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Ce que contient ce livre est ce qu'il ne contient pas.
C'est assez simple. Ce qu'il y a dans ce livre, c'est un projet présidentiel. Ce qui ne figure pas, c'est le mot « candidat » dans une phrase. A la première personne. Mais sinon, tout y est. La fiche de poste du prochain président, la façon dont il devra, selon vous, exercer son mandat, l'emploi du futur, le futur d'engagement, je propose, une agence sera créée, un débat parlementaire aura lieu, etc. Un inventaire critique des options proposées pour 2027, nationalistes, droite libérale, gauche radicale, selon vous, trois impasses et une case vide, celle d'une social-démocratie qui pourrait parler au centre. Enfin, pour clore ce livre, vous l'avez dit, un cahier final. de proposition qui aligne 80 mesures classées par thème ça
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
ressemble à un combat un
grand retour qu'aucun ancien président n'a jamais réussi votre prédécesseur nicolas sarkozy en avait rêvé en en 2016 jusqu'à sa mise hors jeu par la primaire qui a sacré françois fillon peut-être est ce pour cette raison vous avez décidé de ne pas passer par la case primaire votre stratégie résumée par une sénatrice ps ancienne ministre françois land et le matou posté près de la cheminée qui attend que la souris passe à sa portée votre profil résumé par l'ex numéro 1, Jean-Christophe Cambadélis. La force de François Hollande, c'est d'avoir été président. Sa faiblesse est d'avoir été président.
forces et faiblesses qui sont d'ailleurs abordés dans ce
livre. Oui, mais pas exactement à parts égales. Effectivement, vous vantez votre expérience, les Français vous connaissent, et en dialoguant avec eux depuis dix ans, vous avez appris à la fois de vos erreurs et ce qu'il faut entreprendre dans un monde qui, écrivez-vous, n'a plus grand-chose à voir avec celui de votre quinquennat. Le bilan, votre bilan appartient donc à une époque révolue. Il est d'ailleurs assez vite évacué, vous concédez des déceptions, des incompréhensions, vous ne citez explicitement que la déjeuner. échéance de nationalité avant d'enchaîner une série de questions. Ai-je eu tort de, en évoquant l'action internationale, la gestion des attentats, le mariage pour tous, la fiscalité, etc. Tout cela adossé à une métaphore sportive. Les chutes les plus lourdes n'interdisent pas les remontées spectaculaires.
Enfin, les propositions les plus saillantes.
Assez éloignées, voire très éloignées du programme socialiste. Une mesure phare, l'augmentation du salaire net d'environ 10% en supprimant une partie des cotisations salariales que vous financez par... une progressivité renforcée de la csg une taxation des revenus financiers et surtout par un relèvement du taux normal de la tva de 20 à 24% assorti d'un passage du taux réduit de 5 5 à 0 sur l'alimentation à l'énergie et si vous récusez l'étiquette de de tva social le mécanisme est identique au dispositif fillon vous aviez abrogé en 2012 avec un transfert massif du travail vers la consommation pour les retraites C'est pas très clair parce que dans le chapitre, vous défendez la durée de cotisation contre le report de l'âge légal avec un âge pivot indexé sur l'espérance de vie. Mais dans le récapitulatif, vous affichez un âge de départ à 63 ans. On y reviendra. Pour la sécurité, vous appelez à des peines courtes, systématiques pour les agressions violentes, y compris pour les mineurs. 10 000 places de prison en plus en 5 ans. Et pour l'immigration, vous serrez la vis, resserrement du regroupement familial, vérification des critères de langue, etc. C'est un programme qui vise... explicitement un électorat modéré, disons du centre droit au centre gauche. Bref, vous pourriez reprendre la phrase de Lionel Jospin en 2002 qui d'ailleurs ne lui avait pas porté chance « Mon projet n'est pas socialiste ». le projet il est
adressé à tous les Français. Pourquoi ne sommes plus dans la situation d'il y a 10 ans ou 20 ans où il y avait une bipolarisation gauche-droite ? Nous sommes devant deux extrêmes qui prétendent arriver l'une l'autre au second tour. Le monde a changé et je commence par là. C'est-à-dire par rapport à ce qui était l'époque qui fut la mienne quand j'ai exercé la plus haute fonction, le monde d'aujourd'hui c'est deux guerres. En ce moment-même, nous parlons des bombardements qui s'effectuent aussi bien sur l'Ukraine que dans le détroit d'Hormuz. C'est un président des États-Unis qui est aujourd'hui devenu un adversaire. C'est Vladimir Poutine qui continue des agressions, y compris sur le territoire européen. On voit ce qui s'est passé en Allemagne il y a quelques heures. Donc ça suppose
d'installer un homme d'expérience ? Ça suppose.
de prendre en compte l'enjeu de l'élection présidentielle. Pas simplement ce que va être la vie des Français, ça c'est l'essentiel, le pouvoir d'achat, les retraites, l'économie, comment nous arrivons à nous désendetter, parce que ça va être la question aussi majeure au cours des prochaines semaines, c'est de savoir quel va être l'enjeu. Et l'enjeu c'est pour la France, mais aussi c'est pour l'Europe et pour le monde. Et pour le citoyen français qui peut se dire, bon, oublions le monde, mais non. Ce qu'il va faire, citoyen, la citoyenne, là, en votant au mois de mai 2027, c'est déterminer l'avenir non seulement de sa propre nation, mais l'avenir de l'Europe. Et c'est ça que j'essaye de faire à travers, effectivement, ce qu'on peut appeler une expérience, mais aussi ce que je crois être, surligner ce qui est le débat fondamental qui va arriver l'année prochaine.
On revient dans un instant sur ce que contient ce livre. Mais on commence par ce qu'il ne contient pas, cette fameuse déclaration de candidature. Les premiers extraits ont été publiés dans Le Point avec ce titre en une pour l'accompagner, l'embusquer. Ce qui rappelle la métaphore du matou posté près de la cheminée que vient de citer Patrick. C'est ce que vous êtes en embuscade, embusqué, avant de pouvoir livrer une bataille électorale si besoin.
Je ne suis ni un chasseur qui attendrait le passage de quelques gibiers que ce soit, même si sur certaines cibles on aurait envie de tirer, mais je ne suis pas non plus, même si, je ne veux pas être dans les comparaisons animalières, je ne suis pas non plus un gros chat, même pas un petit chat, je suis désolé. Non, je pense que la vie politique n'est pas un jeu, c'est un enjeu. Qu'est-ce que j'avais à faire ? pour les mois qui viennent. J'ai été président de la République. J'ai assouvi, si je puis dire, une ambition. Mon destin est quand même largement derrière moi. J'ai un âge où on ne prétend généralement plus... Non, mais ce que je veux dire, c'est que j'ai accompli. Vous
avez l'âge d'être un recours.
C 'est la stratégie de recours. Je donne d'abord aux Français et aussi à ma famille politique, puisqu'elle va en débattre. Je trouve qu'il faut lui l'alimenter en idées, parce que c'est un projet. J'offre un projet. Et ensuite, je donne un rendez-vous que j'ai fixé et qui vaut d'ailleurs pour l'ensemble des familles politiques. Oui, au mois de décembre. La droite aura à savoir quel est son champion parce qu'elle aura forcément à écarter un certain nombre de prétendants et à se retrouver. Enfin, ça serait normalement le but. Et pour le pôle social-démocrate, après la primaire, le vainqueur aura une dynamique où il n'en aura pas. Et de toute façon, il faudra se retrouver. Mais qu'est-ce qu'il considéra de ça ? Si le vainqueur de la primaire n'a pas de dynamique, c'est ça ? Oui. Il a une dynamique insuivant où il faut le renflouer, on le renflouera comme on pourra. Mais moi, ce que je peux déterminer déjà, c'est que je ne suis pas là dans une obsession, une volonté d'écarter ou d'empêcher. Au contraire, je veux qu'il y ait un rassemblement large, pas simplement d'ailleurs autour du candidat socialiste, social-démocrate. Je pense qu'il faut maintenant unir. Pourquoi j'ai appelé ce livre « Unir » ? C'est parce que nous ne sommes plus dans les schémas, dans les bipolarisations d'autrefois, dans les clivages. Là, il faut s'adresser aux Français. Qu'est-ce qui se passe en ce moment ? C
'est un conseil que vous avez prodigué, Emmanuel Macron. Vous le racontez à un moment de votre conversation à la participation de pouvoir. Lui,
en 2017, il était élu dans une certaine circonstance. Il prônait le dépassement. Son devoir eut été de créer une large coalition. Il ne l'a pas fait. Il a préféré décomposer des partis qui sont d'ailleurs largement employés et de créer sa propre famille politique qui a aujourd'hui disparu. Eh bien, je vous dis, le prochain président de la République s'il n'est pas Rassemblement National. il aura à chercher un élargissement. Il aura à chercher une coalition qui ira au-delà de sa famille politique. C'est ça l'enjeu. Et ça ne sera plus la présidence, y compris celle que j'ai exercée. Présidence ou que j'avais appelée normale, d'autres avaient appelée hyper-présidence. Il devra... prendre de la hauteur, précisément parce qu'il y a les événements du monde, parce qu'il faudra que la France pèse, parce que nous aurons... – Ne plus être un
premier ministre, un super premier ministre. – Et laisser
le gouvernement travailler avec une majorité qui devra se recomposer, mais c'est ça, la hauteur qu'il faut prendre aujourd'hui, parce que c'est suffisamment grave pour qu'on attende du président de la République, c'est d'ailleurs l'esprit de la cinquième. dans sa formation originale, c'est-à-dire un président qui préside mais qui donne les orientations, qui fixe la ligne, et puis ensuite il y a un gouvernement, et puis il y a des partis politiques ou des familles politiques qui se recomposent et qui font une majorité, une coalition pour
gouverner. – Est-ce qu'on peut rentrer dans le détail de ce que vous proposez ? – Oui, bien sûr. – Et qui, je le disais pour une bonne part, prend à rebousse-proil le programme socialiste, tel qu'il a été dévoilé il y a quelques mois. Alors sur les retraites, est-ce que vous commencez le chapitre en critiquant le… L'antienne qu'on entend souvent, les Français devront travailler plus. Mais c'est ce que vous proposez aussi. Vous ne pensez pas que les Français devront travailler plus face à la situation dégradée des comptes publics ? Je pense qu'il doit y avoir plus
de Français au travail. C'est un peu différent. Où on fait travailler les mêmes, ceux qui sont déjà dans l'activité ? Et ceux qui, quelquefois, n'en peuvent plus. Soit parce qu'ils ont travaillé longtemps, c'est le problème de la retraite avec la pénibilité, soit parce qu'ils sont déjà dans des entreprises, dans des secteurs où on leur demande beaucoup. Je pense au secteur industriel comme au secteur hospitalier. En revanche, il y a 1 500 000, retenez bien ce chiffre, 1 500 000 jeunes de 15 à 30 ans qui ne sont ni en emploi ni en formation. Et à un moment où la démographie connaît un fléchissement, on a absolument besoin de faire travailler ces jeunes-là et de les qualifier autant que possible. C'est pour ça que je dis que le grand enjeu, si on veut rassembler, unir, le grand enjeu par rapport précisément à tout ce que nous avons à faire, c'est la jeunesse, l'éducation, l'orientation, la qualification et le travail.