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Bernard Arnault, il est milliardaire, son groupe LVMH, qui déploie une machine de guerre contre vous. J'ai lu que vous aviez été surveillé en permanence pendant trois ans. Je vais le découvrir à posteriori, par une brève parue dans la presse. Alors j'en avais déjà des indices, puisque quand je rentrais chez moi, j'avais des appels qui me disaient « Alors, ça va, vous avez bien joué au boule ? » Parce que j'avais été joué à la pétanque dans le parc en face de chez moi. Donc c'était une manière de m'impressionner. Là, on apprend que les poubelles de fakir ont été fouillées. Vous avez eu peur quand même ? Jamais. Je dis... Non, je n'ai pas eu peur. D'abord, je l'ai appris à posteriori. Et puis ensuite... Il y a quand même quelqu'un qui vous téléphone pour vous dire que vous êtes allé faire de la pétanque. Oui, mais ça ne me fait pas peur. Voilà, je n'ai pas eu peur. Donc à ce moment-là. LVMH avait un problème avec moi. C'est qu'ils ne pouvaient pas faire pression sur les annonceurs. C'est quand même leur technique. C'est le premier annonceur publicitaire du pays. Donc dire voilà, on va vous priver de budget publicitaire. Normalement, c'est leur manière de faire de la rétention sur la presse. Je n'avais pas de hiérarchie. Donc, normalement, on fait pression sur les chefs qui font redescendre le désordre. Et je n'avais pas de casseroles, je dirais, personnelles.
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