vraiment qui les réveille la nuit. On sent qu'ils ont le sang glacé à l'idée de lâcher le pouvoir. Elle disait d'ailleurs sur ce ton effectivement assez badin, « Oh mais de toute façon, on est tous faits pour s'entendre, ça fait 10 ans qu'on travaille ensemble, etc. » À certains, ça fait même plus de 10 ans. Mais nous, on a envie de dire « Oui, c'est très bien, vous vous entendez très bien, ça fait 10 ans que vous bossez ensemble. » Mais pour quels résultats à l'échelle du pays ? Et là, quand même ! Au bout de 10 ans, la facture de cette famille politique, je suis désolé, elle n'est pas bonne. Elle est très chère pour les Français. Leur bilan n'est pas bon. Et je trouve qu'il devrait davantage se regarder le nombril. Le bilan de Darmanin, on peut apprécier ou pas Darmanin. Je suis désolé, son bilan comme ministre de l'Intérieur et de la Justice n'est pas un bon bilan. La justice ne va pas bien, ne va pas mieux, et la sécurité ne s'est pas améliorée en France. Et la police n'est pas un meilleur être d'esprit qu'elle avait il y a 10 ans. Donc, moi, si j'étais eux... C'est bien de faire des frites et tout, mais je ferai l'examen
de mon bilan. On va aller écouter Greg qui est à Tourcoing justement.
Je crois qu'Olivier, dans sa description de ce que les Français attendent sur des problèmes concrets, on va dire, je pense que tu prêtes un niveau d'exigence aux Français qui est un petit peu trop élevé, il faut dire la vérité. Je veux dire, on est quand même sur un niveau où on était prêt à voter, en tout cas beaucoup de Français sont prêts à voter Bardella. Et Bardella, il s'est attaché à paraître sympathique depuis quelques années. Bardella, que tu le veuilles ou non, la com, elle n'est pas qu'autour des sujets concrets, etc. Elle est aussi autour de sa personne. C'est aussi une sorte d'influenceur. Et puis quand tu écoutes certains, il est beau, il est gentil. Je trouve que la com de
Bardella me semble plus moderne que la com d'Edouard Philippe. Bardella, lui, il a très compris. Il a compris que c'était sur les réseaux sociaux. Oui, mais justement,
d'Edouard Philippe. Eux, qu'est-ce qu'ils attachent ? Ils se disent, il faut que j'en fasse un petit peu. Comme ça, il faut que je fasse un petit peu, un truc sympa et tout. Là où je l'aurais attendu, ce qui aurait été bien, c
'est que tu
sers des frites. Donc tu te mets dans le rôle d'un restaurateur ou de je ne sais quoi. À ce moment-là, tu colles à ça des propositions concrètes. Il y a une pénibilité du travail lorsque tu te mets à servir des frites ou lorsque tu es restaurateur. Et donc ces gens-là, ils sont ponctionnés sur leur travail. Il faut que tu leur... promettre que je vous ai compris, entre guillemets, et que je vais vous permettre de vivre beaucoup mieux de votre travail, je vais baisser les charges, etc. Mais il n'y a rien de tout ça. Le seul
truc, c'était de montrer l'unité de ce bloc. Les deux copains derrière. Les deux copains qui font
des frites ensemble. Pourquoi
est-ce qu'il n'a pas fait d'annonce ? C'est pour ne pas parasiter. Son message essentiel qui était le ralliement de Darmanin. C'est pour ça qu'il ne fait pas d'annonce.
On va à Tourcoing. Écoutez Greg qui est commercial. Bonjour Greg. Bonjour
à tous.
Vous étiez à Tourcoing, vous étiez près de la baraque à frites ou pas hier du coup ? J
'étais à 3 mm de la baraque à frites. J'ai vu tout ce qui s'y est passé.
Je suis
désolé, à défaut, je vais peut-être vous décevoir, mais c'était totalement spontané.
En
fait, ils sont arrivés et le patron de la barraque à frites a demandé à Edouard Philippe de venir faire des frites. C'était amusant, c'était spontané ce n'était pas du tout prémédité. Alors, ça n'enlève en rien le fond. Moi, je les ai entendus parler derrière, puisque c'est pour ça que j'y suis allé. C'est pour avoir vraiment les tendances pour l'année prochaine. Et le fond est un peu triste, même beaucoup triste. Pourquoi ? Parce qu'on a un discours très populiste. Marine Le Pen qui est en première classe dans le train, le RN, ceux-ci, LFI, ceux-là, la montée des extrêmes. Mais s'il y a une montée des extrêmes aujourd'hui, c'est à cause de leur politique. Les Français en ont ras-le-bol en fait. Les Français en ont ras-le-bol. Il n'y a rien qui est fait pour eux. Et ce n'est pas une machine infernale qui fait monter le RN. Non, c'est les gens qui en ont ras-le-bol tout
simplement. Si le pays allait bien, les gens n'iraient pas vers les extrêmes. C'est ce que vous dites.
Tout à fait, tout à fait. Et en fait, les gens en ont marre. Pourquoi ? Parce qu'en fait, ils ne sont pas écoutés. Et là, j'entends encore mots de bréjons sur votre antenne. Leur seul mot, la seule chose qu'ils ont en tête, c'est « il faut faire barrage aux extrêmes ». Mais avant de faire ça, il faut faire des choses, il faut proposer des choses aux antennes. C'est-à-dire que vous
vous dites, plus ce sera martelé faire barrage aux extrêmes, plus ça poussera les gens au contraire à voter d'un camp ou l'autre. C'est contre-productif.
Ils n'ont aucun argument, aucun argument à part « il faut faire barrage aux extrêmes ». C'est que ça, ils n'ont que ça en tête, ils ne proposent absolument rien.
Il faut être honnête, Edouard Philippe a fait des propositions la semaine dernière, on en a parlé ici même, donc il fait des propositions. Mais le problème c'est que quand on est sortant, c'est compliqué de dire « je vais faire tout ce que je n'ai pas fait avant et je vais le faire en mieux ». Les
donneurs de leçons qui étaient au pouvoir, à un moment donné il y en a ras-le-bol, les Gabriel Attal et Edouard Philippe qui étaient aux commandes et qui vont nous expliquer ce qu'il faut faire. je suis désolé, il y en a un bol, c'est du déjà vu, c'est du réchauffé, c'est un mauvais plat qu'on a dans le frigo et qui est plus bon. Et eux-mêmes n'y croient pas d'ailleurs, pas vraiment.
En tout cas, Greg, on sent l'agacement et la colère un peu froide de Greg vis-à-vis des responsables politiques et des 10 ans qui viennent de passer, Emmanuel.
Avec un jugement plein de sagesse.
Greg, je vous remercie d'avoir été avec nous. A bientôt pour de nouvelles discussions. Salut Greg. Philippe et Darmanin servent des frites. Est-ce que c'était spontané, nous dit Greg ? Il était juste à côté. Il dit, pourquoi ? Est-ce que vous trouvez que c'est plutôt sympa ou c'est ridicule ? Vous dites c'est ridicule à plus de 90%.
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