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autour de cette table, vous les avez entendus, mais Philippe Bill, j'arrête avec nous aussi. J'allais dire Bruno Chiche. Bruno, ça vous va bien ? Qui est un réalisateur,
Bruno Chiche. C'est un réalisateur de films, Bruno Chiche. Oui, absolument.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Je vous confonds avec des gens. Oui, c'est bien, c'est simple, c'est gentil. Avec son numéro 0826 300 300 et on va revenir sur la déclaration de Bruno Retailleau qui souhaite la mise en place d'internats disciplinaires.
Oui, c'est ça, des internats disciplinaires. Alors, pour des élèves harceleurs ultra-violents, etc. c'est qu'il existe déjà en France quelques internats de ce type. C'est des internats un peu tremplin, qui accueillent au maximum 12 élèves. Après deux exclusions définitives, dans la même année, le dossier de l'élève peut être transmis à une commission départementale et placé d'un point de vue judiciaire. Ça existe en partie. J'ai regardé à l'étranger si ça existait. En Angleterre, ils en ont un peu de ce type qui ressemble à des internats disciplinaires. Alors, c'est le procès du jour. Pour ou contre cette idée ? Philippe Bilger, René Chiche et Philippe David.
Moi, je suis totalement pour. Je prends un exemple. Il y a une trentaine d'années, c'était dans les États du nord des États-Unis, donc pas au Texas ou au Mississippi, qui sont quand même très durs au niveau juridique. Ça devait être quelque chose comme le Michigan ou le Wisconsin. Les multirécidivistes étaient encadrés par des anciens Marines, Navy Seals, etc. Des hommes des troupes d'élite qui les recadraient. Mais je peux vous dire... Il y avait eu un reportage, c'était sur, je crois que ça s'appelait Antenne 2 encore à l'époque, donc vous voyez que ça date un peu. Et vous voyez, ils avaient un taux de récidive extrêmement faible parce qu'ils craignaient tellement d'y retourner qu'ils se calmaient à la sortie. Parce que, désolé de le dire, mais quand vous avez des gamins qui font tout et n'importe quoi, qui viennent en classe avec des couteaux, qui sont arrêtés 20 fois, 30 fois par la police pour des vols, des agressions, etc. et qu'il continue sans la moindre sanction, eh bien évidemment, c'est l'open bar. Donc oui, il faut frapper et très fort.
On écoute le son de Bruno Retailleau.
Quand on a des élèves récidivistes qui sont violents, qui sont des harceleurs, je crée des internats disciplinaires où ils auront à faire un cadre strict. On leur apprendra le respect de la règle et le respect des autres. Ça n'est pas une maison de correction, mais simplement, aujourd'hui, vous avez le mercato. Vous savez ce que c'est que le mercato ? Vous avez des élèves... qui sont expulsés d'établissement en établissement, et les chefs d'établissement, finalement, se les repassent. Eh bien, moi, je pense qu'y compris pour eux, pour leur donner une deuxième chance, il faut des internats, peut-être parfois aussi pour les couper de leur famille qui est défaillante. Bon, René Chichard, pour ou contre cette
idée ? Je peux dire que je suis ni pour ni contre, je vous explique pourquoi. Vous avez le droit, mais après, il faudra trancher. D'abord, ça existe un peu, déjà. ça existe un peu vous en avez parlé il y a aussi les classes relais les élèves un petit peu comme ça violents sont mis dans des classes pendant quelques semaines alors vous avez aussi quelque chose d'autre pour des élèves un peu plus âgés ça c'est vrai pour des jeunes un peu plus âgés bon là il parle d'élèves c'est les épides qui permettent de se réinsérer et là il y a un encadrement militaire là-dedans Mais moi, ce qui m'énerve un peu dans la proposition de Bruno Retailleau, c'est qu'il lance comme ça une idée. On voit qu'on est en pleine campagne présidentielle. On lance une idée comme ça. Non mais ça, je termine. On lance une idée comme ça, pourquoi pas ? C'est une idée d'ailleurs qui a déjà été relayée par Sarkozy en 2007, par Ségolène Royal. Créée en 2010. Voilà. Les
établissements... Voilà, il y a eu la table aussi qui
a voulu renforcer ça. François Fillon en avait aussi parlé beaucoup en 2017, etc. Bon, ce n'est pas une idée très nouvelle. Mais comment on fait ça ? On
lance une idée et on regarde comment
ça retourne. Non, justement. Alors, quand on se veut un homme d'État, on lance une idée, mais avant, il faut quand même penser à savoir qu'est-ce que vont être ces internats. D'abord, combien ça va coûter ? Ça va être des nouveaux bâtiments ? Ou bien ça va être des bâtiments qui vont être réaménagés ? Il dit qu'il veut des enseignants expérimentés. Moi, je ne sais pas ce que ça veut dire, un enseignant expérimenté. Un enseignant expérimenté face à quelqu'un de violent ou un petit peu harceleur, je ne sais pas ce que c'est. Je ne sais pas. Il y a des gens de 60 ans qui sont moins expérimentés que des professeurs de 30 ans. J'en ai connu, moi, quand j'étais lycéen. Il y a autant de choses comme ça. Et puis, il y a le financement. Puis ensuite, dernière chose, et je termine. Parce que là, ça veut dire ça. Je termine, je termine, je termine parce que qui va décider ? de l'internement, entre guillemets, de ces jeunes. Ça va être qui ? Le ministère de l'Education nationale ? Ça va être la justice ? Ça va être les services sociaux ? Est-ce que ça va être obligatoire ? Est-ce que les familles vont être... Mais ça, c'est les modalités d'application. Ben voilà, c'est ça. Pour l'instant, on n'en sait rien. C'est une idée comme ça. Vous verrez que demain...
Là, vous êtes plutôt contre, quand même. Non, mais dans ce procès, vous êtes plutôt contre. Non, mais c
'est pas tout à fait applicable. Oui, c'est trop flou. C
'est trop flou. En général, on voit assez rapidement qui pourrait... pourrait aller dans ces internats disciplinaires. Dans les classes, on les identifie aisément. Et donc, il n'y a pas besoin de faire appel à plusieurs ministères. Deuxième élément, les dispositifs qui existent à l'heure actuelle n'ont rien à voir sur le plan de la fermeté et du renforcement de la discipline avec ce que l'internat disciplinaire proposé par Bruno Retailleau suggère. Et troisième élément, Très souvent dans les classes... On accepte le maintien d'élèves qui troublent considérablement la classe, parce qu'on n'a pas de dispositifs et de structures suffisamment autoritaires pour les y mettre. Et donc, je suis à fond pour... Vous êtes à fond.
C'est normal de la
part de Bruno Retailleau. Non, non, et votre centrisme... Ce n'est pas un centrisme, c'est que
j'essaie d'être pragmatique, moi. Vous voyez qu'aujourd'hui, on a cette idée, demain, on va avoir je ne sais pas qui attaque, je ne sais pas qui... C'est qui qui va lancer une négayée dans un autre... Là, c'est trop... Vous voyez, ça m'a l'air même un petit peu, quand même, populiste, quand même, vous voyez. Mais si, excusez-moi, je donne mon avis. Je donne mon opinion, c'est libre. Oui, mais elle n'est pas bonne. Elle n'est pas bonne, c'est vous qui dites qu'elle n'est pas bonne. Moi, je la trouve pertinente et j
'assure mon opinion. Excusez-moi, je n'en peux plus des gens qui utilisent le mot populiste, populiste, populiste, comme c'était une injure. Pour moi, peuple, c'est un mot magnifique, soit dit en passant. Ce n'est pas une insulte, moi. Ce n'est pas dans le sens d'une insulte. Moi, je ne vais pas reprocher à Retailleau de faire une proposition. Après, je vous rappelle une chose, il est candidat à la présidentielle, les modalités d'application, on n'est pas en monarchie absolue, c'est le Parlement qui voterait la loi et qui déterminerait les modalités d'application. C'est QFD, ça c'est le premier point. Mais je n'en peux plus de l'angélisme qui consiste à dire, oui mais c'est des problèmes de prévention, c'est des problèmes sociaux. Quand un gamin pourrit la vie d'une classe, pourrit la vie d'un établissement scolaire, évidemment qu'il doit être cadré. Et je tiens à dire une chose, ça prouve à quel point ce pays est malade. Parce que je vous rappelle que je suis contre d'ailleurs le fait qu'on appelle le ministère de l'éducation nationale. Et vous êtes
contre tout en fait. Mais oui, moi je suis pour qu'on revienne
au ministère de l'instruction publique. Parce que l'école, ça instruit Ceux qui éduquent, ce sont les parents.
Et sur les réseaux sociaux, Antonin, est-ce que ça réagit ? Donc on rappelle la question. Comme Bruno Retailleau, est-ce que vous souhaitez la mise en place d'internats disciplinaires ? Alors après, il y a les modalités. David
a raison, c'est ce que tout le monde dit.
Non, tout le monde ne dit pas ça, dommage. Puisque nos auditeurs disent, alors oui, il y a 74%, mais il y a Claire qui nous dit que ce n'est pas seulement les enfants qui sont les seuls fautifs, puisqu'elle dit qu'il faut aussi mettre les parents dans ce genre d'endroit. Et puis après, il y a Albert qui préfère attendre. tente de voir et qu'il se dit pas fan de retaillot du tout, mais parfois il a des éclairs de perspicacité, donc il ne faut pas du tout négliger ça. Oui, c'est vrai. Bon,
vous pouvez réagir 0826 300 300, a priori, il n'y a pas encore d'appel sur ce sujet, mais on vous prendra, et notamment tout à l'heure, entre 19h et 20h, c'est l'heure de rattrapage avec Philippe David. Monsieur le contre, maintenant il faut l'appeler, vous avez vu, il est contre. Monsieur le contre. Je vais me laisser
pousser la barbe comme un guéril héros, vous allez voir.
Juste pour conclure sur ce sujet, 2 à 1, je n'ai pas pris. Je n'ai pas pris position. En même temps,
Philippe Bilger, dès que c'est Bruno Retailleau, il le défend. Oui,
mais j'aurais pu développer une petite réverve, mais je n'ai pas voulu lui ajouter une pierre dans la monnaie de l'augment. Bruno Retailleau
a été l'un des pires ministres de l'Intérieur, comme vous l'avez dit. vous le savez, Bruno Retailleau surnommé, rappelez-vous mon cher Philippe, le tricheur d'Interville. Alors, excusez-moi, j
'estime qu'il aurait dû être envoyé devant le tribunal pénal international pour ça, tricher à Interville.
Bruno Retailleau, donc, il voudrait ça, en tout cas, c'est sa proposition. Attention, ce serait des établissements centrés sur l'autorité, uniquement réservés aussi aux récidivistes, bien sûr. Et n'oubliez pas, que c'était inséré
dans un dispositif beaucoup plus large. Merci.
Sur ce sujet, on pourra y revenir tout à l'heure, 19h. Laissez vos messages à Aote 0826 300 300 et bien sûr sur les réseaux sociaux. Dans un instant, ma chère Cécile. La cage au
fou avec Thomas Serafine et je ne sais pas si vous le savez, les poils sont considérés comme une agression pour les Japonais.
Il n'aime pas les poils.
Il n'aime pas les poils. C'est une agression. Lui, il est très poilu, donc il est très gêné. On va nous en parler dans quelques instants.