Chargement...
Chargement...

de 5, la primaire du pôle socialiste a désormais 5 candidats, puisque le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, s'est déclaré dimanche soir sur TF1. Il rejoint donc Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal, Philippe Brun et Jérôme Guetsch sur la ligne de départ. Et tout ce petit monde était réuni à Blois vendredi et samedi pour les universités d'été du PS. Rachel Garavalcarcel, journaliste politique à Luma, tu étais sur place. Salut Rachel.
Salut Emilio.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Mais avant de revenir sur cette expérience incroyable qu'est le campus du Parti Socialiste, revenons d'abord sur la dernière actualité en date, à savoir la candidature d'Olivier Faure. Je te propose de regarder un extrait et ensuite on en parle. Êtes-vous vous aussi candidat à la primaire socialiste ?
Oui. Je suis candidat à la présidence de la République et je le fais parce que je veux porter une France plus juste. Nous, Français, avons été fiers d'une grande nation industrielle, scientifique, diplomatique, sanitaire. Et ces dix années que nous viennent de s'écouler ont été un immense gâchis. Un immense gâchis et donc parce que j'aime profondément notre pays, je veux tout reconstruire, tout rebâtir, tout réparer.
Et donc Olivier Faure, candidat dans une position d'outsider, on y reviendra. Sur quelle tonalité lance sa campagne Olivier Faure
je l'ai trouvé, y compris dans le week-end, plutôt offensif et plutôt, j'allais dire, à gauche. Évidemment, c'est à gauche pour le Parti Socialiste. Mais en fait, il semble vouloir occuper un espace qui est... En fait, qui est vide actuellement dans le paysage de la primaire socialiste. Clairement, l'aile gauche de la primaire, c'est pas Raphaël Luxman. Certaines propositions de Philippe Brun l'ont éloigné. Jérôme Guedge, on ne sait plus vraiment trop où il est, mais plus à l'aile gauche. Ségolène Royal, on attend encore des propositions pour définir. Mais ça n'a jamais été non plus l'aile gauche du Parti socialiste. Donc en fait, il se retrouve un peu tout seul sur cette moitié gauche. Et c'est un peu là-dessus qu'il compte pour au minimum... troubler un match où il semble qu'il y a quand même un grand favori.
Et on le voit, il maintient son envie de vouloir faire campagne commune avec les écolos. Ils ont accueilli Cyril Châtelain de la même façon que les Insoumis avaient essayé d'accueillir Cyril Châtelain la semaine d'avant. Lui, il reste sur cette ligne unitaire.
Oui, il reste sur cette ligne unitaire dans le sens où il pense qu'il va pouvoir créer ce bloc social-écologique qu'il appelle de ses voeux depuis des mois en remportant la primaire. Bon, là-dessus, Raphaël Glucksmann dit vaguement la même chose. La différence, c'est que Raphaël Glucksmann discute avec eux. en tout cas publiquement, pas grand monde chez les écologistes. Ils prétendent qu'ils discutent avec beaucoup de gens chez les écologistes, mais ce n'est pas l'expérience qu'on a eu la semaine dernière à Grenoble, puisqu'il y a eu un seul ralliement, c'est celui de Yannick Jadot, et qu'il est arrivé à peu près seul. Ça, c'est quand même un fait. Donc voilà, il compte toujours un peu là-dessus. Après, bon... Il faudrait quand même un petit miracle pour que déjà qu'un fort gagne la primaire et qu'ensuite les écolos se disent tiens, on va aller soutenir Olivier Faure.
Tu dis qu'il tente de faire une campagne de primaire à gauche toute. En termes de contenu politique, il avance quoi Olivier Faure ? Qu'est-ce qui fait qu'il est plus à gauche que ses concurrents ?
Bon, ça, il va falloir encore que ça se précise. Hier soir, dans l'interview sur TF1 et puis dans son discours samedi soir, il a parlé beaucoup d'éducation, parce que c'est la rentrée, donc petit déjeuner gratuit pour tous les enfants en arrivant à l'école le matin, professionnalisation, meilleur salaire pour les AESH. Il y a eu plus de classes de découverte aussi, parce que ce qu'il dit, 40% des enfants n'ont jamais vu la mer. Il a aussi parlé, c'est assez logique vu l'actualité, beaucoup parlé écologie dans son discours. Il a proposé quelque chose qui s'apparente quand même pas mal à la règle verte des insoumis, c'est-à-dire que soient prises en compte les limites planétaires dans chaque budget par exemple. Il a aussi annoncé vouloir interdire les dividendes quand une entreprise ne fait pas sa propre transition écologique. Mais je trouve que là où on le voit peut-être un petit peu plus, c'est qu'il a beaucoup fustigé les propositions consistant à avoir augmenté les salaires en réduisant les cotisations, ce qu'on appelle rapprocher le net du brut de votre salaire.
Ce qu'on a beaucoup vu d'ailleurs pendant les universités d'été du MEDEF où tous les candidats de l'arc libéral de Marine Le Pen à Gabriel Attal ont porté.
Sauf que c'est aussi une des propositions de Raphaël Glucksmann. annoncé dimanche dernier, dans le même 20h de TF1, pour sa déclaration de candidature, en lui, en disant qu'il y en a marre de tous ces gens qui veulent, je trouve la formule pas mal, piocher dans les retraites, piocher dans la sécu pour augmenter les salaires. Non, moi, je veux augmenter le SMIC et je veux une conférence salariale, ce qui, clairement, le place à gauche. dans le paysage socialiste.
J'ajoute juste que Glucksmann, lui, dit qu'il financera toute cette baisse de cotisation par une taxe sur les méga-héritages. Ce n'est pas exactement les mêmes propositions que les autres. Ce n'est pas la même chose, mais
c'est un truc qui, y compris chez les gens qui vont soutenir Glucksmann, ne fait vraiment pas recette au Parti socialiste. Ça irrite pas mal parce que, malgré tout, au Parti socialiste, vous avez des gens qui considèrent que les cotisations... C'est pour la protection sociale. Et les impôts, c'est pour les services publics, c'est pour l'investissement. Et commencer à, malgré tout, gréver, on en parlait la semaine dernière, le financement de la protection sociale qui ne va déjà pas très bien, ce n'est pas une bonne idée. Il y a un côté idée de facilité qui est beaucoup revenu dans le week-end dans mes discussions avec les socialistes.
Donc on l'a dit, tu étais sur place, tu as titré ton papier, c'est pas le même titre que sur le web, mais sur la guerre des roses. Je vous propose de regarder un extrait sur ce qui préfigurait la guerre des roses. Voilà, Rachel, tu l'as dit, on te voit, l'humanité aux premières loges. Qu'est-ce qu'on a vu dans cette vidéo ? Parce que là, on n'entend personne parler, il y a beaucoup de journalistes autour. Il s'est passé quoi ?
Alors, c'est du grand spectacle socialiste, comme seul le parti socialiste est capable de nous en donner, y compris un parti socialiste à 60 députés. C'est le même parti socialiste que quand il en avait 300. Là, il s'agissait d'une petite mise en scène, comme il y en a tant dans ce type d'événement, c'est-à-dire Raphaël Glucksmann devait être accueilli devant la hallo-grain de Blois où se déroule le campus du PS par Boris Vallaud, le président des députés socialistes, qui a annoncé la veille son ralliement à Raphaël Glucksmann. une prestation physique de ce ralliement, si je puis dire. Donc Raphaël Glucksmann, il commence son point presse. Et puis là, dans la foule, parce qu'évidemment, c'est ce genre de micro tendu, c'est toujours très compact entre les journalistes, le candidat, ses soutiens autour. La presse écrite, nous, on nous sait souvent de tendre l'oreille et d'essayer de choper quelques mots. Et puis à un moment donné, on voit dans cette foule compacte arriver... Olivier Faure, et là on se dit, oula, waouh, il va y avoir carambolage. Non, il n'y avait pas carambolage, en tout cas, c'était tout à fait voulu de la part d'Olivier Faure, qui est venu saluer en tant que pas puissance invitante, puisque Raphaël Gussmann n'était pas à proprement parler invité, il n'était dans aucun débat du campus, mais en tant que premier secrétaire, saluer quelqu'un qui arrive devant l'université d'été, et donc il a, mais complètement... Parasité, complètement trollé. Le point presse de Raphaël Luxman, il fallait voir la tête des soutiens de Raphaël Luxman qui était vert de rage. Vert de rage, on ne citera pas de nom, mais certains auraient sans doute... pu tuer de leur main, Olivier Faure, à ce moment-là.
Déjà, il suffit de regarder la tête de Boris Vallaud lorsqu'il fait la bise à Olivier Faure, ça donne l'ambiance. Pas particulièrement à lui que je pensais, mais
effectivement, ils étaient vers le rage. Et d'ailleurs, le lendemain, samedi, Raphaël Guzman a refait son point presse, mais alors vraiment très, très loin, sur les bords de Loire. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour éviter qu'Olivier Faure vienne vous troller votre point presse ? Surtout qu'Olivier Faure, il est venu dire, dans cette primaire, il n'y aura pas de sang sur les murs. Bon, je ne sais pas s'il n'y aura pas de sens sur les murs, mais c'est bien parti pour qu'il y ait quelques hématomes quand même.
Tout ça peut vous paraître complètement anecdotique. Voilà, c'est une petite rencontre devant des journalistes entre Olivier Faure et Raphaël Gluvin, mais tout ça pourrait donner le ton de la primaire. Est-ce que toutes ces universités d'été ont été sur cette tonalité de la Rachel ?
Alors, clairement, moi j'ai senti dès le vendredi matin qu'il y avait une volonté chez les foristes. parce que bon, la candidature d'Olivier Faure, c'était quand même un secret de polichinelle, chez les foristes, d'instiller le doute chez les militants et chez les journalistes, les observateurs, observatrices qui étaient là, instiller le doute dans ce match qu'on attend disproportionné. Moi, je suis arrivé à Bois en me disant, Raphaël Glucksmann est l'immense favori de cette primaire, limite, limite, limite, chez... pas tout à fait d'accord avec moi, mais limite, un deuxième tour pour Raphaël Guzman, c'est presque un échec. Bon, peut-être que j'exagère, mais en tout cas, clairement, l'idée d'Ephorie, c'était d'appuyer sur des petits doutes, dire, mais vous savez, là-dessus, tiens, il peut le prendre, et puis là, ce ne sera pas si simple pour lui, tout ça. Déjà, dans la plénière d'ouverture, Olivier Faure, il a été très applaudi, alors qu'a priori, il est minoritaire désormais au Parti socialiste. Chez les floristes, on me dit non, non, mais ça ne veut rien dire. Je me suis dit, tiens, c'est bizarre, ils relativisent. Ça ne veut rien dire, parce que nous, vous savez, on est majoritaire chez les militants, les gens qui se déplacent. On est minoritaire chez les gens qu'on ne voit jamais, en fait. Ça, c'est leur analyse de la situation OPS. Et voilà, tout le week-end, j'ai senti offensif à gauche. Néanmoins, ce qui est assez rigolo quand on parle avec les floristes, c'est que... Ils vont jamais jusqu'à dire on va gagner. Étonnamment, et quand on les pousse, quand on leur dit « mais vous pensez qu'il va gagner, que c'est possible ? » Ouh là là, vous savez, on est contre quelqu'un qui est à 12% dans les sondages quand même, c'est quand même beaucoup. Donc voilà, à tel point que je me suis demandé si l'objectif d'Olivier Faure était vraiment de gagner cette primaire. La peut-il seulement ? Il y a des gens, et pas que des foristes, qui pensent que ça sera serré, qu'il ne faut pas du tout vendre la peau de l'ours. On verra. Mais j'ai l'impression qu'en fait, comme visiblement de ce que nous dit son entourage, il n'a aucune intention de quitter la tête du Parti Socialiste, même s'il perd la primaire. À
ça, ils ont
déjà répondu. À ça, ils ont déjà répondu. Et techniquement, il peut le faire, puisqu'il ne peut pas être démissionné. Il faut que lui-même, il démissionne. j'ai l'impression qu'il veut se rendre indispensable. Faire un gros score, le contraindre Glucksmann à un second tour, avoir un second tour pas si déséquilibré qu'on peut l'imaginer. Tu ne peux pas faire sans moi, notamment pour éventuellement parler avec les écologistes.
Justement, passons à Raphaël Glucksmann. On va le regarder. Il a réagi à l'annonce de candidature de l'IFOR. On savait qu'il allait annoncer plus tôt, puisque c'était juste avant, sur les antennes de France Inter. Au micro de Benjamin Duhamel.
Perdre est enclenché, ça y est ? C'est tout sauf un congrès du Parti Socialiste. C'est le moment de la refondation de la gauche. Et c'est très bien qu'il y ait cette candidature, parce que ça va nous permettre enfin de tout clarifier. C'est l'heure de la clarification. Et moi, je vous dis, le choix, il sera assez simple, en fait. Entre ceux qui veulent continuer comme maintenant, qui sont dans les... négociations d'appareils qui pensent qu'on a déjà perdu la présidentielle et qui finiront dans le bureau de Jean-Luc Mélenchon à un moment ou à un autre. D'autres, là, vous visez clairement Olivier Faure ? Non, je vise un état d'esprit général et ceux qui le portent... Vous avez dit il y a quelques instants que vous alliez jouer frangeur avec Luxemann. Est-ce que c'est Olivier Faure qui terminera dans le bureau de Jean-Luc Mélenchon ? Moi, je vous le dis, j'attends cette clarification. Je l'attends. je pense que cette primaire, c'est le moment de la refondation de la gauche et je ne suis pas le seul à le penser. C
'est le moment de la clarification. On voit qu'il veut cliver sur le sujet des relations avec la France insoumise. C'est la première chose qu'il dit lorsqu'il parle d'Olivier Faure. Ça va être l'axe principal de campagne de Raphaël Glucksmann ou on peut attendre d'autres choses quand même d'un potentiel présidentiable ?
Voilà, parce que c'est assez rigolo, c'est qu'il dit en même temps, ce n'est pas un congrès du Parti socialiste et il ne parle... que de la gauche.
Et il refait le congrès, enfin les deux précédents congrès du PS qui se trouvent déjà sur cette question-là. Et
c'est d'ailleurs assez frappant parce que dans ce fameux point presse interrompu qu'il a refait le lendemain, c'est ce qu'il est venu nous dire, qu'il allait refonder la gauche. dit ça, entouré de Laurence Rossignol, Nicolas Maillard Rossignol, Carole Delga et David Assouline, que des gens qui n'ont jamais réussi à refonder même le PS. Donc c'est assez... C'est étonnant comme stratégie. Ce qui fait dire au Forest, c'est comme avec Hidalgo, ils lui mettent le grappin dessus, ils lui expliquent comment va se faire la campagne, et puis il n'aura plus d'autonomie. On verra. Mais c'est vrai que ce n'est pas hyper vendeur comme paysage, quand même. Donc ça m'étonne qu'il se colle autant à des gens qui ne puent pas la victoire, quand même. Donc voilà. Je pense qu'il y a un risque, là, pour Raphaël Glusas, que même si... La France insoumise n'est pas populaire au sein du Parti socialiste, c'est une évidence. Je me demande si les militants socialistes ne peuvent pas être très flexibles sur des mesures pas forcément de gauche. Mais par contre, si on leur dit, parce qu'au fond, c'est ça que ça veut dire aussi, en fait, gouverner avec le Bloc central, ça devient une option, là peut-être que... ça peut moins leur plaire quand même. Parce que le Parti socialiste, il ne pourra pas vivre tout seul. Ça, ce n'est pas possible. Dans notre système politique, c'est se réserver de très mauvais lendemains. Donc, s'il ne regarde pas à gauche, il va falloir qu'il regarde ailleurs et il n'y a pas 150 orientations possibles. Si, moi je pense très profondément que si Raphaël Guzman, comme c'est quand même très probable, gagne cette primaire, ça voudra dire beaucoup sur le plan stratégique pour le Parti socialiste. Mais précisément, s'il décide d'en faire un axe majeur de sa campagne, ça marche peut-être dans la population générale, ça marche peut-être dans les médias. Peut-être qu'au Parti Socialiste, c'est un peu moins efficace, mais on verra.
Oui, n'oublions pas que le peuple de gauche veut majoritairement l'Union, y compris... Le peuple d'à gauche, ce n'est pas que les militants du Parti Socialiste,
bien entendu. Et les militants du Parti Socialiste sont largement échaudés par la France Insoumise, il n'y a pas de doute. D'ici à brûler les ponts, est-ce qu'ils vont aller jusque-là ? Ce n'est peut-être pas certain. En tout cas, est-ce qu'ils sont 80% à vouloir faire ça ? Ça, je suis sûr que non.
On a parlé des deux qu'on voit aujourd'hui potentiellement atteindre le second tour de cette primaire, sauf si les Trublions viennent... Je
vais rajouter juste un truc sur Raphaël Luxman, parce qu'on a parlé du ralliement à... de Boris Vallaud. Il faut quand même noter que pendant tout le week-end, ça ne respirait pas d'enthousiasme sur Raphaël Luxman. Il y avait quelques applaudissements, on les a entendus tout à l'heure quand il est arrivé, mais enfin vraiment le minimum syndical. Soyons honnêtes... Olivier Faure jouait à domicile ce week-end, donc ce n'était pas un week-end facile pour Raphaël Guzman. Ses équipes le nid, mais je vous le dis, ce n'était vraiment pas un week-end facile pour Raphaël Guzman. Et même chez les ralliés, donc les valodistes... On ne sent pas vraiment d'enthousiasme, on sent le mariage de raison. Moi, j'ai parlé avec quelques-uns, des gens qui se sont déjà ralliés en disant que c'est soit Glucksmann, soit Hollande, soit voter Philippe au premier tour. Donc autant tenter Glucksmann et essayer d'influer sur la ligne. Mais ils ont bien conscience que ce n'est pas la même ligne. Entendons-nous bien, ce n'est pas une mauvaise raison de soutenir Glucksmann. Il y a des tas de gens qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon. parce qu'il est en position de pouvoir éventuellement accéder au second tour. C'est le principe d'une élection présidentielle avec cet effet de seuil du second tour, du scrutin majoritaire. Mais ça ne fait pas des grands militants de Raphaël Glucksmann non plus. Chez certains qui ne se sont pas encore alliés, mais qui vont le faire d'après ce qu'ils disent. Ils sont très embêtés parce que voilà, autant sur l'international et l'Europe, ils sont très d'accord avec Glucksmann, mais sur la vie quotidienne, ils l'attendent. Et notamment des députés socialistes qui, attendez, rognés sur les catisations sociales, c'est tout ce contre quoi on se bat à l'Assemblée nationale. Et là, il nous dit que c'est ça qu'on va faire. C'est quand même compliqué.
Est-ce que le fait que Raphaël Glucksmann ne soit pas socialiste, ça peut compter aussi ?
Absolument, tu as raison de le rappeler. C'est un truc qui revient beaucoup dans la discussion. Au final, peut-être que certains se diront « je veux quand même un candidat ». Ça
peut compter sur les législatives, notamment dans la suite. On a vu ce qui s'est passé après les européennes, où finalement le Parti Socialiste a décidé d'embarquer son candidat, celui qui tirait la liste dans les négociations, avec le nouveau Front populaire, un peu contraint et forcé. D'ailleurs, on se souvient que les négociations ne se sont pas forcément très bien passées, et Place Publique a quasiment dénoncé dans la demi-seconde ce qu'il venait de signer. Et pour rappel aussi, les soutiens de Raphaël Glucksmann aujourd'hui, tu les as cités, Carole Delga, Nicolas Maillot-Rossignol, etc. Ce sont les mêmes qui, en 2019, étaient vent debout lorsqu'Olivier Faure a proposé de mettre son petit grand frère, tel qu'il l'appelle Raphaël Glucksmann, tête de liste. Il les accusait d'effacer le Parti Socialiste, justement, derrière un potentiel partenaire. C'est l'effacement, là où ils sont tenants d'une ligne plutôt hégémoniste du Parti Socialiste.
Et puis il y a une grande différence aussi, c'est qu'en... En 2018, quand il lance Place publique, la ligne politique de Raphaël Guzman, ce n'est pas celle qu'il a aujourd'hui, c'est clairement une ligne unioniste, plus à gauche. Aujourd'hui, c'est une ligne social-démocrate, pour ne pas dire encore plus centriste, et très anti-union. Donc ce n'est pas du tout le même Raphaël Guzman.
Parlant de ce dispositif primaire, avant de revenir sur ceux qui pourraient être des vrais outsiders, puisqu'ils sont a priori loin de pouvoir concurrencer le match, elle va ressembler à quoi cette primaire Rachel
Le mode de scrutin majoritaire de l'élection présidentielle. Les deux premiers du premier tour, s'il n'y en a pas un qui a fait 50%, vont au second tour. Ce sera un vote électronique. 9 et 10 octobre pour le premier tour et une semaine après, aussi vendredi, samedi. Donc ça doit être le 16 octobre, si je ne me trompe pas, pour le second tour. La liste des candidats sera définitive le 15 septembre. Il faut réunir soit... 15 membres du Conseil national du Parti socialiste, donc c'est l'Assemblée interne du PS, soit 10 parlementaires, soit 50 maires, soit 50 conseillers régionaux ou départementaux, je crois que c'est à peu près toutes
les... Voilà, et qui sont issus de plusieurs régions et départements, mais on vous passe les
détails. Peuvent voter les militants à jour de cotisation... du Parti Socialiste, de Place Publique, de la gauche républicaine et socialiste, le petit parti d'Emmanuel Morel qui a décidé de se joindre à ce processus. Qui siège aujourd'hui dans le groupe GDR, avec les communistes et les États-Unis. Qui s'était fait élire député européen en 2019, réélire député européen en 2019 sur une liste insoumise. Parlons
du prix, peut-être.
Parlons du prix, voilà. Vous pouvez, sans être membre, effectivement, de ces parties, voter en vous inscrivant jusqu'à, je crois, trois jours avant le vote au prix modique de 15 euros. Oui, un tarif social. 10 euros tarif social, sachant que c'est une déclaration sur l'honneur. Donc, en fait, cochez le tarif social. Et vous pourrez voter, vous joindre à cette primaire. Il y a un doute sur ce que ça veut dire. Est-ce que c'est une primaire fermée, semi-ouverte, etc. Parce que tout ça a été fait sur mesure pour Raphaël Glussmann, il faut le dire clairement.
Et tout le monde continue d'appeler à un raz-de-marée populaire pour légitimer le potentiel vainqueur. Avec de tels tarifs, ça paraît compliqué. Ce serait quoi un succès ?
Luxman dit, mais en fait, on veut des militants, on veut des gens qui participent vraiment à la campagne. OK, mais c'est aussi, ça paraît absolument comme un vote censitaire aussi, parce qu'on a peur que les pauvres ne votent pas pour nous. Le symbole est terrible.
Fourchette haute, on pourrait... Si on additionne pour l'instant les différents adhérents revendiqués, parce qu'on ne peut pas vérifier les chiffres, on serait autour d'un corps électoral de 50 000 personnes, sans compter ceux qui pourraient venir voter. Et sans compter ceux qui
ne participeront pas, parce que même dans les votes internes, vous avez rarement plus de 70% de participation.
Donc 50 000 plus potentiellement quelques votants, même si on arrive à 100 000, est-ce que ça donne une dynamique ?
Déjà, pour moi, 100 000...
me
paraît, peut-être que je dis une bêtise, on le verra après dans un mois, mais ça me paraît hors de portée. Or, souvenez-vous, c'est le chiffre des votants à la primaire écologiste en 2021. Donc 100 000, ça me paraît hors de portée. S'ils arrivent à 100 000, ça veut dire qu'il y a quand même quelques 50 000 personnes qui se sont dit je vais participer à ce vote. Ça n'est pas rien. Est-ce que ça fait une dynamique après dans la campagne ? Je ne suis pas certaine, surtout que, pour résumer un peu l'impression que je vous ai donnée du week-end, j'ai l'impression quand même que Glucksmann est toujours évidemment le grand favori de cette primaire, mais qu'il pourrait en ressortir affaibli si vraiment, pendant toute la primaire, il est obligé de se positionner sur des trucs de gauche. Or, aujourd'hui, sa force, c'est d'être haut dans les sondages grâce au fait qu'il grappille pas mal dans le bloc central, et la gauche en a besoin. pour essayer de sortir de ces 32% depuis 10 ans. Aujourd'hui, c'est vrai que dans les sondages, la gauche est régulièrement au-dessus de 35%, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Mais voilà, il risque de ressortir affaibli, peut-être sans dynamique. Bon, ça peut aussi bien se passer. Ce n'est pas à exclure non plus. Le pire n'est jamais sûr. Mais ce que racontent les pro-Gluxmann, c'est que leur objectif, c'est de sortir de la primaire tel qu'ils en sont rentrés. En un seul morceau. En un seul morceau et aussi haut dans les sondages. Ça veut dire qu'ils essayent un peu d'enjamber le truc. J'ai l'impression que c'est un peu six semaines où ils vont essayer de faire le gros dos.
On verra aussi combien de débats télévisés l'acceptent de faire, parce que c'est un gros sujet au sein du parti
socialiste. Très bon sujet à ce que hier Olivier Faure l'a abordé dans son interview. Ça a été un sujet qui était là pendant tout le campus à Blois. Les foristes, eux, ils voudraient trois débats. Les gluxmaniens, si on peut les appeler comme ça, les pro-gluxman, eux, ils veulent limiter au maximum. Là, je vous donne un petit tips. Quand vous êtes candidat à une élection, ils vont réclamer beaucoup de débats. c'est que vous n'êtes pas le favori. Un grand exemple, c'est l'entre-deux-tours de l'élection de 2012. Nicolas Sarkozy est en difficulté. Il demande trois débats à François Hollande, qui évidemment lui a dit non. Donc quand vous demandez beaucoup de débats, c'est que vous pensez avoir besoin des débats pour remonter. Étant entendu qu'aucun débat en France n'a jamais changé le cours d'une élection, c'est arrivé à l'étranger. Ça peut arriver, mais en France, c'est jamais vraiment arrivé. Il y en aura à priori quand même, mais la question, c'est voir le nombre.
Les militants socialistes ont torpillé la primaire dite de Bagneux dans le périmètre avec les écologistes, debout le parti de François Ruffin, l'après-génération au début de l'été, pour s'engager dans une primaire sociale démocrate. Mais on a vu l'hypothèse d'un potentiel... Trouble Fête, qui était présent à Blois, qui lui a continué sa campagne à l'inverse de Clémentine Nautin, donc pour l'après et de Benjamin Lucas pour Génération, c'est François Ruffin. Est-ce qu'il pourrait participer à cette primaire, François Ruffin ?
c'est quelque chose qui a subrécissement excité Blois. Il était évidemment, il était effectivement invité dans un débat sur le travail, si mes souvenirs sont bons, François Ruffin. Visiblement, c'est un truc qui a été dans l'air. Le problème, c'est que pour François Ruffin, le prix d'entrée de 15 euros, c'est quand même un peu l'antithèse de ce qu'il promeut. Et puis, la vérité, c'est que les Glucksmann ne le laisseront jamais rentrer. Force, ça l'arrangerait, mais Glucksmann ne le laissera jamais rentrer. Il a notamment... pas que pour ça, mais refuser la primaire de Bagneux parce qu'il pensait qu'il n'était pas sur la même ligne que François Ruffin et qu'il n'irait pas soutenir François Ruffin si c'est lui qui gagnait une primaire. Donc a priori, il ne le laisserait pas rentrer, y compris certains des soutiens de Raphaël Glucksmann qui jusqu'il y a peu disait « Nous, on veut une candidature de Ruffin à Glucksmann ». Là, quand on leur remettait en face l'hypothèse de Ruffin, voilà, surtout pas. Mais quand même un voile sur leur sincérité.
Et François Ruffin a eu une expression que je trouvais assez marrante. Avant, c'était justement la primaire de Ruffin à Glucksmann. Maintenant, c'est la primaire de Raphaël à Glucksmann. Oui, c'est clairement ça. Parmi les autres hypothèses, on va vous montrer un tweet. Une personne qui devait venir à Blois, mais qui finalement était retenue pour affaire nous a-t-on dit, c'est Mathieu Pigasse. Mathieu Pigasse qui dit « Et si la primaire du Parti Socialiste était l'occasion de porter un véritable discours de rupture ? » écrit-il sur Twitter. On va vous épargner la lecture de tout le tweet que vous pouvez retrouver sur le compte X de Mathieu Pigasse. Mais c'est une option, Mathieu Pigasse, dans la primaire socialiste ? Rappelons qu'il a travaillé dans les cabinets mystériels sous Lionel Jospin. Il vient de la galaxie socialiste, Mathieu Pigasse.
Absolument, et il a fait un petit tour des universités. puisque certes il a manqué celle du PS, mais il était aux Amphis, il était aux Journées des écologistes. C'est une hypothèse, c'est une hypothèse crédible. Alors la question est de savoir s'il est membre du Parti Socialiste. Mes informations me disent qu'il est membre du Parti Socialiste, mais ce n'est pas si confirmé que ça. C'est une hypothèse, et puis surtout, ça fait les affaires d'Olivier Faure. Plus il y a de candidats, plus ça fait les affaires d'Olivier Faure, parce qu'en fait, ça met Raphaël Luxman dans un gloubi-boulga, et surtout, c'est à peu près que des candidats. qui ne vont pas faire de cadeaux à Raphaël Glucksmann. Il y a un monde où les débats, ça se transforme en procès de Raphaël Glucksmann.
En TSG, tout
sauf Glucksmann. Parce que clairement, pour le coup, Mathieu Pigasse, il n'est vraiment pas du tout sur la même ligne économique même de Raphaël Glucksmann. Il avait dit que
Glucksmann n'était pas de gauche. Il l'avait dit dans une émission de télé. Oui, bien sûr.
Donc vous vous rendez compte si dans tous les débats, il se fait attaquer de cette force-là. Quand on connaît aussi, voilà, c'est pas non plus, c'est pas une bête de scène, Raphaël Glucksmann, dans les interviews, je sais pas si vous avez regardé celle sur TF1 ou celle d'hier, on a l'impression qu'il est un peu surpris à chaque question, c'est un peu bizarre. Bon, c'est pas non plus, ça sera pas un concours d'éloquence, cette primaire entre Faure et Glucksmann, mais Raphaël Glucksmann, il part de loin. Heureusement qu'il a des sondages avec lui. Mais voilà, Pigas, c'est une hypothèse. Et évidemment, pour lui, à mon avis, la question des parrainages ne serait pas un sujet, puisque Olivier Faure serait, à mon avis, tout à fait prêt à les donner. Pareil pour Ségolène Royal, par exemple, qui peut être vraiment un élément pas contrôlable de cette primaire.
J'allais y venir, justement. trois personnalités dont on a que peu parlé pour l'instant, on ne va pas s'éterniser. Mais il y a quand même du coup Ségolène Royal, tu l'as dit, qui est venue et faisait même partie des invités. Elle était mise en avant sur l'affiche officielle des universités d'été. Il y a Jérôme Gage, il y a Philippe Brun. Dans ces trois-là, est-ce qu'ils peuvent réussir à imposer des thèmes dans la campagne, à perturber un peu le jeu ? On a vu que Philippe Brun, lui, avait mis dans le débat un sujet sur la retraite par capitalisation via un fonds souverain, etc. vient bousculer le débat. Est-ce qu'on peut assister comme ça, comme ça a pu être le cas dans diverses primaires socialistes, où des petits candidats ont réussi quand même à perturber un peu le jeu
je ne suis pas certaine, parce que ça va rester quand même une petite primaire qui ne va durer pas très longtemps. Si vous avez trois débats, pourquoi pas ? Si vous n'en avez qu'un seul, ils n'auront pas le temps de vraiment perturber la chose. Brun a effectivement mis des propositions sur le tapis. Gage, il a sorti un bouquin. Il y a quand même des chances que ça finisse en duel quand même, avec au milieu quelques éléments perturbateurs, mais il y a quand même possibilité qu'il n'y en ait que deux vraiment qui existent.
Finissons rapidement avec François Hollande qui lui se tient en embuscade, l'ancien président de la République qui envisage de se poser un recours tout en refusant de participer à la primaire. On a déjà vu aussi un petit duel médiatique avec Olivier Faure qui a annoncé que probablement il y aurait une censure du budget et du gouvernement Lecornu à la rentrée. C'est
un enjeu avec Glucksmann parce que s'ils ont deux tonalités différentes et que Glucksmann se retrouve dans la position de quelqu'un que ça ne dérange pas d'être l'allié du gouvernement. de la présidentielle, ce sera un enjeu de la primaire.
Il y en a un qui assume de dire que ce n'est pas automatique, la censure, c'est François Hollande. Il est venu à Blois, il a rencontré les militants, tu disais qu'il s'est tenu un peu en marge de l'événement, c'est-à-dire ?
Oui, un peu comme Glucksmann, mais même plus que Glucksmann, c'est-à-dire qu'il était à Blois, il a rencontré du monde, mais il n'est jamais vraiment venu dans l'enceinte des universités d'été. Il est venu parler à ses soutiens, il est venu se compter, il est venu montrer qu'il était là. Il a fait quand même un petit point presse avec les journalistes, où il a donc redit qu'il ne voulait pas participer à la primaire, qu'il trouvait que c'était une mauvaise méthode. Il a néanmoins dit que le candidat qui sortirait de la primaire aurait sa légitimité, mais que... qu'au mois de décembre, il y aurait un moment de vérité. Et donc, en fait, François Hollande, il espère que la personne qui sortira de la primaire ressortira trop affaiblie et qu'il pourra le débrancher. Et prendre sa place.
Oui, il est toujours très clivant, François Hollande, au sein du Parti Socialiste. Son bilan présidentiel est extrêmement contrasté. Pour le dire avec euphémisme, Olivier Faure, lorsqu'il est arrivé à la tête du PS, en avait fait l'inventaire. C'est ce qu'ils n'ont de cesse de dire. Lui qui avait été lui-même son ancien collaborateur il y a longtemps. Il était son directeur de cabinet adjoint au Parti Socialiste, tout à fait. Et on les a vus, c'est anecdotique, mais l'image me faisait marrer, donc je vous la montre. Olivier Faure et François Hollande se sont vus. Voilà, François Hollande se tient prêt. Je vous spoil un peu, mais dans quelques jours, vous trouverez dans les colonnes de l'UMA un dossier consacré à François Hollande sur lequel nous travaillons tous les deux. On viendra vous reparler de François Hollande, de l'hypothèse. Merci Rachel. Merci Emilio. On continuera évidemment à vous chroniquer ce qui va se passer dans cette primaire du pôle social démocrate. Raphaël Glucksmann a-t-il déjà gagné ? François Hollande sera-t-il candidat ? Olivier Faure peut-il perturber le match ? Voilà, c'est mieux qu'une série Netflix qui sera pour partir retrouvée sur la chaîne YouTube de Luma, laquelle vous ne devez pas hésiter à vous abonner si ce n'est pas déjà le cas. abonnez-vous, y compris à nos productions sur le web, papier, on a besoin de vous, faites des dons,
et on vous dit à
bientôt, et sûrement à la fête de l'UMA.