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C'est en retard le jour de la rentrée, moi j'en peux plus. C'est l'année de la présidentielle, il est pas là. Oh là là là là, putain c'est un retard dedans là. On peut plus revenir de la boule tranquille maintenant. 'est-ce qu'il y a ? C'est la rentrée, on tourne. Bah oui. Ah non mais moi je vais à la plage. Ah oui bah oui, c'est soir et bon, j'ai pas le temps. Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le lundi 31 août et vous savez ce que ça veut dire ? Remballer les tongs et les jet-ski dit adieu aux fausses paparazzades en Corse ? Parce que ça y est, c'est la rentrée. Et j'espère que vous avez quand même pu vous reposer pendant l'été parce que l'année qui vient promet d'être particulièrement... intense. Nous sommes désormais à tout juste neuf mois de l'échéance présidentielle. La campagne bat donc son plein. Les candidatures pleuvent et les ambitions s'aiguisent. Le fauteuil, bientôt laissé vacant par Emmanuel Macron, attire de nombreuses convoitises. Mais pour espérer s'en approcher, il faudra savoir manier l'art délicat du compromis et celui nettement moins avouable de la trahison. Accrochez vos ceintures, une chose est sûre. On ne risque pas de s'ennuyer dans cette chronique cette année. Et d'ailleurs, à ce propos, si vous avez envie qu'on la tienne jusqu'au bout, on va avoir besoin d'un petit coup de pouce. Idéalement, d'ailleurs, il nous faudrait même... 10 000 coups de pouce, c'est le nombre de donateurs mensuels dont on a besoin pour continuer à vous proposer le récap du lundi au jeudi, mais aussi toutes les autres émissions du Média, nos reportages et nos enquêtes, et tout ça gratuitement pour vous. Un don mensuel, ça nous permet surtout de savoir que l'argent rentrera aussi le mois prochain, et ça pour un média indépendant, c'est quand même plutôt pratique. Ça nous permet de voir venir, de lancer des sujets, d'aller sur le terrain, bref, de travailler sereinement et surtout... de ne dépendre d'aucun pouvoir politique ou financier. En devenant donateur mensuel, c'est vous qui choisissez le montant de votre contribution. A partir de 5 euros par mois, c'est défiscalisable. Toutes les infos sont sur capsurdica.lemédiatv.fr. Un grand merci à toutes celles et ceux pour qui ce sera possible. Et fin de la réclame, retour au récap. Et donc à la rentrée politique qui n'a pas attendu la fin des vacances pour faire parler d'elle. Alors si vous avez un peu décroché... et que votre plus gros enjeu politique des deux derniers mois, c'était de sauver les glaçons de votre osée piscine, eh bien je vous souhaite la bienvenue. On va rattraper tout ça ensemble et on commence par la gauche et notamment le traditionnel tour des universités d'été, ce grand rituel de la fin août. Cette année, les écologistes, la France Insoumise, le PCF et l'après avaient tous donné rendez-vous à leurs troupes le même week-end. Alors du côté des Insoumis, on n'a pas boudé son plaisir. Le parti revendique les plus grands... universités d'été jamais vues dans le pays avec une affluence record de 10 000 personnes réunies près de Valence dans la Drôme. Moment culminant traditionnel du week-end, c'est le discours de clôture des amphis par Jean-Luc Mélenchon le dimanche. Et visiblement, l'été lui a plutôt réussi parce que face à une foule chauffée à blanc, le candidat de la gauche de rupture a martelé un message. La victoire est possible. De quoi galvaniser ses troupes et lancer la rentrée sur une note. particulièrement optimiste, mais aussi combative.
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le savez, vous le sentez, vous le devinez, vous le voyez arriver. Notre victoire ne sera pas seulement une victoire politique, mais un jour nouveau sur le monde qui est attendu de la France.
pour les insoumis et leurs candidats, que beaucoup s'emploient encore à ostraciser, c'est une nouvelle démonstration de force, ces amphis. Elle intervient après le premier grand rendez-vous de la campagne. Souvenez-vous, le meeting remarqué de Saint-Denis, c'était le 7 juin dernier, où s'étaient massés plus de 26 000 personnes. Des chiffres qui contrastent quand même sérieusement avec ceux des autres formations politiques de gauche réunies ce week-end-là. Forcément, on compare. Et particulièrement avec les élus. Chez eux, pas vraiment de quoi fanfaronner. Eux, ils étaient réunis à Grenoble et il n'aura échappé à personne que les rangs étaient particulièrement clairsemés et vieillissants cette année. Consigne avait même été passée aux équipes d'éviter les plans larges qui auraient risqué de donner une vision, disons, un peu trop fidèle de l'affluence réelle. Ces universités d'été écolo sont finalement assez, elles aussi, fidèles à l'état interne du parti. Bah oui, ça se délite. Depuis plusieurs mois déjà, on a eu l'occasion d'en reparler à plusieurs reprises dans le récap, la stratégie unioniste de Marine Tondelier ne convainc plus grand monde, si ce n'est son grand copain Olivier Faure, qui lui ne semble plus savoir comment la remercier. Regardez. Sous-titrage ST' 501 Alors si le premier secrétaire du parti socialiste semble visiblement conquis par la prêtrone des écolos, c'est une autre histoire dans son propre parti. L'aile gauche menée notamment par Sandrine Rousseau plaide de longue date pour un rapprochement avec les insoumis. Et plusieurs élus écologistes ont d'ailleurs fait des apparitions remarquées aux Amphis, comme Cyrielle Chatelain notamment, la présidente de groupe à l'Assemblée nationale. Preuve qu'entre la stratégie de Marine Tondelier et celle d'une partie de cette... pour 2027, il y a manifestement quelques kilomètres de distance. Et alors décidément, quand ça veut pas, ça veut pas, c'est un peu comme avec les prompteurs. Pour cela, je vous demande d'accueillir Marine Tondelier.
il y a un petit problème technique, vous avez compris que mon prompteur s'affiche là. Soit je fais comme ça.
Et c'est pas franchement plus folichon du côté de l'aile droite chez les écolos, mené par Yannick Jadot, sénateur et ancien candidat du parti à la présidentielle de 2022. On rappelle, il avait fait moins de 5%. Lui, il était bien à Grenoble pour les journées des écologistes, évidemment. Il n'allait pas être à la France insoumise. Enfin, il y était physiquement, parce que politiquement, Yannick Jadot, il a attendu assez peu de temps pour vite faire ses valises et partir dans l'écurie Glucksmann. En fait, 24 heures. peine après l'annonce de la candidature officielle du patron de place publique. C'était au JTTF1 le 23 août.
Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle.
Et puis depuis ça, l'idylle bat son plein entre ces deux-là. Dès le lendemain, les tourtereaux ont mis le cap sur la Rochelle pour une escapade placée sous le signe de l'écologie. Évidemment, on ne se refait pas. Sous l'œil des caméras, ils ont pris de la hauteur, perché au sommet d'une éolienne. A moins qu'ils soient seulement venus brasser de l'air, on ne sait pas trop.
Ah
ben il a raison d'en profiter Raphaël de sa lune de miel parce qu'après les embrassades et les virer en éoliennes, il lui reste quand même une petite formalité avant de pouvoir réellement prétendre à l'Elysée. Celle de convaincre les socialistes de l'adopter. Et là, pas vraiment le choix, il va falloir passer par la fameuse primaire du parti. Oui, parce que tout seul, Raphaël Glucksmann, il n'a pas grand-chose en magasin. Pas assez d'élus pour lui assurer des parrainages, pas assez de moyens pour financer la campagne. Et puis du côté des militants, disons qu'il ne va pas falloir se prévoir un stade de France. Les vents ont beau être particulièrement favorables au Macron 2.0, il lui reste quand même à affronter la baronnie socialiste. Et visiblement, la traversée ne s'annonce pas de tout repos. À ce jour, quatre autres candidats sont déclarés pour cette primaire. Ségolène Royal, Jérôme Gage, Philippe Brun et évidemment Olivier Faure. Verdict en octobre à l'issue d'un scrutin ouvert uniquement aux adhérents des partis impliqués. Alors d'ici là, évidemment... tous les coups seront permis 1 et les hostilités ont évidemment déjà commencé dernier épisode en date vendredi aux universités d'été du ps à blois olivier fort est apparu est venu à interrompre l'air de rien le point presse de rafael glucksmann sous l'oeil évidemment ravi des caméras qui ne quitte pas le chouchou médiatique du moment fort qui lui peine un peu à exister médiatiquement justement eh ben il s'est offert une petite séquence au dépens de son principal Politiquement, il faut quand même reconnaître que le coup était plutôt bien vu. Mais chez les socialistes, tout le monde ne joue pas à la régulière. Karim Masterpoulet-Boamran, candidat déclaré à la présidentielle, et accessoirement maire de Saint-Ouen, Bernard Cazeneuve, lui aussi candidat et ancien Premier ministre sous François Hollande, et d'ailleurs François Hollande lui-même, ont tous un point commun. Aucun d'entre eux ne veut passer par la case primaire. Alors Hollande, lui, il ne s'est toujours pas officiellement déclaré. Mais bon, ses ambitions à ce stade ne font plus guère de mystère. Il faut dire qu'après avoir quitté l'Elysée sans pouvoir briguer un second mandat, faute de popularité, il semble rester un besoin de revanche à prendre sur l'histoire. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour soigner un égo meurtri ? On a fait à peu près le tour des popotes de la gauche, réelles ou revendiquées, mais il reste quand même un dernier convive à la table. Eh ben oui, les communistes. Le PCF, lui, fait un peu bande à part. Depuis quelques mois, pas vraiment intéressé par les grandes dynamiques d'union de la gauche, le parti devrait... sauf énorme surprise, plutôt investir son chef Fabien Roussel pour la présidentielle. Les militants seront appelés à valider cette stratégie de candidature autonome tout début septembre. Mais en marge des universités d'été, Fabien Roussel a tout de même tendu la main discrètement à François Ruffin en l'invitant à se ranger derrière lui, estimant que leur ligne politique était compatible. Une proposition qui, pour l'instant, n'a pas franchement... provoquer de ruer vers le téléphone rouge. Mais Roussel n'est d'ailleurs pas le seul à lornier sur le picard. Du côté du PS, certains proches d'Olivier Faure verraient bien François Ruffin rejoindre la fameuse primaire socialiste. Alors l'idée est assez claire, faire entrer dans la course un candidat susceptible de venir jouer les troubles faites face à Raphaël Glucksmann. Sur le papier, Ruffin peut participer dans... L'effet, c'est un peu une autre histoire. Les formations déjà engagées dans la primaire doivent donner leur accord, et ce, à l'unanimité. Et quand on sait que les courants du TOB et du TOC, qui rassemblent les opposants à Olivier Faure, sont largement alignés derrière Glucksmann... Autant dire que l'arrivée d'un ex-insoumis susceptible de rebattre les cartes n'est pas exactement leur idée d'une bonne nouvelle. Bref, François Ruffin est un candidat très convoité, pas vraiment pour devenir président de la République, mais plutôt comme un genre de pièce maîtresse d'un grand jeu de billard à trois bandes d'une partie de la gauche. Et pendant que les états-majors jouent aux échecs, le calendrier, lui, joue au rouleau compresseur. Neuf mois avant la présidentielle, c'est pas tant que ça. Les candidats sont déjà lancés, pendant que d'autres cherchent encore la ligne de départ. Jean-Luc Mélenchon, lui, il est parti seul dès le mois de juin. Des élus et des militants déjà mobilisés. Un programme qu'il défend depuis des années et qu'il connaît par cœur. Une stratégie de campagne particulièrement bien ficelée. C'est carré et ça paye. Pendant que les autres en sont encore à négocier leur place autour de la table, lui, il a déjà commencé à dérouler. La tortue est partie à point nommé et elle progresse dans les sondages. jusqu'à s'imposer comme la principale force de gauche à ce stade de la campagne. D'ailleurs, pour la première fois, à la veille du débat du MEDEF, il a même été donné au second tour face à Marine Le Pen dans certaines configurations. C'est inédit. Alors, la dynamique est suffisamment nette pour finir par être reconnue jusque sur les chaînes d'infos comme LCI, qu'on peut difficilement qualifier d'être pro LFI.
Juste un mot sur la France insoumise. Parce qu'on dit, bah tiens, il y a ses adversaires, ça pourrait être un tel ou un tel. Mais finalement, ce sont les meilleurs à la France insoumise ? objectivement, qui sont aujourd'hui organisés au sein de la gauche. C'est-à-dire qu'il y a une réflexion, encore une fois, on est d'accord, pas d'accord, programmatique qui est avancée, des meetings qui sont engagés, une stratégie de communication. Ils ont même mis en ligne, il y a quelque temps, un premier épisode d'un documentaire qu'eux-mêmes ont produit pour montrer les coulisses, comment ils travaillent, etc. Sur les réseaux sociaux, etc. C'est la force de gauche, pour l'instant, qui est la mieux organisée.
Et voilà pour le tour d'horizon des forces de la gauche en vue de la présidentielle. Demain, on traverse la rue, non pas pour chercher du boulot Macron, mais pour voir ce qui se passe du côté de la droite. Spoiler alert, là non plus, tout ne respire pas exactement la sérénité et la franche camaraderie. Et merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou par email si vous nous regardez à la télé. Si vous voulez nous aider à faire durer l'aventure du média, rendez-vous sur capsur10k.lemediatv.fr. Devenez l'un de nos 10 000 donateurs mensuels. Et puis si vous aimez le Récap et que vous avez envie qu'on discute ensemble, de choisir et de proposer des sujets, je vous attends toujours sur le canal Instagram dédié à l'émission. Le lien pour le rejoindre. et dans la barre d'infos YouTube. Merci à vous et une très bonne soirée sur Le Média.