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Raphaël Glucksmann qui répond à mes questions dans un instant, il vient d'entendre l'édito de Laure Closier et il a dit « Ah bah je viens d'apprendre que j'étais communiste ». Bon allez, je lui pose la question, à tout de suite.
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est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Raphaël Glucksmann. Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, candidat à cette primaire du Parti Socialiste et de Place Publique. Vous êtes également député européen. Beaucoup de questions à vous poser. Votre programme qui de jour en jour se complète sur les retraites, sur les héritages, sur les taxes, sur l'école. Mais au fond, en préparant cette interview, je me demandais si cette rentrée n'était pas en train de devenir la rentrée de François Hollande. plutôt que la rentrée de Raphaël Glucksmann. Est-ce que le candidat de la gauche, ce n'est pas en train de devenir François Hollande ?
Écoutez, moi je pense qu'on aura besoin de tout le monde et je suis très content que François Hollande expose ses idées, qu'il développe sa vision du monde. Mais là, nous, nous avons une primaire qui va décider du candidat ou de la candidate de l'espace social-démocrate, de l'espace socialiste et démocrate. Et je compte bien, moi, l'emporter et être ce candidat pour remporter l'élection présidentielle. Parce que je pense que notre espace politique
peut gagner cette élection. Il est dans un autre timing que le vôtre. On a l'impression que pour lui, cette primaire même n'existe pas, à part le fait qu'il dit qu'il va y voter, puisqu'il est lui-même adhérent. Mais il dit, en fait, la vraie question, elle se posera en décembre. Comme si, au fond, vous, vous étiez candidat à une élection pour du beurre.
Mais non. En fait, la stratégie de François Hollande, elle est limpide et elle est parfaitement respectable. Il attend. de voir si je
réussis
à enclencher une dynamique. Mais c'est pareil pour tout le monde. Moi, depuis le début, j'essaye de régénérer cet espace politique et de dire une chose simple. J'en ai marre de cette gauche qui joue toujours le coup d'après, qui est habitée par l'esprit de défaite, qui sacrifie ses principes pour des circonscriptions. Et je veux, moi, que nous gagnions l'élection présidentielle. Donc en fait, voilà. La responsabilité, elle pèse sur mes épaules. Il faut que j'enclenche cette dynamique. Et aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est que cette dynamique commence. Ça fait une semaine qu'on est en campagne. C'est-à-dire ? Ça fait une semaine qu'on est en campagne. Les sondages augmentent. Il y a un enthousiasme sur le terrain. Des adhésions en masse. Et d'ailleurs, j'en profite ce matin pour m'adresser à vos auditeurs et aux téléspectateurs en leur disant « Si vous en avez marre de vous plaindre de l'état de la gauche, venez adhérer. Emparez-vous de ce scrutin. Changez-la. » Et on va prendre ensemble le pouvoir pour changer la vie des Françaises et des Français parce qu'on en a marre de ces dix années d'injustice et d'impasse du macronisme et parce qu'on ne veut pas que notre pays soit offert à Madame Le Pen et à l'extrême droite.
Quand on entend François Hollande, qui clairement a un programme, il le développe dans son livre, mais ne vous inquiétez pas qu'on le fait aussi, mais il est déjà partout. Justement, il est partout, il parle partout et il est en campagne. Il ouvrira même à partir de lundi un QG de campagne à Paris dans le 11e. Est-ce que ça ne veut pas dire que votre élection à vous, c'est le brouillon et que le vrai candidat, il arrive en décembre et qu'il est en train de préparer son décollage
Écoutez. Dans toutes les enquêtes d'opinion, je suis largement devant. J'ai fait un score aux européennes qui a suscité un espoir chez les millions de Françaises et de Français. Et il y a là l'opportunité de résoudre. La question de la candidature, ça s'appelle une primaire. Les adhérents du Parti Socialiste, de places publiques, et ceux qui voudront nous rejoindre et adhéreront à la plateforme commune, pourront choisir, choisir leur candidat. Mais vous savez, la malédiction de cet espace politique, de la gauche démocratique, c'est que nous, on est enfermés dans des questions de personnes et de process, on débat sur le nombre de débats, on débat sur la nature de tel ou tel processus, pendant que les autres font campagne. Moi, ce qui m'intéresse, c'est pas finalement... François Hollande, Olivier Faure, Raphaël Juxman. Moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'on engage la bataille avec Marine Le Pen, avec Jean-Luc Mélenchon, avec Édouard Philippe, qui sont nos véritables concurrents dans cette élection. Et donc, à force de ne penser qu'à soi, de se regarder le nombril, la gauche démocratique perd. toutes les élections nationales. Moi, je veux mettre fin à cette suite des faits. Si votre argument,
Raphaël Glucksmann, c'est de dire j'ai lancé une grande dynamique au moment des européennes, donc ça va me porter. Yannick Jadot avait fait 14% aux européennes. Je vous remercie d'évoquer Yannick
Jadot parce qu'ensemble, nous allons mener la révolution écologique. Vous avez vu ces chiffres,
j'imagine que vous les avez analysés. Il avait fait à peu près le même score que vous, aux européennes. Il s'est totalement écroulé aux présidentielles. Donc la dynamique des européennes, ce n'est pas la même. Ce n'est
pas la dynamique des européennes. Ce qu'on est en train de construire, c'est une équipe. équipe pour gouverner le pays, avec Yannick Jadot, avec Boris Vallaud, avec Carole Delga, avec Laurence Rossignol, avec Nicolas Maillot-Rossignol, avec Aurore Laluc. En fait, nous sommes en train de construire l'équipe qui va d'abord refonder la gauche sur des bases claires et qui ensuite va gouverner ce pays. Et moi, je suis convaincu que les Françaises et les Français en majorité ne voudront pas reconduire un ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron pour reproduire les mêmes politiques avec les mêmes gens pour que vous, vous soyez obsédés par une... question, c'est quel est le poste de monsieur Darmanin ? Alors, est-ce qu'il sera Premier ministre, ministre de la Défense, ministre d'affaires étrangères ? On en a marre. On en a marre. Et donc il faut tourner cette page. Mais pour tourner cette page, il faut une offre politique nouvelle. Et c'est ce que nous allons proposer avec des changements radicaux. Donc pour vous, l'écologie, ça a été votre
premier déplacement. C'est extrêmement important. Vous avez entendu ce matin un milliard d'euros qui vont être débloqués pour aider les agriculteurs. Vous auriez vous aussi débloqué cette aide-là si vous étiez président ?
Il faut une aide d'urgence pour nos agriculteurs. On a besoin de nos agriculteurs. On a besoin qu'en France, il y ait encore des paysans. On a besoin de... y compris pour mener à bien la transformation écologique. Ils seront l'avant-garde de cette transformation des agriculteurs. Mais moi, ce que je note, c'est que dans le même temps, on sabote le fonds qui était destiné à la rénovation thermique des écoles, à l'adaptation des écoles à la canicule. On a eu des enfants qui ont littéralement cuit dans leur salle de classe.
Et on est à nouveau dans une alerte canicule aujourd'hui.
Et alors, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on apprend ? C'est que le gouvernement... diminue de 60 millions le fonds qui était destiné à adapter nos classes aux canicules et que donc l'année prochaine... on se retrouvera exactement dans la même situation que cette année. Et cette impréparation permanente face au réchauffement climatique, c'est un scandale. Ça met en danger nos enfants, ça casse la continuité du service public, ça oblige les écoles à fermer, ça empêche les enfants d'apprendre. Et le résultat de toute cette impréparation, c'est que la France sombre dans le chaos à chaque événement climatique. Moi, je mettrai fin à cela. Nous lancerons la révolution écologique, l'adaptation de la France au changement climatique, et nous serons prêts. La France sera gouvernée. Vous les adapterez comment ?
accepterait l'idée de clim dans les écoles
faut de la clim. Nous, on n'a aucun problème avec l'existence de la clim. Il faut dans l'urgence de la clim, mais ça ne suffit pas. La clim n'est pas la réponse au réchauffement climatique. Donc il faut un plan de rénovation des écoles. Vous savez que 30% des écoles françaises sont délabrées ou insalubres. Et donc nous, ce que nous proposons, c'est un plan de bâtisseurs d'écoles. On a, en gros, 4000 écoles à rénover chaque année. Ça suppose des investissements. Les collectivités locales ne pourront pas le faire seules. Et aujourd'hui, oui, avec une participation de l'État, et aujourd'hui, le gouvernement envoie le signal qu'on a déjà tourné la page de la canicule. Mais c'est normal, parce que depuis dix ans, ils gouvernent comme ça. Ils font des séquences, ils arrivent, un ton martial, nous ferons face à la canicule. Et dix jours après, ils ont oublié. Et ils sabotent les budgets qu'eux-mêmes ont annoncés.
Raphaël Glucksmann, sur ce plan pour l'agriculture, il y a deux questions en particulier sur lesquelles je voudrais vous interroger. Vous avez dit qu'on aura besoin d'eux aussi pour s'adapter au réchauffement climatique. La question du stockage de l'eau. Edouard Philippi est favorable. Il dit oui, il va falloir stocker l'eau. Les Espagnols le font. Et en France, il y a un débat là-dessus. Vous, vous êtes pour ou vous êtes contre ?
Moi, je suis pour le stockage de l'eau et simplement les méga-bassines. Ce qu'il faut, c'est un moratoire sur ces méga-bassines pour une raison simple. C'est qu'il faut de la concertation dans l'utilisation commune de l'eau. Et c'est pour ça que nous, ce qu'on propose, c'est des parlements de l'eau. Que tous les acteurs d'un territoire puissent avoir leur mot à dire. Il ne faut pas que l'eau soit captée par quelques exploitations. Vous voulez bien qu
'on la stocke
? Non, mais ce que je veux
dire... Pardon, je veux essayer de comprendre. La méga-bassine, la méga-bassine, ok. Non, non, pas les
méga-bassines. Les rétentions d'eau, puisque c'est ça quand vous dites qu'on stocke. Bien sûr qu'il faut des rétentions d'eau. Bien sûr que sur certains territoires, c'est nécessaire. Mais la méga-bassine... qui irrigue seulement quelques exploitations et qui prive les autres agriculteurs de l'accès à l'eau, ça ne fonctionne pas. Donc nous, ce qu'on veut, c'est une gestion démocratique de l'eau. Mais je vais vous dire une chose très simple. Pourquoi les agriculteurs seront à l'avant-garde de la transformation écologique ? Mais parce que le premier geste que devra faire un président de la République quand il sera élu en mai prochain, c'est d'aller renégocier la politique agricole commune. Parce qu'aujourd'hui, on a une politique agricole commune qui bénéficie à 10% des agriculteurs français, qui bénéficie aux gros exploitants. de la Beauce, mais qui ne bénéficient absolument pas. à tous ces agriculteurs qui aujourd'hui gagnent un salaire de misère pour travailler 70 heures par semaine. Et donc nous, nous changerons cela et nous organiserons la rémunération des services écologiques rendus à la collectivité. Par exemple, quand vous avez une friche, dans les régions viticoles, vous avez de l'arrachage, ça se transforme en friche. La friche, c'est ce qui va déclencher, démultiplier les risques d'incendie. Eh bien, les agriculteurs qui s'occuperont de ces friches seront rémunérés. Et ça, on a le budget pour ça. Et qui bloque aujourd'hui à Bruxelles ce genre d'évolution ? qui bloque la France, malheureusement. Je dois vous le dire, la France d'Emmanuel Macron et les autres Européens sont prêts à le faire. Nous le ferons.
Raphaël Luxemagne, une question. Il y a eu le stockage de l'eau. Je voudrais vous poser aussi la question des prix. Hier, le patron de la FNSEA était à mon micro. Ce matin, j'ai reçu le patron de bon duel et casse-grain sur RMC et les deux au fond tiennent le même discours. Ils disent qu'on a trop tiré vers le bas les prix de l'alimentaire et ça n'est plus tenable. Il va falloir accepter une inflation sur l'alimentaire. Alors, ça représenterait quelques centimes par boîte de conserve. de petits pois, mais il dit c'est soit ça, soit l'agriculture en France meurt. Est-ce que, oui, il faut accepter une inflation sur les prix de l'alimentaire agricole
? Ce qu'il faut, c'est que les producteurs soient justement rémunérés.
Donc
ça veut dire
quand même qu'au bout de la chaîne, on va payer plus cher
sa
brique de lait et sa boîte de conserve.
Qu'est-ce qui fabrique le prix ? Ce sont les intermédiaires, ce sont les marges qui sont dégagées. Et donc on a là un effort majeur à faire. Oui mais à un moment ou à un
autre c'est ce qu'ils vous disent, ça va quand même finir par monter.
Oui mais il y en a qui font beaucoup, beaucoup d'argent en ce moment. Et ce ne sont pas les producteurs, ce ne sont pas les agriculteurs. Vous parlez
des marques, vous parlez de la distribution ? Ce sont les intermédiaires, les marques,
l'agro-industrie. C'est là où on doit faire pression pour baisser les prix. Et en réalité, aujourd'hui, on est dans un marché qui est totalement opaque. Eh bien, nous allons le rendre transparent. Et je vais vous dire une chose.
On devra savoir quelle part revient vraiment à l
'agriculteur dans une barquette de jambon ou dans une boîte de conserve de petits pois ? Et les consommateurs seront surpris. de voir à quel point nous rémunérons mal nos producteurs, nos agriculteurs. Et moi, ce que je veux dire, une chose très simple, la France a besoin de ces agriculteurs. On a fait, grâce à eux, une transformation majeure pendant 40 ans. Cette transformation, c'était de mettre fin à la disette, d'avoir une agriculture qui produisait beaucoup. Là, désormais, on a besoin d'eux. On a besoin d'eux pour mener à bien cette transformation écologique. Celui qui dit ça,
Raphaël Guzman hier, c'est le représentant des agriculteurs. C'est le premier syndicat agricole. Donc, il dit qu'il va falloir augmenter les prix.
Mais les positions défendues par la direction de la NFNSEA, je suis désolé, sont souvent en contradiction avec les intérêts des éleveurs, avec les intérêts des petits agriculteurs, des petits exploitants qui, eux, ne s'en sortent pas. Donc, quand il dit qu'il faut augmenter les prix, vous dites que c'est contre les
agriculteurs qu'il le dit ?
Non. qu'on paye au juste prix les producteurs, oui, mais pourquoi ils ne s'attaquent pas dans ce cas-là aux marges qui se dégagent entre le producteur et le consommateur ? Et c'est là qu'il va falloir trouver des marges. Mais je vais vous expliquer. Aujourd'hui, vous avez des représentants du monde agricole qui, à Bruxelles, lutte d'arrache-pied pour empêcher toute réforme de la politique agricole commune. Par exemple, savez-vous que la France est un des seuls pays européens qui n'a pas de plafond sur les aides ? C'est-à-dire que vous avez des grands agro-industriels qui bénéficient de millions d'euros de la politique agricole commune, pendant que vous avez des petits exploitants qui n'en bénéficient pas. Eh bien moi je vais vous dire, dans tous les autres pays européens, il y a des plafonds, ça veut dire qu'on a une répartition. égalitaire, équitable de ces aides. Et ça permet à quoi ? Ça permet aux petits exploitants, aux petits agriculteurs, ceux qui galèrent aujourd'hui, de s'en sortir. Et moi, ce que je veux, c'est une politique agricole. juste et écologique.
Raphaël Glucksmann cette semaine la question du voile est revenu à l'ordre du jour d'abord parce que le RN a annoncé qu'il voudrait l'interdire et puis hier il y a eu cette déclaration de Jean-Luc Mélenchon qui dit avoir commis une erreur lorsque initialement il estimait que le voile était je cite une soumission de la femme et un signe du patriarcat aujourd'hui à l'inverse il estime que c'est une forme de liberté de la femme. Quelle gauche êtes-vous
Moi je suis une gauche laïque. Mais je tiens à vous dire que si le sujet est revenu au cœur du débat public, c'est parce que le Rassemblement National propose quoi ? Il propose d'envoyer les policiers français faire la chasse aux foulards dans les rues de France. C'est ça ? On en est là, sérieusement ? Et donc en relançant ce débat-là, le Rassemblement National sait très bien ce qu'il fait. Il veut relancer les fièvres identitaires. Eh bien moi je ne le permettrai pas. Et je ne veux pas que la politique française se résume à un débat entre fièvres identitaires. Et je vais vous dire une chose simple. Ce que propose Mme Le Pen, c'est la négation même de la laïcité. La laïcité, ce n'est pas la police des vêtements. Ce n'est pas interdire un vêtement dans l'espace public. La laïcité, c'est protéger des sanctuaires, comme l'école. C'est la loi de 2004, à laquelle je suis foncièrement favorable, qui protège l'école du prosélytisme religieux. La laïcité, c'est aussi la liberté du choix. Et donc, quand une femme est contrainte, il faut que la puissance publique intervienne. Comment on sait si elle est contrainte ou
pas ?
Ce qu'il faut, justement, c'est appliquer la loi de 1905. Et dans la loi de 1905, il y a des enquêtes qui sont possibles et des sanctions qui sont possibles. Quand il y a une contrainte, maintenant, je vais vous expliquer une chose simple. Si la France se transforme dans un pays où la police va arrêter des femmes parce qu'elles portent un voile ou parce qu'elles portent un foulard, comment on va ensuite se regarder dans les yeux ? Ça veut dire qu'on aura nos policiers qui feront ça. Et comment ils feront la distinction ? Comment ils feront la distinction entre le foulard d'une juive orthodoxe et le fichu porté sur la tête par une femme qui est en chimiothérapie et un voile islamique ? Ils le feront au faciès ? Ils le feront au faciès ? Donc en fait, vous aurez une situation où vous avez une tête d'arabe, soyons cash. Vous êtes arrêté et on vous met une amende. Mais c'est quoi ce pays ? C'est le pays qu'on veut ? C'est le pays qu'on veut, mais moi j'appelle vraiment les auditeurs à réfléchir. Est-ce qu'on veut que la police française soit chargée de faire ce genre de travail ? Est-ce que c'est ça la République ? Est-ce que c'est ça la France ? Moi je pense que la France, ce n'est absolument pas ça.
Vous avez parlé, cela dit, de la question de la liberté de choix ou non. La question s'était posée aussi d'interdire le voile sur les jeunes filles ou sur les fillettes. Est-ce que ça, c'est une question que vous vous posez ?
Regardez, si vous interdisez le voile en dessous de 15 ans, c'est ça qu'avait proposé Gabriel Attal. Donc vous allez avoir des policiers qui vont contrôler l'ensemble des filles qui portent un voile sur la tête pour savoir quel âge elles ont. Sérieusement ? Mais on ne veut pas d'un pays qui ressemble à ça. Et pourtant c'est quelqu'un qui est extrêmement laïque qui vous parle. Mais moi je ne veux pas que ma police, que la police de la France soit... Et par ailleurs, j'aimerais poser une question à Madame Le Pen. Latifa ibn Ziaten, dont le fils a été assassiné par Mohamed Merah, par le terroriste Mohamed Merah, qui porte le foulard. Elle va envoyer la police pour mettre une amende à Latifa ibn Ziaten. Sérieusement, elle qui lutte contre la radicalisation en permanence, qui défend les principes de la République partout, qui va dans tous les quartiers du pays pour expliquer qu'il faut être républicain.
dont le fils a été assassiné par Mohamed Merah. Raphaël Guzman, il semble que vous ayez peur de débattre.
Pardon ?
'est ce que disent vos concurrents au sein de la primaire, c'est ce que disait Ségolène Royal à ce même micro il y a deux jours. Il semble que je sors
d'un débat avec Marine Le Pen, Edouard Philippe, Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon. Mais au sein de la primaire socialiste, ils vous accusent
de refuser de débattre et de ne vouloir qu'un seul débat là où les autres en veulent trois.
Moi ce que je veux, c'est que les débats qu'on a... Le débat qu'on a est le maximum d'exposition. Et donc quand France Télévisions et France Inter font une offre commune en prime time pour dire voilà ce qu'on vous propose, vous avez accès à des millions de Françaises et de Français, j'accepte cette offre. Ensuite, s'il y a un accord entre les chaînes, s'il n'y a pas d'exclusivité, moi je n'ai pas de problème à faire des débats. Ce n'est pas la question, on verra, on négociera. Je n'ai aucun problème à débattre. Par contre, ce qui est certain, c'est que cette primaire, ça doit être l'occasion d'aller parler aussi aux militantes et aux militants. Mais ça veut aussi
dire que vous êtes ouvert à l'idée qu'il y ait plusieurs débats ?
Moi, je suis ouvert aux idées qui donnent le plus d'impact à cette primaire.
Plus il y a de débats, plus il y a d'impact.
Non, ce n'est pas vrai. Si on perd un débat en prime time sur France Télévisions, je suis désolé, on en touchera moins de monde. J'ai un immense respect. Pourquoi ? Parce
que France Télévisions ne voudrait pas partager ? Parce que l 'offre
qu'ils font, c'est l'offre et c'est parfaitement logique.
Vous venez d'abord
débattre chez nous. Bref, tout ça, honnêtement, on ne va pas passer des années à parler des débats, des débats, des débats. Alors, ils en ont tous fait un argument. Ils vont faire un argument de tout. Moi, je veux dire, j'ai aucun problème avec ça. Ils vont faire un argument de tout. Mais, ce qui compte... C'est ce que nous proposons aux Françaises et aux Français. Et ce qui compte c'est la grande bataille qu'on doit mener contre l'extrême droite qui est aux portes du pouvoir. Ce qui compte c'est le débat pour sortir la gauche de l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui compte c'est nos lignes stratégiques. Ce qui compte c'est notre capacité à mobiliser pour cette primaire. Ce qui compte c'est qu'on soit des dizaines de milliers de gens qui nous rejoignent pour remporter cette élection présidentielle. Moi mon obsession c'est l'élection présidentielle parce que je pense que nous allons la gagner.
à donner comme argument à nos confrères de l'opinion qu'il n'y aurait qu'un seul débat, parce que quand on est de gauche, je cite, on débat sur le service public. Donc le service public est de gauche.
Non, pas du tout.
Ou alors, cette phrase, quand on est de gauche, on débat sur le service public. Elle a été prononcée par votre directeur de la communication auprès de mes confrères de l'opinion.
Quand on est de gauche, on doit faire un débat sur le service public. Eh bien oui. Vous savez, le service public est attaqué aujourd'hui, en permanence. Il y a eu une commission, Charles Aloncle, il y a une attaque permanente de l'extrême droite contre le service public. Et oui, nous défendons le service public d'audiovisuel. Est-ce que Charles Sapin,
ancien journaliste du Figaro, désormais à Valeurs Actuelles,
peut faire
son éditorial ? Je vais y répondre à vos questions parce que
je réponds à toutes les questions. Mais moi, je n'ai aucun problème pour débattre aussi sur des chaînes privées. L'enjeu c'est quoi ? Vous serez le bienvenu. Je vous remercie, d'ailleurs je suis là et je suis très bien accueilli, le café était bon. Mais la vérité c'est qu'il faut un débat sur les chaînes publiques. Mais personne ne dit qu'il n'en faut
pas. La question c'est cette phrase. Quand on est de gauche en débat sur le service public, et je vous pose la question évidemment parce que vous connaissez le contexte, la société des journalistes de France Inter a déposé un préavis de grève pour les 13 et 14 septembre prochains pour protester contre le fait qu'il y aura un éditorial de 2 minutes 30 le week-end tenu par un ancien journaliste du Figaro, aujourd'hui à Valeurs Actuelles, Charles Sapin. Est-ce qu'il faut pouvoir avoir des éditorialistes de droite sur le service public
? Oui. Et il faut des éditorialistes de droite sur le service public. Je pense qu'il y en a plein d'ailleurs. J'écoute le service public et je peux vous dire que je ne suis pas toujours d'accord avec leurs éditorialistes. Mais par ailleurs, moi, je ne commente pas les choix éditoriaux du service public. Parce que le service public est indépendant. Il n'est pas à nos ordres. Donc on n'a pas à commenter en permanence leurs choix éditoriaux. Mais est-ce que vous comprenez les journalistes
de France Inter qui appellent à la grève pour protester contre la présence de Charles Sapin ? Moi,
je comprends que... Vous savez, Valeurs Actuelles, c'est un outil idéologique, c'est un journal idéologique qui participe à l'offensive de l'extrême droite, notamment d'ailleurs contre le service public. Ils font une sur trois, c'est contre le service public de l'audiovisuel. Mais moi, je ne commente pas les choix du service public de l'audiovisuel. Ce n'est pas un service qui est aux ordres des politiques. Donc ensuite, c'est une histoire interne.
Mais c'est en train de devenir une question politique. Vous le savez bien.
Oui, mais la question politique, c'est qu'est-ce qu'on fait du service public de jeu visuel ? Est-ce qu'on le privatise comme le veut le Rassemblement national ? Lorsque Jean-Luc Mélenchon dit qu
'il y a une colonisation du service public par les fachos...
il n'y a pas une colonisation du service public par les fachos. Ce n'est pas vrai. Par contre, ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, il y a une bataille culturelle qui est menée par l'extrême droite dont Valeur Actuelle est un des vecteurs principaux. Je vous pose
la question. Est-ce que Charles Sapin peut faire un édito sur France Inter ?
Mais je ne décide pas qui fait des éditos sur France Inter. Mais je ne vous dis pas de décider. Je ne vous dis pas de décider. Je vous dis
que quand Jean-Luc Mélenchon, quand les autres en font un sujet politique...
Je ne commente pas les décisions de justice et je ne commente pas non plus les choix éditoriaux du service public de l'audiovisuel. C'est totalement vieux jeu, je vous l'accorde. C'est à l'ère du tweet permanent. Non, mais je suis un peu étonnée parce que comme votre équipe déclare
quand on est de gauche, on débat sur le service public, ça veut dire que vous avez un avis sur le service public.
Bien sûr que j'ai un avis sur le service public. Il faut défendre le service public contre ceux qui veulent le privatiser. C'est extrêmement important pour notre démocratie. Mais est-ce qu'il faut le défendre contre les
fachos, comme le dit Jean-Luc Mélenchon ?
Après ce que fait le service public, l'organisation de sa grille, ce n'est pas mon problème. Moi, je ne suis pas rédacteur en chef de France Inter. Je ne suis pas directeur de l'information à France 2. Ce n'est pas mon histoire. Moi, mon histoire, c'est je veux qu'en France... il y a un service public. Et je veux qu'en France, il y ait une école publique. Et je veux qu'en France, on défende les services publics. C'est quand même pas compliqué. Et je vois qu'il y a une offensive aujourd'hui pour les détruire. Pour les détruire et pour les privatiser. Et que ça, c'est extrêmement dangereux. C'est dans le programme
du Rassemblement National. Ben
oui, c'est dans le programme du Rassemblement National. Et c'est... L'offensive est coordonnée entre des médias qui appartiennent à M. Bolloré, qui a des relais à l'Assemblée nationale, et c'est dans le projet de Marine Le Pen. Si Marine Le Pen gagne, il n'y a plus de service public de l'audiovisuel. On peut penser comme ça, très bien, on fera des économies. Non, ce qu'on va faire, c'est qu'on va saper la République. Et c'est ça son programme. En réalité, c'est quand même pas compliqué. Moi, je ne suis pas. directeur des programmes du service public. Par contre, je suis un citoyen et un candidat à la présidence qui vous explique que moi je défendrais le service public de l'audiovisuel contre les offensives qu'il vise.
Voilà, ça c'est de la politique. Raphaël Glucksmann, candidat à l'élection présidentielle et député européen. Place publique, merci d'avoir répondu à mes questions. Il est 8h51 sur RMC et BFM TV. Et sur BFM TV, vous avez écouté Stéphane Bureau est déjà là, Arthur Chevalier aussi. Vous avez écouté Raphaël Glucksmann alors ?
Oui, nous avons écouté Raphaël Glucksmann avec une question. Peut-on être président de la République sans être capable de donner une réponse simple et claire à la question que vous avez posée ? doit, peut, avoir une tribune à France Télévisions. Et ça me semble facile. Et pourtant, il nous dit, plaide, je suis vieux jeu. Il vous
écoute et il n'est pas d'accord. Je
pense franchement que si vous croyez sincèrement que le président de la République doit s'exprimer sur un éditorialiste... C'est que vous n'avez pas compris ce qu'était la République. Le président de la République, il doit prendre les grandes décisions sur la paix, sur la guerre, sur l'orientation de la révolution écologique, sur l'industrie. Il ne doit pas décider de qui est éditorialiste sur une chaîne de radio. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que ça déchaîne les passions. Ça déchaîne les passions et
on continue à en débattre dans un instant. Merci Raphaël Buxman. Merci à vous.
C'était votre programme avec Shiva, ménage et repassage à domicile. Shiva, la magie du lien.
C'était BFM 1ère avec qui nous garde, spécialiste de la garde d'enfants après l'école et la crèche. Qui nous garde ? Garde les enfants, détend les parons.
monsieur. Bonjour.