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Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir. Nous sommes ici au Forum économique de Tchernobyl, sur les rives du lac d'Ocombe. On vous voit multiplier les déplacements à l'étranger depuis ce début de campagne. Vous êtes candidat à Matignon. L'étranger, c'est censé être le domaine réservé du président ou de la présidente de la République. Pourquoi démarrer cette campagne par des déplacements internationaux
Ce serait un peu réducteur de résumer le début de cette rentrée par le seul déplacement aujourd'hui. J'ai fait ma rentrée il y a quelques jours à la foire de Chalon, dans cette foire agricole au milieu de la France du Travail, où nous avons souhaité être aux côtés du monde agricole, qui a vécu un été particulier, particulièrement douloureux, avec la sécheresse, la canicule. Et j'ai été invité ici à Caume, dans ce qui est un des plus... important forum économique italien pour parler du projet que nous portons avec Marine Le Pen. Il nous faut convaincre les Français de voter pour nous, mais je crois que c'est important de porter ce message aussi. Je le fais comme député européen chaque jour, mais de porter ce message à nos partenaires européens du projet que nous portons avec Marine et des mesures notamment sur le plan économique que notre gouvernement mettra en œuvre si les Français nous accordent leur confiance dans quelques jours. Au fond, tout le monde regarde la France et nous avons conscience qu'un changement de politique en France aura des conséquences partout en Europe.
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le disais, aujourd'hui vous êtes en Italie, hier vous étiez au Royaume-Uni. On a besoin de comprendre, Jordan Bardella, précisément ce protocole d'accord qui a été signé avec Nigel Farage. Protocole d'accord qui stipule que les migrants interceptés dans la Manche seraient renvoyés vers les côtes françaises. Vous avez signé ce protocole d'accord. Concrètement, on a envie de comprendre. Est-ce que si le Rassemblement national arrive au pouvoir, les migrants interceptés dans la Manche seront renvoyés vers les côtes françaises
Non, parce qu'il n'y aura plus de migrants qui traverseront la Manche. D'abord, cet accord de coopération qui a été signé avec Nigel Farage, l'a été sur la base de la conscience. que l'immigration. fait partie des défis majeurs qui se posent aux sociétés européennes. Notre parti est en tête des élections en France pour l'instant et le parti de Nigel Farage est en tête des intentions de vote au Royaume-Uni et donc il est peut-être le prochain Premier ministre britannique. Et à deux, nous avons souhaité approfondir notre coopération pour d'ores et déjà réfléchir à la façon de mettre fin à l'immigration illégale et à ce qui est devenu, c'est-à-dire la Manche, aujourd'hui un cimetière et une véritable passoire. où des malheureux tentent la traversée au risque de leur vie, avec l'espoir de trouver en Grande-Bretagne des bénéfices à cette traversée. Donc, moi, ce que je dis est très simple. Si demain, la France, gouvernée par le Rassemblement national, met en place une politique dissuasive d'immigration, il n'y aura plus de campements de fortune qui s'installent depuis des années dans le Pas-de-Calais et qui rendent la vie insoutenable des habitants de Calais et des alentours. L'immigration est une priorité absolue. Le contrôle en tout cas de l'immigration est une priorité absolue. Et c'est ce que nous avons voulu réaffirmer dans cet accord extrêmement important que nous mettrons en œuvre. Nos deux pays ont le droit de protéger leurs frontières et ont le droit de travailler ensemble à l'arrêt de l'immigration clandestine. On
voit bien que vous avez été pris pour cible sur ce sujet par des candidats du Bloc central, Edouard Philippe, Gabriel Attal par exemple. Vous vous seriez sûrement offusqué s'ils avaient signé cet accord avec justement ces termes de renvoyer les migrants interceptés dans la Manche vers les Côtes français.
Alors, le protocole ne prévoit pas que nous laissions traverser des migrants et que ces migrants soient déboutés ou repoussés sur les côtes françaises. Ce protocole prévoit l'arrêt de l'immigration clandestine en France et donc la présence de campements illégaux à Calais, avec derrière les tentatives de traverser dans la Manche. Et les démons, lui-même, dans votre
camp, vous a critiqué derrière ce sujet. Oui,
mais... D'abord qu'on soit critiqué lorsqu'on est dans la position dans laquelle nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire en tête des sondages, c'est parfaitement normal. Mais M. Philippe et M. Attal devraient avoir un peu de décence. Parce que depuis 10 ans, ils ont accueilli 500 000 personnes de manière légale et 900 000 clandestins sur le sol français. Ils n'ont aucune leçon, monsieur, aucune leçon de gestion de l'immigration à nous donner. Nous sommes ceux qui avons alerté les Français, nous sommes ceux qui posons les solutions et nous sommes ceux qui demain auront la fermeté de réponse. à ce qui est aujourd'hui l'un des plus grands défis pour nos pays. Et je m'étonne que M. Philippe et M. Attal, qui ont été des immigrationnistes forcenés depuis 10 ans, se soucient maintenant de l'identité du peuple français, de la sécurité des habitants du Pas-de-Calais, et ce souci du phénomène migratoire. Je trouve ça profondément indécent.
Est-ce que plus largement, s'afficher avec Nigel Farage, qui est la figure du Brexit au Royaume-Uni, c'est dans l'intérêt du Rassemblement National, vous qui ne prônez plus le Brexit ?
Mais le Brexit n'est pas le sujet. Le Brexit a eu lieu il y a 10 ans et Nigel Farage est aujourd'hui... Il s'est toujours battu pour l'indépendance et la liberté de son pays. Mais Nigel Farage est aujourd'hui en tête des intentions de vote. Et il est peut-être et probablement, je le crois, le prochain Premier ministre britannique. Par conséquent, il est parfaitement normal qu'un parti comme le nôtre, qui envisage de présider et de gouverner la France, puisse développer des alliances. Je suis ici en Italie, où le centre droit autour de Giorgia Meloni gouverne le pays depuis 2022. Et c'est un pays qui se porte beaucoup mieux, qui a renoué... avec la stabilité. Et on doit bien se rendre compte que l'espérance que nous représentons en France et cette aspiration au changement, elle n'est pas seulement le fait de la France. Elle est en train de s'imposer dans beaucoup de démocratie. Et je dis aux Français, le plus grand danger dans cette élection présidentielle n'est pas de changer. C'est de continuer comme avant.
Je reviens là-dessus rapidement. Éric Zemmour, qui est lui-même dans votre camp, dans le camp national, qui vous critique. Qu'est-ce que ça vous inspire, qui vous critique sur ce sujet des migrants et du Royaume-Uni
Écoutez, plus Éric Zemmour et le parti Reconquête nous critiquent, mieux on se porte.
mot sur l'Ukraine
également. Mais Éric Zemmour fera très certainement dans les prochains jours connaître ses mesures et puis les Français trancheront dans le cadre de l'élection présidentielle. C'est ça le débat démocratique.
Sur l'Ukraine, donc autre sujet qui a fait parler ces derniers jours. Louis Alliot, vice-président du Rassemblement national, a assuré sur notre antenne sur BFMTV qu'en cas d'élection de Marine Le Pen au pouvoir, le robinet serait coupé. Pour l'Ukraine, concrètement, vous au pouvoir, est-ce que vous coupez le robinet à l'Ukraine ?
D'abord, nous avons toujours soutenu l'Ukraine et condamné l'invasion de ce pays par la Russie. Et nous avons toujours indiqué qu'en cas de victoire, la France serait fidèle au soutien qu'elle porte à l'Ukraine et à la nécessité urgente, non pas de continuer d'alimenter la guerre et de financer un effort de guerre sans garantie ni sans fin, mais de mettre d'abord les nations occidentales autour de la table pour porter une position commune de l'Ukraine. devant le président Poutine, et surtout pour faire taire les armes. La priorité doit être le cessez-le-feu et doit être de trouver des garanties de sécurité qui permettront demain à l'Ukraine d'asseoir sa souveraineté et d'asseoir sa sécurité. Mais il y aura toujours des aides pour l'Ukraine ? Mais d'abord, j'assume cette position. assumez la position
de Louis Alliot ? Contre.
vais y venir. Nous avons voté contre la dernière aide financière à l'Ukraine qui a été déboursée par l'Europe. Comment est-ce que dans la période de crise que nous connaissons, dans la période d'endettement majeur, on peut continuer d'accorder de l'argent sans aucune garantie que nous n'avons pas et qu'il n'y a plus dans les caisses des Français ? Il serait profondément irresponsable de continuer à octroyer de l'argent à des États. sans aucune garantie je veux dire les américains ont au moins eu la finesse d'esprit de garantir leur soutien à l'ukraine par l'exploitation des terres rares pour gager une contrepartie à ce qui apparaît comme un soutien à un pays qui doit évidemment arriver dans les meilleures conditions possibles dans le cadre des négociations. Mais je vais vous dire, le meilleur service qu'on peut rendre au moment où on se parle au peuple ukrainien et à la résistance ukrainienne, c'est de mettre fin aux tensions autour du détroit d'Hormuz. Parce que ce qui est en train de se passer dans le détroit d'Hormuz, renchérer de manière spectaculaire les rentrées de cages de la Russie par les exportations... de pétrole et affaiblit par la même occasion le statut de l'Ukraine. Donc nous soutenons le peuple ukrainien qui résiste. La France sera fidèle à ses engagements, mais la France prendra demain si nous arrivons à la tête du pays. Une initiative non plus seulement financière sur de l'argent que nous n'avons pas, mais diplomatique pour faire taire les armes et pour faire taire un conflit qui dure depuis 2022 et qui a fait déjà des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de victimes.
Toujours sur l'Ukraine pour terminer justement sur ce sujet, Raphaël... Glucksmann, candidat à l'élection présidentielle, d'abord à la primaire socialiste, dit ce matin, le rassemblement national, c'est le parti de la soumission. à Vladimir Poutine. Est-ce qu'il y a toujours des doutes ? Est-ce que la ligne du RN est toujours aussi peu claire sur la Russie, concrètement ? Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
L'élection présidentielle va aussi être l'occasion de faire la lumière sur le passé de M. Glucksmann et sur les gouvernements étrangers pour lesquels il a travaillé en Europe de l'Est. Qu
'est-ce que vous voulez dire par là
? Que l'élection présidentielle est un moment de vérité, que c'est d'abord une question d'incarnation et que nous ferons aussi le débat public. fera aussi la lumière sur les engagements passés de Raphaël Glucksmann au service d'un certain nombre de chefs d'État étrangers dont il a bénéficié de l'argent contre des prestations qu'il a fournies à ces États. Raphaël Glucksmann a le droit de défendre cette position sur l'Ukraine. Il la défendra dans le cadre de la campagne présidentielle et les Français trancheront.
dernier mot, Jordan Bardella. On voulait aussi vous faire réagir sur ces informations du journal Libération qui fait état de tension entre vous et Marine. Vous auriez même claqué la porte, quitté une réunion politique du RN quand Marine Le Pen aurait évoqué sa volonté de vouloir mettre en avant Marion Maréchal. D'abord, est-ce que vous confirmez ces informations ?
je vous invite à ne pas écouter ni reprendre... Tout ce qui peut être dit ou écrit par le journal Libération, qui mentionne d'abord des propos que je n'ai pas tenus. Vous auriez dit c'est elle ou moi ? Je n'ai jamais dit cela, mais quand on a des désaccords, on a pour habitude d'en discuter entre nous. Donc je ne commenterai pas ces bruits de couloir. Et ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a avec Marine Le Pen une affinité politique et personnelle indéfectible. Je vous le dis et je continuerai de vous le dire tout au long de la campagne. Si certains attendent de ma part que je sois déloyal à Marine Le Pen qui porte sur ses épaules les espoirs du peuple français et le destin de la France, alors c'est très mal me connaître et c'est très mal connaître le sentiment qui me domine, à savoir que la France est en danger et que nous avons une occasion inédite et historique de la sauver.
Est-ce que votre envie dans cette campagne, ça va être aussi de vouloir peser encore plus sur la ligne du Rassemblement national en vous disant que vous êtes peut-être... plus qu'un simple numéro 2 ?
Je vais faire mon travail et je vais honorer l'engagement que j'ai pris auprès de Marine Le Pen parce que je n'ai qu'une parole et que ma loyauté va à notre pays qui est dans une situation difficile et pour le bien de notre pays et pour le bien des Français Marine Le Pen doit être élue présidente de la République donc je serai à mon poste je serai à mon rôle je vais continuer naturellement de porter les sujets sur lesquels je me suis toujours engagé C'est vrai, mais de toute manière, je rétors. Vous constatez de ma part un ralentissement de la cadence, vous direz que je fais défection. Et si j'enchaîne trois émissions de télé de suite sans que Marine Le Pen en ait fait une entre-temps, vous me direz que je me mets trop en avant. Mais sur quel
sujet vous allez imposer votre livre ? Nous allons faire campagne
à deux. Sur quel sujet ? Je ne cherche pas à imposer telle ou telle ligne. Je cherche à ce que nous ayons le projet de redressement de la France le plus solide, le plus construit. Et je vais continuer à le porter. Je vais continuer à m'impliquer sur la thématique. économique parce qu'elle va être l'un des enjeux majeurs de cette campagne les français dans cette campagne me trouveront du début de cette campagne jusqu'à la fin aux côtés de marine le pen et parce qu'elle a toujours été mon premier soutien je serai toujours son premier soutien