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On va continuer, si je peux dire, avec des fortes têtes dans cette émission. C'est le premier... duel ce soir avec cette question, quel candidat véritablement pour incarner la voix des oubliés, la voix de la France populaire, la voix des dépossédés comme l'a souvent dit et écrit Christophe Guilloui, quel sera ce bulletin de vote des dépossédés qui peut encore d'ailleurs secouer la campagne à ce sujet de fortes têtes, je peux vous présenter ainsi, oui Charles Consigny, vous l'acceptez, merci d'être là avec nous ce
soir,
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bonsoir Karim Wambrand, c'est un plaisir de vous recevoir, vous êtes maire socialiste de Saint-Ouen, candidat directement à l'élection présidentielle. Je trouve que cette question de savoir qui peut encore incarner, je dis les classes populaires, c'est sans doute pas la bonne définition, mais cette France des possédés, cette France des oubliés, des invisibles, vous pensez l'incarner vous-même
? En tant que maire, je pense l'incarner parce qu'en plus d'un déclassement national, il y a un déclassement générationnel, on le voit sur la catégorie des jeunes, on le voit sur une bonne partie. Du fait que l'ascenseur républicain est totalement bloqué, on le voit tous les jours en tant que maire sur les questions de logement, sur les questions de sécurité, sur les questions de protection, sur les questions aussi de démocratisation de l'excellence. Est-ce qu'aujourd'hui, lorsqu'on est issu d'une classe populaire, c'est-à-dire ouvrier, agriculteur, classe moyenne et même moyenne supérieure, est-ce qu'on peut se dire qu'en tant que jeune, on vivra mieux que nos parents et que nos grands-parents ? Le logement a quasiment doublé en l'espace des 15-20 dernières années, alors que les prix du travail sont de plus en plus limités. Donc il y a un vrai sujet. Dans les années 70, lorsqu'on était issu des classes populaires, Madame Mabrouk, il nous fallait 15 ans, une personne comme moi par exemple, issu d'un milieu populaire, pour doubler son pouvoir d'achat. Aujourd'hui, il ne faut pas 10 ans, 20 ans, 30 ans, il faut 80 ans. Donc le travail ne répond plus à l'espoir républicain. Donc à la question, est-ce qu'aujourd'hui, il faut une incarnation de l'élan, de l'espoir populaire ? Oui, mais malheureusement, ce qui est absent du débat présidentiel. C'est les sujets qui font sens dans ce qu'on appelle l'espoir républicain. Est
-ce que la gauche, est-ce que les socialistes incarnent encore justement ce vote populaire, cette France des invisibles ?
je ne crois pas du tout. Je pense que la France des invisibles, justement, elle subit malheureusement les résultats de nombreuses années durant lesquelles on paye un système socialiste en France. Je pense que la France des classes populaires, elle paye le fait que le travail n'est plus rémunéré parce qu'il est trop taxé. Elle paye le fait qu'il faut payer les retraites à 60 ans. J'ai vu François Hollande qui sera peut-être votre candidat. si ça n'est pas vous, Raphaël Glucksmann, s'enorgueillissait d'avoir, sous son quinquennat, occasionné le départ de plusieurs centaines de milliers de Français à la retraite à 60 ans, estimant que c'était une bonne nouvelle. Sauf que les actifs, ça, ils le payent aujourd'hui. Donc je ne pense pas que la gauche... En tout cas, la gauche dite modérée parvienne à convaincre les classes populaires. Ce qu'on voit malheureusement, et ce qui est bien sûr difficile pour elles, c'est que c'est plutôt le Rassemblement national en réalité qui parle à ces classes populaires parce qu'il y a d'autres aspects qui les intéressent, et notamment les questions de sécurité et puis le sentiment de déclassement. Ce que je partage en revanche avec ce qui vient d'être dit par Karim Boimran, c'est le fait que la France aujourd'hui est un pays finalement qui s'est beaucoup morcelé et dans lequel la... mobilité sociale a un peu disparu. On a l'impression maintenant que chacun est en quelque sorte scotché dans sa classe sociale et que ça devient difficile d'en sortir, même en travaillant. Mais je pense malgré tout que c'est pas avec le système socialiste qu'on pourra changer cette... Monsieur
Boimbran pense être et se veut être, je ne dirais pas l'homme providentiel, mais le recours à gauche. Vous le voyez ainsi ?
Moi, vous savez, j'ai du respect pour les hommes politiques et les femmes politiques. C'est devenu très difficile de faire de la politique. Et même si le niveau a globalement baissé parce que c'est devenu trop difficile de faire de la politique, j'ai du respect pour ceux qui s'engagent, pour tous les candidats. Vous receviez hier Natacha Poulogne, qui est quasi candidate, qui a un parcours particulier. Je ne pense pas, je ne sais pas vous faire injure. Pour l'instant, pour moi, le candidat de la gauche dite modéré, ce sera soit Glucksmann, soit Hollande. Le seul qui arrive un peu à challenger Glucksmann, c'est Hollande. Je pense qu'aucun des deux ne parviendra à s'imposer vraiment face à Mélenchon. C'est mon pronostic, ça peut changer. Et vous, bon, c'est une candidature, très bien. Sans vouloir vous offenser, je pense que vous visez peut-être un peu haut. J'ai cru lire que vous... compariez à Barack Obama, c'est bien d'avoir des grands rêves, mais il faut aussi être un peu pragmatique. Peut-être que c'est ce qui vous manque à titre personnel.
ne me compare pas à Barack Obama, je ne sais pas d'où vient cette comparaison. Et quand vous parlez de pragmatisme, monsieur, lorsque vous êtes en responsabilité, comme je le suis depuis plusieurs années, dans une ville comme la mienne, vous êtes rompu au pragmatisme. Moi, ma rentrée, ce n'était pas dans les plateaux télé, c'était dans les... devant les écoles publiques pour m'assurer que, un, il n'y avait pas de fermeture de classe, ce n'est pas le cas. C'est un rendez-vous avec la directrice en charge du service éducation du département, ce qu'on appelle la DAZEN, pour nous assurer qu'il y a un effectif adéquat avec la demande pour assurer les familles porteuses dont les enfants sont porteurs de handicap. C'est m'assurer que l'été s'est bien passé, c'est préparer le séminaire pour... protéger nos enfants. Il y a trois enfants par classe qui se font agresser sexuellement, 170 000 enfants par an. Donc c'est ça le pragmatisme. C'est être rompu à la réalité. Ensuite, quand vous évoquez le fait que vous voyez d'autres candidats, et vous avez parlé de classe populaire. Vous savez, ce qu'on signe, Mme Mabrouk, lorsqu'on est issu d'un milieu populaire, fils d'ouvrier comme le mien, c'est l'histoire de notre vie, ça. Nous dire que ce n'est pas possible. C'est l'histoire de notre vie de nous dire... C'est de plus en plus compliqué. Moi, jamais... Entre maires et président de
la République, il y a un petit gap quand même. Est-ce que vous m'autorisez de finir mon propos, monsieur le conseiller ? Oui, mais c'est un débat. Si on ne fait que des monologues, ça ne va pas être intéressant. Allez-y. Je vois comment vous avez été éduqué, mais allez-y. Non, parce que moi, je vous écoute. J'essaie de faire vite simplement notre échange. Je me permets de faire une autre échange pour laisser finir. Ce n'est pas une option, c'est une interruption, mais allez-y. Non, mais je vous dis juste qu'entre maires de Saint-Ouen, ce qui est tout à fait honorable et tout à fait respectable, je vous soutiens là-dessus. à 1000% et président de la République française, il y a juste petit espace. C'est juste ce que je dis. Donc c'est un peu rapide de dire on m'a toujours dit non parce que je viens d'Amérique populaire. Il
est très intéressant de se consigner parce qu'il a été candidat dans les Evelynes et il a fait un score dont tout le monde connaît. On le rappelle souvent. Non, mais je suis très fier d'avoir été candidat. Et effectivement, vous savez à quel point... Non pas que c'est compliqué, mais ce que exige le fait d'être candidat, c'est-à-dire beaucoup d'humilité et une élection n'est jamais jouée à l'avance. -ce qu'Edouard Philippe, on l'avait fait ce procès avant qu'il soit Premier ministre ? Comment ça ? Il était maire du Havre. Le Havre est plus importante. Ah bon ? En quoi ?
Il y a le port du Havre qui est un des premiers ports de France. Edouard Philippe, il a un long parcours. Et Jean Castex ? Non mais là, on ne parle pas du poste de Maxignon.
Je parle de Jean Castex. Jean Castex était maire d'une ville de 10 000, 15 000 habitants. Il a été propulsé Premier ministre. On l'a fait, ce débat ? On l'a dit ? Mais là, je ne vous parle pas
de Matignon, M. Bauer. Je vous
parle d'accéder au code fonction. Encore une fois, vous avez le droit d'être candidat. De toute façon, tout le monde est candidat. Je termine mon propos. Donc la question, c'est quoi ? Et c'est là où c'est le conservatisme franco-français. C'est-à-dire que si jamais vous ne l'avez pas fait 50 milliards de fois, vous ne pouvez pas le faire. Mais surtout ceux qui l'ont fait,
quel résultat ? C'est comme ça. C'est
comme ça qu'en termes... Non, mais vous êtes dans votre rôle. Je ne dis pas que vous n'avez pas le droit. Merci, vous êtes autoproclamé, capacité à... Non mais on voit bien... La singularité de cette élection, c'est que tout le monde est candidat. Non mais là où ça me fait sourire, c'est toujours cette capacité à vouloir, non pas infantiliser, mais à s'autoproclamer comme annonciateur de vous, vous êtes légitime, vous n'êtes pas légitime. Est-ce que vous avez mis mon propos ? La question différemment, je vais vous la poser. Aujourd'hui, la question, c'est quelle... est la personne qui sera en capacité à apporter la meilleure offre politique, le meilleur projet politique pour les Françaises et les Français sur les questions de quotidienneté, sur les questions de défense, sur les questions d'IA et la meilleure incarnation.
C
'est aussi simple que ça. Il y a un gap entre être maire. En ces cas-là, analysons le CV de chacune et chacun. Et vous verrez. Est-ce que toutes celles et ceux qui sont en lice ont déjà été président de la République, à l'exception de François Hollande, s'il est candidat
? Non, mais d'ailleurs, justement, vous remarquerez. Moi, encore une fois, de toute façon, je ne suis pas là, effectivement, pour dire qu'il y a le
droit de l'État. On dirait que vous y voyez une forme de mépris.
ne veux pas une forme de mépris. Pour moi, c'est... Et n'y voilà aucune agression verbale. C'est le degré zéro de l'analyse politique. Vous partez du principe que si ça n'a pas été fait avant, vous ne pouvez pas le faire. Donc, dans ces cas-là, c'est typique. mentalité conservatrice, on n'arrive pas à innover. Et je revois dans l'intervention de M. Consigny exactement l'ADN du MEDEF. C'est-à-dire, si vous n'êtes pas dans les sondages à plus de 10, vous ne pouvez pas... Vous n'existez pas. Mais c'est pas le MEDEF qui va me dire si j'existe politiquement ou pas. C'est que derrière, vous ne pouvez pas participer comme Ségolène Royal ne pouvait pas participer, comme David Lissnard ne pouvait pas participer. Et ça, c'est une mentalité. Pardonnez-moi de l'ambicisme, old school, c'est si jamais tu ne l'as jamais fait, tu ne peux pas le faire. Et c'est ça, à entendre
ces messieurs, quand vous êtes issus d'un milieu populaire, vous ne pouvez pas. Mais au contraire, je viens de vous dire que je déplorais le fait qu'il n'y ait plus de mobilité sociale dans ce pays. Simplement... Elle doit prévaloir en politique aussi. On a l'impression... Elle doit prévaloir en politique aussi. Là, vous utilisez beaucoup d'anglicisme, etc. Non, elle n'utilisez qu'un. On nous renvoyait plusieurs fois. Quand ? Là, dans le débat, je n'ai pas... Excusez-moi, je ne prends pas... On note tous vos propos. Vous devriez, ça vous éviterait de dire des ineptives. On a l'impression que c'est Karim l'Américain qui vient nous expliquer à nous... Je ne suis pas américain, je suis français. C
'est pas Karim, c'est monsieur le candidat.
Oui, mais vous voyez,
c'est
une expression. C'est une expression. Quand on dit un tel américain, c'est une expression du langage courant. Toujours est-il que moi, je serais ravi pour vous si vous êtes demain le candidat de la gauche. Très bien, il n'y a pas de problème. On me demande si je pense que vous avez une chance. Je vous donne simplement ma réponse, c'est tout. Et je constate simplement que la singularité de cette élection quand même, c'est qu'il y a quasiment plus de responsables politiques qui sont candidats à la présidentielle que de responsables politiques qui ne le sont pas. Avouez que c'est juste une nouveauté, mais c'est l'écume des choses, je vous l'accorde. Ça
n
'a pas grand
intérêt. Non, non, point de convergence sur votre propos. Effectivement, il y a énormément de candidats parce qu'effectivement, je pense qu'on est dans une situation assez historique en termes de 5e République, comme nous l'avons été en 2022, où les deux partis républicains, démocratiques, historiques, qui dictaient la vie politique étaient en dessous de 5. Et je pense qu'aujourd'hui, aujourd'hui, aujourd'hui, les sondages... du 1er septembre, du 2 septembre, ne seront pas... Bien sûr, absolument. Donc il peut se passer beaucoup de choses.
Je peux poser la question différemment, parce que Charles Consigny a raison et ça nous interroge, et je pense qu'il nous regarde également. La situation est... Je ne sais pas. Très difficile en France. La dette, déclassement. Beaucoup de Français qui attendent véritablement un chamboule-tout, une rupture, qui en ont marre de toutes les promesses qui ne sont jamais tenues. Donc la question, c'est une telle offre pléthorique face à une situation aussi difficile. Vous voyez, c'est ça. Il y a une forme de distorsion. Comment vous l'expliquez ? C'est-à-dire que tout le monde pense qu'il est capable demain de résoudre la situation de la dette, le déclassement économique, l'insécurité culturelle. C'est ça ce qui nous intéresse. C'est comme les
gens qui pensent pouvoir faire à terre. un avion, vous savez, la moitié des hommes pensent que s'ils se mettent dans le cockpit d'un Boeing, ils savent le faire atterrir. Voilà, c'est de la confiance en soi, mais why not
? Et il y a une partie de pilote. Mais vous avez vu cette espèce de suffisance dans le fait que why not ? Et après, vous parlez d'anglicisme. Donc, le sujet n'est pas celui-ci, Madame Mabrouk. C
'était une question.
Le sujet, c'est qu'au bout d'un moment, il y a des responsables politiques qui se disent, en fonction de leur projet, de leur vision, est-ce qu'ils sont en capacité à pouvoir fédérer, mobiliser pour améliorer concrètement la vie des gens sur des questions de sécurité ? Démanteler les narcotraffiques, c'est une vraie question. Améliorer la condition de nos jeunes en termes de logement, améliorer la condition de nos jeunes en termes de qualité. La moitié des personnes qui sont au resto du cœur sont des personnes qui ont moins de 25 ans. Donner la possibilité aux Français de se soigner. Et vous êtes un maire
aux prises avec la réalité. Je suis un responsable politique. Mais un élu de terrain, et ça fait une différence parfois avec d'autres responsables, c'est une évidence. Ça
donne la possibilité à pouvoir échanger avec des personnes comme vous sur des éléments concrets, parce qu'un point de convergence, comme vous évoquez dans votre introduction, c'est le fait qu'on soit en rupture avec les classes populaires. Pourquoi on a été en rupture avec la classe populaire ?
C'est qui l'on parle ? La gauche.
Les socialistes
en particulier.
Les socialistes en particulier, parce que pendant longtemps, et c'est le parti que j'aime, c'est mon parti, j'étais encore à Blois ce week-end avec de nombreuses militantes et de nombreux militants, c'est parce que, justement, il y a eu cette espèce de suffisance, cette espèce d'oubli, et le fait que, vous avez évoqué un mot, Madame Mabrouk, qui est terrible, terriblement. C'est le mépris. Et le mépris, c'est qu'on part du principe que parce que vous vivez à un endroit, vous êtes assigné à résidence intellectuelle, assigné à résidence territoriale, assigné à résidence sociale. C'est exactement ce que fait désormais le parti de Jean-Luc Mélenchon, Puissance 30. Et donc, moi, je pense qu'à gauche... On peut être progressiste, on peut réconcilier l'entrepreneuriat, notamment les PME, avec les salariés. On peut ne pas tomber dans des démagogies, notamment sur les questions de déficit. Parce qu'aujourd'hui, si on n'arrive pas à financer notre budget, si on n'arrive pas à porter une politique pérenne, on n'arrivera pas à sauver notre état providence. Parce que moi, je pense que le quand on veut, on peut, ce n'est pas vrai. Nous sommes, en tout cas, moi je suis un produit de la République, et le produit de la République, et c'est ce qui fait que je suis fier d'être français, et je ne me compare à aucun responsable politique américain. C
'est une référence dans le Parisien, pour compléter. C'était
un hebdomadaire allemand.
Il y a pire comme comparaison.
je vous l'accorde. Je vous le concède. Mais ça renvoie toujours à cette espèce d'essentialisme. et de démonétisation du fait qu'on peut être responsable politique. C'est vous qui êtes accusé, Charles. Non, non, moi pas
du tout. Je ne me sens pas accusé par tout ça, si vous voulez. Caricaturé. Non, mais je pense simplement que, je ne sais pas comment vous dire, vous dites que, je ne veux pas être désobligeant, mais pense franchement, non, non, mais je ne veux pas être désobligeant, mais effectivement, la question de Sonia Mabrouk, elle a du sens, c'est-à-dire que... Concrètement, qu'est-ce qui se passe au bout ? Parce que moi, ce qui m'intéresse, c'est le fond, même si ce n'est pas très détaillé, votre programme, dans ce que vous énoncez. Ça reste des phrases, en gros, tout le monde est d'accord. C'est-à-dire, pour qu'il y ait moins de pauvreté, pour que les jeunes aillent mieux, une fois qu'on a dit ça, ce n'est pas très précis. Moi, ce que je constate, c'est que la France, aujourd'hui, les Français sont devenus le 25e peuple le plus riche du monde. Alors, on peut trouver que c'est bien d'être 25e. Il n'y a pas si longtemps, on se berçait d'illusions en se disant... qu'on était la 7e puissance mondiale, ce qui déjà était plus terrible par rapport à à peine quelques décennies avant. Aujourd'hui, on est 25e. Il y a 24 peuples qui ont un meilleur niveau de vie que la France. Et les États-Unis, que quand même vous aimez bien, vous avez fait votre premier déplacement à New York, vous dites que vous ne comparez pas à Obama, mais vous auriez pu aller en Lauser, vous êtes allé à New York. Eh bien, aux États-Unis aujourd'hui. Ils nous mettent une longueur d'avance dont on ne se remettra pas. C'est ça la réalité. C'est que les Français sont au même niveau de vie que le plus pauvre des États américains, qui est le Mississippi. On est plus pauvre que les Américains les plus pauvres. Et après, on a encore des gens à gauche qui viennent nous expliquer que le problème, c'est qu'il n'y a pas... peut-être pas suffisamment d'impôts, qu'il n'y a peut-être pas suffisamment de dépenses publiques, qu'il faut encore aller plus loin là-dedans, que leur ennemi, c'est Elon Musk. Ça, c'est ce qu'a dit Raphaël Glucksmann. Elon Musk qui, bientôt, va pouvoir racheter la France s'il continue comme ça. Je grossis le trait, mais à peine. Donc moi... Que ce soit vous le candidat, que ce soit Hollande, que ce soit Glucksmann, que ce soit tous ces gens-là, je suis désolé. Le problème, c'est que vous êtes quand même sur des solutions qui, moi, effectivement, entre la gravité des enjeux auxquels la France a à répondre, qui en gros sont existentiels, c'est-à-dire est-ce que la France va rester un pays à peu près riche, à peu près dans la compétition ? Est-ce qu'elle va continuer à exister tout court ? Ou est-ce qu'elle va se faire totalement bouffer par... ses retraites, son immigration non contrôlée, ses dépenses publiques totalement délirantes et la domination totale dont elle fera l'objet par les Américains et les Chinois. Moi, c'est ça qui m'intéresse. Et je suis désolé de dire que j'ai regardé un peu votre programme avant de venir. Honnêtement, je n'ai pas trouvé une mesure précise, mais bon. Et j'ai regardé dans l'ensemble ce que propose la gauche. Elle est en décalage avec les exigences. Et d'ailleurs, ça vaut... quasiment pour toute la classe politique. Moi, c'est ça qui m'interpelle à 8 mois de scrutin. Et je suis d'accord, il y aura sans doute des surprises. avez lu quoi
de mon
programme ? J'ai lu ce que j'ai pu trouver sur Internet. C'est-à-dire ? Sur le logement, vous avez vu ce qu'on proposait sur le logement ? C'est l'occasion de présenter une mesure. C'est l'occasion de le dire parce que, honnêtement, M. Bamran, très honnêtement, je n'ai pas pu noter une mesure de votre programme. J'ai trouvé le feu, ça brûle et l'eau, ça mouille. Honnêtement. Mais si vous avez des mesures précises, ça m'intéresse tout à fait.
Alors, c'est très compliqué, Mme Mabrouk, de débattre avec ce genre d'individus parce que... Ils montent. Ce genre d'individus, c'est encore plus déprésent et plaisant que Karim l'Américain. Et en plus, ils se permettent des jugements de valeur. Vous pouvez dire le logement.
Sur le
logement. Sur le logement. Première proposition qu'on a faite sur le logement, c'est de baisser la TVA pour baisser les prix. Parce que comme je l'évoquais, les premières victimes collatérales, ce sont les jeunes. Et le logement représente plus de 50% dans un budget famille ou dans un budget. Je le vois en tant que maire, si on n'arrive pas à baisser le prix au mâtre carré, on n'arrivera pas à régler. Vous savez combien il manque de logement en France ?
Je ne vais pas répondre à vos questions de cours. Je vous en prie.
Je ne suis pas là pour répondre
à mes questions de cours.
Sinon je vous en pose aussi et on peut s'amuser. Vous nous parlez de programme, vous nous parlez de vision et vous ressassez la même chose. Première question au niveau de logement, on avait des propositions concrètes.
C'est la baisse de la TVA.
La sécurité, lutte contre le narcotrafic,
lutte contre le narcotrafic, lutte contre le narcotrafic, la méthode dite méthode Saint-Ouen, mettre autour de la table à chaque fois la justice. Le ministère de l'Intérieur, les moyens techniques, les caméras, les moyens humains, police municipale, police nationale. Travailler sur le réaménagement, le temps long court, en termes de réaménagement, de végétalisation, et surtout travailler directement avec les parents d'élèves. Végétalisation ? Dans la lutte contre les narcotraphies ? Le beau, le beau. Parce que derrière, il y a plusieurs temps.
Il faut une rose face aux narcotraphies ? Vous allez dire que je caricature.
Un peu. Mais la question est légitime. Quand vous démentez un trafic, le message que vous avez envoyé Mme Mabrouk au dealer, c'est que d'une part, justice fait son travail, c'est-à-dire que les dealers sont arrêtés. Ensuite, l'endroit, quand vous analysez les deals... Arrêté, mais surtout jugé, M. Boimbran.
Arrêté, jugé,
la justice fait son travail. La police arrête et la police juge. Ensuite, il faut changer d'environnement, plus l'environnement est déliquescent. et délabré, plus ça favorise le deal. Donc, on l'a vu à Saint-Ouen, cette pointe de deal démantelée. Donc, lutte contre le narcotrafic. Vous
voulez dire déplacé.
Absolument pas. J'ai démantelé.
Démantelé complètement. Les points de dîle à Saint-Ouen, contrairement à d'autres... Non, non, mais c'est intéressant. À d'autres endroits en France, parce que la plupart sont déplacés, parfois devant les écoles.
Le ministre Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, l'a évoqué à plusieurs reprises. Donc ça, c'est la méthode Saint-Ouen. La méthode Saint-Ouen a été reprise par plusieurs parlementaires, plusieurs sénateurs, et ça a donné lieu à un rapport. Je vous invite à y consacrer un peu de temps. Proposition en termes de lutte contre le narcotrafic, qui est la sécurité, une des premières interrogations, une des premières préoccupations des Françaises et des Français. Et contrairement aux années 90... Le narcotrafic ne phagocyte plus uniquement les zones métropolitaines et urbaines, mais touche également les zones rurales. Parce que contrairement à ce que vous avez évoqué, je ne suis peut-être pas allé en Lauserre, mais je suis allé dans les Cévennes, je suis allé en Côte d'Armor, je suis allé en Picardie, je suis allé dans le Vaucluse,
et...
Je vous parlais de déplacement en région. Mais non, je vous dis, c'est pas majeur. Donc, et vous voyez bien que la préoccupation de la quotidiennité des Français, avec les propositions qu'on vient de faire en termes de narcotrappie, de sécurité. Et pour un maire, on n'a pas de doute. Non, mais je parle de président de la République. Et je parle de lutte contre les déserts médicaux. Parce on est en métropole et quand on a un hôpital à moins de 2 km, malgré le temps relativement long au niveau des urgences pour avoir un rendez-vous chez le pédiatre, le cancérologue, en région, c'est de plus en plus compliqué. Donc, les propositions. Elles sont
là. Pour quelle vision ? Pardonnez-moi. Je ne vous pose pas une question sur un slogan politique. 'ai entendu ce matin sur notre antenne Ségolène Royal. Elle, elle dit « Moi, je serai la candidate en somme de la France tranquille ». Elle estime que la France a été brutalisée du fait qu'il y a eu les conséquences et la manière avec laquelle on a traité les Gilets jaunes par la réforme des retraites. Elle estime que c'est une brutalisation également des Français par tout ce qui s'est passé. Elle, c'est la France tranquille. Et Karim Boimbrun, c'est quelle France ?
Humaine et forte. Parce qu'effectivement, aujourd'hui, expliquer à une personne ici des classes populaires, des classes moyennes, que son enfant, ses enfants ne vivront moins bien qu'eux-mêmes, c'est le déclassement, c'est le désespoir. Et en même temps, la France forte, c'est le respect de l'autorité, c'est le civisme, c'est l'amour de la patrie qu'on ne doit pas laisser. à l'extrême droite. Et c'est aussi l'amour de la République. Dans
les écoles à Saint-Ouen, la levée de drapeau, vous n'avez pas été choquée par ce qu'a dit Éric Ciotti, la Marseillaise et d'autres. Ce sont des symboles qui, pour vous, ne fleurent pas bon, je ne sais quel conservatisme.
Moi, j'en parle dans mon livre qui sortira au mois de novembre. La Marseillaise, l'uniforme et l'amour du drapeau. En revanche, ce que fait Éric Ciotti lorsqu'il dit cela, il le dit pour... stigmatiser une partie des Français qui considèrent comme des sous-Français. Alors que moi, quand je parle du drapeau bleu, blanc, rouge, quand je parle de l'uniforme et quand je parle de la Marseillaise, c'est parce qu'aujourd'hui, qu'on soit en Lauser, qu'on soit à Mayotte ou qu'on soit en Seine-Saint-Denis, ce qui fait sens, c'est l'amour de la patrie. liberté, égalité, fraternité et
démocratie sociale. Vous citez Ségolène Royal, j'ai l'impression d'être de retour en 2007, si vous voulez. C'est très bien tout ce que vous dites, M. Boimran, mais honnêtement, c'est un peu court pour une présidentielle. Je vous le dis comme je le pense, vous avez pensé que c'est un jugement de valeur, mais... Dans ce que vous dites, il n'y a rien. Je suis désolé de vous le dire. Je ne sais même pas si vous vous en rendez compte. On dirait une intelligence artificielle à qui on demanderait « fais-moi une liste de belles valeurs avec lesquelles tout le monde serait d'accord ». Et donc là, on est tous pour, effectivement, tout ce que vous venez de dire. Mais ça manque quand même de concret. Et moi, ce que je vois, c'est que la France est, en gros, au bord de la faillite. Ce qui explique... en offre les experts, les économistes, les patrons, etc. C'est qu'il ne va pas se passer très longtemps avant que ce soit la Banque Centrale Européenne et le Fonds Monétaire International qui prennent les rênes de notre pays. Ils espèrent même que ça se fasse sous le règne de Marine Le Pen en se disant que ça passera mieux auprès des Français. – Reconnaissez que ce n'est pas la responsabilité
directe de M. Boisbrun. – C'est la responsabilité des démarches publiques. – Surtout que c'est la responsabilité, et moi ce que j'entends,
techniquement ce que vient de dire M. Consigny. et inexacte, mais on pourra débattre sur le plan
économique. Dans ce que j'entends, c'est très bien, mais vous dites que c'est intéressant. Moi, je vous
propose de revenir à la sortie de votre livre.
On a toujours entendu cette gauche qui essaie d'être pragmatique. Mais le problème, c'est qu'il y a un moment donné... vu l'état du pays, ce qui le menace, ce n'est pas juste avec des bons sentiments et des élus qui ont une très haute idée d'eux-mêmes qu'on y arrivera. Je pense qu'il faut accepter de voir les dangers de l'action et d'essayer d'être plus concret.
On a débattu une demi-heure, il n'y avait rien de concret. C'est dommage. Ce qui me fait vraiment sourire, je vous assure, c'est lorsqu'on parle du fond... Lorsqu'on est rompu à la réalité, vous avez une génération qui court après le buzz et qui est... Vous avez parlé de brutalité, qui sont systématiquement dans soit la critique négative ou soit... Et moi, je ne suis pas dans cette confusion. Merci, on l'a compris. Vous n'avez pas compris. Merci, messieurs. Je suis là, j'essaie d
'écouter et je ne comprends rien. Maxime Sittek, c'est à vous,
pardonnez-moi.