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avons souhaité en cette rentrée scolaire revenir sur les annonces faites par Emmanuel Macron concernant le handicap. Hier, le président a dévoilé des mesures pour, je cite, « simplifier tous les gestes du quotidien ». Alors, ces mesures vont-elles répondre aux besoins des familles ? Quelle est aujourd'hui, en 2026, la réalité du quotidien pour un enfant en âge d'être scolarisé, un enfant handicapé ? Nous en parlerons dans un instant avec notre invité. Mais avant ça, je vous propose d'écouter Emmanuel Macron.
souhaite en effet des objectifs clairs pour simplifier tous les gestes du quotidien. Pouvoir payer seul, traverser la rue en sécurité, accomplir cette démarche en ligne sans assistance, ce qui passera notamment par des terminaux de paiement accessibles, la généralisation des télécommandes vocales pour les feux sonores, des sites internet pleinement accessibles.
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donc 65 mesures qui ont été présentées pour le handicap en général dans le quotidien, mais nous on va s'intéresser plus particulièrement aux familles qui vivent avec un enfant handicapé, la manière dont leur enfant est accompagné scolairement. Alors nous recevons Adeline Austin, vous êtes parent d'un enfant en situation de handicap, il est autiste, vous êtes représentante de la FNASEP, la Fédération des associations au service des élèves handicapés. expertise. C'est vrai que les parents n'attendent que cela, l'amélioration du quotidien en particulier pour l'école. Qu'avez-vous retenu des propositions d'Emmanuel Macron
que je retiens, c'est que sur la notion d'accessibilité, c'est vrai que cette CNH, elle a eu vraiment cette question de passer de l'inclusif à l'accessibilité, mais pour pouvoir se donner les moyens de passer à l'accessibilité, il faut aussi pouvoir permettre à tous les élèves de pouvoir être scolarisés à la hauteur des possibilités qu'ils ont et donner les moyens aussi à l'école de pouvoir accueillir tous ces élèves.
'est l'un des points de ce qu'a déclaré Emmanuel Macron hier, garantir la scolarisation de la maternelle au lycée et simplifier la vie des familles. Concrètement, aujourd'hui ce n'est pas le cas. Tous les enfants ne peuvent pas être à la fois scolarisés comme ils le souhaiteraient et ne sont pas de toute façon forcément scolarisés au même rythme que les enfants sans handicap. Pour certains enfants, ils ne sont à l'école que pour 12-15 heures, ce qui demande une organisation pour les parents. Peut-être que vous pouvez nous apporter votre témoignage pour qu'on voit point par point ce qui bloque au quotidien.
Effectivement, en fait, ce qu'il y a, c'est que le président a réaffirmé que depuis que maintenant, il y a plus de 500 000 élèves en situation de handicap qui sont scolarisés, mais maintenant, la question du droit à la scolarisation n'est plus à remettre en question, mais maintenant, c'est l'effectivité. Et dans la réalité du terrain, est-ce qu'on pense que scolariser un enfant une heure par semaine, une heure par jour, c'est suffisant pour lui permettre de participer à la vie ? collective et d'apprendre et de partager et de pouvoir avoir un effet sur son parcours de vie et des choix qu'il a envie de faire pour pouvoir grandir dans les bonnes conditions.
Il y a cela et puis il y a la difficulté aussi pour les familles de s'organiser. Ça implique dans la logistique du quotidien, des allers-retours quand on a plusieurs enfants, notamment on accompagne un seulement pour trois heures, revenir, aller le chercher, aller chercher le second. Pour beaucoup de familles, ça implique qu'un des deux parents puisse ne plus travailler pour pouvoir se rendre disponible pour ce rythme très irrégulier.
Et on ne se rend pas compte à quel point la question de la famille est essentielle parce que souvent on les considère comme un usager du système scolaire. C'est-à-dire que se dire que son enfant va être scolarisé une heure et demie le matin et qu'il va falloir venir le chercher, ça peut partir d'un principe où ce serait normal, sauf que ça demande une organisation pour les familles. Les familles, souvent, elles sont dans l'obligation de se réjouir déjà de la scolarisation de leur enfant et du coup de devoir s'adapter à ce qu'on leur demande. Alors que je pense qu'il faut pouvoir passer par le fait que les familles, elles doivent pouvoir être considérées comme de véritables partenaires et ça ne veut pas dire leur donner raison à tout, mais c'est aussi reconnaître qu'ils... une expertise et leur permettre de participer aux décisions qui concernent l'enfant et aussi de pouvoir s'exprimer sur le fait qu'ils ont le droit eux aussi de pouvoir travailler comme n'importe quel autre parent et leur enfant a le droit de pouvoir être scolarisé et qu'on adapte la scolarisation en fonction des besoins de leur enfant sans passer par eux devoir se priver de pouvoir avoir une vie
C'est vrai que les enfants sont soit, quand ils peuvent être scolarisés, soit ils sont scolarisés en milieu ordinaire, dans des écoles qui acceptent de les recevoir. Ce n'est pas toujours le cas, puisqu'on va parler des AESH, parfois les écoles n'acceptent pas d'enfants sans accompagnants. Donc s'il n'y a pas d'accompagnants, et on va voir qu'il en manque, l'enfant ne peut pas être scolarisé en milieu ordinaire. Et puis pour les établissements spécialisés, là il y a des listes d'attente, donc on se retrouve avec des enfants, il y a en principe une obligation. de scolarisation de tous les enfants en France, ce n'est pas le cas pour les enfants avec un handicap.
On a parfois tendance à chercher une réponse supplémentaire avant de nous demander déjà ce qu'on pourrait transformer dans l'environnement. C'est-à-dire que c'est soit un enfant, parce qu'il a un handicap, devrait aller dans le spécialisé, ou sinon parce qu'il est en capacité de s'adapter à l'école, devrait pouvoir être en milieu ordinaire, ou sinon, s'il est ni dans l'un ni dans l'autre, il reste en famille. Non, en fait, il faut pouvoir transformer. tout ça pour se dire mais comment on peut agir ensemble en fonction de le fait c'est c'est pas l'élève va à l'école mais c'est les et quel parcours ont choisi pour chaque enfant pour pouvoir lui permettre d'avoir une scolarisation de pouvoir adapter ses besoins et pouvoir lui permettre d'apprendre parce que voilà monsieur macron parler de d'apprendre et de faciliter l'accès aux gestes de la vie quotidienne ça passe par là et je pense que Il faut aussi pouvoir penser l'école différemment comme un apprentissage du vivre ensemble. Et à l'école, on apprend aussi à vivre ensemble. On apprend aussi à ce que c'est qu'interagir avec les autres, à pouvoir apprendre les gestes de la vie quotidienne et comment ça se passe. Et je pense, et j'en ai l'expérience avec mon propre fils, que vivre au milieu de pères qui lui permettent d'expérimenter et de pouvoir avoir accès à une diversité de public et d'expérience permet de progresser. Alors que de se dire que réduire des enfants qui seraient en situation de handicap à devoir tous être ensemble dans des établissements, qui serait sous-entendu adapté pour eux, mais seulement entre eux, ce n'est pas pouvoir vivre la diversité de la société inclusive.
C'est la raison pour laquelle Emmanuel Macron s'est félicitée de voir progresser l'école inclusive. Effectivement, le nombre d'élèves en situation de handicap scolarisé en milieu ordinaire a plus que triplé en 20 ans. On parle de 526 000 élèves à présent. Il a parlé de la formation des instituteurs, des professeurs pour pouvoir mieux accueillir ces enfants dans des classes. Mais le relais, je l'évoquais tout à l'heure, essentiel, ce sont ces accompagnants, les AESH qui sont là pour les enfants. Or, aujourd'hui, même s'il a aussi... Il y a des moyens qui ont été mis pour eux. Leur situation reste à la fois précaire sur le long terme de revenus. Ils ne sont pas suffisamment nombreux. Face à quelle difficulté êtes-vous ? Là, par exemple, on vient de rentrer dans une nouvelle année scolaire. Est-ce que ça a été serein pour vous de rentrer dans cette année scolaire avec votre enfant
Moi, je peux dire que je m'estime et je m'estime chanceuse, ce qui ne devrait pas être le cas, mais j'ai la chance d'avoir une école avec qui nous sommes très en lien, des avassages formidables avec qui nous pouvons travailler autour des objectifs de travail pour notre fils, des enseignants qui sont à l'écoute de nos demandes, nos besoins et à l'écoute des besoins d'Eliott. Et je sais que ce n'est pas le cas de tous. Et le problème, vous le disiez au début, c'est que c'est quand on fait de l'AESH la condition sine qua non de l'accès à la scolarisation. Et bien sûr que pour certains enfants, oui, l'aide humaine, elle est indispensable et nécessaire. Et il faut évidemment que cette réponse, elle soit disponible lorsqu'elle est nécessaire. Mais je pense aussi qu'il faut se méfier d'une équation qui est un peu trop simple de dire handicap égale AESH. d'un enfant, ils sont beaucoup plus larges que ça. Notre responsabilité collective, elle est justement de regarder ensemble quels sont les leviers. Et un enfant, il peut avoir besoin qu'on adapte les consignes, qu'on utilise davantage de visuels, qu'on aménage son environnement, qu'on travaille les transitions, voilà, et qu'on repense certaines situations pédagogiques. Mais voilà, cette notion d'accessibilité, elle ne s'oppose pas avec la notion du besoin nécessaire d'accompagnement d'AESH. individuelle, mais il y a aussi cette réalité de pouvoir repenser l'accès à l'école de manière plus collective, dans une responsabilité partagée en travaillant tous ensemble. Et je voulais revenir sur cette question de la formation des enseignants. Et vraiment, elle est indispensable, mais je ne crois pas non plus qu'on puisse demander à un enseignant d'être seul, capable de répondre à toutes les situations de handicap. En revanche, on peut et on doit lui permettre de savoir qu'est-ce qu'il doit observer, qu'est-ce qu'il doit essayer. vers qui il doit se tourner et comment il peut travailler avec les autres professionnels, avec les ressources qui sont à sa disposition. Donc il y a la question de la formation mais il y a aussi la question de l'accompagnement et comment le travail avec le médico-social c'est une ressource pour l'école et ça ne doit pas être un système parallèle et c'est pour ça quand on parle du milieu ordinaire et du milieu spécialisé, en fait on ne doit pas séparer ces deux milieux-là et ils doivent pouvoir se retrouver au bénéfice de tous les élèves.
Il faut que la notion d'inclusion ait une réelle force, une réalité sur le terrain. Je vous remercie beaucoup Aline Austin d'avoir porté ces mots sur notre antenne. Merci à vous et bonne rentrée à tous les parents et à tous les enfants bien évidemment.