Chargement...
Chargement...

Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir. Je suis ravie de vous accueillir ici. Nous sommes à Birmingham pour le congrès du parti anti-immigration Reform UK dont le leader est Nigel Farage. Vous allez faire un discours ici. Alors on le voit derrière nous. Drapeau britannique, drapeau français, pas de drapeau européen donc.
Les britanniques ont fait un choix il y a quelques années de sortir de l'Union Européenne. Il faut respecter cette décision. Même si nous avons, nous, choisi une autre manière de rendre la liberté et l'indépendance à notre pays.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Vous la regrettez ?
Mais je ne conçois que la souveraineté de mon pays au travers de notre drapeau. La France et la Grande-Bretagne sont deux grandes nations qui, malgré les vicissitudes de l'histoire, sont des nations amies qui ont encore une grande partie de la civilisation européenne et de son histoire à écrire dans les prochaines années.
d'abord, Jordan Bernalera, j'aimerais parler notamment du 7 juillet, date à laquelle Marine Le Pen a été condamnée en cours d'appel, mais avec une peine beaucoup moins importante puisqu'elle est éligible à l'élection présidentielle. Où est-ce que vous vous situez politiquement à l'heure actuelle
est-ce que je me situe politiquement ? À ses côtés. On est à quelques mois d'une échéance qui est très importante pour le pays. qui est très importante pour les Français parce qu'ils ont entre leurs mains la capacité de changer leur quotidien. Et au fond, je ne me pose que deux questions. Que vont devenir les Français à l'issue de cette élection présidentielle et des choix politiques qui vont engager leur avenir ? Et que deviendra notre pays ? La France est dans une situation très difficile. Marine Le Pen a décidé d'être candidate et il a toujours été convenu pour vous répondre que si tel était le cas, je serais
assez
content. mais je commence à bien connaître l'exercice médiatique, que je serai évidemment à ses côtés, et donc je vais engager toute ma force et toute mon énergie dans cette campagne, parce que Marine Le Pen doit gagner cette élection présidentielle, elle a entre ses mains le destin de la France, et je veux dire aux Français que cette occasion de changer leur quotidien n'arrivera pas deux fois, et donc il faut se mobiliser cette année, et moi je serai à mon poste, et puis je me prépare à devenir chef du gouvernement.
ce sera ce poste-là, vous le confirmez.
c'est la répartition qui a été, vous le savez, décidée avec Marine. Et nous proposons aux Français un ticket avec Marine Le Pen qui se prépare à être et devenir, si les Français le décident, présidente de la République. Et moi-même, comme Premier ministre, en charge de conduire la politique du gouvernement. Et c'est aussi pour cela que j'ai décidé, en cette rentrée, de consolider nos alliances européennes parce que nous aurons besoin. aussi de partenaires. Nous aurons besoin de redonner une voix, une force à la France sur la scène internationale. Et vous savez que depuis maintenant près de 10 ans, il y a une crise migratoire très importante dans la Manche, entre la France et la Grande-Bretagne. Et donc, je suis venu ici rencontrer le président d'un parti qui est aujourd'hui donné en tête, Nigel Farage. J'espère être le prochain Premier ministre français. Il espère être le prochain Premier ministre français. Et nous aurons sur la table évidemment cette question majeure de l'immigration qui bouleverse les grands équilibres des sociétés européennes.
On reviendra sur ce grand thème dans un instant.
Mais tout va bien, je vous rassure. Je suis à mon poste et je ferai évidemment campagne.
Campagne, donc comme chef de gouvernement, un ticket un petit peu à l'américaine. Vous avez un peu disparu cet été, Jordan Bardella. Alors, je sais que vous écrivez un livre. Un livre qui va commencer par quoi ? Ce que
Pardon, j'ai disparu cet été d'abord. Vous savez que la vie politique se calme toujours. au mois d'août. Et ce n'est pas parce qu'on ne fait pas d'émissions de télévision qu'on ne travaille pas. J'ai beaucoup travaillé cet été. Nous avons beaucoup travaillé avec Marine pour préparer d'abord le projet que nous allons présenter aux Français avec des mesures ambitieuses pour relancer l'économie française, pour soutenir le travail, le pouvoir d'achat, pour établir l'ordre et la sécurité dans le pays qui sont, je crois, les grandes attentes aujourd'hui des Français dans le cadre de cette élection. Et j'ai beaucoup travaillé, c'est vrai, sur un livre qui sortira au mois de novembre. dans lequel j'ai voulu partager aux Français ce que nous avons vécu ces derniers mois, la façon dont nous préparons à cette élection présidentielle et surtout ce que nous ferons si nous gagnons cette élection. Parce que je crois que maintenant les Français attendent de savoir quels seront nos 100 jours, ce que nous ferons au cours du quinquennat. Et en toute transparence, j'ai voulu associer les Français à cette réflexion et leur expliquer concrètement ce que nous ferons s'ils nous accordent leur confiance dans quelques mois.
Donc, le titre ? Ce serait quoi ? Mais vous le
serez, je ne vous le dirai pas. Ce que je ferai. Je ne vous le dirai pas. C'est l'esprit du livre, ça ne sera pas le titre. Mais en tout cas, ce que nous ferons sera l'esprit du livre. Je l'annoncerai très prochainement aux Français. Et j'irai ensuite à leur rencontre, comme je le fais chaque année. Parce que nous allons faire cette campagne au cœur du pays, au milieu des Français, à leur côté. Et nous portons un espoir avec Marine. Donc nous avons conscience aussi que, d'abord, notre unité est extrêmement importante. La dynamique que nous allons créer, et pas seulement littéraire, aussi dynamique électorale, est évidemment capitale pour l'avenir de la patrie.
Vous savez qu'il y a des électeurs qui sont déçus que ce ne soit pas vous ? comme candidat à la présidentielle. Certains ont appelé ça la barre des Lamagnas. Vous leur répondez quoi ?
Je serai là. Je ne vais pas disparaître. Je serai là et je serai évidemment au premier plan de cette campagne. Avoir la confiance de millions de Français n'est pas une chance, c'est une charge. C'est un privilège qu'avec Marine, tous deux, nous mesurons. Nous savons ce que nous avons sur nos épaules et nous savons surtout l'étendue du temps. travail qu'il y aura à accomplir si les Français nous accordent leur confiance. L'économie est par terre, on a 3500 milliards d'euros de dettes, l'immigration est hors de contrôle, l'école est par terre, la santé est par terre, les Français sont extrêmement inquiets pour leurs enfants, pour leurs petits-enfants, pour ce défi que représentent aujourd'hui l'hystérie fiscale et l'hystérie normative qui s'appliquent sur les entreprises, sur les commerçants, sur les artisans. Et donc nous avons conscience qu'il nous faudra remettre le pays sur le chemin de la prospérité. Moi, je serai engagé dans cette campagne. Vous savez, le sentiment qui me domine, c'est que la France est en danger et qu'il faut sauver notre pays. C'est comme ça que vous qualifiez la
situation économique ? C'est-à-dire danger, catastrophe pour vous
Emmanuel Macron, qui était présenté comme un Mozart de la finance, le Mozart de la faillite, 3 500 milliards d'euros de dette, je l'ai dit, une situation de... d'asphyxie fiscale et normative qui s'appliquent sur les entreprises qui est évidemment insupportable et insoutenable. Et donc on a besoin d'un choc massif de compétitivité pour relancer la croissance, pour relancer la production. Et vous savez que je me suis beaucoup affairé ces derniers mois à renforcer les liens, à consolider les liens que nous avons avec les milieux économiques parce que nous aurons besoin d'eux pour relancer la croissance. A la fois les TPE, PME, à la fois les artisans, les commerçants, les entreprises de taille intermédiaire, mais aussi évidemment nos grands groupes qui portent le savoir-faire français. en Europe et dans le monde, et puis évidemment pour soutenir le pouvoir d'achat. On a besoin d'une société qui rémunère plus justement le travail. Or, aujourd'hui, les Français sont accablés de charges et de prélèvements obligatoires. Et je l'ai dit, notre premier engagement et notre première mesure, si je suis chef du gouvernement, sera de nettoyer les finances publiques avec un plan d'économie de 125 milliards d'euros dans la mauvaise dépense publique. Nous allons faire des économies dans l'immigration, dans la fraude, dans les subventions. aux énergies intermittentes coûteuses et inutiles dans le fonctionnement de l'État, dans la multiplication des agences, des opérateurs publics dont beaucoup de Français ignorent totalement le nom, dans les abus du modèle social français. Et nous allons donc faire en sorte que chaque euro qui est prélevé sur la France du travail puisse retrouver son sens. J'ai aussi indiqué que parmi les premières mesures que je prendrais si je suis chef du gouvernement sera de supprimer 128 taxes et impôts à rendement très faible mais qui n'ont en fait aucune utilité dans l'efficacité de l'action publique pour aussi permettre aux Français de respirer.
Jean-Dade Bardella, il y a tout de même une hypothèse qui a été mise sur la table par Jean-Luc Mélenchon, c'est de brûler la dette. Vous en pensez quoi ?
'est cohérent avec la vision du pays qui le défend. Mélenchon, c'est le Venezuela sans le pétrole et Cuba sans le soleil. Donc l'extrême gauche fantasme une société qui n'existe pas. Vous aviez parlé
de négociation avec la BCE.
Vous êtes revenu dessus. Non, d'abord la négociation avec la Banque Centrale Européenne. la discussion qu'il peut y avoir avec la Banque Centrale Européenne, et c'est un peu ce que j'avais mentionné en répondant à vos confrères de The Economist, reprenaient le quantitative easing et les opérations de rachat de dette qui avaient été effectuées par la Banque Centrale Européenne, mais qui ne peuvent s'effectuer, parenthèse, que sur la totalité des économies de la zone euro. Mais en revanche, ce n'est pas ça ce que propose Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon propose purement et simplement d'annuler une dette. On n'annule pas une dette. On n'annule pas une dette parce que d'abord, on perd la confiance de gens qui prêtent à la France et dans un contexte économique. où vous avez des taux d'intérêt pour la France qui sont absolument invraisemblables. On emprunte plus cher aujourd'hui que l'Italie, on emprunte plus cher que la Grèce, on emprunte plus cher que l'Espagne. Et ça, ça a des conséquences évidemment très concrètes sur la gestion des finances publiques. Parce qu'à l'horizon 2029, la totalité de l'impôt sur le revenu qui est payé par la France du travail ira aux intérêts de la tête. Donc il y a une urgence absolue, non pas... à annuler la dette, ça n'existe pas, mais à rationaliser la mauvaise dépense publique, à remettre la France sur le chemin de l'ordre et de la raison budgétaire, et c'est la raison pour laquelle nous proposons règle d'or qui, je crois, est chère à Thierry Breton qui intervient régulièrement sur vos antennes, mais qui est surtout une mesure de bon sens. pour graver dans le marbre de la Constitution française, graver dans le marbre des textes, l'effort et la trajectoire budgétaire de redressement des finances publiques sur laquelle s'engage la France. Il n'est pas normal que la France puisse présenter chaque année, sous l'irresponsabilité de ses dirigeants politiques, des budgets qui soient en déséquilibre. c'est de l'impôt différé sur les prochaines générations. Donc la dette me préoccupe au plus haut point. La dette va être un sujet majeur de l'élection présidentielle et tous ceux qui par démagogie ou par irresponsabilité proposeront de ne pas rembourser la dette, de ne pas tenir compte de la dette ou d'aggraver la situation des finances publiques porteront une lourde responsabilité sur le poids qui va peser sur les prochaines générations. Donc nous portons l'ambition de remettre de l'or dans les finances
publiques. Et le mouvement 5 étoiles s'était associé en 2018 pour annuler la dette. Donc vous pensez que c'est une idée folle.
Est-ce que ça s'est fait
Non, ça ne s'est pas fait. Vous ne pouvez pas
me reprocher d'être raisonnable et d'essayer en tout cas de répondre aux problématiques des Français. Non, mais cette solution n'a pas de sens. Mais ce n'est pas la première fois que Jean-Luc Mélenchon propose quelque chose qui n'a pas de sens et qui est en tout cas dangereux pour les Français et pour le pays. À gauche, on entend que la société s'est construite sur le droit à la paresse, qu'il faudrait au-dessus de 4000 euros par mois capter de revenus, capter l'intégralité de ce que vous gagnez, qu'il faudrait remettre en cause le droit à la paresse. à la propriété donc on voit bien que le projet que porte jean luc mélenchon est un projet qui est extrêmement dangereux et j'appelle les français être extrêmement prudent sur des personnalités de premier plan qui porterait un discours de division et parfois de guerre civile alors
il n'y a pas 10 scénarios possibles pour faire face à cette dette. Tout d'abord, vous pouvez miser sur la croissance, vous pouvez miser sur la réduction des recettes, vous pouvez également faire en sorte qu'il y ait une réduction des dépenses. Alors on a bien compris sur les recettes, c'est votre ligne rouge pour le budget ?
Le budget qui vient, naturellement, d'abord, je vais vous répondre sur la réduction de la dette. En réalité, il y a deux leviers pour affronter le mur de la dette. D'abord, c'est de baisser les dépenses de l'État. Dans un pays qui vit au-dessus de ses moyens depuis plus de 50 ans, nous avons 57% de dépenses publiques. Donc on voit bien que cette fuite en avant, à la fois sur le fonctionnement de l'État, mais aussi sur la dépense sociale, n'est pas tenable à terme. Donc il y a un effort de rationalisation, de remise en ordre des comptes de l'État qui est nécessaire, et nous nettoierons les finances publiques. dès notre arrivée au pouvoir, en baissant les mauvaises dépenses, en luttant contre les gaspillages. Vous m'avez parlé tout à l'heure du drapeau européen. Est-ce que les Français qui nous regardent ont conscience que depuis 10 ans, la contribution de la France au budget de l'Union européenne a explosé de 50%, 50% en plus depuis 10 ans ? Nous proposons de la... comme on su le faire par exemple nos voisins allemands ou le gouvernement des Pays-Bas il y a quelques années. On doit, si vous voulez, dans une période où on demande aux Français de se serrer la ceinture, faire en sorte que toutes les administrations publiques puissent aussi réduire la voilure et réduire leurs dépenses de fonctionnement. Vous n'avez pas peur de perdre la position de la
France au sein de l'UE en réduisant le budget à l'Europe ? Non, on va la retrouver.
Mais il n'est pas normal que la France s'endette et donc endette les générations futures pour ses dépenses de fonctionnement. Mais il y a un rendement. La
PAC, par exemple, ça nous sert. Il y a un rendement
quand vous vous endettez sur des dépenses d'investissement. Et voyez bien que les États-Unis, avec 120% de dettes... Tout est plus soutenable quand vous avez de la croissance, quand vous attirez les investisseurs. Mais on voit bien que là, non seulement la France n'attire plus les investisseurs, la France non seulement n'a plus de croissance, la France a enregistré ce dernier trimestre un nombre record de faillites d'entreprises, près de 70 000, que les entreprises de taille intermédiaire ou que nos industries sont contraintes de délocaliser parce que l'énergie est trop chère, parce que l'impôt qui pèse sur la production est un boulet pour le développement de l'économie française. Et quand on apprend dans le même temps que l'Union européenne prévoit une augmentation de 60%, de son budget, de 40% de ses dépenses de fonctionnement et de 50% des budgets jets privés des commissaires européens, vous ne pensez pas que les Français qui nous regardent et à qui on demande toujours de faire des efforts et de se serrer la ceinture se disent que d'abord les dirigeants politiques et que les administrations publiques et qu'en tout cas que la bureaucratie d'État, y compris quand elle est européenne, pourraient faire des efforts.
Et vous dites non au Frexit. ça vous l'excluz totalement désormais
oui parce que nous sommes en train de gagner la partie au niveau européen on voit que sur tout le continent la dynamique électorale pousse des partis politiques qui sont des partis souverainistes des partis patriotes et qui partagent avec nous la volonté de changer le fonctionnement de l'union européenne sans détruire l'union européenne et d'ailleurs au moment où je vous parle ce week-end le gouvernement de giorgia meloni en italie et le gouvernement le plus stable de toute l'histoire de la vie politique italienne Donc on voit bien que les caricatures qui sont dressées contre un certain nombre de mouvements politiques que nous portons et que nous représentons en France et en Europe sont des caricatures qui sont infondées. Et dans l'histoire de notre pays, le déclin est souvent venu d'en haut et le sursaut est souvent venu d'en bas. Donc je dis aux Français, essayez-nous, faites-nous confiance et ensuite vous jugerez sur pièce.
Alors vous savez, vous avez cité en exemple Georgia Meloni, vous avez bien vu que son discours a changé. On a une Georgia Meloni il y a quelques années qui est eurosceptique, qui veut sortir de la zone euro. et puis en 2022 qui essaie de rassurer les marchés. On pensait en France que c'était donc votre ligne, c'est-à-dire de rencontrer les patrons, de rassurer le MEDEF. Et c'est ce que nous faisons. Est-ce que ça l'est toujours ? Donc vous me confirmez que ça l'est toujours. François Durvie, qui était à vos côtés, financier, a été écarté. C'est quoi ? Des actes de déloyauté, comme le disent les proches de Marine Le Pen ? Ou est-ce que c'est quelque chose de personnel pour vous ?
Non, non, mais c'est une décision personnelle. Et je l'ai dit, ça fait partie des aléas d'une campagne électorale. Vous avez des gens qui vous rejoignent. vous avez des gens qui partent, mais ça n'a pas beaucoup d'importance. Ce qui compte, c'est que nous réussissions à présenter aux milieux économiques, à la fois aux dirigeants d'entreprises, aux représentants du monde des affaires et aussi un certain nombre de gens. programme politique du Rassemblement national tel qu'il est, loin des caricatures. Mais certains disaient que vous rassuriez plus
que Marine Le Pen.
Oui, mais bon, c'était une période un peu particulière, c'est-à-dire lorsque je pouvais être candidat, on expliquait que j'avais tous les défauts du monde et que Marine Le Pen rassurait par son expérience. Aujourd'hui, le jeu médiatique consiste à expliquer l'inverse. Alors
moi, je ne vous parle pas du jeu médiatique, il y a des membres de MEDEF qui m'ont dit très clairement, pour Jordan Bernela, face à Jean-Luc Mélenchon, on met le bulletin Jordan Bernela, Marine Le Pen... on hésite
oui mais nous allons les rassurer et je prends l'engagement que les liens que nous avons tissé avec les milieux économiques seront des liens qui vont continuer à s'approfondir parce que nous avons besoin de connaître au plus près du terrain quelle est la réalité du monde économique. Vous savez, moi j'ai toujours l'humilité de dire à un chef d'entreprise, je ne sais pas mieux que vous comment fonctionne votre filière, votre entreprise. En tout cas, j'ai l'intuition que pour le redressement de notre pays, nous avons besoin d'entreprises robustes, nous avons besoin d'entreprises libérées des contraintes fiscales et normatives, nous avons besoin de faire du patriotisme économique, par exemple une mesure que mettra en oeuvre notre gouvernement. Vous produisez en France, vous produisez avec de l'emploi français, vous aurez la priorité dans les marchés publics. Est-il normal, madame, que dans la restauration collective, par exemple, dans les cantines des écoles, des collèges ou des lycées ? un tiers ou 40% du bœuf qui est consommé est d'origine importée, alors que vous avez des milliers d'agriculteurs qui n'arrivent plus à vivre de leur travail et qui sont étouffés par la concurrence déloyale. Donc, si vous produisez en France, si vous investissez en France, si vous travaillez en France avec de l'emploi français, vous serez prioritaire dans les marchés publics et dans la commande publique. C'est un plan de relance qui ne coûte pas grand-chose, mais qui permet à l'État de donner l'impulsion, d'être aux côtés du monde économique, de soutenir ces entreprises. nécessairement les relations que nous avons construites avec le monde de l'entreprise. Je vous rappelle que dans les derniers sondages, Marine Le Pen est donnée en tête des intentions de vote chez les dirigeants d'entreprise parce qu'eux-mêmes ont bien compris que le projet que nous portons répond à leurs attentes, nous simplifions, nous redonnons de la marge, nous redonnons de l'oxygène, nous faisons du patriotisme économique et nous faisons aussi en sorte que les jeunes puissent rentrer plus tôt sur le marché du travail en renforçant l'apprentissage, la formation professionnelle et en mettant en place le collège modulaire.
J'aimerais qu'on revienne sur ce budget. le corps nu j'aimerais savoir tout d'abord si vous allez vous diriger vers la censure ou non est ce que vous pouvez nous apporter une réponse claire à l'heure actuelle vous avez vu les contours de ce budget vers quoi vous allez nommer concrètement en
politique on n'exclut jamais rien par principe nous allons défendre dans le cadre de ce budget d'abord on va présenter mais vous le savez parce
que Vous n'êtes pas d'accord avec, notamment, peut-être, alors pour l'instant, vous n'avez pas de hausse d'impôt, très clairement.
Oui, mais il dit ça tous les ans. Tous les ans, ils augmentent les impôts. Je vous rappelle que les impôts qui étaient censés être provisoires et que la surtaxe d'impôt sur les sociétés qui devait être provisoire est en fait provisoire chaque année. Donc, moi, j'attends de voir sur pièce et nous jugerons le budget sur pièce. Ce qui est certain, c'est que nous n'accepterons pas, et je le dis très clairement au Premier ministre, nous n'accepterons pas des augmentations d'impôt sur la France du travail. consent à augmenter les impôts sur la France du travail, là je le dis très clairement, ça ne va pas le faire. Donc nous n'excluons rien par principe. Ça c'est
censure ?
Nous n'excluons rien par principe. Jean D'Albert
Della, vous évitez la question de manière très habile, mais hausse d'impôt, c'est censure. Il n'y a que deux choix possibles
dans votre question. Donc il peut y avoir censure, il peut ne pas y avoir censure. On va juger sur pièce, et en fonction de la copie qui sera présentée par le gouvernement, d'abord nous allons faire connaître nos lignes rouges, et nous allons surtout présenter, vous le savez, dans quelques jours, À l'Assemblée nationale, très certainement au mois d'octobre, un autre projet de redressement des finances publiques avec la liste des économies à faire dans la mauvaise dépense publique de l'État. Je l'ai dit, l'immigration, la fraude, la baisse du train de vie d'État, la baisse de la contribution de la France au budget européen, par exemple, qui nous semble nécessaire de mettre en œuvre pour redonner de l'oxygène et pour répercuter cette lutte contre les gaspillages sur des baisses d'impôts pour les Français qui travaillent et pour les entreprises. Des indexations
des retraites ? Est-ce que pour vous ça c'est une ligne rouge par exemple
Ce qui me dérange, moi j'ai une position de principe, c'est que demander des efforts à la France qui travaille ou à la France qui a travaillé avant même que l'Etat ait réduit son train de vie... Ça me pose un problème moral. Ça me pose un problème de conscience morale. Donc que dans les prochaines années, nous rediscutions de la façon dont on indexe les retraites ou les prestations sociales sur l'inflation. C'est un débat qui peut avoir lieu dans le cadre de la campagne présidentielle. Ou l'âge de départ par exemple. Mais je dis juste,
on va venir si
vous le voulez bien sur l'âge de départ à la retraite. Mais ce qui me gêne profondément, c'est de demander des efforts à des gens qui ont contribué toute leur vie. On parle des retraites, des hautes retraites. Mais ce qui me pose un problème moral, c'est d'aller demander des efforts aux gens qui travaillent ou aux gens qui ont travaillé, alors qu'il y a beaucoup de gens qui ne travaillent pas dans notre pays. Il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent. Je pense que c'est le vrai grand problème d'ailleurs de notre système de retraite, c'est qu'il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent. Quand de l'autre côté, on ne fait pas les efforts nécessaires sur la réduction du modèle social pour la générosité à l'égard de l'immigration. 20 milliards d'euros chaque année qui sont donnés dans des prestations sociales non contributives aux étrangers. Avec nous, c'est terminé. Avec nous, pour bénéficier des allocations familiales par exemple, ou pour bénéficier des prestations sociales plus largement, il faudrait être de nationalité française. C'est du bon sens. sera de gagner 20 milliards d'euros à l'État dès l'année où cette mesure sera mise en place. Donc vous voyez, il y a myriade d'économies à faire avant d'aller demander un effort à ceux qui travaillent ou à ceux qui ont travaillé.
J'aimerais qu'on aille sur le thème de l'immigration qui a explosé cet été, puisque l'Europe est à la croisée des chemins, ça va être un enjeu crucial, on a vu, Céuta, la France. Compte-t-elle, sous Marine Le Pen et Jordan Bernela, rétablir un contrôle aux frontières
il y aura des contrôles aux frontières au point de passage. de l'immigration clandestine. J'ai défendu pendant les élections européennes de 2024 le principe de la double frontière. La double frontière, ça veut dire d'abord la possibilité de rétablir des contrôles au point de passage de l'immigration clandestine, ce qui est permis par le code Schengen, et c'est une frontière européenne. Nous avons besoin, au point de passage de l'immigration clandestine partout en Europe, de faire de Frontex, l'agence de garde frontière européenne, non pas une hôtesse d'accueil pour les migrants, mais une véritable police de garde frontière. européenne qui est en charge de faire du pushback il y a quelques semaines je
me suis
rendu il y a quelques semaines Vous le savez, en Pologne, pour rencontrer le président polonais. Et nous sommes allés, à l'occasion de ce déplacement, à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Et on voit la façon dont beaucoup d'États étrangers hostiles à l'Europe et aux nations européennes utilisent l'immigration comme une arme diplomatique pour faire pression sur les capitales européennes. Donc l'immigration est un phénomène
majeur.
Ce
serait quel pays pour la France ?
Qui bouleverse profondément. Ce serait l'Algérie. On
n'a pas de frontière commune avec l'Algérie.
On a une frontière juridique qui n'existe plus. Et donc avec nous, les facilités offertes par l'accord de 68 qui facilite l'installation de ressortissants algériens en France sera supprimée. Nous devons reprendre le contrôle de la politique d'immigration. Et si demain nous gagnons les élections, notre gouvernement permettra à la France de devenir l'un des pays d'Europe le moins attractif et le moins généreux pour l'immigration de guichets sociaux. Comment vous forcez l'Algérie à reprendre ses ressortissants ? pour bénéficier de prestations sociales. Alors, il y aura un calendrier. D'abord, la première étape sera de déclencher et d'organiser un référendum sur l'immigration qui aura une dimension constitutionnelle et qui permettra de réaffirmer la primauté du droit français sur les jurisprudences européennes ou internationales qui empêchent la France d'être souveraine dans sa maîtrise de l'immigration. Avec Emmanuel Macron, nous avons accueilli 500 000 personnes chaque année dans notre pays, au bas mot, dont seulement 10% ont un contrat de travail. Il faut, dans la Constitution française, mettre en place tout le bouclier juridique et politique pour nous protéger de flux migratoires qui, je le dis, n'en sont qu'au début du commencement. Nous inscrirons dans ce référendum, sera soumis à l'approbation des Français, la suppression du droit du sol, l'expulsion des étrangers condamnés. La priorité nationale dans les aides sociales pour les familles françaises par rapport à des ressortissants étrangers. Nous organisons le traitement de l'asile dans les ambassades et consulats des pays de départ. Il ne sera plus possible de venir en France et de demander l'asile sur le territoire français. Les demandes d'asile devront être déposées dans les ambassades et consulats des pays de départ. Pourquoi
? Un
projet de loi qui a été rédigé. qui a été travaillé avec des constitutionnalistes, qui est disponible sur le site du Rassemblement national, et qui sera soumis à l'approbation des Français par référendum, je le souhaite, dès les premiers mois, et je l'espère, dès les premières semaines de notre élection, avec l'ambition, je l'ai dit, d'organiser ce référendum en même temps que les élections législatives qui auront lieu à l'été si nous remportons l'élection présidentielle. On ne va pas rentrer
dans les querelles constitutionnelles, Jordan Bardella, mais vous savez très bien que l'article 11, l'immigration, ne fait pas partie. des thèmes
l'article 11 prévoit la possibilité l'article 11 de la constitution naturellement prévoit la possibilité pour le président de la république d'organiser un référendum
une consultation sur les sujets qui sont liés à l'organisation économique sociale et environnementale de la nation l'immigration est évidemment est éminemment un sujet qui a rapport avec l'organisation économique et l'organisation sociale du pays Et il y a possibilité que le
Conseil constitutionnel retoque cela
? Je ne crois pas que le Conseil constitutionnel, sur un sujet qui fédère autant de Français dans les études d'opinion, décidera de s'opposer à la volonté du peuple français. Je me permets de vous rappeler que lorsque le général de Gaulle a fait adopter par référendum... l'élection du président de la République au suffrage universel direct. Le général de Gaulle est passé précisément par l'article 11 considérant que la Cour suprême dans notre démocratie, ce ne sont pas les quelques personnes du Conseil constitutionnel, mais c'est bien le peuple français. Le décret de convocation n'a pas été censuré. par le Conseil constitutionnel, parce que le Conseil constitutionnel de l'époque considérait précisément que le peuple français était le souverain absolu dans notre démocratie. Donc, je ne crois pas que les juges du Conseil constitutionnel, les sages du Conseil constitutionnel, envisageront d'empêcher la présidente de la République élue et son gouvernement de consulter les Français et de faire adopter par référendum des mesures qui sont très largement publicitées par les Français, ou alors ce serait un coup de force extrêmement grave. Et si tel était le cas, eh bien... nous trouverons un autre moyen et vous savez qu'il existe d'autres moyens juridiques.
Le plan B, c'est quoi ? Parce qu'on se doute bien que le Rassemblement National ne va pas mettre ça entre les mains des sages du Conseil Constitutionnel, seulement auprès de 9 personnes. Vous avez bien un plan B au Rassemblement National. Mais vous croyez
que le Conseil Constitutionnel... empêchera parce que le conseil constitutionnel soyons très clairs
c
'est d'apporter un la réponse que je crois être la plus la plus raisonnable le conseil constitutionnel ne peut pas se prononcer sur le fond d'un référendum sur la base de l'article 11 il peut en revanche émettre un avis sur le décret de convocation pensez-vous vraiment que le conseil constitutionnel alors qu'un une élection Nouvelle présidente de la République et le choix d'un gouvernement désigné viendrait d'avoir, aurait eu lieu quelques jours plus tôt, censurer un décret de convocation empêchant la présidente de la République de consulter les Français par référence. Alors ce serait extrêmement grave.
Et donc vous feriez quoi
Eh bien nous utiliserons la solution qui a été proposée par le parti Les Républicains. Il me semble, lorsque Eric Ciutti en était le président, qui consiste à passer par l'article 89, à proposer au Congrès d'élargir le champ, de réviser la Constitution en proposant un élargissement de l'article 11, pour ensuite passer par l'article 11 de la Constitution. Mais, pardon, si des sages... les stages du Conseil constitutionnel décidaient envers et contre tout d'empêcher le président de la République de consulter les Français par référendum, alors on basculerait dans un autre régime.
Neige Farage, qui est votre hôte ici à Birmingham, parle de zéro immigration nette. Est-ce que vous êtes sur la même ligne ou est-ce que vous ouvrez la porte à une immigration de travail ? Parce que lui, c'est très spécifique. Il dit seulement les plus talentueux auront le droit de venir sur le sol du Royaume-Uni. Vous, vous êtes sur qui ? Oui,
je pense qu'il a raison. Vous savez, la Suisse, pendant très longtemps, a privilégié et privilégie encore l'immigration de croissance. Nous, l'immigration que nous avons privilégiée, c'est une immigration de violence qui a créé beaucoup de désordre dans notre société. Donc, la France sera toujours ouverte.
Certaines industries ont besoin d'une immigration de travail. La France sera
toujours... On va rentrer... Oui, mais je l'ai rappelé tout à l'heure, sur les 500 000 titres de séjour légaux qui sont accordés par l'État chaque année et par la France du président Macron, vous n'en avez que 10% qui ont un visa de travail. Donc, en réalité, l'immigration... L'INSEE n'était pas
très claire sur ces chiffres-là.
Les chiffres disent, qui sont donnés d'ailleurs par le ministère de l'Intérieur lui-même, indiquent que seulement 10% des 500 000 personnes qui rentrent chaque année de manière légale sur le sol français ont un visa de travail. C'est le titre de séjour, ce n'est pas forcément
la date d'arrivée.
Voyez bien que le gros de l'immigration dans notre pays, c'est le regroupement familial. Je vous rappelle qu'Edouard Philippe, en 2018, dans la loi Asile et Immigration, a élargi la possibilité de faire du regroupement familial pour les frères et les sœurs des migrants qui arrivent en France. Ce sont les étudiants, ce sont les demandeurs d'asile qui ne sont pas... pas expulsés ce sont les mineurs étrangers qui se font passer pour des mineurs et qui sont autant mineurs que moi je suis archevêque et qui ne sont jamais reconduit dans leur pays d'origine donc il ya de l'ordre à remettre dans la politique d'immigration et nous avons proposé lors des dernières élections présidentielles nous sommes en train de préparer le chiffrage du prochain projet un solde de 10000 entrées pour personne à entrer sortie avec un solde de 10000 entrées sorties par envie
Pour les métiers en tension, ça peut être compliqué. Vous le savez, certains secteurs, notamment l'hôtellerie, la restauration, ont besoin d'une immigration de travail. Vous répondez quoi ? D'abord, je leur
réponds de manière très pragmatique. Mon travail demain, si je suis chef du gouvernement, consistera à recréer les conditions de l'attractivité de ces métiers pour les jeunes Français. Entre nous, dans quelques années, je pense par exemple au secteur de l'agriculture. dont on... qu'on utilise toujours comme exemple pour filières qui auraient des besoins de main-d'oeuvre et qui ne trouveraient pas de main-d'oeuvre en France pour répondre aux besoins, avec le développement de la robotisation et de l'intelligence artificielle, je pense que le progrès technologique va aussi permettre, par la modernisation de l'agriculture, d'aborter des réponses que nous n'avons pas aujourd'hui dans l'immédiat. Mais l'enjeu, c'est de recréer les conditions de l'attractivité des salaires. Quand vous êtes par exemple un jeune Français et que vous allez travailler dans l'hôtellerie ou la restauration sur... la côte atlantique ou sur la côte d'Azur l'été, il faut pouvoir se loger. Et donc il faut réfléchir à des solutions pour mettre à disposition des logements pour les travailleurs saisonniers. Aujourd'hui, quand vous êtes un chef d'entreprise et que vous avez un restaurant dans le sud de la France ou dans l'ouest de la France, l'été, si vous n'avez pas de quoi loger la personne qui va servir dans votre établissement, vous ne trouvez pas de la main d'oeuvre. Donc il y a des propositions extrêmement concrètes que nous allons porter et il faut répondre à cela plutôt que de considérer ad vitam aeternam qu'il faut aller chercher de la main d'oeuvre à l'étranger parce qu'on n'arrive pas. france à créer les conditions de l'attractivité de ces métiers les salaires sont aussi trop faibles parce que les charges sont trop importantes et nous allons proposer aussi Une mesure qui permettra aux chefs d'entreprise, qui le souhaitent dans l'immédiat, d'augmenter de 10% les salaires de leurs salariés, avec la contrepartie que ces 10% soient exonérés de cotisations patronales.
Nigel Farage se distance des plus radicaux, comme Tommy Robinson, qui avait organisé cette fameuse grande manifestation anti-immigration, à laquelle Éric Zemmour avait participé. Est-ce que Jordan Bardella reconquête, permet de normaliser le RN ?
Je ne me suis jamais véritablement posé la question. Mais ce qui est certain, c'est que ce qu'on fait reconquête lors des dernières élections présidentielles, Éric Zemmour et Sarah Knafo, ressemble à ce que faisait le Front National il y a 20 ou 30 ans. C'est-à-dire considérer qu'il faut utiliser la provocation pour s'installer dans le...
Sarah Knafo qui a dit pourquoi pas pour faire partie d'un gouvernement avec nous. Sarah
Knafo proposait il y a quelques mois une primaire avec Edouard Philippe. Donc si elle souhaite maintenant être ministre de Marine Le Pen, je dirais qu'on progresse. C'est très sympa pour Éric Zemmour d'ailleurs. Ça tend à considérer qu'Éric Zemmour ne gagnera pas cette élection présidentielle alors qu'il est son candidat. Elle dit « avec vous
», pas forcément sous Jean-Dame Bardella. Avant
d'être ministre et de vouloir demander un poste de ministre, il faut d'abord faire campagne pour Marine Le Pen. Mais il y a quelques mois, je note que Sarah Knafo... proposait une primaire avec les macronistes et avec Edouard Philippe, et qu'elle s'est retirée aux élections municipales à Paris pour soutenir une ministre d'Emmanuel Macron au second tour des élections municipales. Mais son profit vous plairait ou pas, Jordan
Bardella
Nous cherchons des gens, des patriotes sincères. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle soit une patriote, mais quand on veut faire une primaire et une alliance avec Edouard Philippe, ça pose quand même question.
Vous la mettriez où ? Quel portefeuille, par exemple
Ce n'est pas prévu pour l'instant, ce n'est pas envisagé. D'abord, avant de se répartir les postes, il faut faire campagne, il faut gagner l'élection présidentielle. Je crois que le Rassemblement National, Marine Le Pen, Éric Ciotti, l'alliance que nous formons ensemble avec l'UDR, est aujourd'hui le parti politique, la coalition, la plus à même de l'emporter lors de cette élection présidentielle. Donc la question c'est, est-ce que, comme en 2022, Reconquête, Éric Zemmour et Sarah Knafo, vont tout faire ? pour empêcher le rassemblement national de réaliser le plus gros score possible. Parce qu'au fond, c'était ça l'intention, et faire le jeu de nos adversaires. Mais vous savez, ça fait partie des vicissitudes de la vie politique. Il ne faut pas avoir peur de l'opposition et de la contestation. Prenons
un sujet qui peut-être vous rassemble, celui du voile. Sébastien Chenu a dit être pour l'interdiction du voile dans l'espace public. Est-ce que vous êtes sur la même ligne ?
'abord le voile est devenu, dans beaucoup de sociétés européennes, l'instrument et l'un des nombreux instruments des fondamentalistes islamistes pour remettre en cause l'égalité homme-femme. et pour tenter d'imposer à l'ensemble de la société française les propres interdits de cette idéologie. On est dans un pays...
On est dans un pays... Non,
en revanche, ce que je vous dis, c'est que partout où les islamistes sont arrivés au pouvoir, ils ont utilisé le voile des femmes pour étendre l'emprise de leur idéologie sur la société en question. Parfois c'est un choix individuel. Ça a été le cas en Turquie. Parfois c'est un choix individuel, vous avez raison. Et je me permets d'attirer votre attention, et je vais ensuite répondre à votre question sur le voile, que nous sommes ici. dans un pays, le Royaume-Uni, où il y a quelques mois... Les Émirats Arabes Unis, le gouvernement des Émirats Arabes Unis a demandé à ses propres ressortissants et à ses propres étudiants de ne plus se rendre au Royaume-Uni parce que le discours des islamistes et le discours des fondamentalistes islamistes y a pignon sur rue et fait craindre un risque d'emprise pour les étudiants qui se rendraient au Royaume-Uni. Donc vous voyez bien que la progression spectaculaire de l'islamisme dans nos sociétés européennes remet en cause tous les fondements de la laïcité et de l'égalité homme-femme, y compris de nos valeurs. Est-ce que vous rejoignez
donc Eric Zemmour sur ce sujet d'effacement civilisationnel ? Est-ce que vous êtes sur cette même ligne ?
Je vais vous répondre sur le voile, je ne suis pas la question. Je pense que beaucoup de Français ont le sentiment de devenir des étrangers dans leur propre pays, ne reconnaissent plus la France dans laquelle ils ont grandi et considèrent que l'immigration est peut-être le plus grand défi qui se pose à la société française. Je veux que la France reste la France. Donc le voile
n'est pas compatible avec la laïcité ? Je ne souhaite pas.
Je pense que le voile n'est pas souhaitable dans la société française. Et si demain je suis chef du gouvernement, je l'ai dit, nous souhaitons étendre l'interdiction qui existe. aujourd'hui, par exemple, à l'école. Le voile est interdit, avec d'autres signes religieux dits ostentatoires, ce sont les textes de l'école, faire en sorte que cette interdiction puisse aussi s'appliquer dans un premier temps aux mineurs et qu'elle puisse s'appliquer à l'ensemble des bâtiments qui ont une mission de service public, je pense par exemple aux mairies ou à l'université.
Et donc, il dit par exemple qu'il serait déjà bien d'appliquer la loi, c'est-à-dire sortie d'école, etc.
c'est tout ce qu'il a à dire sur le sujet.
vous ? Vous considérez que c'est quoi le voile ? Je
pense que c'est un outil de régression de l'égalité homme-femme et que la femme française est libre. et indépendante. Et que dans beaucoup de quartiers, vous avez raison de le rappeler. Et je ne porte pas de jugement moral là-dessus, mais beaucoup de femmes décident par conviction de le porter. Mais vous avez aussi beaucoup de quartiers où il ne fait pas bon d'être une femme. Et où le fait de porter un voile permet à certaines de pouvoir sortir dans l'espace public sans être inquiétées par les grands frères. Et encore une fois, cette idéologie, elle est celle des salafistes. C'est une idéologie importée qui est promue dans le monde entier par les frères musulmans. Et si demain je suis chef du gouvernement, les frères musulmans seront considérés comme une organisation terroriste.
Alors, le voile, il y a plusieurs manières de le porter. Même au Royaume-Uni, Nigel Farage fait la différence. Pour vous, c'est quoi le voile ? Qu'est-ce que vous considérez le voile dans l'espace public ? Est-ce que c'est celui où on voit le visage, celui où on cache la bouche, le nez ? A partir de quel moment vous considérez que c'est le voile ? C'est le fichu de grand-mère ? C'est quoi ?
Le voile est considéré... dans une enceinte de la République, non des moindres qui est l'école française, laïque, comme un signe religieux ostentatoire. Donc, nous souhaitons que cette loi qui s'applique aujourd'hui à l'école puisse aussi s'appliquer à tous les bâtiments qui ont une mission de service public. Et ensuite, il y aura... Donc, le hijab,
c'est-à-dire où on voit le visage.
signe religieux ostentatoire. On n'ira pas plus loin que ce qui est défini, prévu, considéré, écrit par les textes, qui est en vigueur depuis 2004 et qui s'applique honnêtement plutôt bien, malgré les difficultés dans un certain nombre de quartiers, mais qui est globalement respecté. Nous organiserons ensuite, au cours du quinquennat, plusieurs référendums. Et nous souhaitons qu'il y ait, au cours de ces référendums, un débat de société sur la place de l'islamisme dont doivent se saisir l'ensemble des Français. Il faut un véritable débat de société sur cette idéologie qui est en train de s'enraciner et de s'installer dans le pays. Et si les Français le décident par référendum, seulement s'ils le décident par référendum, cette interdiction pourra s'appliquer dans toute la sphère publique. Mais ça arrivera dans un second temps. Beaucoup disent que ça s
'oppose à la laïcité. Et donc, ce ne sera pas constitutionnel. Non,
mais je ne veux pas que ce débat très important sur l'islamisme se focalise uniquement sur cette question de l'interdiction du voile dans la rue. Parce qu'il faut fermer les mosquées radicales.
C'est vos députés qui mettent ça sur dans le débat.
Il faut dissoudre, je vous réponds, il faut dissoudre toutes les organisations politico-religieuses qui font l'apologie du salafisme ou de l'idéologie islamiste ou encore qui refusent de signer la charte de la laïcité qui a été mise en place par le gouvernement. Il faut expulser les prêcheurs de haine. Il faut expulser... c'est les étrangers radicalisés. 50%, madame, des fichiers S, des gens qui sont suivis pour atteinte à la sûreté de l'État et qui ont un lien avec le fondamentalisme islamique, sont des ressortissants étrangers. Donc ils doivent être expulsés. Et je ne comprendrai jamais que la France, qui est un grand pays, qu'une grande démocratie, éprise de liberté, attachée à l'égalité homme-femme, à ses valeurs, à ses traditions, soit beaucoup plus faible avec l'idéologie islamiste que ne le sont certains pays musulmans eux-mêmes. Je vous rassure. parce qu'on a beaucoup de contacts avec le monde musulman. Et quand vous discutez avec des dirigeants politiques qui sont en exercice dans des pays musulmans, mais ils hallucinent en voyant la faiblesse de l'État français depuis des années à l'égard d'une idéologie que eux-mêmes, dans beaucoup de pays, combattent et rejettent.
'aimerais qu'on parle également de cette fameuse union des droites. Vous êtes plutôt pour. Ce n'est pas le cas forcément de Marine Le Pen. Pourquoi cette divergence
Ce n'est pas une question d'être pour ou contre. Je considère qu'il y a beaucoup d'orphelins à droite.
Marine Le Pen dit qu'elle n'y croit pas.
Je crois qu'il y a beaucoup d'orphelins à droite qui, pendant très longtemps, ont pu voter pour le président Sarkozy, pour François Fillon, qui ont pu participer à la primaire de LR il y a cinq ans, qui ne se reconnaissent plus, c'est ce que j'appelle le peuple de droite, qui ne se reconnaissent plus dans le macronisme. Or, il y a beaucoup de dirigeants des LR qui ont fait le choix de travailler avec Emmanuel Macron. Et puis il y en a d'autres plus courageux comme Eric Ciotti, qui ont fait le choix du courage, le choix du patriotisme, le choix de venir travailler à nos côtés, considérant que ce cordon sanitaire qui avait été conçu par les socialistes il y a plusieurs années de cela, n'avait... n'avait pas lieu d'être. Et donc moi, je souhaite tendre la main aussi à ces Français avec qui nous partageons l'essentiel. Sur la sécurité, on pense pareil. Sur l'école, on pense pareil. Sur l'hystérie fiscale qui règne aujourd'hui dans le pays, on pense pareil. Quelqu
'un de l'UDI ou du modèle qui penserait que la droite n'est plus la droite et qu'il faudrait changer, comme le dit Marine Le Pen, elle se situe au-dessus de la droite et de la gauche. Est-ce que ces personnes-là, vous les acceptez dans votre
camp ? Non, mais Madame, ce n'est pas une question de... du DI ou de modem, moi je parle aux français plutôt que parler aux appareils politiques. Et je vous dis qu'il y a beaucoup de français... qui, pendant très longtemps, ont eu le cœur à droite et qui, aujourd'hui, ne se reconnaissent plus dans une incarnation. Et donc, moi, je les appelle à travailler à nos côtés. Et vous dites aussi que la France est agne au centre,
Jordan Bardella.
C'est un peu plus compliqué que cela. Mais je dis que le second tour d'une élection présidentielle est une élection de rassemblement. Et donc, moi, je me prépare à devenir chef du gouvernement. J'aurais peut-être vocation, demain, à composer une majorité à l'Assemblée nationale avec des gens qui ne pensent pas. sur l'intégralité des sujets, la même chose que moi. Marine Le Pen se prépare à être présidente de la République et donc elle est dans cette logique purement gaulienne du dépassement et du rassemblement. Donc on a, vous savez, dans beaucoup de territoires, notamment dans le nord de la France, des gens qui votent aujourd'hui Rassemblement National, qui votent Patriote et qui ont pu voter pour le Parti Socialiste ou le Parti Communiste pendant longtemps. Vous avez des Français qui nous ont rejoints comme Éric Ciotti qui ont été les fers de lance du Parti Les Républicains pendant très longtemps. Donc moi, mon enjeu, c'est le rassemblement. c'est le dépassement et c'est de tendre la main à tous les patriotes à tous les français qui ont le coeur qui saigne aujourd'hui en regardant l'état de la france et à tout cela je veux leur dire travaillons ensemble au delà de nos sensibilités
c'est aussi une manière d'élargir votre électorat bien sûr vous êtes au pouvoir est ce que le pen demande immédiatement une dissolution par exemple
Le mandat qui s'est entamé en 2024 en raison de la dissolution court pendant une durée de 5 ans. Donc nécessairement, il faudra dissoudre l'Assemblée nationale. Et l'idée, c'est qu'il puisse y avoir des législatives à l'issue de la présidentielle. Et je vais même vous dire une chose.
Mais pour l'instant, vous êtes loin d'une majorité.
C'est-à-dire que vous avez les... Pour
l'instant, c'est-à-dire à l'heure actuelle, à l'Assemblée nationale, vous êtes environ 140 députés.
Oui, mais pardon. C'est pas une majorité. La dissolution a eu lieu dans des conséquences... Une circonstance particulière, vous me le concéderez, les législatives qui auront lieu au lendemain de l'élection présidentielle auront vocation à confirmer la dynamique de la présidentielle. Et je vais même vous dire, je pense que nous sommes la seule coalition et la seule... le seul mouvement politique est en capacité d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale. Et les Français qui vont voter doivent avoir conscience, je ne sais pas, mais doivent avoir conscience, précisément, je n'ai pas le chiffre, je ne sais pas, mais doivent avoir conscience que ce qui se joue dans cette élection présidentielle, c'est à la fois la stabilité du pays et c'est à la fois le changement dans les politiques qui sont conduites. Et je veux dire ce message aux Français. Le véritable danger dans cette élection présidentielle, ce n'est pas le changement, c'est de continuer comme avant, c'est de continuer avec les mêmes... personne c'est de continuer avec le même système et c'est de continuer avec les personnes qui ont mis notre pays au bord de la bible dans une situation de faillite financière et qui met notre pays dans une situation de détresse existentielle donc il faut sauver notre pays c'est la seule chose qui me préoccupe et donc je veux tendre la main à tous les français qui veulent que notre pays reste une grande puissance un grand pays libre indépendant fier de son identité de ses traditions de ses racines et de sa de ses coutumes
donc un candidat par exemple LR au hasard, qui décident de vous rejoindre, est-ce que vous leur promettez de ne pas mettre de candidats face à eux ?
Mais je suis prêt à toutes les discussions, si tant est que le ralliement soit sincère, si tant est que la personnalité qui nous rejoint s'engage au-delà de ses sensibilités, et je veux dire au-delà même de mes sensibilités personnelles, qui ne sont pas un sujet dans un défi comme celui qui nous attend, acceptent de mettre de côté les petits particularismes pour travailler ensemble à la renaissance de la patrie et au redressement de nos... Ils ont jusqu'à quand pour rejoindre
? Parce qu'un rassemblement sincère, c'est quoi ?
Mais on verra après l'élection. La présidentielle...
Après premier tour, c'est trop tard ?
Chaque chose en son temps, madame. L'élection présidentielle est une élection. Les élections législatives en sont une autre. Et au lendemain de l'élection présidentielle, ce sera un autre jour. Il ne faut pas brûler les étapes dans la vie.
Merci Jordan Badalia d'avoir été notre invitée sur LCI.