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Priorité au direct, on va assister à cette conférence de presse commune entre Nigel Farage et Jordan Bartela à Birmingham.
Lors de l'été 2024, si nous remportions les élections législatives, la France continuera évidemment d'honorer ses engagements internationaux, mais il ne vous aura pas échappé que cette guerre dure depuis maintenant de très nombreuses années. Et que la priorité des priorités doit être la négociation de la paix. Et c'est la raison pour laquelle, plutôt que de continuer à financer la guerre ad vitam aeternam sans issue et sans lendemain, nous avons proposé que la France prenne l'initiative d'une conférence internationale mettant autour de la table les nations occidentales sur le modèle d'ailleurs de la coalition des volontaires qui a été... impulsée par la France pour déterminer les conditions de garantie qui pourraient être accordées à l'Ukraine. Cette guerre a fait des dizaines et des dizaines de milliers de morts et de victimes. Elle continue d'en faire. Et donc nécessairement la France continuera d'honorer ses engagements internationaux, les engagements qu'elle a pris. Mais comme nous l'avons dit, nous ne nous interdisons rien dans le futur, à l'avenir. Et je vous rappelle que la France est ruinée sur le plan financier. Et donc il serait bien irresponsable de promettre de l'argent que nous n'avons pas, demain et après-demain, et de le faire sans aucune garantie. Parce que ce qui est profondément dommageable dans les moyens qui ont été mobilisés en soutien de l'Ukraine, qu'il faut soutenir bien sûr, c'est que tout cela n'a été fait sans aucune garantie derrière. Les Américains ont au moins eu la finesse d'esprit de songer à garantir cela sur l'exploitation de terres rares. Donc la France continuera d'honorer ses engagements, mais vous savez que nous nous sommes opposés aux nouveaux prêts financiers sans garantie à l'Ukraine au Parlement européen, et notre position ne changera pas.
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Après
les révélations sur le financement, vous
avez dit que c
'était simplement...
Voilà,
vous venez de suivre la première réponse de Jordan Bardena aux côtés de Nigel Farage à Birmingham avec Alexis Cuvillier. Une question notamment sur la question du soutien de la France à l'Ukraine. Débat qui a été relancé notamment par Louis Alliot ces dernières heures.
Oui, et Jordan Bardella qui apporte une réponse assez claire sur le sujet. Selon lui, en tout cas sa volonté, la France continuera d'honorer ses engagements en Ukraine. Mais nous ne nous interdisons rien dans le futur, dit Jordan Bardella. C'est vrai qu'il évoque, il fait un lien entre ce qui est en train de se passer là-bas sur le terrain avec le soutien de la France et la situation financière du pays. Avec cette phrase forcément qui sera commentée, la France est ruinée sur le plan financier, dit Jordan Bardella, irresponsable de promettre de l'argent que nous n'avons pas. Donc il y a quelque part la précision d'une position, ne pas revenir sur des engagements qui sont déjà pris, mais évidemment se poser la question de la suite. Nous sommes opposés aux prêts sans garantie. a dit Jordan Bardella.
Alexis, c'est très intéressant sur le plan de la posture, aussi bien internationale que nationale. Clairement, il se positionne en futur Premier ministre potentiel de la France, à côté du futur Premier ministre potentiel britannique. Il prend donc une posture en parlant d'Ukraine, mais il intervient aussi sur le plan national en parlant d'une France ruinée.
Oui, il a exprimé, c'est vrai, dans les mêmes réponses, deux positions sur deux sujets qui sont des sujets qui seront importants pour la prochaine élection. Le sujet de la position de la France par rapport à l'Ukraine, on l'a compris, une certaine unanimité sur le soutien, mais tout de même, des questions. Au Rassemblement National. On retourne à Birginga.
comme il en existe d'ailleurs dans toutes les démocraties à l'égard des partis patriotes. Et donc je me méfie de ce qui est raconté dans la presse. J'attends d'avoir les versions des uns et des autres avant de m'exprimer. Et donc non, cela n'est pas susceptible de remettre en cause la coopération que nous sommes en train de construire avec Nigel. Vous savez que ma présence aujourd'hui s'inscrit. Dans plusieurs mois d'échanges, d'un début de coopération entre nos deux partis qui a commencé à Londres en décembre dernier, où nous avons beaucoup discuté avec Nigel et où nous sommes arrivés à la conclusion que nous sommes deux partis politiques qui sommes en capacité d'arriver au pouvoir dans nos pays respectifs dans les prochains mois. Le parti de Nigel est aujourd'hui donné en tête de beaucoup de sondages. Je souhaite pour le Royaume-Uni qu'il soit le prochain Premier ministre britannique et j'espère que nous aurons l'occasion de travailler ensemble. Donc nous avons évidemment abordé... La question de la coopération franco-britannique sur l'immigration, qui est au cœur des préoccupations de nos partis politiques et notre volonté commune de répondre sereinement mais fermement au désordre migratoire qui règne dans la Manche et qui est aussi le fruit de l'incapacité du gouvernement français de protéger ces frontières. Nous allons continuer à œuvrer, à travailler. La présence du président Macron et le prêt de la toile de Bayeux nous a donné l'occasion aussi d'évoquer la dimension culturelle de la coopération de nos partis. J'ai fait savoir aux futurs premiers ministres britanniques que nous ne serions pas opposés au retour de l'Union européenne en France.
J'aurais un débat là-dessus. Alors on va retourner dans
un instant à Birmingham. Intéressant, Alexis Cuvillier, dans cette réponse de Jordan Bardella. Au fond, on a deux hommes, deux leaders politiques assez proches idéologiquement et qui se verraient bien tous les deux premiers ministres de leur pays.
Je souhaite, dit Jordan Bardella, que Nigel Farage soit le prochain premier ministre britannique. Il y a des chances que ce scénario se produise si l'on en croit certains sondages, même si Nigel Farage rencontre aussi des difficultés sur le plan interne des affaires. Jordan Bardella l'évoquait il y a quelques instants.
retourne écouter Jordan Bardella.
Le Rassemblement national, puisque c'est une démarche que nous avions prévue d'ailleurs un peu à côté de la campagne présidentielle dans le cadre du travail vraiment entre nos deux partis politiques. Maintenant, il est évident que la lutte contre l'immigration clandestine sera naturellement au cœur de notre projet. Et on a eu l'occasion de le rappeler en cette rentrée. L'une des premières démarches que nous engagerons dès le printemps si les Français nous accordent leur confiance à l'Elysée et à Matignon, c'est un référendum sur l'immigration qui aura une dimension constitutionnelle. Et la réalité sur ce qui se passe dans la Manche, qui ne doit être ni une passoire ni un cimetière, c'est que si la France... règle la question de l'immigration, mécaniquement, le nombre d'arrivées sur les côtes britanniques va chuter massivement. Donc nous savons que nous avons une responsabilité aussi européenne et ça fait partie des sujets que nous avons abordés avec Nigel et qui ont donné lieu à ces engagements, en tout cas, de vouloir régler le problème. En l'occurrence... C'est plutôt une déclaration d'intention, de vision, de partenariat entre des parties plutôt qu'un catalogue de mesures. Je ne sais pas si vous avez eu le temps de prendre connaissance du document, mais ça reste des visions, des grands principes et un accord de coopération qui engagera évidemment naturellement le gouvernement.
C'est
intéressant cet échange de paroles et cette précision de Jordan Bardella sur l'immigration clandestine dans la Manche au cœur des discussions entre les deux. Jordan Bardella qui est revenu sur la responsabilité française qui mécaniquement, si la loi est appliquée, ferait chuter l'immigration. La Manche ne doit être ni une passoire ni un cimetière. Et il dit en ce moment ce qu'on fait en gros avec Nagel Farage, c'est plus une déclaration d'intention, une vision commune qu'un catalogue de mesures.
Oui, finalement, il partage des ambitions communes pour ces deux hommes qui sont tous les deux en campagne. Nous l'évoquions il y a quelques instants, Nigel Farage en campagne pour Downing Street, Jordan Bardella participant activement, et on le voit beaucoup ces jours-ci, à la campagne de Marine Le Pen. Il y a ce sujet de la lutte contre l'immigration qui, je cite, sera au cœur de notre projet, dit Jordan Bardella. avec ce référendum sur l'immigration qui est dans le programme du Rassemblement national. Il en a été beaucoup question cette semaine après les propos de Jean-Philippe Tanguy sur le voile. On a beaucoup parlé de ce sujet de l'immigration que le Rassemblement national a remis au cœur de ses priorités pour réaffirmer dans ce référendum la primauté du droit français, dit Jordan Bardella, primauté par rapport à un certain nombre de normes européennes. Évidemment, lorsque l'on évoque cela dans le pays du Brexit, ça a une tonalité particulière, une résonance particulière. Le propos de Jordan Bardella, en début d'après-midi, a surpris de ce point de vue. C'était un hommage appuyé à Nigel Farage. Nigel Farage qui a parfois dit pique-pente du Rassemblement national et qui est l'artisan du Brexit. On retourne à Birmingham.
Farage n'a pas toujours été très tendre avec votre parti. Vous avez même dit, on lui a dit qu'il avait tort. J'étais certain
que c'est vous qui aviez posé la question.
Est-ce qu'il faut comprendre que vous êtes redevenu pro-Brexit ? Je complète ma question. Est-ce que vous n'avez pas peur que vous affichez aujourd'hui à côté de l'artisan du Brexit, ça puisse semer le trouble, inquiéter les cercles que vous tentez de rassurer depuis quelques années et que ça sème le trouble sur votre ligne sur l'Europe ?
Non, non, pas du tout. J'ai vu d'ailleurs que BFM TV avait commencé dès 6h15 ce matin dans un édito à essayer de brouiller la position que nous avons sur l'Europe en utilisant ce déplacement. Nigel Farage est un patriote qui s'est toujours battu pour l'indépendance et pour la liberté de son pays. Il se trouve qu'il est aujourd'hui donné en tête d'une multitude de sondages et qu'il est, je le crois, le futur Premier ministre britannique. Par conséquent, lorsque deux patriotes se parlent, au-delà de leur sensibilité et parfois de leur divergence, ils parlent la même langue, ils parlent le même langage et ils ont tous les deux à cœur de défendre l'intérêt et la souveraineté de leur pays. Je le redis. Pour l'énième fois, si ce n'est pas clair, si nous gagnons les élections, nous ne souhaitons pas sortir de l'Union européenne. Nous souhaitons tout changer sans rien détruire et nous souhaitons en réalité que l'ensemble des gouvernements qui sont en train de s'installer partout en Europe et qui portent une vision critique du fonctionnement de l'Union européenne puissent travailler ensemble à une nouvelle architecture européenne qui permette à chaque nation de pouvoir... regagner des marges de souveraineté sur le prix de l'électricité, sur la possibilité de faire du patriotisme économique, sur la maîtrise des frontières. Et je l'ai dit, nous réclamerons très vite au Conseil la renégociation des accords de Schengen pour faire en sorte que Schengen redevienne un projet européen et que la libre circulation dans Schengen soit réservée aux seuls ressortissants des pays de l'Union Européenne. Donc nous continuons à défendre une Europe des nations, des coopérations entre États, mais ça ne vous aura pas échappé que la Grande-Bretagne est un grand pays. qui comme la France dispose de l'arme nucléaire et que nous sommes à deux les moteurs aussi d'une vision alternative de la civilisation et du continent européen et donc il est nécessaire que nous puissions travailler ensemble mais je n'ai pas changé et je ne changerai pas d'avis sur ce sujet.
On
vient d'entendre la réponse de Jordan Bardella à Sophie Dupont, notre envoyée spéciale sur place. Alexis Cuvillier, Jordan Bardella, qui doit malgré tout préciser les choses. Il n'est pas pour une sortie de la France de l'Union européenne, bien qu'il affiche cet après-midi ses convergences avec l'homme du Brexit.
Et Nigel Farage qui est en train de s'exprimer toujours sur ce sujet, sur la position du Rassemblement national, parce que c'est quand même quelque chose d'assez intéressant. Nigel Farage a dit parfois du mal. de la ligne du RN, de sa ligne économique et de sa ligne sur les questions européennes. Ils ne sont pas toujours alignés, les deux parties, mais aujourd'hui, il y a deux patriotes qui se parlent et qui parlent la même langue, dit Jordan Bardella, en rendant un nouvel hommage à Nigel Farage, un patriote. Il est en tête des sondages, rappelle le président du RN. Il croit que Nigel Farage... pourra être Premier ministre au Royaume-Uni. En revanche, il y a une précision du Rassemblement national à la question de notre consoeur Sophie Dupont. Si nous gagnons les élections, dit Jordan Bardella, nous ne souhaitons pas sortir de l'Union européenne. Bien sûr, c'est sur ce sujet que la clarification a été demandée, parce que tout à l'heure, c'était presque un discours qui saluait le Brexit. Il ne s'agit pas de ça pour la France, il s'agit de tout changer de l'intérieur d'une certaine façon. Lorsque l'on entend les ambitions de Jordan Bardella en la matière, la renégociation de traités, notamment les conditions de circulation dans l'espace Schengen, une Europe des Nations, il est nécessaire que la France et le Royaume-Uni. travaillent ensemble.
qui est intéressant aussi, c'est cette vision européenne. Jordan Bardella qui évoque, avec la Grande-Bretagne et la France, deux pays moteurs. Nous sommes les deux puissances nucléaires. Et c'est peut-être aussi une alternative au vieux couple franco-allemand. Il dessine finalement un nouveau couple européen.
dessine un nouveau couple européen. Et ce couple européen, ce qui est remarquable, c'est qu'Emmanuel Macron s'est aussi un peu employé à le construire ces dernières années, avec une relation très forte avec Kirsch. une relation chaleureuse entre les deux dirigeants. Vous savez que c'est un hasard du calendrier. Jordan Bardella s'exprime depuis Birmingham aujourd'hui, mais hier, Emmanuel Macron... était à Londres, il était à Downing Street, il a rencontré Andy Burnham, le nouveau Premier ministre britannique. Les deux hommes se sont affichés là aussi ensemble pour montrer que cette coopération, elle se poursuivait. Emmanuel Macron a construit cette relation, notamment en conséquence de ce qui s'est passé, vous vous souvenez, au niveau de l'Ukraine. Ce soutien de la politique de soutien à l'Ukraine, partagé très fortement entre Londres et Paris.
écoute à nouveau.
attendre l'année 2027, puisque nous ne sommes pas encore au pouvoir. Mais je vais vous dire, notre ambition est de faire de la France l'un des pays les moins attractifs d'Europe pour l'immigration clandestine. Nous voulons faire en sorte que par l'évolution de notre modèle social, l'évolution des facilités d'installation... et d'entrer sur le sol français qui sont aujourd'hui en vigueur, en réduisant toutes ces facilités, en fait, il n'y ait plus d'intérêt à venir en France de manière illégale et de manière clandestine. Les moyens qui sont mis sur la sécurisation de la Manche sont honnêtement dérisoires. Mais à partir du moment où vous acceptez de faire entrer 500 000 personnes chaque année dans votre pays, comme c'est le cas de la France, et que vous avez 900 000 clandestins sur votre territoire, il est normal... que Calais devienne la succursale de l'immigration clandestine en France. La frontière entre la France... Et la Grande-Bretagne, c'est pas tant la Manche. Elle se trouve à Menton, entre la France et l'Italie. Elle se trouve le long du fleuve Évros, entre la Grèce et la Turquie. Elle se trouve entre la Pologne et la Biélorussie, où je me suis rendu il y a quelques mois. On a rencontré le président Nawrowski. Et il se trouve que les portes d'entrée de l'Union européenne ne sont pas du tout protégées par l'Union européenne. Donc tout cela doit naturellement changer. Et nous souhaitons naturellement contrôler nos frontières. Pardon. Bonjour.
Bonjour. Le protocole d'accord tel qu'il a été annoncé sur scène il y a quelques minutes semble être entièrement favorable aux Britanniques. Toutes les personnes seront renvoyées en France. Quel est le message que les Français et vos électeurs doivent comprendre ? C'est qu'une fois que les personnes seront de retour en France, ce sera à la France toute seule de gérer
? Non, parce que si la France maîtrise ses frontières, il n'y aura pas de départ. Depuis Calais. Et que si on en vient à faire du pushback, c'est-à-dire à refouler les bateaux qui traverseraient la Manche à destination des côtes britanniques, ça serait un aveu d'échec et un aveu d'impuissance du gouvernement. Parce que ça signifierait que le gouvernement, pour une raison ou pour une autre, a décidé de faire rentrer des centaines de milliers de personnes chaque année dans notre pays, qui considèrent que la France est un hall de gare par lequel on peut transiter pour se rendre en Grande-Bretagne. Donc, ce que nous souhaitons, c'est l'application des lois, l'application du droit. Et nous souhaitons que chaque État puisse protéger ses frontières. Or, aujourd'hui, ni la France ne le fait, ni le Royaume-Uni. Donc, nos électeurs doivent comprendre que si nous arrivons au pouvoir, il y aura un référendum sur l'immigration, que nous rétablirons des contrôles aux frontières au point de passage de l'immigration clandestine, comme l'a fait... l'Allemagne et que nous travaillerons en coopération, je l'espère, avec le parti de Nigel pour protéger nos frontières et pour faire en sorte de pouvoir lutter contre les mafias de passeurs qui participent de la détresse humaine et organisent des trafics dans la Manche, mais ce sont les mêmes qui organisent des trafics en Méditerranée.
Voilà la
nouvelle réponse de Jordan Bardella. Ce qui est intéressant de noter, Alexis Cuvillier, c'est qu'au fond, on a un Jordan Bardella qui met clairement dans le débat les thématiques du Rassemblement National. Il y a eu cette polémique sur l'interdiction du voile. Il y a le référendum sur l'immigration rappelé à l'instant par Jordan Bardella et cette visite aux côtés de Nigel Farage avec une volonté de coopération à l'avenir, peut-être entre deux futurs premiers ministres, sur les questions justement de migration.
Presque un retour fondamental, pourrait-on dire, avec ce discours sur l'immigration. Un discours qui n'est pas nouveau. Il n'y a pas de choses inédites dans ce qui est dit cet après-midi par Jordan Bardella. Mais c'est un rappel d'un programme qui reste assez similaire à celui que Marine Le Pen a porté à la dernière élection présidentielle. Une forme de constance sur ce sujet. Et au fond, la volonté de continuer de travailler et de se projeter. pour essayer de travailler avec des alliés européens sur cette question. Et évidemment, lorsque Jordan Bardella se déplace avec Nigel Farage, il sait qu'il a ici la possibilité de s'entendre sur ce sujet puisque les deux hommes, vous l'avez compris, partagent un certain nombre de points de vue sur ce dossier. Évidemment, tout ça est suspendu au résultat des prochaines élections. C'est vrai que du côté du Rassemblement national, ce déplacement, il arrive à un moment particulier. Le référendum contre l'immigration, on en a entendu parler en début de semaine. Les propos de Jean-Philippe Tanguy sur notre plateau sur le port du voile, le port du voile dans l'espace public. Beaucoup de commentaires, un débat public nourri, un débat politique nourri cette semaine autour de cette proposition. Et donc là-dessus, le RN en effet fait une campagne assez fidèle à lui-même. On
va retourner réécouter Jordan Bardella.
sur un mur qui fuit de toutes parts. Et donc l'un a déplacé la frontière chez l'autre, l'autre paye l'un pour qu'il contrôle sa frontière. Des policiers sont envoyés de part et d'autre, mais on voit bien qu'on arrive au bout de cette logique et que depuis 10 ans... L'immigration dans cette partie de l'Europe crée d'abord des inquiétudes pour les Français et pour les habitants du Pas-de-Calais, mais crée aussi évidemment les conditions d'une ruée vers le Royaume-Uni. Moi je veux dire une chose, laissez-nous essayer de faire en France ce qui n'a pas été fait depuis 30 ans ou 40 ans. C'est-à-dire... contrôler les frontières, maîtriser l'immigration et réduire drastiquement les pompes aspirantes qui font que des gens de toutes parts, et ils arrivent bien en France de quelque part, traversent la France, soit dans l'optique d'y rester, soit dans l'optique derrière de se rendre au Royaume-Uni. Donc, tant qu'on considérera que le problème de l'immigration est simplement une gestion opérationnelle, une gestion technique de la Manche... Je pense qu'on ne résoudra pas le problème. L'immigration est l'un des plus grands défis qui va se poser aux sociétés européennes dans la mesure où la démographie fait l'histoire. Le continent africain va voir sa population doubler d'ici à 2050 et que l'Union européenne se refuse à protéger les frontières. Donc, laissez-nous l'opportunité de mettre en œuvre en France une politique restrictive vis-à-vis de l'immigration qui n'a jamais été mise en œuvre. Mais on ne peut pas regarder que le problème uniquement au niveau de Calais et les subventions qui sont données de part et d'autre.
— OK. — Thank you very much.
qui est très dans la droite ligne de la présidentielle, laissez-nous essayer de faire en France ce qui n'a pas été fait depuis 30 à 40 ans.
Un discours de mobilisation des sympathisants du Rassemblement National sur ce sujet de l'immigration, qui est un sujet sur lequel le Rassemblement National a multiplié les propositions, vous le savez. Les deux hommes ont évoqué la situation de la Manche, bien sûr, c'est ce couloir maritime que les deux pays, France et Royaume-Uni, doivent partager avec vous. Vous le savez, beaucoup de tensions, notamment du côté français, avec des mafias de passeurs qui ont été dénoncés par Jordan Bardella. Je reprends ces mots. La question des risques humanitaires qui sont pris par beaucoup de migrants qui tentent de traverser la Manche. Là-dessus, il y a évidemment de la fermeté et dans les propos de Nigel Farage et dans ceux de Jordan Bardella. Les deux hommes se sont exprimés à l'occasion de cette conférence de presse. Sur scène, quelques minutes auparavant, ce n'était pas prévu. À la fin de son discours, Jordan Bardella a été rejoint par Nigel Farage. Et ils ont tous les deux, Karine, et ça résonne bien sûr avec la fin de cette conférence de presse, ils ont signé un protocole d'accord s'engageant à stopper l'immigration illégale. Un document, nous dit notre reporter sur place, avec en tête de ce protocole le logo des deux parties. C'est vous dire que bien sûr, il y avait sur cette... réunion de Jordan Bardella et de Nigel Farage. Voilà, on voit le document en question sur les images qui sont diffusées en ce moment même. Le sujet de l'immigration et la concordance des vues entre les deux parties sur cette thématique étaient bien sûr au cœur de ce déplacement.