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Tenez Marine Le Pen, vous qui avez dit, c'était il y a une semaine, je crois, il est grand temps de nettoyer les écuries d'Ogias en parlant de la dette. Pardon, point retraite quand même, le mot a été prononcé, il faut qu'on s'y arrête quelques instants. Jusqu'où vous poussez ce curseur du courage ? On va
s'y arrêter, mais je voudrais quand même faire remarquer à l'assistance qu'à chaque fois qu'il s'agit de parler de la dette, beaucoup de beaux mondes proposent que ce soit les autres qui fassent un effort. Moi, il m'apparaît que le premier qui doit faire un effort, c'est l'État. Et il doit baisser drastiquement son train de vie. Voilà ce que je viens de dire. Parce que oui, je suis très inquiète par la situation de la dette. Donc clairement, nous la rembourserons. Deuxièmement, nous sommes pour l'inscription dans la constitution d'une règle d'or. Vous voyez qu'on peut avoir un certain nombre de points communs. Nous présenterons. Juste avant le débat budgétaire, nous présenterons notre trajectoire de rétablissement des finances publiques avec 125 milliards d'euros d'économies. Pourquoi ? Pas parce que ça me fait plaisir, parce qu'il est absolument nécessaire de le faire. Parce qu'aujourd'hui, l'effet boule de neige de la dette n'est même plus le fait de l'importance des taux d'intérêt. C'est le refinancement de la dette qui, aujourd'hui, crée un effet boule de neige qui va, pour la souverainiste que je suis, nous priver de notre liberté, mais surtout nous mettre dans une situation économique, et nous d'ailleurs, qui sera dramatique. Sur la retraite, pardon de vous dire, et on se donne rendez-vous la deuxième semaine d'octobre, vous verrez le nombre de secteurs dans lesquels on peut faire des économies. Les agences... 1200, les hauts instituts de je ne sais pas quoi, qui soit servent à rien, soit sont totalement toxiques, pardon de le dire et j'aurai des gens qui ne seront pas d'accord avec moi, sûrement, l'immigration qui coûte très cher à notre système de protection sociale, l'Union Européenne, il n'y a pas de raison majeure qu 'on lui accorde plus de 5 milliards de contributions nettes, cette contribution elle s'est envolée dans les dernières années, sans... que l'Union européenne n'apporte beaucoup, il faut bien le dire, à notre économie, si ce n'est une masse considérable de normes, de contraintes, d'empêchements et de règles diverses et variées. Ça, c'est pour la dette, pour la retraite. La réforme des retraites que je propose, que j'ai proposée, elle part d'un principe qui n'est pas un principe... Ça ne veut pas dire que je me moque de la comptabilité, mais elle ne part pas d'un principe comptable. Elle part d'une évidence et que le taux d'emploi en France est trop bas. Nous avons, notamment pour les jeunes, 15 points de retard sur l'Allemagne. Et nous avons, je crois, près de 7 points d'écart pour le taux d'emploi général. Ça veut dire que le stock, en réalité, de travail n'est pas suffisant. Alors, la facilité, pardon, monsieur Philippe, c'est de dire, il n'y a qu'à faire travailler les gens plus longtemps. Sans d'ailleurs admettre qu'en réalité, il est extrêmement difficile de les faire travailler au-delà d'un certain âge. Parce que bien souvent, il faut bien le dire, lorsqu'ils sont licenciés à partir de 55 ou de 60 ans, ils ont le plus grand mal à retrouver un emploi. Et vous le savez, puisque vous avez proposé que les indemnités chômage soient réduites avant 50 ans. Ça veut donc dire qu'après 50 ans, vous savez qu'il est extrêmement difficile de retrouver pour le coup un emploi. Donc moi, ma première préoccupation, c'est d'augmenter le... taux d'emploi des jeunes. Le premier emploi effectif chez les jeunes, c'est 27 ans. C'est considérable. Il faut qu'il y ait plus de jeunes qui rentrent sur le marché du travail avant l'âge auquel ils le font aujourd'hui. Et pour cela, la réforme de retraite que je propose est une incitation. Elle répond également au problème de la pénibilité, sans multiplier par l'âge du capitaine, le nombre de fois où on s'est penché dans la journée. Tous ceux qui ont commencé à avoir un emploi effectif au sens de l'INSEE avant 20 ans cotiseront 40 ans et partiront à 60 ans. Puis progressivement, jusqu'à 24 ans et demi, on arrivera à 42 ans de cotisation et un âge légal de 62 ans. Parallèlement, et je terminerai, parce que je me suis attachée au début... si je puis me permettre, de la vie au travail, je m'attache également à la fin. Et nous mettrons en place des incitations pour que ceux qui ont dépassé l'âge de la retraite et ont leur trimestre... puissent continuer à travailler s'ils le souhaitent. Et pour cela, par exemple, nous proposons de supprimer les cotisations retraite et les cotisations chômage. Ça incite les entreprises et ça incite les salariés. Mais pardon, le temps file, mais il a filé aussi beaucoup pour les autres.
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Cette réforme des
retraites, elle... s'englobe dans un projet économique global dans lequel massivement nous allons soutenir l'apprentissage, massivement nous allons soutenir l'alternance, massivement nous allons réformer les offres de formation pour qu'elles correspondent aux besoins qui sont celles des entreprises. Alors, terminons parce que j'entends déjà ce qu'on va me dire. Elle coûtera, la réforme que je propose, 9 milliards d'euros en année pleine. Vous me direz, ah mon Dieu, c'est un déficit supplémentaire. C'est un choix de société, mesdames et messieurs. Comme est un choix de société le fait d'avoir exonéré les entreprises de charges progressivement jusqu'à trois fois le SMIC, parce que le coût du travail est trop important. C'est un choix de société. Assumons les choix de société. Moi, je les assume.
D'abord, je pense que c'est bien de répondre concrètement aux questions qui ont été posées par le chef d'entreprise. Pour l'instant, il n'y a pas eu beaucoup de réponses. Sur la première question, celle du calendrier, j'ai fixé un cap, revenir sous les 3% en 2032 et à l'équilibre en 2037. Maintenant la question c'est comment est-ce qu'on y arrive ? C'est ça que les Français attendent de savoir. L'INSEE, qui est un institut statistique indépendant, a établi que sur l'année 2024, pour la première fois depuis 15 ans, l'Etat avait dépensé moins que l'année précédente. Ce n'était pas arrivé depuis 15 ans, c'est l'INSEE qui le dit, c'est en ligne, c'est public. Pourquoi ? Parce qu'avec mon gouvernement, on a assumé de prendre un certain nombre de décisions qui ont été très contestées. annuler 10 milliards d'euros de crédit budgétaire dans les ministères justement en cours d'année, décret qui donne lieu d'ailleurs à des fake news absolues et à des instrumentalisations totales. On a assumé de doubler les franchises médicales, on a assumé de geler et de surgeler un certain nombre de crédits de l'État. Résultat, l'État a dépensé moins que l'année précédente. Pourquoi est-ce que le déficit a augmenté en 2024 ? Pas du fait des dépenses de l'Etat qui ont baissé par rapport à l'année d'avant, du fait des dépenses sociales. Et je regrette que dans un certain nombre d'interventions, on passe sous le tapis le fait que la majorité de la dépense publique en France, c'est de la dépense sociale. Il faut avoir la clarté de le dire, puisque c'est une réalité. Et donc il faut assumer que la majorité de nos économies doivent être faites sur la dépense sociale. Il y a plein de mesures qui sont proposées, évidemment des mesures d'économie de rationalisation sur l'assurance maladie, sur les arrêts maladie, sur l'assurance chômage, mais je pense qu'on n'en est plus à des mesures de soins palliatifs. Je pense qu'il faut assumer de changer assez profondément notre système social. On n'en est plus à des ajustements de paramètres. Sur la retraite, qui était votre deuxième question, j'étais contre. la suspension de la réforme de 2023. Donc évidemment, à l'issue de la période de suspension, si les Français me font confiance, elle reprendra son calendrier qui était prévu. Mais enfin, il va falloir qu'on assume de changer le système de retraite. Parce que la réalité, c'est que tous les deux ans, les trois ans ou les quatre ans, vous avez des gouvernements qui viennent expliquer aux Français qu'il faut décaler l'âge légal de départ, mais que c'est la dernière réforme. parce qu'elle va sauver le système. Et ensuite, vous avez un autre gouvernement qui arrive deux ans ou trois ans plus tard pour décaler à nouveau l'âge légal de départ. Le problème, ce n'est plus les paramètres, c'est le système. Et la réalité, c'est que si on n'avait pas de système de retraite en France aujourd'hui et qu'on devait en bâtir un, en inventer un, ne serait-ce que pour des raisons démographiques, on ne ferait pas ce système par répartition, on construirait un système par capitalisation. C'est la réalité. Là aussi, il faut avoir le courage de le dire et ça serait bon pour notre économie. Donc moi ce que je propose, c'est un nouveau système universel pour renouer avec une ambition qui a été la nôtre en 2017 de système universel, malheureusement abandonné à l'époque. Un système libre qui se fonde sur la durée de cotisation. Vous partez tôt, vous avez peu, vous partez tard, vous avez beaucoup plus avec une incitation à travailler davantage. Et puis un système avec un vrai pilier de capitalisation. Ça c'est pour les dépenses sociales. Ensuite il y a évidemment les dépenses de l'Etat sur lesquelles on doit continuer à faire des économies. On a une opportunité avec l'intelligence artificielle. Vous êtes toutes et tous chefs d'entreprise. Tous les jours, vous vous interrogez dans votre entreprise sur comment on fait mieux avec moins. C'est basique. On doit avoir la même réflexion pour les administrations publiques grâce à cette révolution et l'intelligence artificielle. Non, là, j'ai eu moins de temps que les autres. Madame Carouet, je voudrais juste terminer. J'ai eu moins de temps que ceux qui se sont exprimés auparavant. Troisième chose, les collectivités locales. Il faut assumer de rationaliser aussi de faire une nouvelle organisation territoriale avec moins de collectivités territoriales qui par ailleurs seront plus clairement identifiées par les entreprises et par les Français pour les politiques qu'elles mèneront. Donc c'est possible d'y arriver. Et moi je le dis, les discours fatalistes qui expliquent que ce n'est pas possible, on n'y arrivera pas, il n'y a qu'à annuler la dette. Personne n'y croit s'il suffisait d'annuler la dette. D'abord pourquoi ça n'a pas été fait avant ? Ensuite, si vous considérez M. Mélenchon qu'il suffit d'annuler la dette, pourquoi vous proposer en même temps d'augmenter les impôts, c'est par pur sadisme, s'il suffisait d'arrêter la dette ? Et troisièmement, plus personne n'aurait confiance en nous. Et Madame Le Pen, et je terminerai par là, Madame Carouer, vous entendre là aussi faire la leçon, ces dernières années, toutes les réformes qui ont été proposées pour faire des économies, notamment dans la sphère sociale, vous avez voté contre. Vous avez voté contre les conditions face au RSA. Vous avez voté contre la réforme de l'assurance chômage, contre la réforme des retraites. Vous êtes dans une AG de copropriétaire. Vous êtes celle qui vient aux AG, qui vote contre toutes les provisions, toutes les économies, mais qui se plaint que l'ascenseur soit en panne le lendemain. Parce que
vos propositions sont injustes, monsieur l'ancien Premier ministre, dont il est effectivement utile de rappeler que sous Macron, 1000 milliards d'euros de dettes supplémentaires, le PLF 2026, 43 milliards de prélèvements supplémentaires de prévus, le gouvernement Barnier... dont 20 milliards d'augmentation des impôts sur les entreprises. Bon, par conséquent, vous avez été ceux qui avaient aggravé considérablement les impôts. Il ne vous aura pas échappé
que je ne suis pas monsieur Barnier et que je serai bien resté à la place de monsieur Barnier à l'époque pour ne pas augmenter les impôts. Je ne vous ai pas beaucoup vu vous opposer
tout de même.