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Personne ne sait qui sera encore vivant à l'heure de la victoire, c'est-à-dire en mai prochain. Peut-être que l'un d'entre nous aura pris une balle entre les deux yeux. C'est ça la politique. Mais nous savons... Pourquoi vous dites ça ? Parce que c'est la vérité des campagnes présidentielles. Bah, le politique. Bien sûr. Je préfère être clair. Je vais vous dire, politique ou autre, si j'en crois les menaces que j'ai subies depuis maintenant, depuis 2023. Tout est possible quand vous vous engagez en politique. Vous prenez un risque et vous faites un sacrifice, et pas seulement vous, vous et votre famille. Donc moi je ne suis pas là ce soir en me disant qu'est-ce que je gagne. J'ai la chance d'avoir créé un parti, tous ceux qui sont avec moi ne se posent pas la question de qu'est-ce que je gagne, qu'est-ce qu'il y a pour moi, combien de places, combien de ministres, et on voit bien que toute la classe politique est en train de jouer, non pas... L'élection présidentielle. Ils ont tous compris ou acquis que Marine Le Pen allait gagner. Ils jouent les places pour les prochaines législatives et puis les autres élections. Moi, je refuse cette fatalité-là. Et le prix qu'il faut payer, eh bien il faut le payer. Et c'est là où l'intérêt général l'emporte. Et c'est là où la politique, moi qui n'ai jamais été élue, j'en ai retenu une chose. C'est celle de notre histoire. C'est qu'à un moment donné, la politique, ça se paye comptant. Ça se paye avec le prix d'une vie, le prix d'un engagement. Si on n'est pas capable de faire ça, aujourd'hui... Il faut faire autre chose parce qu'aujourd'hui, c'est l'histoire avec un grand H qui s'écrit, pas avec un petit H et pas avec des bonbons acidulés et quelques bravos dans une salle. Qu'est-ce que vous êtes prêt à sacrifier ? Vous parlez de sacrifice. Qu'est-ce que vous êtes prêt à sacrifier, vous ? Moi, je suis prêt à sacrifier toutes les ambitions. Tous les rôles qui permettront à la France de gagner. Je ne suis pas là pour savoir ce que je vais avoir pour moi. Je m'en fous. Je m'en fous. Alors vous me direz, c'est facile, il a 72 ans, il n'a qu'à attendre et puis... On n'a rien dit. Voilà. Ce ne serait pas permis. Bon, mais vous l'avez pensé. Non. En tout cas, moi je vous dis que tout ce que j'ai appris de la politique, c'est qu'à un moment donné, il fallait être capable de jouer avec ce que l'on est. et de risquer ce que l'on est, parce que c'est ça l'histoire.
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