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Vous me répondrez dans un instant parce qu'Emmanuel Macron est en train de s'exprimer depuis les Pays-Bas. Il va parler de cette affaire.
c'est aussi l'occasion ici ensemble de dire notre soutien, notre solidarité à l'Allemagne qui a attribué hier l'attaque de Leipzig il y a quelques semaines. à la Russie. Et donc il est très clair qu'une fois encore, c'est une ingérence, c'est cette guerre hybride, au fond, que nous mène la Russie, qui est ainsi documentée. Je vais ici redire notre plein soutien à l'Allemagne et au travail qui est fait, évidemment, notre solidarité avec tous les collègues européens. Nous avons pu également évoquer la situation au Proche et Moyen-Orient, la très étroite coordination qui est la nôtre en la matière. Et je remercie M. le Premier ministre aussi pour les décisions rapides qui avaient été prises lorsque nous avons justement décidé les manoeuvres pour protéger en Méditerranée orientale ou au large d'Hormuz, après la décision au printemps dernier. de réorienter, même à la fin de l'hiver, le groupe aéronaval français. Il y avait quelques frégates avec nous. Les frégates néerlandaises ne se sont pas posées une seule question et étaient à nos côtés, ce qui illustre, je dirais en acte, la force de notre coopération. Alors, en effet, cette coopération n'a cessé de croître durant les dernières années, même les derniers mois, en particulier en matière de défense. Je l'évoquais en parlant d'Ukraine ou de Proche et Moyen-Orient. Je pourrais aussi ici convoquer votre décision d'acquérir 4 sous-marins de naval groupes. et notre volonté de travailler ensemble à la dissuasion nucléaire avancée que nous avons proposée en mars dernier et sur laquelle tout de suite nous avons ensemble oeuvré. C'est un partenariat que nous souhaitons approfondir pour répondre aux besoins capacitaires identifiés et d'ailleurs qui sont communs à nos pays, parfois à d'autres amis dans la région. Programmes de frégates de défense aérienne, renforcement de nos bases industrielles et technologiques de défense. Et notre volonté, c'est ensemble de consolider... cette base industrielle et technologique de défense européenne et de renforcer ces partenariats capacitaires entre nos deux pays. Et ceci se fonde sur cette confiance très forte qu'il y a entre nos armées et nos services. Ensuite, évidemment, en matière économique et notamment dans le domaine de l'innovation et de la technologie, nous avons beaucoup à faire ensemble. Et là aussi, ceci s'est accru ces derniers mois avec le partenariat qui a été noué entre ASML et Mistral AI, avec lesquels nous allons échanger dans un instant. C'est aussi ce que nous voulons faire.
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On est en live et on a entendu les mots d'Emmanuel Macron. D'abord pour dire sa solidarité avec l'Union européenne et avec l'Allemagne qui hier, je vous le rappelle, a affirmé que la Russie était derrière l'envoi de drones qui ont touché l'un de ses aéroports. Aéroports stratégiquement et militairement importants. En août dernier, Emmanuel Macron qui souligne depuis les Pays-Bas, là où il se trouve, où il a rencontré le chef, le Premier ministre. effectivement des Pays-Bas, et merci Alban, qui souligne qu'il est important ici d'avoir une volonté de consolider une base industrielle et technologique. avec les Pays-Bas, mais pas seulement, avec toute l'Union européenne et plus largement toute l'Europe. Tout ça nous intéresse évidemment puisqu'on sent que la tension est montée d'un cran. On sent l'importance de cette affaire ici et l'Union européenne qui parle d'un acte de terrorisme soutenu par un État carrément. Évidemment, Général, vous nous disiez tout à l'heure, cette attaque-là, cette tentative d'attentat, c'est un élément dans une guerre plus vaste. Mais quand même, là, Emmanuel Macron en remet une couche sur la volonté d'agir ensemble. Oui,
et surtout de produire ensemble. C'est-à-dire que l'idée, c'est de développer des capacités européennes de défense, c'est-à-dire des défenses antiaériennes, des drones, des munitions. dans le spatial également, plus largement de faire tout ce que déteste Vladimir Poutine, c'est-à-dire que les pays européens s'unissent et renforcent leur capacité de production. Il faut quand même se rappeler que l'Europe n'était pas aussi unie, voire même solidaire. avant le déclenchement de cette guerre par la Russie, et qu'aujourd'hui, cette coopération-là, elle fonctionne. En tout cas, c'est le message que veut faire... On est sur le chemin du fonctionnement,
parce que le général nous disait, il y a quand même encore du chemin, tout le monde n'est pas sur... Il faut se le rappeler, parce que la Russie peut agir tout de suite, mais nous, on est en train d'essayer de se mettre sur le même chemin. Ça
met plus de temps à se coordonner à 27 qu'avec un seul pays. Effectivement, en général. Oui,
ça met du temps. Ici, quand même, je voudrais souligner, parce que mon propos paraît... Je voudrais souligner une chose qui me frappe et que je craignais il y a trois ans, lorsque la Suède est entrée dans l'OTAN. Parce que la Suède a une industrie d'armement importante et efficace, notamment dans les avions. Et rentrer dans l'OTAN, à l'époque, comme toutes les autres industries, c'est passer sous les fouches connides des certifications, des normes américaines, etc. Or là, et il faut s'en féliciter, la France a bien manœuvré puisque... Déjà, l'adjoint du délégué général d'armement a été nommé ambassadeur en Ukraine. On a monté en puissance notre vision technologique militaire de coopération avec l'Ukraine. des joint ventures, des associations qui sont faites sur des programmes. Et donc, effectivement, on met le pied dans un début de base industrielle et de défense grâce à la France et à l'Ukraine. Et à l'Ukraine, bien sûr, mais à la Suède. Et ça, c'est un bon point. Mais c'est un bon point pour la France parce qu'on sent aussi que c'est fait pour contrecarrer ce que je vous disais tout à l'heure. C'est l'Allemagne qui construit son propre réseau avec les pays de l'Allemagne. Donc, on est... Dans une démarche positive pour développer cette base industrielle de défense, mais on est toujours dans les deux projets qui devront un jour quand même se connecter ensemble.
Réunir absolument. Romu Alciora, j'aimerais vous entendre et prendre votre analyse parce qu'on a vu il y a quelques instants en direct sur France Info la présidente de la Commission européenne et le secrétaire général de l'OTAN s'exprimer côte à côte, parler d'unité, de la nécessité effectivement d'avoir une industrie. industrie de défense indépendante, autonome finalement. Est-ce qu'il faut remercier les États-Unis pour ça ? Parce qu'on a vu ces derniers mois, Donald Trump se retirer finalement, se désengager, lâcher un petit peu l'Union européenne dans le contexte de la guerre en Ukraine.
bien évidemment. Alors Donald Trump ne lâchera pas, ne quittera pas l'OTAN. Il pourrait quitter les Nations Unies sur un coup d'éclat, mais l'OTAN non, car l'OTAN rapporte énormément d'argent aux États-Unis. Par contre, vider l'organisation de l'Atlantique Nord de sa substance en fait une forme de coquille vide, oui, bien évidemment. Donc oui, d'un certain côté, il faut remercier Donald Trump, mais n'oublions pas que nous avions eu des réactions plus ou moins similaires de la part des alliés de l'OTAN et des Européens durant le premier mandat de Donald Trump. Et une fois que Joe Biden a été élu, tout cela a été oublié. Je pense, il me semble qu'aujourd'hui, les Européens ont tiré les leçons de ces dix dernières années. Et il est à espérer que lorsque Donald Trump quittera le pouvoir et si un démocrate reprend la Maison-Blanche, les Européens resteront ancrés dans leur bonne résolution. Donc oui. Si la dynamique voulue par Ursula von der Leyen se poursuit, et aussi voulue par Emmanuel Macron et d'autres dirigeants européens, il faudra en remercier les États-Unis. Mais on est encore loin d'un résultat véritablement... probablement, si je puis dire, à l'heure qu'il est, il y a encore beaucoup de décisions au sein de l'Union européenne. Et je crains que pour beaucoup, tout cela reste au niveau des belles paroles. devraient faire très attention à une chose, c'est qu'après Donald Trump, si c'est quelqu'un comme Gilly Vance, ou même Marco Rubio qui accède à la Maison Blanche, la vision ne sera pas totalement différente. Et même si, par chance, puisque je vote démocrate, un démocrate était élu, les États-Unis auront de plus en plus tendance à se détourner de l'Europe. Oui, ce que nous venons d'entendre de la part de la présidente de la Commission européenne et du président français sont des mots qui font du bien. Oui, évidemment, il faut que l'Europe accélère tout cela. Mais une fois encore, faisons attention à que cela ne demeure pas de belles paroles.
Albert Mikosi, sur ce qui vient d'être dit et sur le fait que Donald Trump ou quelqu'un d'autre, en l'occurrence, les États-Unis peuvent à peu près continuer sur la même ligne, sur le fait de se désengager. On va dire que le mouvement de
l'éloignement de la politique américaine, il a commencé sous Barack Obama. Barack Obama a un discours très poli, très élégant, très bien écrit, qui disait que le nouvel horizon des États-Unis, c'était l'océan Pacifique. On trouvait ça très beau, très mignon à l'époque. Ça voulait dire aussi le lâchage de l'Europe. Et ce lâchage, Donald Trump, lui, il ne met pas de fleurs dans son vocabulaire, c'est le moins qu'on puisse dire. Et Donald Trump, il l'incarne physiquement avec grosse fierté, mais fondamentalement, l'Amérique, effectivement, aujourd'hui, elle considère. l'espace-monde et donc le Pacifique, au moins de manière aussi importante que l'Europe, et notamment sa concurrence avec la Chine. Je dirais que Donald Trump rend service à moitié, parce qu'hier, il y avait ce sommet du G20, puisque l'Amérique va présider le G20 pendant un an. Les États-Unis, en l'occurrence, ont invité le représentant de la Russie. à la grande stupeur
des
Canadiens et des Européens. Alors, Scott Bessent vient d'écrire « Oui, mais ce n'est pas grave, on a invité la Russie, mais finalement, elle n'a pas eu d'incidence. » Mais elle était dans les travaux, concrètement, ça veut dire que la Russie s'appuie sur les États-Unis pour revenir dans le jeu international. Donc, voilà, Donald Trump, il joue un jeu particulièrement pervers, mais ce n'est pas une découverte. Ce que l'on voit aujourd'hui, c'est qu'effectivement, on a vu... Ursula von der Leyen, on a vu Marc Rutte, on a vu Emmanuel Macron, tous font comme si les Américains n'étaient plus là. Il faut considérer que la défense européenne, c'est plus papa Amérique qui va avec son grand parapluie protéger l'Europe. Oui, il faut travailler avec les Américains, parce que les Américains disposent de moyens sans aucune mesure par rapport aux nôtres, mais le papa Américain qui vient au secours, c'est plus vrai.