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Ils viennent tous vous dire, ah, vous allez faire de l'inflation. Non, tu as déjà dit que c'était déjà payé. Ah oui ? Ah bon ? Bon, là, on repart. Il faut qu'il trouve autre chose. C'est interdit par les règlements européens. Ce n'est pas vrai. Ce qui est interdit par les règlements européens, c'est que la Banque Centrale Européenne achète aux États des titres de dette. Mais si elle veut acheter des titres de dette aux banques privées, elle peut. D'ailleurs, elle l'a fait, et elle en a acheté 4 000 milliards. Ils n'ont pas de ligne politique à présenter au pays, à part faire des économies et des coupes dans les budgets. Mais ça, ce n'est pas une ligne. Quand vous vous adressez à une société, il faut lui proposer quelque chose, dire « ça va aller mieux pour vous » ou « voilà ce qu'on va faire », là, rien. des batailles politiciennes. Par conséquent, en surgissant sur la scène politique, en invitant les candidats, le MEDEF se faisait en quelque sorte l'arbitre des grâces et des beautés. Et comme j'ai pas mal roulé ma bosse, j'avais prévu une manière de faire. Et puis je rentre là-dedans et je vois du monde littéralement jusqu'au plafond. Roland-Garros, c'est comme ça. Bompard m'avait prévenu il m'a dit tu vas voir ils vont être peut-être 1000 2000 3000 en face de toi moi en face comme vous êtes là pas au plafond donc c'était comme ça et je vous parle franchement je me dis mais mais qui c'est tous ces gens non mais rigolez pas écoutez si vous savez pas le faire je vous recommande de le faire si vous vous jetez tête baissée dans n'importe quoi faut pas faire chef bon alors moi je suis censé faire les choses un peu mieux que les autres depuis le temps que je les fais Donc je me suis dit, mais c'est qui ces gens ? Qu'est-ce qu'ils veulent ?
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Déjà,
j'ai été alerté par les sujets. Deux fois les normes, les charges, gna gna gna. et puis alerté par le cadre. Tu commences, tu as droit à deux minutes. Et puis après les questions, tu as quatre minutes pour répondre. Et à la fin, tu dois dire, quelle est la mesure qui va relancer l'économie en deux minutes. Vous voyez bien, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette manière de faire. Mais, puisqu'on a accepté, on accepte et on fait le travail, mais j'ai pris le temps de regarder, voir comment ça applaudissait. Il y avait là-dedans une grosse masse pour Attal. Il y en avait beaucoup pour partager entre Edouard Philippe et Retailleau. Madame Le Pen, bien, mais elle-même absente. Je ne sais pas vous dire pourquoi, mais c'était comme ça. Donc, je me dis, peu importe ce que je me dis, j'ai mon angle, je sais comment je vais m'y prendre. Parce qu'il ne peut pas être question... qu'en cinq minutes, je devienne le diable officiel à qui tout le monde jette une pierre. Vous comprenez ce que je veux dire ? Je vous représente. Vous avez droit au respect. Donc c'est à moi de me comporter dans des conditions telles que le respect qui viendra à ma personne vous soit destiné. Et nous avons besoin de ça. Nous ne sommes pas... Allez, on y va, c'est la pagaille, et je te mets une gifle, tu m'en mets une autre, c'est pas notre style. Nous allons gouverner ce pays, et pour gouverner, il faut faire des compromis, c'est-à-dire dire l'endroit où passe la ligne indépassable. Et j'ai eu l'occasion de le dire, quand je leur ai dit, avec moi, plus d'aide sans contrepartie, et j'ai même précisé, c'est clair pour tout le monde ? Bon, je l'ai fait. Mon raisonnement était que si je disais les choses clairement, il les entendrait clairement parce que ces gens-là ont une expérience de la vie qui fait qu'ils connaissent les rapports de force et ils connaissent la manière de traiter avec quelqu'un qui n'est pas commode. Parce que dans les affaires c'est aussi comme ça. Et je pense que pour la part qui nous occupe, le boulot a été fait. Mais ce qu'il faut regarder, c'est la catastrophe finale. ils font une réunion pour montrer qu'ils sont le centre du monde, qui parle à tout le monde, et que c'est eux qui font sauter à la corde les candidats au pouvoir. Ils écoutent trois personnes qui racontent des fadaises les unes derrière les autres, c'est-à-dire Edouard Philippe, Retailleau et Attal n'ont pas arrêté une seule minute de dire des choses qui ne tiennent pas debout. Par exemple, Retailleau, il supprime tout. Il n'y a plus d'impôts, il n'y a plus de taxes, il n'y a plus rien. Et puis quand tu lui dis mais alors vous payez tout ce qu'il y a là, avec quoi, il te regarde genre... Édouard Philippe, à un moment donné, c'était tellement dingue ce qu'il se racontait, que lui-même est obligé de dire « Ah, ça va trop loin ». Vous avez entendu le moment où on parle des normes, et vous avez quelqu'un qui dit « Ah, les normes, c'est pas possible, il n'en faut plus ». Plus de normes ? C'est une plaisanterie, non ? Tout le monde comprend que c'est une plaisanterie. Un monde sans normes, ça n'existe pas. Et lui, il produit quoi cet homme ? Plus de normes. Vous faites des écrous, monsieur ? Vous faites des boulons ? On s'en fout de la taille. Plus de normes. La résistance des aciers, on s'en fout. Et ainsi de suite. Si ça tient pas debout. On vient d'avoir des incendies partout parce que le climat a été perturbé à cause de vos bêtises. Et vous, vous venez dire quoi ? Qu'il ne faut plus de normes environnementales ? Oui, oui, c'est ce qu'ils disent. Et d'ailleurs, ils l'ont voté à l'Union Européenne. Ils ont aboli ce qui s'appelait le devoir de vigilance, c'est-à-dire la responsabilité que chaque donneur d'ordre a, non seulement sur ce qu'il fait, mais sur les sous-traitants. Ils l'ont aboli. On est en plein dedans et ils abolissent. Et les voilà, très satisfaits d'eux-mêmes, expliquant que c'est eux qui créent les richesses, ceux qui bossent, non, ils sont là pour s'occuper. Qu'est-ce que c'est que cette manière de parler ? enfin quand même, on a tous maintenant, ça a monté le niveau, il y a beaucoup de gens qui ont le bac, il y a plein de gens qui ont une expérience de la vie, arrêtez de nous prendre pour des imbéciles, arrêtez de croire que parce que comme sous l'ancien régime, vous aurez agité vos perruques et vos titres nobilaires, nous allons tous nous prosterner devant vous, parce que ce n'est pas ça qui va se produire, dans le cas où vous n'êtes pas au courant, c'est un pays assez agité ici, et on n'aime pas trop qu'on nous regarde du haut. Mais je crois qu'ils parlaient sincèrement, et c'est ça qui m'a le plus inquiété. Je ne vous parle pas de ceux qui étaient à la tribune, parce qu'ils faisaient un numéro pour gagner leur sympathie. Mais ceux qui étaient dans la salle, ça m'inquiète, parce que finalement on a parlé des normes qui veulent abolir, ce qui n'est pas possible ni souhaitable. J'ajoute, pour qu'ils me comprennent, si jamais quelqu'un leur fait un rapport de ce que je suis en train de raconter, que c'est grâce aux normes. que nous allons pouvoir fermer certains marchés nationaux, que certains produits de l'extérieur ne rentreront plus en France au profit des seuls produits français, dans l'agriculture, avec les pesticides, dans l'industrie, etc., dans l'usage de certains produits composant certaines machines, certains objets. Car les statuts de l'Organisation mondiale de la santé permettent d'interdire, sans que ça soit répréhensible sur le plan mondial, certaines productions si elles sont considérées comme nuisibles à la santé. Par conséquent, la normalisation fera partie des moyens que nous allons utiliser. Car nous allons diriger ce pays, non pas en nous précipitant dans tous les chiffons rouges qu'on agitera devant nous. Et nous ne serons pas ceux qui vont continuellement provoquer la terre entière. Nous avancerons à chaque fois en nous appuyant sur nos droits, sur ce qui est dans le droit international. Si dans le droit international il est dit qu'on peut s'opposer pendant 4 ou 5 ans, à l'introduction en France de tel ou tel produit parce qu'ils contiennent des plastiques qui se défont quand on l'absorbe, nous l'interdirons. Et personne ne pourra nous dire, ah, c'est les bolcheviks français qui sont en train de faire la loi, ils sont en train de ravager et sinistrer le système mondial. Voilà comment nous avancerons, en nous appuyant sur tout ce sur quoi on peut s'appuyer. Si on ne veut pas renoncer à ces objectifs, il ne faut pas se fourrer face à des murs qu'on ne peut pas escalader. il faut avoir tout le long l'intelligence des situations je vous l'ai déjà dit dans une réunion ici je vous ai raconté comment je parlais avec quelqu'un ça se trouve que c'est mon pote qui était président du mexique et je lui avais dit un peu pour dire quelque chose je lui avais dit alors c 'est quoi le problème avec les gringos en ce moment il me regarde il se marre il dit ben comme d'hab 3500 kilomètres de frontières communes et ben entre temps les gringos sont allés déloger maduro donc ça fait plus rire personne de dire si tu les provoques t'as que je le faire à bon escient parce que le plat il passe une fois pas deux voilà voilà ce que je voulais vous dire de l'inquiétude que m'a donné cette salle là dessus ils se mettent à parler de la tva vous n'avez pas suivi mais il ya eu une intervention du président du medef puis une interview, puis un discours. Et tout le long, il a répété les mêmes choses. C'est-à-dire qu'il prévoit, il envisage une nouvelle énorme vague de privatisation. De quoi ? De quelque chose qui vaut plus de 500 milliards. La sécurité sociale. Le droit à la retraite. L'assurance maladie. C'est le pactole qui leur passe sous le nez tous les mois. avec votre feuille de paye quand vous payez les cotisations et que le blé repart aussitôt qu'il est venu. C'est le système par répartition. Il l'a expliqué sur tous les tons. Tous les candidats de droite qui étaient là ont tous dit qu'ils allaient imaginer une part par capitalisation des retraites. Alors... Il me revenait de dire que si vous devez vous payer demain à la retraite par capitalisation, et que vous en attendez un niveau de pension équivalent à ce que vous touchez aujourd'hui par la répartition, vous allez sentir la douloureuse. Et quand l'autre dit, moi je rends du pouvoir d'achat aux Français, oui, pourquoi faire ? Se payer plus cher ce qu'ils avaient avant moins cher. Parce que ça ne servira qu'à ça. Et bien sûr, les braves gens n'entrent pas dans tous ces détails. On leur dit, il faut rapprocher le salaire brut du salaire net. Jamais de la vie ! Le salaire brut, c'est du salaire différent, différé. Il passe dans des cotisations obligatoires. Mais c'est votre salaire, c'est déjà votre salaire. C'est pour payer vos soins, c'est pour payer votre assurance emploi, c'est pour payer votre retraite. Ce n'est pas un cadeau. qui est là, et la stratégie, je vous avais expliqué la dernière campagne présidentielle, pas vous, je vais pas vous engueuler, mais tous ceux, tous ceux qui disaient oui il exagère, c'est des grands mots, il est en train de tout dramatiser, hein, vous vous rappelez la discussion sur l'eau, hein, ben c'est quand même bien ça qui s'est passé, et ben là c'était pareil, je vous ai dit, ces gens-là vont faire la TVA sociale, alors qu'est-ce que c'est la TVA sociale ? C'est pas une TVA sympa, c'est pas une TVA à caractère social. C'est la TVA, et ils font cadeau à l'employeur des cotisations à payer par les travailleurs, jusqu'à trois fois le SMIC. Et qui paye ? Parce qu'il faut que quelqu'un paye. Tout ce que paye les cotisations. Eh bien, l'État. Donc, les ressources de la sécurité sociale passent des mains des salariés qui se répartissent entre eux leurs salaires bruts à l'État et à la fiscalisation. Et avec quoi l'État paye ? Avec la TVA. Si bien qu'à la fin de l'année, l'État dit, ah ben tiens, il faut qu'on rende ses sous à la Sécu. Alors, tant de milliards pour la santé, tant de milliards pour la caisse de chemin, tant de milliards. Et alors, qu'est-ce qu'ils vous disent ? Le gros de la dépense en France est consacré à la dépense sociale. Ça ne peut pas durer. Le système est trop généreux. Allez vous faire voir. Parce que la solution... Il ne faut pas qu'ils se trompent. Il ne faut pas qu'ils se trompent sur le rapport de force. Il ne faut pas qu'ils se trompent. Je leur ai dit, vous m'avez entendu leur dire, À un moment donné, j'ai dit, ah oui, vous voulez résoudre le problème du déficit, c'est très simple, on ne vous donne plus rien. Parce que vous nous coûtez 120 milliards tous les mois, et on est en déficit de 150. Donc j'arrête de vous donner 120 milliards, et il m'en manquera plus que 30. Et je vous garantis que moi, je vais les trouver dans vos poches. Voilà la vérité. Ils n'ont pas le rapport de force. Le gouvernement a soumis... vous préviens d'avance, ou vous discutez sérieusement avec nous, parce qu'on a compris qu'on ne peut pas tout d'un coup remettre dans l'entreprise 120 ou 130 milliards de cotisations, parce que sans doute quand on ferait tomber à genoux un nombre beaucoup trop grand. Donc on va trouver un autre moyen de faire, mais on va ramener les cotisations là où elles doivent être. Parce que, camarades, mesdames, messieurs, la sécurité sociale est à l'équilibre, elle n'est en déséquilibre que du fait de la politique du gouvernement et des néolibéraux. Il n'y a pas de déficit de la sécurité sociale. Je l'ai dit, Patrick Martin, lui, il a dit les choses, il les a dites. Il a dit, eh ben, nous allons faire la TVA sociale. Deux points de plus que la TVA normale. La TVA normale, c'est 20. La TVA moyenne, c'est 18. D'accord ? Il n'a pas dit la TVA moyenne, il a dit la TVA normale. Deux points de plus. Tout ce que vous achetez, deux points de plus. 22% au lieu de 20. Et sinon, il se peut que vous ayez, comment dire, un peu plus de confort. Alors là, vous avez Hollande, le revenant, qui lui a prévu de faire une TVA sociale entre 22 et 24. Ben oui, pourquoi pas, pendant qu'il y est. C'est incroyable que ces gens vivent dans un monde où ils pensent qu'alors que la consommation populaire stagne, alors que nous sommes entrés en récession. qu'on va encore continuer à serrer le kiki, encore moins, encore moins, moins acheter de la nourriture, moins acheter des vêtements, moins de tout, tout le temps, parce que c'est le seul projet qu'ils ont à proposer aux Français, nous allons remettre les comptes en ordre, vous ne remettrez rien en ordre de cette manière-là, vous ne ferez qu'aggraver les déficits, et vous reviendrez dire qu'on a encore trop dépensé, et qu'il y a trop de services publics, ce n'est pas vrai, je vous redis les chiffres que j'ai dit ce jour-là. La part de la paie des fonctionnaires dans la richesse produite par le pays a baissé de 6 points en 20 ans. La part de l'État dans la ponction sur la richesse du pays a baissé de 7 points. Et tout ce que l'État ramasse, à l'exception d'eux, une petite quantité. est immédiatement redistribué. Ici, du crédit pour faire de l'investissement, là-bas des salaires, là des équipements, là de la peinture, là du papier, tout est redistribué. L'État n'est pas une espèce de tas de sable dans lequel on verse l'argent qui s'y perdrait. L'État est le premier animateur, le premier agent économique du pays. Et eux, ils l'ont donné pour mission Harakiri. Détruisez-vous vous-même. Voilà ce qu'il va falloir inverser. Mais je préfère qu'ils sachent à qui ils ont affaire. Nous discuterons toujours sérieusement. Nous sommes capables d'entendre toutes les objections. nous sommes capables de faire des compromis quand il le faut mais nous ne sommes pas capables de nous faire prendre pour des imbéciles par des gens qui de toute façon sont incapables de faire autre chose que de mettre le pays dans l'état de ruine dans lequel il est car c'est entièrement et exclusivement de leur faute c'est parce qu'ils ont appliqué cette politique alors après Vous avez vu comme moi, et les salaires ? Je réponds, il faut les augmenter, ça les fait rire. Vous savez, ce moment-là est crucial. Je n'ai pas de mépris pour les gens qu'il y avait là. Je ne raisonne pas, comme je pense beaucoup d'entre vous, en termes personnels. Je me dis, qu'est-ce qui se passe dans leur vie ? Qu'est-ce qui se passe dans le rapport qu'ils ont aux autres ? pour penser que quand on parle du salaire avec lequel on vit, on rigole. Vous n'y pensez pas, mon cher. Pas question. J'ai connu, moi, des petits patrons me disant, mais moi, je ne peux pas augmenter les salaires parce que je n'ai pas assez de clients. Et d'ailleurs, dans l'enquête qui nous avait été distribuée avant, qu'ils ont fait auprès des employeurs, les trois quarts, trois quarts, donnaient comme cause de leurs difficultés la faiblesse de la demande. C'est-à-dire pas assez de clients. Comme tu n'as pas assez de clients, tu ne rendes pas assez d'argent. Et comme tu ne rendes pas assez d'argent, eh ben, tu dis, je vais avoir du mal à augmenter les salaires. Mais là, on a ponctuellement un intérêt commun. Il faut qu'il y ait plus de clients. Parce que le client, il commence par se délester de 18% en moyenne, qui retourne direct dans la Caisse de l'État. Vous voyez que l'endroit où on a des choses à faire, il existe. mais à la condition que tout le monde soit honnête dans cette affaire. Et pas les uns se font dépouiller vifs, et les autres, non seulement prennent tout, mais en plus se moquent des gens. Et ce moment est l'échec du MEDEF, entendez-le, l'échec du MEDEF. À cet instant, la classe sociale qui prétend diriger ce pays, qui prétend lui donner des leçons et des conseils, d'un seul coup, elle déclare la guerre de classe. à ceux qu'elle embauche et qu'elle paye. Ils ne savent pas qu'ils ont fait ça. Mais tous, vous avez compris ça. Tu sais, on ne parle pas comme ça. Quittez-toi pour rire. Ils ont fait une erreur terrifiante. Et j'ai l'intention de tirer avantage de la situation. Par conséquent, vous irez répétant partout que ce n'est pas supportable d'être traité comme ça. Et puis, on en tirera les conclusions. Je vous les dis dans un instant. Mais maintenant je viens sur un autre sujet qui est la question de la dette. Alors vous avez tous bien compris. Quel bonheur ! Alors vous avez vu comment on fait ? Bzzzt ! Rôle la pièce. C'était une réunion des médias, des nouveaux médias, que toute la caste avait dit, quelle horreur ! Je trouve que là-dedans, quelqu'un m'a posé une question intéressante et m'a dit, monsieur Mélenchon, vous êtes en contradiction, vous voulez ouvrir largement les caisses, en gros, je résume, mais ce n'est pas possible avec les traités européens. Je viens sur les traités européens, le sujet n'est pas nouveau pour moi, ça fait 10 ans qu'on explique ça, ça fait 15 ans que c'est un débat international, ça a commencé avec la crise de la dette argentine, auparavant il y avait eu une alerte avec la crise de la dette mexicaine, et puis avant il y avait eu une crise en Asie, et puis il y a eu celle de la Russie, donc les militants qui militent depuis longtemps, comme moi, on est au courant de tout ça. On a suivi, la première fois, tu ne comprends rien, tu te fais expliquer, la deuxième, tu n'es pas sûr d'avoir bien compris, la troisième, ça y est, tu as compris. Et puis tu es là, tu te rappelles, machin a dit, truc a écrit, bon voilà. Tous les militants font comme ça. Discuter avec un syndicaliste de n'importe quelle branche, n'importe où, il sait des tas de trucs qu'il ne savait pas en arrivant, parce qu'il a dû s'y intéresser. Donc ce n'est pas un sujet nouveau pour nous. Il y a même un rapport, j'ai même été à une réunion de l'ONU à Genève. le rapport qui a été fait était fait sur la base du gouvernement révolutionnaire de la révolution citoyenne en équateur et avec l'afrique du sud c'était le gouvernement de raphaël correa et le gouvernement de l'afrique du sud qui faisait un rapport sur comment on régler le problème des dettes souveraines voilà tout ça existe il ya des textes et machin faut se renseigner là hein dès que j'ouvre la bouche ils sont là il a dit la dette il veut pas payer bon tu vois des animaux Ils réfléchissent pas, ils pensent pas, ils viennent, ils mettent la main dans la cage du tigre, ils tirent les moustaches, ils s'étonnent de s'en prendre une derrière. Mais c'est exactement ce qui leur est arrivé ! Vous croyez réellement, vous me connaissez. Au moins, il devrait se méfier. Se dire Mélenchon dit ça, mais qu'est-ce qu'il veut dire au juste ? Quand même, c'est curieux qu'il dise ça. D'habitude, il dit des trucs. Non, allez, en avant. Un, deux, trois, quatre, cinq. La France, dit Edouard Philippe, n'a qu'une parole et elle honore sa parole et sa signature. Vas-y, joue de la musique, Coco, t'as rien compris. Je viens de te dire que ce sont les titres de l'État français comme dette, l'État a emprunté des sous. Il y a un titre de dette qui est marqué dessus, par exemple, 1000 euros, qui appartient, une fois que tu as donné les sous, c'est un titre de dette pour toi. Et voilà que la Banque Centrale Européenne a racheté ce titre de dette. Et comme nous sommes membres du système financier européen et de la Banque Centrale Européenne, C'est un titre de dette que nous nous devons. Alors par exemple, toi Antoine, je viens te voir et tu me dis, écoute, je ne peux pas en ce moment t'aider Jean-Luc, j'ai une dette de 10 millions. 10 millions ? Oui. Bon, et à qui tu les dois ? Ben à moi. Je me dis, ce garçon a perdu la boule. Allez Antoine, alors Antoine il prend son premier papier de 10 millions, scritch. Qu'est-ce que ça change pour lui ? Rien. Qu'est-ce que ça change pour moi ? Rien. Parce que la banque centrale, quand elle a acheté les titres de la dette française, elle a mis l'argent, elle est allée voir le banquier à ta poêle, et lui a dit bon, donne 1000, ok tiens voilà 1000, je prends le titre de dette. À ce moment-là la monnaie a été créée. Ce soir je ne vous explique pas pourquoi l'argent n'existait pas, mais bon. D'accord ? Je t'ai donné mille balles, tu les as. Qu'est-ce qu'il fait, lui, avec ces mille balles que je viens de lui donner, pendant que moi, à la banque centrale, je repars avec mon petit titre ? Qu'est-ce qu'il fait ? Eh bien, rien. Il prend les milles et il les fout dans la sphère financière. Donc, vous n'en voyez pas la couleur. Il n'a pas acheté des gommes et des crayons, il n'a pas acheté une voiture, il n'a pas construit une maison, rien. Il l'a mis dans la sphère financière. Résultat, une masse considérable de pognon. a été distribué par la banque centrale européenne, aux banques auxquelles elle a racheté les types des dettes nationales, et tout ce fric est foutu le camp dans la sphère financière, si bien qu'il n'y a pas eu ça d'inflation. Un point d'inflation. Alors, eux, ça ne les dérange pas, la réalité. Mais pas du tout. Ils viennent tous nous dire, ah, vous allez faire de l'inflation. Non, tu as déjà dit que c'était déjà payé. Ah oui ? Ah bon ? Bon, là, on repart. Il faut qu'ils trouvent autre chose. C'est interdit par les règlements européens. C'est pas vrai. Ce qui est interdit par les règlements européens, c'est que la Banque Centrale Européenne achète aux États des titres de dette. Mais si elle veut acheter des titres de dette aux banques privées, elle peut. D'ailleurs, elle l'a fait et en a acheté 4 000 milliards. Et ça n'a pas créé d'inflation. Elle a le droit. Ah oui, mais elle n'a pas le droit de l'annuler et elle fait ce qu'elle veut, c'est marqué. Dans le texte, il n'est pas marqué que la Banque Centrale fait des chapeaux pointus avec ou des éventails, je ne sais pas quoi. Il n'y a rien marqué du tout. Elle fait ce qu'elle veut. Donc si elle décide de geler cette dette ou de la foutre au feu, c'est son affaire. Donc ce n'est pas vrai, je le dis à direction de monsieur le directeur président de la Bundesbank, je crois que ça s'appelle, comme ça, la banque centrale allemande, qui dit il n'en est pas question, c'est interdit par les traités. Ben non, vous savez, nous on a beau être français, on sait dire. C'est pas dans les traités. C'est vous qui ne savez pas de quoi vous parlez. Parce que quand il a fallu sauver... la monnaie internationale vous avez tous couru y aller et quand une fois vous la banque centrale allemande vous avez fait un procès à la banque centrale européenne parce qu'elle avait racheté des titres de dette des états bien sûr à des banques privées et bien vous avez dit elle n'a pas le droit de le faire il ya eu un jugement et vous l'avez perdu alors quoi vous pensez que vous l'avez gagné non non vos affaires s'arrange pas monsieur le chef de la bundesbank mais alors mais pas du tout pourquoi parce que le gouvernement allemand lui-même a sorti de la constitution de l'Allemagne le fait que le budget devrait tout le temps en équilibre. Au revoir la règle d'or que madame Le Pen veut imposer en France et dont je vais dire un mot dans un instant. Voilà, ne croyez pas une seconde qu'on raconte des choses qui nous passent par la tête. On a étudié et on sait pourquoi ça donnera un avantage. On n'a jamais dit qu'on allait le faire tout seul. Ils choisissent l'hypothèse la plus ridicule pour pouvoir nous ridiculiser. Moi, je viens à la Réunion, si c'est moi qui m'en occupe. Je vais aller voir les Italiens. Je vais aller voir les Espagnols. Je vais aller voir les Belges. Qui c'est qui me manque ? Les Grecs. Et je vais leur dire, Didouard, vous aussi, vous êtes à plus de 100%. Ouais, ben, on a intérêt à ce que ça baisse, non ? On est déjà quatre. On continuera. Je vais aller voir les Allemands. Je dis, écoutez, bon, fermons la porte pour pas que ça s'entende. Mais je connais l'état de vos finances et surtout l'état de votre pays. Vous avez 4000 ponts à réparer, 1000 ou 2000 écoles. Vous avez deux ou trois écluses, il vaut mieux les réparer avant qu'elles s'arrêtent, parce que la dernière fois ça a duré un an et demi, vous avez dû faire 200 kilomètres pour faire le tour de l'écluse qui ne marchait plus. Donc vous êtes, l'année qui vient, vous allez dépasser les 3% de déficit, les bons élèves, et puis en 2028, vous serez à 4,6, je le sais, c'est pas moi qui l'ai dit, c 'est l'OCDE. Donc vous n'allez pas être si brillant que ça. Et pour quoi faire ? pour acheter des armes, pour être la première armée conventionnelle d'Europe. Alors moi, là, on rouvre la porte. Et je vais dire à tout le monde, pourquoi faire, vous voulez être la première armée conventionnelle d'Europe
débat du MEDEF, Jean-Luc Mélenchon a choisi de ne pas chercher à séduire le patronat. Au contraire, il assume une confrontation directe avec les intérêts économiques qu'il considère comme responsable d'une partie des difficultés du pays. Son message est clair, la dette ne doit pas servir de prétexte pour imposer toujours plus d'austérité. Pour lui, la priorité doit être l'investissement, notamment dans la transition écologique, quitte à remettre en question certaines règles européennes. Mais Mélenchon va surtout déplacer le débat vers les inégalités. Il affirme que les plus grandes fortunes ont considérablement augmenté leur patrimoine ces dernières années et défend une fiscalité beaucoup plus redistributive. Et c'est précisément ce qui rend son intervention stratégique. Face à un public de chefs d'entreprise, Mélenchon ne cherche pas le compromis à tout prix. Il cherche à imposer son propre récit. Celui d'une société où la question centrale n'est pas seulement de réduire les dépenses, mais de savoir qui doit contribuer davantage. Le débat du MEDEF devient donc, pour lui, une tribune politique. Et derrière cette confrontation, une question reste posée, cette stratégie de rupture permettra-t-elle à Mélenchon de convaincre au-delà de son électorat traditionnel, ou renforcera-t-elle encore davantage le fossé avec le monde économique
si le véritable problème politique français venait directement de ses institutions ? Depuis 1958, la Ve République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une sixième république ? Dans cet e-book, découvre l'histoire, les failles et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre.
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