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À l'info, Gabriel Attal qui est aujourd'hui à la braderie de Lille et qui s'exprime, il va prendre son bain de foule
comme tous les autres candidats pratiquement à cette élection. On l'écoute, Gabriel Attal. ...nationale récente en tout cas, et je crois que c'est illustratif de leur politique étrangère, encore une fois, qui est celle d'une grande soumission à l'égard d'autres puissances, parfois d'ailleurs de puissances dictatoriales. Au contraire, je veux me battre pour la force de notre pays et son indépendance. Et je suis convaincu que la France... Elle a vocation à rester indépendante, non alignée, à se battre pour des valeurs à l'international. Elle le fait avec la grandeur qui est la sienne, mais aussi à travers une Europe qui doit être plus forte. Et donc, entre le Rassemblement National et moi, il y a vraiment deux mondes, deux visions totalement différentes et diamétralement opposées de la France, des relations internationales et de l'Europe. Et je compte bien me battre pour faire triompher la vision qui est la mienne. Est-ce qu'ils sont imbattables ? Non. Vous savez, moi je me souviens de la dissolution. Les Français s'en souviennent. Le lendemain de la dissolution, tous les commentateurs, tous les observateurs, tous les sondeurs... nous expliquer que le Rassemblement national allait avoir une majorité. Si on les écoutait, en fait, c'était même pas la peine de faire campagne. Jordan Bardella était déjà à Matignon et le RN avait sa majorité. Je me suis battu pendant trois semaines, un peu seul d'ailleurs du point de vue des responsables politiques nationaux du bloc central. Je me suis battu, j'ai été dans 60 circonscriptions aux côtés de nos candidats, j'ai fait des débats télévisés face au Rassemblement national. Résultat des courses, non seulement le Rassemblement national a été battu au moment de la dissolution, mais il y a même moins de députés qu'on en a aujourd'hui. Donc il n'y a pas de fatalité. Il n'y a pas de fatalité à condition de deux choses. Un, il faut un vrai projet, une vraie vision pour les Français. On n'arrivera pas à battre le Rassemblement national juste avec un vote de barrage. Ça, c'est terminé. Et moi, je me bats pour une vision qui est la mienne, refaire de la France la première puissance d'Europe en 10 ans, en réussissant quatre chantiers capitaux, école, salaire, frontière, intelligence artificielle, en résorbant deux dettes, la dette publique et la dette climatique. Donc d'abord, un... C'est la vision, c'est le récit, c'est le projet. Et deux, le rassemblement qui devra venir le moment venu au début de l'année 2027. Une
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
réaction concernant Rachida Dati ? J
'ai été au contact des Français partout. J'ai été à Château-Renard, j'ai été à Argelès, j'ai été à la Grande Motte, j'ai été au Sable d'Olonne, j'ai été en banlieue parisienne, je pourrais multiplier les villes et les territoires. J'ai été au contact des Français tout au long de cet été et j'ai été au contact des Français sur des sujets importants et concrets pour leur vie quotidienne. C'était ça le plus important pour moi. Ce n'était pas juste d'aller sur le terrain discuter, c'est de le faire aussi sur des sujets majeurs. J'ai été en déplacement et notamment j'ai parlé avec des agriculteurs, des viticulteurs sur la question de la sécheresse et de l'eau. L'eau qui est un enjeu absolument majeur, qui le sera de plus en plus, c'est le nouveau pétrole. Aujourd'hui, il y a deux candidats dans cette élection présidentielle qui parlent de l'eau, de la sécheresse et qui proposent des mesures face au stress hydrique. C'est Jean-Luc Mélenchon et moi. Je vais continuer à m'engager aussi sur ce sujet-là. J'ai parlé aide sociale à l'enfance aussi, avec des travailleurs d'un foyer qui accueillent des enfants qui ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance. C'est un enjeu absolument majeur. qui dit aussi beaucoup de nos valeurs et de comment l'État doit s'occuper d'enfants qui lui ont été confiés. Je me suis engagé sur la question des valeurs de la République, des occupations illicites de terrain privé et public par des personnes issues de la communauté des gens du voyage. Beaucoup de sujets très concrets et c'est à l'image de ce que je veux faire tout au long de cette campagne. Moi, je ne me positionne pas par rapport aux autres. Chacun a sa personnalité, sa manière de faire, sa marque de fabrique. Moi, ça a toujours été d'aller sur le terrain et de me déplacer. Je me souviens, quand j'étais au gouvernement, parfois, on me reprochait de trop me déplacer, de faire trop de déplacements, trop de visites sur le terrain. Moi, c'est comme ça que je suis. Je ne vais pas changer et je vais continuer à le faire. Après, les autres font comme ils veulent, en fait. Moi, je n'ai pas de commentaire à faire sur ce sujet.
Gabriel Attal, nous sommes plusieurs de vouloir vous faire réagir concernant Rachid Adhati qui va réintégrer la magistrature. Je n'ai pas de commentaire à faire. Je n'ai pas vu en
plus les détails de ce sujet, donc je ne peux pas vous répondre. Aujourd'hui,
vous jouez sur le terrain de deux habitués de la braderie, Jean-Luc Mélenchon et Marine Tanguyé. Comment vous différenciez ?
'abord, il n'y a pas de terrain sur lequel on ne doit pas aller, c'est aussi le terrain de Violette Spilbout, engagée à Lille, députée ici, bien connue ici. Vous savez, moi, franchement, l'idée qu'il y aurait des terrains qu'il faudrait laisser aux autres, c'est l'inverse de ce que je pense. Et je l'ai dit d'ailleurs dès le début de ma campagne, moi je ne laisserai aucun terrain aux autres. Et en tout cas, certainement pas au Rassemblement National et à la France Insoumise. Je suis allé en déplacement dans l'Aisne, à Villers-Cotterêts. L'Aisne, qui est le département de l'Hexagone, qui a voté le plus pour le Rassemblement National. Je ne leur laisserai pas le terrain. Je vais aller me battre là-bas. Je suis allé à Creil, qui est une ville qui a été remportée par la France Insoumise. Je ne leur laisserai pas le terrain. J'irai me battre. Et donc je vais partout sur le territoire.
Est-ce que, comme d'autres opposants à Jean-Luc Mélenchon, vous dénoncez cette récompération politique de la France Insoumise ici, à la braderie de ville ? On a été voir les stands politiques, il y en a 25 au total. Et ils ont tous le même périmètre, sauf la France Insoumise qui a installé une scène et donc un discours de rentrée aux allures de meeting présidentiel de Jean-Luc Mélenchon ce soir.
Non mais moi je ne vais pas reprocher à des candidats de faire campagne. Il y a un moment, chacun fait sa campagne. Je ne peux pas vous dire d'un côté que je souhaite qu'il y ait une vraie campagne avec un vrai débat de fond. Et quand vous avez des candidats qui font des événements de campagne, le leur reprochez. Il y a un discours au sein d'une braderie apartisane, c'est pas un peu un traitement ? Je vais laisser peut-être notre élu lilloise vous répondre, mais vous avez des organisateurs qui prennent leurs responsabilités.
Vous savez, de tradition, la braderie de Lille, c'est la rentrée pour les Lillois, c'est le moment de convivialité, les moules frites, la bière, la fête, la seconde main aussi, brader et négocier les prix, c'est le plaisir qu'on a tous, mais c'est aussi une rentrée politique.