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puisqu'on est sur la présidentielle et qu'on est dans un portefeuille ESG. Olivier Faure propose, donc qui est désormais candidat lui aussi à la présidentielle, il propose d'interdire les dividendes dans les entreprises qui ne font pas leur transition écologique. En tant que gérant ESG, vous validez ça ?
je ne crois pas que ce soit une solution, ça serait une fois de plus une solution de contrainte. Déjà le premier point, ce serait l'État qui déciderait selon quels critères en fait vous êtes dans la bonne granularité. de cette transition, en tout cas que l'entreprise applique cette transition. Alors c'est quoi ? C'est la trajectoire des carbonations ? C'est quel niveau sur Scope 1, Scope 2, Scope 3 ? Donc ça c'est très compliqué à mettre en place, ça c'est un premier point. Et le second point, qui là est plus sur un plan financier, c'est le sujet de l'allocation du capital. Et là on se rapproche de la théorie financière, qui est quand même un fondement pour l'actionnaire. Cette entreprise qui effectivement supporte ce risque de transition. Si elle alloue correctement son capital, et ça c'est à l'actionnaire de le reconnaître, normalement, elle doit pouvoir passer à côté de ce risque-là et à terme produire ce dividende de façon plus soutenable parce que c'est la conséquence d'un risque qu'elle gère tout simplement.
Autre valeur qui pose question, Sanofi, moins 2% la semaine passée, moins 24% depuis le début de l'année, alors que le secteur de la santé est pourtant très prometteur ou réputé comme tel. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'on fait ?
C'est vrai que le secteur de la santé, en particulier les pharmas, ont pas mal rebondi au cours de l'été. secteur sans doute refuge, tout valorisé. Et puis là-dedans, on a un Sanofi qui doit se payer 8 fois le PE 2027 face à un secteur qui doit être à 15 fois, qui est complètement décoté, qui est en bas de range, soit dans les 70-75, ça vient de 100. Effectivement, le sujet, il est sur la falaise breveterre de Dubixent. On en a déjà parlé ici, c'est le blockbuster de Sanofi. Problème, échéance en 2030. Et pour l'instant, les investisseurs ne voient pas la suite, ou en tout cas ne payent pas pour voir la suite, parce que le pipeline de Sanofi, ça on le sait, et la nouvelle CEO en mai dernier l'a souligné, il est pauvre. Or, une pharma, en fait, elle se valorise à son pipe, ce qu'il y a dans le pipe. Donc, il faut que Sanofi fasse des acquisitions. pour remplacer en fait cette molécule et pour pouvoir passer en fait ce gap. Ça c'est le premier point. Le deuxième point c'est le partenariat avec Regeneron qui est un peu au point mort, sujet des biosimilaires donc ça c'est un autre sujet. Donc tous ces éléments là mis bout à bout font que oui il y a une décote. Nous ce qu'on pense, on conserve plutôt le titre dans le portefeuille.
On garde Sanofi en portefeuille alors qu'il nous déçoit à chaque fois. Parce
qu'on pense que sur ces niveaux là de valorisation... C'est vraiment extrêmement faible. Il faut quand même voir que les cachots sont assez abondants. Il y a une croissance malgré tout, une croissance qui est là de l'activité. Donc on conserve pour l'instant Sanofi. Il va falloir voir ce que va mettre en place effectivement la nouvelle CEO dans le prochain semestre pour aller de l'avant et essayer de combler cette décote. Vous
lui laissez le bénéfice du doute et pourquoi pas des bonnes surprises alors que vous choisissez de sortir Veolia de ce portefeuille préférant responsable parce que Veolia risque de subir un destin dont il n'a pas les clés ni les ficelles.
Contraint par l'environnement externe.
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