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parlait de la France insoumise. Est-ce que vous estimez, comme Bruno Rotailleux, que LFI, je cite, un parti de collabos, une forme de collaboration avec les islamistes
savez, tout ce qui est excessif est insignifiant, donc vous me permettrez de ne pas commenter non plus ces propos-là. Pour vous,
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
n'y a aucun problème.
Monsieur Daré, vous parlez à ma place. Je ne suis pas Pinocchio dans les mains de Gepetto. Vous me permettrez de faire les réponses moi-même. Je ne vous ai pas dit ça, mais je dis que c'est excessive. Toutes ces réalités qu'il faut traiter seront traitées par cinquième chaque année. Nous prendrons un cinquième de ces 175 milliards et nous ferons en sorte de les diviser en trois tiers. Il y a... L'argent qui servira à la compensation des choses absolument nécessaires, ça représente 11 milliards par an. Il y a ce qui permettra de reconstruire des politiques publiques en dehors d'une boîte noire, en ayant mis à plat la réalité, encore 11 milliards, et 12 milliards qui iront au désendettement. À ce jour, je ne connais pas sur l'échiquier politique. de plans de désendettement plus réalistes que celui que je propose. De niches très concrètes, Amandine.
Oui, une qui concerne énormément de Français, par exemple celle sur le crédit d'impôt pour les emplois à domicile. Tous les Français qui emploient quelqu'un qui garde leur enfant, qui fait du ménage, du jardinage, vous la conservez ou vous la supprimez, cette fiche fiscale
? Ici, on ne suit pas la foule, on analyse les faits. Si c'est aussi ta vision, abonne-toi.
si le véritable problème politique français venait directement de ces institutions ? Depuis 1958, la Vème République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une VIème République ? Dans cet e-book découvrent l'histoire, les failles et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre.
Toujours la même question ? Je vous dis,
ouvrons
le capot. Je ne vais pas vous répondre ici. Vous savez combien il y a de niches sociales et fiscales en France
? 474.
Donc je ne vais pas vous répondre par oui, non, en deux minutes. Ce que je vous dis, c'est que nous prendrons... Évidemment, il ne s'agit pas de supprimer les services à la personne. Il s'agit de les traiter en dehors d'une exception et en dehors de la boîte noire, à travers une vraie... politique, public, des services à la personne. C'est-à-dire pas en catimini, pas dans l'opacité. Le malheur de notre pays, c'est l'opacité et la déviance par rapport à une règle républicaine. Et à chaque fois, nous nous poserons la question, est-ce que c'est utile ? Est-ce que cela contribue à l'emploi ? Est-ce que... Nous pouvons faire mieux en faisant autrement, et donc chaque niche sera inspectée selon cette règle. C'est ce que nous avons un peu fait entre 2005 et 2007, quand j'étais Premier ministre, et je vous précise que c'est la seule période où nous ayons à la fois réduit le déficit et la dette, et personne ne peut le contester, il suffit de regarder les chiffres sur le plan historique, à travers la première conférence des finances publiques, nous avons donc obtenu des résultats. Donc je ne sors pas ça de mon chapeau. De la même façon qu'il faut revenir au réel quand il y a des feux de forêt, il faut revenir au réel quand il y a une dérive financière d'une telle ampleur que nous ne pouvons pas la fois céder sur le plan de la règle républicaine pour tous. Aujourd'hui, les Français ont compris. La règle, c'est le deux points de mesure. Il y a ceux qui, en permanence, s'en tirent bien. Et on voit tous les avantages que peuvent tirer un certain nombre de favorisés du système actuel. Et c'est toujours les mêmes qui payent et qui se retrouvent en ajustement. C'est pour cela que nous avons constamment la sollicitation vis-à-vis des retraités, la sollicitation du côté des moins favorisés. Moi, je veux la justice sociale et la règle républicaine. Donc, une fois de plus... L'objectif en ouvrant le capot de ces 175 milliards d'euros, c'est d'arrêter de céder au fantasme, de reprendre le contrôle républicain et démocratique de notre destin et de dégager des marges de manœuvre. Nous aurons ainsi un vrai chemin de retour en dessous des 3% de déficit et nous aurons repris le contrôle. de notre dette, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Dans
votre Big Bank, il y a un point que vous n'évoquez pas, c'est la question des retraites. Aujourd'hui, la réforme borne, qui porte l'âge de départ à 64 ans, est suspendue. Avec vous, quel serait l'âge de départ à la retraite ?
Alors, très bonne question. Il ne vous a pas échappé, monsieur Vigogne, que cette même question a mis beaucoup de monde dans la rue, et beaucoup de malheureux, et a conduit le gouvernement à retirer. Pas retirer, à suspendre. Oui, vous m'avez compris. Deuxième élément. Tirons les leçons. La règle de la politique numéro un, c'est de tirer les leçons. Tirer les leçons, c'est quoi ? C'est remettre les partenaires sociaux en responsabilité. Si je vous dis aujourd'hui, d'autorité, je vais fixer l'âge de la retraite à 64-65 ans, d'emblée, je fais exactement ce qu'il ne faut pas faire. Mais vous avez une idée quand même.
Il va falloir travailler plus longtemps, vous dites, comme Edouard Philippe, quand même cela ? Il faut
prendre en compte la démographie. Il faut prendre en compte les inégalités de situation devant la pénibilité des emplois et donc les conditions de travail. Il est bien évident que, regardez, moi j'ai 72 ans, je n'ai jamais arrêté de travailler. Pourquoi ? Parce que l'espérance de vie qui est la mienne, compte tenu de la vie qui a été la mienne, me permet d'espérer vivre plus longtemps. Si j'avais transporté des sacs ou travaillé dans une usine en 3-8, il est bien évident que la santé qui est la mienne ne serait pas la même et j'aspirerais. à faire autre chose et je ne serai donc pas devant vous. Donc, c'est ce que j'ai dit, j'ai été là des premiers à proposer cette solution, de sortir de cet âge pivot, de cet âge tabou, pour compter davantage en trimestre, offrir la possibilité à nos compatriotes de choisir et on voit bien que dans l'arbitrage entre travail et retraite, un certain nombre d'entre eux privilégient cela, privilégient... la retraite. Et puis prenons en compte le problème central derrière tout ça, qui est le problème du taux d'emploi, quand nous savons qu'une grande partie des seniors ne trouvent pas d'emploi à partir de 52, 53 ans, 54 ans, et qu'une grande partie des plus jeunes rentrent dans l'emploi vers 25, 26, 27. Lier l'âge de départ à la retraite à l'espérance de vie que propose Bruno Rotaio, c'est une bonne idée ? Oui, il le calcule comment cette espérance de vie ? Ce n'est pas tant l'espérance de vie que les conditions de vie. Et donc je pense qu'offrir à nos compatriotes une certaine flexibilité de choix... Si vous êtes en forme et que vous avez envie de continuer à travailler, vous travaillez. Il faut qu'il y ait un avantage assez significatif pour ceux qui souhaitent continuer, que ceux qui n'en peuvent plus et qui espèrent profiter un peu des beaux jours puissent le faire. C'est la moindre des choses. Donc une fois de plus, d'abord les partenaires sociaux, donc conférences sociales, concertations, conventions citoyennes. Vous savez, moi j'ai tiré les leçons du CPE. Je ne referai pas les mêmes erreurs. Je crois qu'il faut prendre en compte aujourd'hui le fait que personne n'est en mesure d'imposer ni aux partenaires sociaux ni aux Français ce qu'ils ne veulent pas. Et donc, tous ceux qui veulent par décret augmenter le SMIG ou qui veulent la loi augmenter l'âge de la retraite... iront devant de grandes déconvenues. Et ne l'oublions pas, les cinq prochaines années, sur le plan social, seront des années chaudron, autant en matière sociale qu'économique et financière. Parce que les marges de manœuvre sont réduites et qu'il faudra donc être extraordinairement attentif à ce que pensent les Françaises et les Français, à ce qu'ils ressentent. Nous sommes dans un pays qui est à bout devant l'impuissance publique, qui est... assez allergique à la classe politique. On dit la campagne est lancée. Il y a les deux tiers des Français qui ne veulent pas entendre parler de la campagne. Je ne sais pas d'ailleurs si la campagne commencera. Parce que, croyez-moi, si c'est pour entendre des propositions comme celle de M. Retailleau, travailler une demi-heure de plus par jour, c'est facile. Quand on est nourri par le beau climat vendéen et qu'on a passé six années au Sénat... Justement, puisqu'on parle de ces propositions,
Dominique de Villepin, puisqu'on parle de ces propositions et que vous parlez de la dépense sociale. Pour la réduire, Edouard Philippe a fait des propositions très concrètes. Par exemple, réduire les arrêts maladie, il dit que c'est l'open bar, ou réduire la durée d'indemnisation du chômage pour les moins de 50 ans. Ce sont des pistes sérieuses. On peut faire des propositions très
concrètes et pas sérieuses. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'il est exactement dans le schéma que j'indiquais. C'est-à-dire qu'il démantèle notre système social, notre modèle social. La santé, l'éducation, le logement, il est perçu par la plupart des parties de l'espace central comme un coût. Comme un coût. Et donc il faut le réduire, le réduire, le réduire, le réduire. Moi je pars de l'idée que l'éducation... On ne voit pas où
vous vous trouvez vos 125 milliards d'euros. Je viens de vous le dire. Parce qu'à chaque fois qu'il y a quelque chose de douloureux à dire, vous l'évitez.
Mais oui, mais moi je fais porter le douloureux sur ceux qui sont les plus fortunés. Les 12 milliards par an que je fais sur les niches fiscales, c'est du douloureux ça. Le
retour de l'ISF ?
non, pas du tout. Je vous ai expliqué qu'il y avait trois tiers.
Oui, ça, on a suivi.
Voilà. Bon, ben oui, donc vous avez bien vu qu'il y avait 12 milliards. Oui, mais ça fait
12 milliards. Vous dites qu'il en faut 125 à économiser.
Ça laisse une large. C'est 125 en ajustement budgétaire à la fin. Mais chaque année, c'est entre 25 et 30. Donc il y a 12 milliards déjà. en ce qui concerne le nettoyage des niches fiscales. Il y a 9 milliards qui concernent l'impôt sur les successions. Et puis il y a le retour d'un impôt sur la fortune de 8 milliards, plus 2 milliards en ce qui concerne la lutte contre la fraude fiscale et sociale. On arrive aux chiffres nécessaires. Donc croyez-moi, je sais compter. Mais je reviens à ce que je disais, c'est important. Les services publics. ne sont pas un coût. C'est au contraire un investissement pour la nation. Plus nous formerons les jeunes Françaises et les jeunes Français, plus nous donnerons un logement à ceux qui sont en attente. Il y en a 3 millions qui sont en attente alors qu'il y a 3 millions de logements vides. Je sais bien qu'ils ne sont pas au même endroit. Mais il faut complètement changer la logique. Ce que je veux souligner, c'est que si nous ne changerons pas le système qui est dans l'impasse, ce n'est pas en coupant les cheveux en quatre, en prenant des mesurettes et en les additionnant... que l'on pourra rendre ce système vertueux. Ce système, il sera encore un peu plus en faillite comme il l'est aujourd
'hui. C'est le moment de notre séquence. Plutôt, plutôt, justement. Regardez ces deux photos. Je vous propose deux photos. Vous allez me dire de quel côté vous penchez. Regardez. Plutôt Manon Aubry ou Bernard Arnault ? Manon Aubry qui, en début de semaine, a dit qu'il a qualifié les milliardaires de nuisiers. Plutôt Bernard Arnault ou Manon Aubry ?
Monsieur Daray. Réponse courte. J'ai pas mis ce matin ma petite culotte de chou pour me faire voter le derrière par les petits lapins. Donc vos jeux, vous vous les gardez. Plutôt, plutôt, pas du tout. Pas du tout. Pas du tout, ça ne m'intéresse pas. Je ne suis pas venu pour jouer, monsieur Daray. On n'est pas qui veut gagner des millions. Mais c'est pas des questions politiques. C'est des quiz. Les quiz, vous les faites avec ceux que ça amuse. Donc vous n'avez pas le courage de choisir entre les deux ? Du courage. Je ne suis pas son au point de choisir entre les deux. Parce que ce n'est pas de même nature. Vous comparez un milliardaire à la tête d'une grande fortune française qui a créé des emplois en France et une députée de la France insoumise. Dont les propos vous choquent Bien sûr que les propos me choquent. Évidemment, si vous m'aviez dit est-ce qu'on peut qualifier de nuisible un certain nombre des responsables d'entreprises françaises, je vous dirai tout de suite, mais c'est absurde, c'est dangereux. c'est autant dangereux qu'un certain nombre de ceux qui étaient à l'AREF et qui se sont mis à rire quand l'un des candidats, Jean-Luc Mélenchon, pour ne pas le citer, a parlé d'augmenter le SMIC. Il faut du respect pour les Français qui peinent, pour les Français qui souffrent. Et il faut du respect pour tous ceux qui contribuent au développement de la vie nationale. Alors on a
bien d'accord. Mettons le respect, votre petit jeu. Vous vous le gardez. – Écoutez, on vous aura posé la question, on vous retrouve dans quelques-uns justement. On va voir quelle place pour vous dans cette campagne présidentielle. A tout de suite. Notre invité dans BFM Politique, Dominique de Villepin, merci d'être avec nous. Probable candidat à l'élection présidentielle, nous publions ce matin un sondage avec notre partenaire Elab ainsi que la Tribune dimanche. Vous êtes crédité entre 2 et 2,5% des intentions de vote. est où le bonheur ?
À quoi sert votre candidature, Dominique de Villepin ? Écoutez, d'abord à faire en sorte que je sois présent pour en répondre devant vous. Elle sert à faire ce que personne n'a envie de faire dans le microcosme politique et médiatique, mais surtout à 2%. Elle sert à dire qu'il y a une alternative politique à l'impasse dans laquelle nous sommes depuis 20 ans. À dire que rien de bon ne peut sortir de tous ceux qui ont travaillé dans ce sens depuis 20 ans. Aujourd'hui, tous les candidats qui sont issus du Bloc central sont liés au macronisme. Pourquoi voulez-vous que le macronisme donne quelque chose de meilleur ? Ils peuvent toujours plaider la rupture, ils peuvent toujours plaider qu'ils ont appris. Quand je les écoute les uns et les autres, ils sont dans la même politique. Et le seul choix qui reste aux Français, c'est les deux grands pôles, l'extrême droite et l'extrême gauche. Et ce n'est pas un hasard si ceux-ci se maintiennent très au-dessus des autres, parce qu'eux, ils proposent... Quelque chose d'autre. Alors c'est hors sol, ce n'est pas applicable, ça nous fait changer de République ou de Constitution, mais ça le mérite au moins d'exister politiquement. Donc aujourd'hui, ce que je dis, c'est qu'il faut une alternative. Et à 2% vous y croyez ? certain nombre de mois maintenant pour ne pas dire d'années. Je plaide pour le rassemblement. Et je suis intéressé de constater qu'aujourd'hui, tout le monde dans l'espace central parle de rassemblement. La différence, c'est que moi je n'ai jamais parlé de rassemblement des partis politiques. Moi j'ai toujours parlé du rassemblement des Français. Je crois que les partis politiques ne peuvent rien donner de plus que ce qu'ils ont donné. Depuis 20 ans. C'est l'essentiel de l'échiquier politique.
On a
épuisé les capacités de la gauche avec François Hollande. On a épuisé les capacités de la droite avec Nicolas Sarkozy. Et on a épuisé les capacités de ce qui est censé dépasser la droite et la gauche avec Emmanuel Macron. Et c'est pour ça que, trouvez le nom que vous voudrez, il faut offrir une alternative. Et l'alternative, elle tient en deux mots. ou deux formules, la règle républicaine, il faut appliquer la règle républicaine et la justice sociale. Moi, je n'entends pas aujourd'hui... de responsables politiques dans l'espace central qui préconisent la règle républicaine. M. Edouard Philippe à Mayotte, il tourne le dos à la règle républicaine. M. Retailleau qui veut une demi-heure de plus par jour, pareil. Il change à chaque fois la règle. Moi, je suis pour offrir une alternative aux Français dans un cadre profondément rénové. Et c'est pour cela que je propose de... d'ouvrir la boîte noire et de changer en profondeur un système qui est dans la passe. Mais est-ce que vous
nous garantissez que le 18 avril 2027, le jour du premier tour, il y aura bien un bulletin Dominique de Villepin dans les bureaux de vote ? Est-ce que vous irez
au bout ? Mais monsieur Vigogne, si je suis là, si je me donne du mal, si j'ai une centaine de représentants partout dans le pays qui va solliciter les maires pour trouver des signatures, si nous multiplions les rendez-vous de collègues pour obtenir le financement de la campagne, c'est bien parce que nous avons cette intention, c'est un combat. Mais vous n'avez
pas eu de ralliement pour l'instant.
Mais je ne veux pas. Vous voyez, vous n'écoutez pas ce que je dis. viens de vous expliquer. que pour moi, le rassemblement, c'est le rassemblement des Français, ce n'est pas le rassemblement des partis. Le débauchage, Nathalie Kosciusko-Morizet qui rejoint M. Philippe, je ne sais pas quel autre, chapeau à plumes, qui rejoint M. Retailleau ou M. Attal. Mais ça, c'est la politique à l'ancienne. On a déjà vu ça. On a vu ça avec M. Sarkozy. Ça nous a mené où ? Pas de débauchat. Moi, je demande à chacun de venir comme il est. Que les socialistes restent socialistes. Je ne leur demande pas de se renier. Que ceux qui sont au centre restent au centre. Donc
ce sera un gouvernement d'union nationale ? Mais
c'est la volonté de tous ceux. qui croient en la France, qui veulent servir les Français, de se rassembler pour changer les choses. Vous savez, moi, je ne cherche pas un poste. Je ne cherche pas à continuer le système. Je vois qu'il y en a qui se verraient très bien à l'Elysée 50+, pour... profiter du poste. Moi, j'ai toujours pensé que c'est beaucoup plus de maux de tête que davantage.
Vous parlez de la collecte des parrainages, notamment. Vous savez combien de parrainages aujourd'hui ?
Écoutez, nous en avons de plus en plus, plusieurs centaines, mais pas suffisamment. En 2012,
c'est ce qui vous avait manqué pour être candidat au final. Vous avez
tout à fait raison. Et c'est une collecte qui est difficile parce que le jeu partisan pèse très lourd dans cette collecte. Les affiliations, communalité, intercommunalité pèsent également très lourd. Donc un certain nombre de maires sont réticents à donner ce parellage. Nous en avons plusieurs centaines et nous travaillons dur pour les obtenir. Tout ça, ça veut dire, Dominique de Villepin, on est bien d'accord, que vous serez candidat à l'élection présidentielle. Que je veux être candidat, monsieur Daray, que je me bats pour être candidat, mais on ne fait rien tout seul. On ne fait rien, vous parlez de 2% ou de 3%, on ne fait rien sans dynamique. Est-ce qu'il y a aujourd'hui, dans notre pays... une attente, une volonté de changer les choses, ou est-ce que d'ores et déjà, les Françaises et les Français sont résignées à ce que le pays continue comme aujourd'hui ? Moi, ma conviction, c'est que nous sommes aujourd'hui... Permettez-moi de trouver une métaphore. Nous sommes dans la pyro-politique. Qu'est-ce que c'est que la pyro-politique ? Emmanuel Macron, se déplaçant dans le Sud-Ouest, s'est retrouvé dans un QG face aux incendies. Et il a sorti une formule... pour expliquer ce qu'étaient les pyrocumulonimbus. C'est le feu de forêt qui se nourrit de lui-même et qui crée son propre vent. Aujourd'hui, la pyropolitique, c'est la politique du pire qui se nourrit elle-même et qui fait toujours pire. Moi, je propose qu'on sorte de cela, qu'on ouvre le moteur, qu'on regarde et qu'on mette à plat et qu'on rétablisse les choses de façon républicaine et à travers le prisme de la justice. Je me permets juste de vous
arrêter parce que c'est une précision importante. Je trouve que c'est une avancée quand même par rapport au dernier mot que vous dites. Vous dites « Je veux être candidat à l'élection présidentielle ». Oui, bien sûr. Si vous ne l'avez pas compris,
c'est que vraiment, ni le corps ni l'esprit n'expriment clairement ce que je veux exprimer. C'est exactement ce que je dis. Je veux être candidat à l'élection présidentielle. Oui, bien sûr.
vous le confirmerez définitivement à l'automne
je le confirmerai quand la campagne électorale aura commencé au-delà des jeux d'estrade, parce que j'estime que pour le moment, nous n'avons rien de sérieux à nous mettre sous la dent, et quand les Français eux-mêmes aspireront et se poseront la question de savoir celui ou celle qui est le mieux à même de redresser notre pays.
Est-ce que vous seriez d'accord pour participer à une primaire ou pas ? Primaire, par exemple, proposée par François Bayrou, qui dit ce matin, dans une tribune, à la tribune dimanche, on pourrait faire une primaire par Internet avec tous ceux qui font partie de l'espace républicain, ni LF, ni RN. Vous participez à ce type de primaire ? Mais la
primaire, c'est le dernier gadget des désespérés. Aujourd'hui, nous voyons se multiplier sur tous les chiquiers des primaires sauvages. Il y a une primaire à gauche. Et on peut même imaginer que quand la primaire sera terminée, il y aura peut-être d'autres candidats de gauche. M. Hollande ne participe pas à la primaire de gauche. Et d'ailleurs, le mieux placé à gauche n'est pas vraiment socialiste, M. Glucksmann. Donc, nous avons des primaires partout. Les Républicains, M. Retailleau est aujourd'hui candidat, mais il y a d'autres Républicains en embuscade qui veulent être candidats. Donc, l'ensemble du spectre politique est soumis aux primaires. J'estime que ce n'est pas... le bon mode de fonctionnement. Pourquoi la primaire dévore ses enfants ? Et quand vous sortez en slip de la primaire ou en baillot de bain, vous êtes un peu mal placé pour prétendre briguer l'élection présidentielle. Donc soyons raisonnables, menons le combat politique comme il faut le mener devant les Françaises et les Français. Et les Françaises et les Français arbitraux.
Mais on ne comprend pas bien avec qui vous auriez envie de travailler, à qui vous tendez la main. Vous ne pourrez pas gouverner tout seul. Par exemple, vous auriez envie de travailler avec Jean-Louis Borloo, avec Thierry Breton. Mais
écoutez, j'ai travaillé avec Jean-Louis Borloo et Thierry Breton. Ils ont fait partie de mon gouvernement et nous avons bien travaillé pendant deux ans. Donc moi, je tends la main à tout le monde. C'est ce que je fais depuis maintenant plusieurs années. Je vois tout le monde. Mais je constate que le réflexe reste d'abord un réflexe corporatiste. La campagne se fait autour des partis politiques, la sélection sur un certain nombre de plateaux se fait à partir des partis politiques, beaucoup plus qu'à partir des propositions d'alternatives à un système politique qui n'en peut plus mais.
l'instant, ce sont les sondages sur lesquels on est obligé de se fonder pour avoir une idée de ce qui se passe. Et Marine Le Pen est qualifiée, quoi qu'il en soit, dans tous les sondages au second tour. Si elle devait l'emporter, est-ce que vous feriez partie de ceux qui respecteriez ce choix démocratique des Français ? Ou est-ce que vous appelleriez à une forme de désobéissance civile ?
La question est aujourd'hui beaucoup posée. Je fais partie des Républicains. Je serai intraitable sur le respect de la République. Et de ce point de vue-là, ne serait-ce qu'en tant qu'ancien Premier ministre, je me poserais en garant de la règle républicaine. Donc je dirais ce qu'il faut faire. Et ce que je monterais sur les barricades, c'est autre chose. Donc, combat, oui, combat pour la défense de la République. Et par exemple, sur un référendum comme le propose le Rassemblement National depuis 2024, qui viserait à réviser la Constitution par le biais de l'article 11 et pas par le biais de l'article 89, oui, c'est un coup de force. C'est une sorte de coup d'État déguisé et je ne l'accepterai pas. Donc, dire les choses clairement...
Dire vous feriez quoi ? Je ne l'accepterai pas.
Je mènerai le combat politique. Je mènerai le combat politique. Mais pas d'insurrection. Vous pensez à quoi, monsieur ? Au propos
de la France insoumise.
Pardon ? Au propos
de la France insoumise, certains ont appelé à la désobéissance.
Vous me proposez quoi ? De sortir mes vieux pistolets ? Mon vieux sabre. D
'appeler à des manifestations ?
Non, mais ça, c'est démocratique. C'est tout à fait démocratique. Donc oui, dans le cadre de la démocratie, bien sûr, s'opposer par tous les moyens démocratiques et républicains, vous m'avez parfaitement compris.
Un deuxième tour qui opposerait Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, vous faites quoi de Marine Le Pen ? Encore un peu plus loin dans la politique fiction. Ce n'est pas vraiment de la politique fiction quand on voit certaines études d'opinion, Dominique de Villepin. Oui, enfin on en est encore loin. Vous ne croyez pas que Jean-Luc Mélenchon a des fortes chances ? Non, je ne
fais pas de politification, j'ai toujours dit la conviction qui était la mienne. Je ne place pas la France insoumise sur le même plan que... Le Rassemblement national. Pourquoi ? Parce que l'héritage historique du Rassemblement national, les engagements qui ont été ceux du Rassemblement national ont profondément marqué la ligne politique. Et cette ligne politique, pour moi, elle est entachée d'un certain nombre de risques. Je ne suis pas prêt à prendre ces risques. Alors, en ce qui concerne le scénario que je ne fais pas... Et donc, je ne réponds pas à votre question. Parce que si on commence à répondre à toutes les questions qui sont farfelues, on ne s'en sort pas. C'est pas farfelue. Si, elle est farfelue, parce que je ne crois pas du tout que Jean-Luc Mélenchon ait la capacité. Il est aujourd'hui très haut. Tout le monde suppose que parce qu'il est très haut, il ira encore plus haut. À un moment donné, on est rattrapé par un certain nombre de réalités. Jean-Luc Mélenchon a franchi, ou en tout cas s'est approché d'un certain nombre de lignes rouges. Et je l'ai dit à chaque étape. qu'il s'agisse de l'affaire de Rand, qu'il s'agisse du jeu autour d'un certain nombre de noms à consonance juive, je trouve cela dangereux dans notre démocratie. Et donc, je le dis très clairement, il ne faut pas d'ambiguïté. avec la République. On est dans la République, on défend la République, et sinon, on se met en marche. Mais vous vous sentez plus proche de Jean-Luc Mélenchon que de Marine Le
Pen. Vous ne diriez pas, comme Edouard Philippe, jamais je ne voterai pour un candidat ARN ni pour un candidat LFI. Vous ne diriez pas ça.
Une fois de plus, je n'imagine pas ce scénario. Je pense qu'il faudrait que le pays et que tout l'espace central ait complètement choisi la résignation et refusé de mener le combat. Aucun rassemblement n'aurait donc eu lieu, aucun bon sens ne se serait opéré pendant cette campagne électorale et on aurait abandonné le pays à la radicalité. Je n'imagine pas que la classe politique et je n'imagine pas que les Françaises et les Français puissent se satisfaire d'un choix entre deux radicalités. Je ne vous ai pas dit ça. Je vous dis aujourd'hui que je ne vous... Parce que la science-fiction et la politique fiction conduisent toujours à des choix que j'ai... que j'estime, aujourd'hui,
totalement déplacée. Quand vous dites que je ne mets pas LFI et le RN au même niveau, ça veut dire que, quand même, vous voterez LFI face au RN.
Ça ne rend pas du tout... Ça ne rend pas davantage LFI acceptable pour moi, pour les raisons que je viens de vous indiquer, notamment. Mais ils sont dans l'arc républicain. Et pour le fait qu'en tant que gaulliste... Je suis attaché à la Vème République. Donc vous n'imaginez pas que je vais mettre de gaieté de cœur un bulletin dans l'urne pour passer à la VIème République, pour changer nos institutions, pour sortir des traités européens, parce qu'on voit bien qu'à l'horizon, c'est ce qui se profile. Donc soyons clairs, ce n'est pas l'engagement politique qui est le mien.
l'instant, le Rassemblement National a du mal à trouver un prêt pour financer sa campagne. Jordan Bardella annonce qu'aucune banque n'a voulu les financer. Ça vous choque ?
Moi, ce qui me choque, c'est que la démocratie fonctionne si mal, la démocratie électorale fonctionne si mal. Mais ce n'est pas que le Rassemblement national ne puisse pas trouver un prêt. C'est que tous ceux qui souhaiteraient raisonnablement être candidats aient du mal à trouver un prêt. Donc que l'on règle, et François Bayrou avait eu une proposition qui était éclairée de la Banque de la Démocratie, que l'on trouve le moyen de répondre à tous ceux qui... veulent aspirer à cette campagne électorale et qu'ils puissent le faire de façon décente, ça me paraît la moindre des choses. Ne faisons pas d'exception pour le Rassemblement national. La règle commune. Moi, vous savez, je suis fidèle en tout. Règle commune, justice sociale.
Sur l'immigration, il refuse la logique de surenchère défendue par le Rassemblement National. Pour lui, le référendum sur le droit du sol ne peut pas être présenté comme une solution magique à un problème aussi complexe. Il rappelle notamment que l'économie française et certains services publics dépendent encore largement de l'immigration. Mais son véritable discours dépasse cette question. De Villepin dénonce surtout ce qu'il considère comme une impuissance publique devenue structurelle, dette, déficit, crise écologique, affaiblissement des services publics et perte d'influence internationale. Face à la radicalisation du débat politique, il revendique une troisième voie fondée sur deux principes, la règle républicaine et la justice sociale. Et lorsqu'on l'interroge sur son éventuelle candidature, il est désormais beaucoup plus clair. Il veut être candidat à l'élection présidentielle. Son objectif est de proposer une alternative au face-à-face entre le Rassemblement national et la France insoumise, tout en refusant de rejoindre les logiques partisanes traditionnelles. Pour De Villepin, le véritable enjeu de 2027 est donc simple, sortir de la politique du pire et reprendre le contrôle du pays.
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