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Mais enfin, il va falloir qu'on assume de changer de système de retraite. Et la réalité, c'est que si on n'avait pas de système de retraite en France aujourd'hui, et qu'on devait en bâtir un, en inventer un, ne serait-ce que pour des raisons démographiques, on ne ferait pas ce système par répartition, on construirait un système par capitalisation. C'est la réalité, là aussi il faut avoir le courage de le dire, et ça serait bon pour notre économie.
'argument démographique, la démographie. 2003, nous avons tous reçu dans notre boîte à lettres, en notre nom propre, ce qui est rarissime dans l'histoire de la République, un courrier du gouvernement émanant de M. Jean-Pierre Raffarin, qui nous alertait sur... la démographie des retraites. Et dans ce courrier pédagogique, pour que tout le monde comprenne, il y avait un petit dessin. On nous disait aujourd'hui, il faut trois petits bonhommes pour payer les retraites de deux petits bonhommes. Il faut trois jeunes pour payer les retraites de deux vieux. Et on nous disait, les prévisions... à 30 ans, nous permettre de savoir que dans un certain nombre d'années, il n'y aura plus que deux petits bonhommes, deux jeunes, qui devront payer les retraites de trois vieux. Et donc, ce qu'il fallait démontrer, le système des retraites est foutu, si on ne fait rien, à cause de la démographie. Et moi, quand j'ai vu ça, Quand j'ai reçu ça, comme tous les Français, j'ai fait... Merde ! Ah bah ouais ! Ah bah ouais, c'est... C'est imparable ! C'est l'arithmétique ! On va pas descendre dans la rue, non, à l'arithmétique ! Et là, il y a un gars qui s'appelle Bernard Friot, qui m'a dit... Mais c'est complètement con, ton raisonnement ! J'ai dit, ouais, Bernard, il faut que tu me parles comme ça ! Il m'a dit, enfin réfléchis. Au sortir de la guerre, il y avait 2,5 millions d'exploitations agricoles, ça fait du monde, tu multiplies par le nombre de paysans dans chaque exploitation, pour nourrir 40 millions de Français. Et on savait qu'en 2026, il n'y aurait plus que 400 000 paysans pour nourrir. 70 quasiment millions de Français. Et donc on pouvait, dès 1940, on pouvait prévoir une gigantesque famine en France. Et là, moi, j'ai dit à Bernard, enfin non, Bernard, réfléchis. Qu'est-ce que tu fais des gains de productivité dans l'agriculture ? Et lui, il m'a dit, ben et toi ? Qu'est-ce que tu fais des gains de productivité dans l'économie générale ? Et là, j'ai dit, mais qu'est-ce que je suis, con ? Parce que la question... Ce n'est pas combien il y a de jeunes et combien il y a de vieux. La question c'est, est-ce que le nombre de jeunes, au moment où il faut payer les retraites, est-ce que le nombre de jeunes aura, oui ou non, fabriquer la richesse suffisante pour payer les retraites des trois ? C'est simple. Soit ils vont fabriquer la richesse, soit ils ne vont pas la fabriquer. C'est pas le nombre de jeunes qui comptent. C'est la quantité de richesse qu'ils produisent. Combien même il y aurait un seul jeune qui produirait la richesse pour quatre vieux, ça marcherait le truc. Combien même il y aurait un jeune, un seul jeune pour 70 millions de Français s'il produit la richesse. Bon, il faut qu'il y aille un peu le mec. Et donc l'argument démographique est un piège à cons, une escroquerie.
Là, à la limite, il n'y aurait pas suffisamment d'actifs. pour payer les retraites en répartition. C'est ça le discours. Mais la capitalisation, ça serait génial. Sauf que les actifs vont se constituer un portefeuille d'actions, c'est ça la capitalisation, qui devront revendre. Tu vas
vite, tu vas vite. Parce que les gens, quand on leur parle de capitalisation, les gens qui ne réfléchissent pas comme nous, tu vois, toute la journée... Là, tu
vas prendre des commentaires sur YouTube.
Donc les gens s'insèrent. Les victimes des escrocs, quand on leur parle de capitalisation tout de suite, ils pensent que c'est des sous, c'est de l'argent qu'on met de côté. Sauf que... Non, c'est plus de l'argent. À partir du moment où tu es en capitalisation, c'est plus de l'argent. Ça devient des titres en bourse. Et donc, quand tu vas prendre ta retraite, quand tu seras vieux, si tu veux récupérer ce pognon, il va falloir en retransformer tes titres en argent. Et là... À qui tu vas aller vendre ? S'il y a une crise, à personne. Aux actifs du moment. Aux actifs du moment. Et s'il n'y a pas assez d'actifs pour acheter tes putains de titres, tu es dans la merde, pareil. Donc, de toute façon, s'il n'y a pas assez d'argent en répartition, c'est qu'il n'y a pas assez d'argent non plus en capitalisation. Donc, dans les deux cas, il faut rester en répartition.
Et alors, il y a un truc qui est génial, c'est que, historiquement, Eh bien, c'est le régime de Pétain en mars 1941 qui introduit en France le premier régime par répartition. Et tu sais pourquoi
Je sais, mes dieux.
Parce que les régimes en capitalisation qui avaient été institués avec les assurances sociales de 1928-1930 sont en quasi-faillite. Et alors, c'est très intéressant d'aller lire la présentation du projet de loi. Voilà ce qui est écrit dans la présentation de ce journal officiel. On mettra les liens, etc. Ils écrivaient dans la présentation de cette loi « Lorsque le nombre des retraités croît avec l'élévation de l'âge moyen de la population, le service massif de ces pensions impose un fardeau insupportable aux éléments productifs auxquels incombe la tâche du redressement national. » te disent bien que la capitalisation, ça ne marche pas. Et donc la question, évidemment, ce n'est pas une question démographique, c'est la question, quelle part de la richesse que nous produisons, nous entendons consacrer au paiement des retraites. C'est de ça. Alors pourquoi un tel acharnement à nous envoyer vers la capitalisation ?
Justement parce que c'est nous qui produisons cette richesse. C'est notre argent qu'on réduite.
donc là, si on est allé rechercher les chiffres de Guinness, on vous mettra un tout. Alors les prestations de protection sociale en France en 2024, figurez-vous que pour la vieillesse sur vie, c'est 426 milliards. Oui, c'est beaucoup. Ça veut dire... que chaque année depuis 1946, le monde de la banque, le monde de la finance voit tout ce pognon lui passer sous le nez. C'est ça l'enjeu. Ils ne vous disent pas qu'ils vont vous payer des retraites. C'est juste comment on capte là les 426 milliards. Oui, parce
que c'est insupportable pour eux de voir cet argent qui, dès qu'il est ramassé en cotisation, est reversé. En retraite. Alors que ça pourrait d'abord passer par la case banque qui pourrait jouer cet argent sur les marchés. Et surtout faire grossir, tu vois, c'est pour notre bien. Oui, parce que tu vois, on a dit que la... Regarde les fonds de pension américains, je veux dire, tu vois, ça
y va. Mais tu vois bien sur cette question de la part, la répartition de capital travail dans le PIB. parce qu'on a dit que la part du travail avait perdu 10 points. Mais pendant ce temps-là, les fortunes des propriétaires, des moyens de production... Là, ça grimpe, mais en flèche. Je termine sur le graphique. Et puis, dernière chose, vous ne laissez pas, parce que ça va être l'enjeu de la présidentielle. Ils
ne parlent que de ça.
Ils ne parlent que de ça. Donc, capitalisation. Trop de vieux. Et figurez-vous que la Grande-Bretagne, qui est quand même un terrain d'expérimentation, qui, depuis déjà pas mal de temps, a des fonds de pension, des retraites par capitalisation, eh bien, le gouvernement... britannique vient de lancer un SOS parce qu'il y a plus de 15 millions de britanniques qui cotisent pas et donc ils auront une peanuts à la retraite et se retrouver 15 millions de vieux sans pognon ça va être un sacré problème tout ça pour dire que si on se bat pas comme des chiens sur cette question de la répartition, ce principe là
Les escrocs sont les gens qui nous disent, il y aura trop de vieux et plus assez de jeunes. Ça, c'est une escroquerie que vous devez, que nous devons savoir démonter, expliquer, combattre. C'est fou.
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