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la hausse des actes antisémites ? Parce qu'on est en train de parler, vous me dites à l'instant, en France on a expulsé 11 fois les juifs, donc je vous pose une question là-dessus. Oui, et alors Quelle est la question ? Donc la question c'était comment est-ce que vous expliquiez cette progression vertigineuse ? Je ne l'explique pas. Je trouve
ça absurde.
Je trouve ça lamentable et je suis
pour que soient punis ceux qui les commettent. Vous arriviez derrière Emmanuel Macron, Marine Le Pen. Donc on ne compte pas. Non pas du tout mais c'est juste pour que... Non mais pourquoi vous dites
ça
? Non mais c'est pour
que... Vous aussi vous arrivez derrière TF1, vous arrivez derrière France 2, c'est là que je suis. Oui ou non ? Oui ou non ? Je vous confirme et ça ne me pose pas de problème que vous le disiez. Vous êtes trop bon, c'est vous qui m'avez invité. Dites aux gens qui nous écoutent que ça fait deux mois que vous m'envoyez des messages pour que je vienne là. Je suis venu. Je vous invite Jean-Luc Mélenchon comme toute la classe politique à qui
j'envoie des messages pour qu'il vienne sur mon plateau. Mais vous avez raison et moi je
salue votre pignatroté parce que pour finir je suis là. Mais donc c'est pour vous dire que la réponse que vous venez de me faire... C'est pas au point, parce que vous vous valez un retour de volet qui est quand même pas mal. Vous dites, vous êtes les moi représentés. Peut-être, mais vous aussi, vous n'êtes pas les plus écoutés. Donc vous voyez, restons sur le terrain qui m'occupe tous les deux.
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-Luc Mélenchon réclame depuis des années la fin de la 5e République et l'instauration d'une 6e République. Mais pourquoi veut-il changer les institutions françaises ? Pourquoi dénonce-t-il une monarchie présidentielle ? Et que pourrait réellement changer une nouvelle République ? Dans cet e-book, découvre l'histoire de la 5e République, ses forces, ses défaillances et les grands débats autour de son avenir. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre.
On essaye de réfléchir. Alors, l'agriculture est diverse. Si vous voulez, pardon de le dire, mais il n'y a rien de commun entre un vigneron... et un éleveur de bovins. Il y a peu de choses en commun entre un grand céréalier et puis ceux qui font de l'élevage herbagé. Ce n'est pas du tout les mêmes métiers, ce n'est pas les mêmes comportements, ce n'est pas les mêmes choix. Par conséquent, évitons d'assimiler toute une catégorie sociale. à quelques porte-parole, dont le président de la FNSEA, qui fait partie des oppresseurs de la paysannerie lorsqu'il met son chapeau de patron de l'agroalimentaire. — Mais qui est le
patron de ceux-là même qui vont bloquer demain et à qui vous dites s'il n'y a pas d'autre choix... —
Non, non, non. D'abord, vous y allez un peu dur. Vous comprenez pas non plus comment est organisée la paysannerie, y compris dans la FNSEA. Dans la FNSEA, ça fonctionne un peu comme chez les Insoumis. C'est les structures de base... qui décident ce qu'elles font à la base. – Chez les insoumis,
dire, je pense qu'il y a peut-être un chef, non, qui décide de beaucoup. –
Ah non ? – Non, ah bon ? – Ah non, pas du tout. Tout le monde est élu, tout le monde est dans la contradiction, donc ça c'est la propagande que vous êtes en train de nous faire. –
Non mais on en parlera un peu plus tard, mais je ne suis pas certain que la comparaison soit tout à fait… –
Ah bon ? Pourquoi ? — Qu'est-ce que vous savez de l'organisation insoumise ? Allez-y. Dites-le. Quelque chose vous paraît ne pas convenir ? — Non,
pas du tout. Mais d'expliquer que c'est un fonctionnement totalement horizontal, ce n'est pas exactement ce qui peut être dit par les autres. — Mais vous êtes décidément très dur
à... Vous n'écoutez rien. Je vous dis que c'est le même système. Vous ne savez pas comment fonctionne le syndicalisme paysan ni même le syndicalisme ouvrier. Le syndicalisme est souvent confédéral. C'est le cas, par exemple, de la CGT ou de la CFDT ou de l'EFO. Ça veut dire vous avez les métallos, vous avez les égoutiers, c'est pas le même syndicat. Et ils décident chacun dans leur domaine de l'action qu'ils mènent. C'est la comparaison que je faisais avec nous. Là, FNSEA, ça va encore plus loin. Et là, nous aussi, nous fonctionnons pareil. C'est que les structures départementales et régionales décident de leurs actions. Devinez pourquoi ils font ça. pas parce que c'est un rassemblement d'anarchistes, mais parce qu'il se trouve que chaque région a des productions agricoles différentes, relève de marchés différents, et donc ont des problèmes différents. Autrement dit, cela confirme qu'ils agissent comme ça. — Mais
ils demandent moins de normes. À ça, vous dites, vous vous trompez, c'est pas un sujet de l'agriculture.
— J'espère que tout le monde a bien compris, que je viens d'abord de retoquer votre argument, d'après lequel je soutiendrai tout et n'importe quoi. Je vous dis qu'en région parisienne... C'est intéressant à regarder. Allons plus loin, M. Duhamel. On va tomber sur les céréaliers. D'accord ? Alors eux, ils font partie de ceux qui disent « Ah non, non, les jachères, c'est insupportable parce que 4% de nos terres réservées à la jachère, c'est invraisemblable. Nous, on préfère y mettre du blé ou je ne sais quoi. » Alors, on peut raisonner et dire « C'est quoi la jachère ? » Pour que vous le sachiez, les gens, la jachère, ça compte sur une surface totale en étant, hop, on le considère comme étant une terre non-exploitée. Une haie. Donc, du point de vue de la biodiversité, moi, je défends la jachère dans la quantité qui est nécessaire. Pour la biodiversité, c'est-à-dire pour qu'il y ait des oiseaux, pour qu'il y ait des vers de terre, il faut qu'un certain nombre de règles soient respectées. C'est là que je vais vous dire, monsieur. Sur la question des normes, Jean-Luc Mélenchon, parce que ça revient
beaucoup dans les discours et je pense sans doute à certains agriculteurs qui nous regardent. Là, vous vous dites que ça, ce n'est pas un sujet.
C'est-à-dire que ça n'est pas comme vous le formulez. Parce que les normes, pourquoi ça arrange les répondeurs automatiques du capital que sont toute une série d'émissions de télévision, pas la vôtre, où en effet règne l'esprit critique le plus aiguë, comme tout le monde le sait ? Eh bien, pourquoi ? Parce que si on fait dire aux paysans, ah ben les normes, c'est tout bénef pour le capital financier, parce que les normes sont nécessaires. Si nous avons, je vais vous en donner un exemple très simple. Si nous nous décidons, on ne veut plus de glyphosate. Il faut qu'on revienne sur cette affaire. Mais pour l'instant, je le prends comme exemple. On ne veut plus de glyphosate. Donc on va vérifier. Si vous mettez du glyphosate, ça ne va pas bien se passer pour vous. Mais le paysan, à ce moment-là, il vient dire un truc évident. Il dit mais attendez, vous me dites à moi de ne pas mettre de glyphosate, mais vous laissez rentrer. Et il dit, il veut cet
agriculteur vous dire aussi, je n'ai pas d'alternative.
Bien. Vous êtes là pour rappeler que vous pouvez aller, vous, M. Duhamel, si vous voulez enlever la mauvaise herbe à la main. Mais je reviens. Non, mais attendez, pardon, mais je dis
ce que disent un certain nombre d'agriculteurs quand on les interroge sur cette volonté, et notamment la vôtre, c'est dans votre
programme d'interdire le glyphosate. Trop drôle. Bon, alors attendez, après je vais venir sur la mauvaise herbe, le glyphosate et le reste. Pour l'instant, j'en suis aux normes, parce que paraît-il, il y en a trop. Il y a des normes. Alors en effet, ça fait beaucoup de paperas, ça casse la tête à tout le monde. Nous sommes d'accord, mais que voulez-vous ? Vous avez remarqué qu'avec le néolibéralisme, tout le monde passe son temps à remplir des papiers, des projets, puis ensuite des comptes rendus, des bilans d'étape. Donc ils ont beaucoup de papiers à faire. Mais la norme est nécessaire. Je termine mon exemple, car je veux que tout le monde m'entende, pour que tout le monde comprenne bien ce qui se passera le jour où nous gouvernerons ce pays. Si nous ne disons pas de glyphosate, alors la conséquence... 'est qu'on ne laissera pas entrer de produits avec du glyphosate. Donc c'est la norme qui va protéger le paysan et pas l'inverse. Autrement dit, nous appliquerons, et ce que je suis en train de dire est naturellement radical. Mais nous avons le droit de le faire et nous avons le devoir de le faire. Je vais vous donner un exemple, M. Duhamel. Lorsqu'un gouvernement a décidé d'interdire un produit, pardon le mot pour le prononcer, néonicotinoïde pour les betteraves. Attendez, d'abord, au départ, c'était les cerises qui étaient concernées, c'est toujours les betteraves. Pourquoi ? Parce qu'il y avait trop de pucerons sur les betteraves. Voilà. Donc on a dit, il faut mettre... On en met partout. Le gouvernement a dit, vous en mettez partout, il y a un problème, vous tuez tout ce qui vit. Et donc, ça a été interdit. Et tout d'un coup, en 2018, arrive le gouvernement de M. Macron qui dit « il y a quand même un problème, donc on va rétablir ce pesticide ». Nous, on s'est battus comme des fous à l'Assemblée et on obtient un résultat, c'est une date limite, 2023. 2023, la fin de cette année-là, normalement, on doit pouvoir remettre des néonicotinoïdes sur les betteraves. Là-dessus, la Cour de justice de l'Union européenne dit — Eh vous, les Français, vous avez interdit. Vous n'avez pas le droit de rétablir. Ah bon ? Pourquoi ? Il y en a qui le font. Que dit l'Europe ? Que dit cette Cour de justice ? Oui, mais comme tout le monde ne le fait pas, dorénavant, on va vers l'interdiction. Autrement dit, tous ceux qui ont interdit localement ont fait avancer l'idée qu'il fallait interdire pour tout le monde. — Mais Jean-Luc Mélenchon, donc
si je résume, si je résume... Les normes, ce n'est pas un sujet, elles sont nécessaires. On veut interdire le glyphosate. On veut interdire ce qu'on appelle par exemple les retenues collinaires, c'est-à-dire le fait de faire du stockage d'eau. C'est une sorte de variante des méga-bassines que les agriculteurs soutiennent. Non, les agriculteurs, arrêtez ! Je pense qu'on n'entend pas les mêmes. Là, si vous étiez au pouvoir et que vous mettiez en œuvre ce programme-là, ce serait dix fois la contestation qu'on voit aujourd'hui. Je
ne crois pas. Et je vais vous dire pourquoi. D'abord, parce que le temps qu'on arrive, c'est dans 3 ans au minimum, il y en aura déjà des dizaines de milliers de moins. Monsieur, tous les ans,
dans
votre merveilleux système qui protège la paysannerie, 10 000 entreprises ferment. D'accord ? La population est tombée à 400 000. C'est la dernière partie cette fois-ci et tout le monde le sait. si leur mouvement n'aboutit pas à une remise en cause de ce qui est le plus important et dont vous ne m'avez toujours pas parlé, c'est-à-dire le libre-échange. Le libre-échange est l'ennemi de la paysannerie, non seulement de la paysannerie, mais de tous les citoyens. — Et le gouvernement a dit, le Mercosur, c'est niet. — C'est pas vrai. Vous êtes comme moi que c'est pas
vrai. – Ah, c'est ce qu'a dit le Premier ministre. – Non, mais il l
'a dit, il l'a dit, mais vous, vous êtes
journaliste, vous ne vous contentez pas d'écouter et de dire oui, il a raison. – Alors, pour être très précis, en 2019, Emmanuel Macron s'y disait favorable, c'était plutôt début de l'année, je crois, et à partir du mois d'août, il a commencé à dire qu'il y était défavorable, et il y a eu toute une série de prises de parole de l'exécutif, Marc Fénaud, le ministre de l'Agriculture dans le journal du dimanche la semaine dernière, Gabriel Attal vendredi, où ils disent, Mercosur, on n'en veut pas. Qu'est-ce qu'il vous faut de plus sur ce traité de libre-échange ?
– Eh bien qu'on quitte la table. Parce que M. Duhamel, pardon de vous prendre à revers de votre métier, je l'ai eu fait il y a bien longtemps, mais normalement on vérifie. Je veux dire, quand le gouvernement dise quelque chose et refasse une autre, c'est quand même pas un fait nouveau. Or le gouvernement continue à négocier l'accord Mercosur. Et il est en train d'aboutir la négociation de Mercosur. Et nous sommes tous prévenus. C'est la raison pour la... Vous ne croyez pas à l'engagement du gouvernement ? Non, je n'y crois pas. Je n'y crois pas car nous avons échangé Mercosur contre d'autres choses. Vous ne savez pas que les grandes branches de l'agroalimentaire sont directement intéressées par les accords de libre-échange. Quand les mêmes vous disent nous n'appliquerons pas Mercosur mais vote l'accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande et qu'il se trouve seulement le groupe insoumis. au Parlement, l'ensemble du groupe de gauche que dirige Manon Aubry, pour ne pas accepter l'accord avec la Nouvelle-Zélande, le groupe de M. Macron, qui s'appelle Renews, je ne sais pas pourquoi il s'appelle en anglais, ceux-là, ils s'appellent Renews. Eh bien, eux, ils ont voté l'accord de libre-échange. Et à la commission où passait l'accord de libre-échange avec le Chili, ils ont voté cet accord de libre-échange, tandis que d'autres étaient absents, qui sont des grandes bouches, de la prochaine élection européenne. Par conséquent, ces gens mentent. Ils mentent. Pourquoi ? Parce que l'organisation mondiale pousse aujourd'hui à ce qu'un modèle économique domine. Vous pensez que la France va finir
par accepter in petto, comme on dit, ce traité Mercosur-Union européenne ?
Écoutez, on peut se dire, il faut quand même faire confiance à la parole certaines fois. D'accord ? C'est ce qu'on a fait pour l'accord avec le Canada. On nous a dit sur tous les temps. Cette fois-ci, non. Alors ça, jamais on signera ça. Et pour finir, on a signé. conséquent, Mercosur, si les Français ne quittent pas la table, s'appliquera. Et on ne nous dira pas contre quoi on l'a échangé. Toute l'Europe l'aura échangé contre le droit des voitures allemandes à être vendue sans droit de douane au Brésil, contre le droit d'un certain nombre d'activités, y compris agroalimentaires françaises, de vendre des produits là-bas, surtout si là-bas sur place, les multinationales françaises au Brésil... vont utiliser des produits brésiliens pour les ramener en France à moindre prix.
Jean-Luc Mélenchon, pour avancer, parce qu'il y a d'autres sujets intéressants, évidemment, à côté avec vous. Absolument, mais on rentre dans les détails, on ne peut pas faire autrement. Et on fait les choses dans le fond. Est-ce que vous appelez à la convergence des luttes
ça, c'est le genre de truc qui sert à rien d'appeler à ceci ou cela. —
Vous avez souvent, depuis 2017, appelé... — Oui, oui, oui. — ...convergence populaire, jonction des luttes.
J'allais vous le faire remarquer. — Bon. Alors donc on voit que ça dépend des conditions dans lesquelles ça se déroule. Ce que j'ai écrit, c'est qu'il y a un intérêt commun. Et je demande qu'on voit ça à ce moment. Il faut que les agriculteurs, les ouvriers et la population, le peuple d'une manière générale, aient une nouvelle relation. Tout à l'heure, j'ai entendu un responsable de la FNSEA parler d'une nouvelle confiance à établir. Eh bien, je lui donne raison. On a besoin d'avoir une nouvelle conscience. C'est pourquoi on s'aperçoit qu'on a des intérêts communs. Les paysans ne veulent plus du libre-échange. Nous non plus. Et je vais vous dire, la preuve existe par l'expérience paysanne elle-même qu'on peut faire autrement. Je vais vous donner l'exemple d'un des meilleurs fromages de France. Le comté. Je dis un des meilleurs pour être sympa avec vous parce que vous préférez le Cantal, mais moi, c'est le comté. Alors, le comté, c'est l'interprofessionnel. Écoutez ça, tous ceux qui m'écoutent pour pas qu'ils croient que je suis en train de défendre une idée comme ça qui m'est passée par la tête. L'interprofessionnel, c'est-à-dire tout ce qui concerne la production du comté, se sont mis d'accord. Écoutez bien, vous allez voir. Ils définissent la taille maximum d'une exploitation. Un jour, ils ont dit, la plus grande, elle fait tant, personne ne dépassera ça. La surface, la quantité qu'on produit, vous entendez ? Y compris la quantité qu'ils produisent. Et même une chose formidable qui va permettre d'amener le mot que je veux amener, ils ont décidé la distance maximum entre un lieu de production... et un lieu de transformation 25 km. Autrement dit, alors qu'est-ce qui s'est passé ? Les prix sont stables, ils ont augmenté leur part de marché. — Mais ça, c
'est votre modèle. — Ça, c'est ce qui... Attendez, ceux-là,
c'est pas des bolcheviques. — Non, non, non, mais juste pour
terminer sur ce sujet, si je dois résumer, c'est d'accord avec une partie des revendications sur le libre-échange. Pas sur le reste, donc c'est quoi ? C'est une forme d'attentisme, de soutien sans participation ? Non,
non, pas sur le reste. Je n'ai pas dit pas le reste. Tous discutent. Mais moi, je suis pour qu'on ait la discussion d'ensemble. Il faut faire une nouvelle agriculture en France, sauf si vous acceptez... que l'agroalimentaire continue à se gaver sur le dos des paysans et ensuite s'arranger avec ses bons amis de la grande distribution pour se gaver sur le dos des consommateurs. Si les prix agricoles à la base baissent de 10% et qu'ils augmentent de 10%, ça fait qu'au milieu ils ont pris 20%. Et comme l'a dit tout à l'heure quelqu'un sur votre propre plateau, a dit est-ce que vous savez que poser un litre de lait dans un rayon de supermarché, ça rapporte plus à celui qu'il fait qu'à nous qui produisons le litre de lait. C'est cette aberration à laquelle... il faut mettre fin. Pour ça, il faut un nouveau modèle agricole. Écoutez-moi les paysans. Pendant un temps, ça se discutait. Ce sont les paysans qui ont inventé des mesures socialistes qui n'ont pas existé ailleurs. Par exemple, les coopératives pour avoir du matériel en commun. Tous les paysans n'achètent pas autant de tracteurs qu'ils ont d'hectares, pour prendre un exemple un peu caricatural. De la même manière, ce sont les paysans qui ont mis au point des structures comme les GAEC. Ce sont des choses que j'ai eu à connaître, puisqu'à l'époque, elles se mettaient en place, et moi, j'étais journaliste. Donc j'ai appris directement sur le terrain. — Le temps a passé, depuis. — Oui, le temps a passé, bien sûr. Encore, regardez comme je suis bien meilleur aujourd'hui. Et je fais un métier plus honnête. Et donc... — Ça, je suis pas sûr. — Ben quoi, je suis retraité. Vous avez quelque chose contre les retraités ? — Non, non, mais vous, contre les journalistes, peut-être. mais quand même bon, mais précisé. Pour terminer avec de l'humour, monsieur Duhamel, j'apprécie que vous compreniez l'humour. Ce n'est pas toujours le cas de vos collègues. bon, là, on est sur le fait que ces modèles existent. Autrement dit, que la catégorie sociale agriculteur est capable de faire autre chose. Mais je vous dis franchement, en les regardant dans les yeux, si vous laissez faire, vous êtes mort. Si vous laissez faire l'agroalimentaire, si vous laissez faire le capital financier, vous êtes mort. Vous savez, M. Duhamel, aujourd'hui, à l'heure à laquelle on parle, la prochaine récolte. Elle est déjà vendue et elle changera demain 24 fois sur le marché mondial. Le marché mondial, il faut négocier production par production, à bas les accords mondiaux de liberté du commerce. Il faut des accords spécifiques de gré à gré de nation à nation. — Vous irez aussi dire ça aux
viticulteurs qui, eux, exportent, aux producteurs de blé qui exportent 50% de leur production. — Vous avez raison.
Donc
quand on
arrive...
Donc si
on coupe tout, on pénalise aussi ceux qui exportent. Et voilà, en avant, toujours dans la nuance. Ai-je dit on coupe tout ? Non, je dis nous sommes français. Nous autres, les français, nous exportons du lait. Je viens vous voir vous, vous êtes un Néo-Zélandais. Alors vous allez me dire, monsieur, le lait, nous on en produit beaucoup. Moi je vais vous dire, à votre avis, moi je pense que vous en faites beaucoup trop. Et on va échanger une quantité de lait que vous pouvez faire entrer en échange d'une quantité de vin à nous que vous laisserez entrer. Il faut que ce soit de pays à pays en fonction des besoins. chacun. Nous n'avons pas besoin du lait néo-zélandais. Monsieur, nous n'avons pas besoin des carcasses de moutons néo-zélandais parce que les néo-zélandais, ils élèvent des moutons. Pourquoi faire ? De la laine. Et ils nous vendent la viande comme du sous-produit. Vous le savez ces choses ? Donc ça n'a aucun sens d'avoir une règle universelle. Ce qui vaut pour le vin vaut pour le lait.
Ça n'a pas de sens. Parlons, si vous le voulez bien, de ce qui s'est passé jeudi dernier, à savoir la décision du Conseil constitutionnel qui a censuré plus d'un tiers des articles de la loi immigration, ceux qui avaient été portés par la droite. Reste donc un texte proche de la copie initiale du gouvernement. Vous dites merci Laurent Fabius, merci le Conseil constitutionnel
d'une manière générale, je dis merci à tout le monde ainsi qu'au Père Noël. Et bon, franchement... Vous croyez réellement que je vais dire merci à des gens qui ont laissé passer les 2 tiers de la loi ? Ils ont jugé
en droit et le fait est que le texte est moins à droite qu'il n'était au moment où il est entré. Ça, c'est votre appréciation politique. Vous
venez de faire la réponse vous-même. Ils ont jugé en droit. Ils ont estimé que le tiers de la loi était anticonstitutionnel. Bravo. les grands génies qui ont voté un truc pareil alors qu'on leur avait dit 100 fois c'est pas constitutionnel qui expliquait d'ailleurs notre grande colère il reste une partie du texte qui est peut-être constitutionnel mais mais mais mais mais comme beaucoup de loi nous ne sommes pas d'accord avec ce qu'il ya dedans autrement dit c'est pas parce que un tiers est anti constitutionnel que 100% nous conviennent non ni même les restes nous sommes donc contre cette loi elle est absurde elle le comporte d'abord elle est part d'une idée aberrante l'idée aberrante c'est qu'il ya trop de monde C'est une idée aberrante parce qu'il n'y a pas assez de monde. Et dans le monde entier, les gens sont en train de s'organiser. — L'idée, c'est de pouvoir améliorer
la reconduite de ceux qui n'ont pas vocation à être sur le territoire. Quand il y a des délinquants qui sont frappés d'une obligation de quitter le territoire français... — La loi doit s'impliquer, on l'a toujours dit. — Ah ben ça a vocation, ce texte...
Oui, non, on n'améliorera rien du tout. On va augmenter les brutalités, on va rendre la vie encore plus pénible aux gens avec des cartes de séjour de durée encore plus limitées, etc. Quand Laurent Wauquiez me dit que c'est un coup d'État
de droit qui a été fait par le Conseil constitutionnel...
C'est souvent ce qui arrive, c'est que, si vous voulez, il y a une discussion politique qui est aussi vieille que la politique et le droit. C'est qu'on dit à la fin qui décide. — Bon, mais M. Wauquiez, il est bien pour la Vème République. C'est lui qui a décidé toutes ces institutions. — Est-ce que ça va trop loin de s'en prendre de cette façon-là aux institutions ? — Il faut qu'on accepte une règle commune les uns ou les autres. Si on dit que le Conseil constitutionnel ne peut plus suspendre des décisions parce qu'elles ont été décidées par l'Assemblée nationale, ça se conçoit parfaitement. J'ai connu un socialiste qui avait dit une fois dans un débat... Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire. Mais ce n'est pas votre avis, le coup d'état de droit de Laurent Wauquiez ? Attendez, moi, ça m'arrange. Il y a moins de brutalité, mais j'essaye de m'élever au-dessus de l'instant.
Oui, parce qu'au moment des retraites, vous disiez, quand le Conseil constitutionnel a validé la réforme des retraites, la décision du Conseil montre qu'il est plus attentif aux besoins de la monarchie présidentielle qu'à ceux du peuple souverain. Donc au fond, Laurent Wauquiez, il fait du Jean
-Luc Mélenchon. Je ne sais pas, c'est à vous de lui dire et à lui de répondre. Moi, ce que je sais, c'est qu'il y a un débat. Et je ne me cacherai jamais de ce que je pense. Et je n'accepterai jamais de faire du duhamel, quoi. C'est-à-dire, si t'es contre un tiers, donc t'es pour 70%. C'est ce que vous venez de dire. Je pose des questions. D'accord, mais vous me posez des questions.
Non, mais vous dites faire du duhamel. Ne vous sentez pas mal pris, vous m'avez bien dit. Vous dites que
M. Wauquiez fait du Mélenchon. Je ne considère pas ça comme un compliment,
figurez-vous. Et lui non plus. Non, mais ce que je note, c'est la convergence dans la volonté de contredire ou de considérer que le Conseil constitutionnel va à l'encontre d'une forme de souveraineté populaire. Non.
C'est vrai que le problème existe. On appelle ça des fois le gouvernement des juges. Mais quand une décision est prise, M. Duhamel, enfin quand même, vous le savez comme moi, une décision prise. La liberté de la discuter existe dans une démocratie. Prenons un exemple. – Oui, mais de dire un coup d'État de droit… – Non, mais c'est lui, il parle, il dit ce qu'il veut. Moi, j'ai dit que le Conseil était plus attentif à la monarchie constitutionnelle. Je n'ai pas dit que c'était un coup d'État. J'ai dit qu'il me semblait… Pourquoi ? Parce que les juges, ils sont comme tout le monde. Ils vivent dans la vie réelle, ils tâchent de juger en droit, mais souvent, ils ont une petite pente. Petite pente, quoi ? – Mon cher, si vous croyez que vous avez fait du droit, vous avez été à Sciences Po, donc ils vous ont appris ça. Donc une même règle… Vous pouvez l'interpréter plutôt comme ci ou comme là. font de la politique ? Pas directement puisqu'ils font du droit. Mais ils ont une approche souvent qui est culturelle, qui correspond à leur univers mental. Donc on a le droit de les critiquer. Monsieur Duhamel, vous comme moi, on respecte la loi. Ça ne nous fait pas toujours plaisir, mais parce qu'elle a été votée. Et pourtant, c'est absurde 51 qui ont raison contre 49. On se demande bien pourquoi. Mais on accepte la règle. Mais pour autant, ni vous ni moi, on va se taire après. On va continuer à dire on n'est pas d'accord. Moi, je ne suis pas d'accord avec la loi immigration. Pourtant, elle a été votée. Je ne suis toujours pas d'accord. Donc la démocratie, c'est une manière de prendre des décisions, pas une manière de mettre tout le monde à genoux.
-Luc Mélenchon, je voudrais qu'on aborde la situation internationale ces derniers jours à la France Insoumise. On vous a beaucoup entendu vous satisfaire de la décision de la Cour internationale de justice qui demande à l'État d'Israël de faire tout son possible pour, je cite, « empêcher tout acte de génocide dans la bande de Gaza ». On va revenir dans un instant sur le fond de cette décision, mais d'abord sur la forme depuis vendredi. C'est là que la décision a été prise. J'ai compté, rien que sur votre compte Twitter, 10 tweets et retweets en plus d'une vidéo sur cette décision dont vous vous félicitez. Alors que dans la foulée des massacres du 7 octobre, c'est surtout de votre part des appels au cessez-le-feu, je suis allé revérifier, des critiques du, je cite, gouvernement d'extrême droite israélien contre, je cite, le siège de la bande de Gaza, c'est ce que vous disiez dans la foulée du 7 octobre. Pourquoi un tel décalage dans la force des messages selon qu'on est dans la foulée du 7 octobre et des pogroms du 7 octobre et dans la foulée de cette décision de la Cour internationale de justice ? Déjà, on vous aura
entendu qualifier de pogroms ce qui s'est passé le 7 octobre. — Pourquoi vous n'êtes pas d'accord ? — Je vais... Ben non, le pogrom, c'est une autre situation historique dans d'autres conditions. — Ah, c
'était pas des pogroms, le
7 octobre ? — Attendez. S'il vous plaît.
C'était des massacres ? — Oui. — Parce qu'ils étaient juifs ? — Oui. Donc c'est des pogroms. Ça
ressemble à des pogroms. — Ah bon, d'accord. D'accord. Si c'est ça, le raisonnement, d'accord. Bon. Si je peux permettre une petite correction. Parce qu'ils étaient israéliens.
Ah parce que les militants du Hamas, les terroristes du Hamas ne sont pas antisémites ? C'était pas pour s'en prendre à des Juifs
Ah d'accord. Bon. Alors on va rester à votre première question. Moi, je sais pas, je peux pas répondre pour le Hamas. Mais vous, apparemment, vous pouvez répondre pour les Israéliens. — Je comprends pas.
Pensez sincèrement que ceux qui ont été massacrés le 7 octobre ne l'étaient pas parce qu'ils étaient Juifs.
bien sûr que oui. D'autant que l'État israélien a eu cette mauvaise idée de se déclarer État des Juifs alors qu'il s'agissait d'un État national. — Là, c'est pas le débat. Simplement... — Mais alors, attendez. Non. Mais le débat, ça
peut pas être que ce qui vous arrange. — Non. Attendez. Vous contestiez l'utilisation du mot pogrom. Je vous redis que le 7 octobre... — D'accord. Très bien. Très bien. Très bien. Je ne vous le... — C'est un pogrom. — Je ne vous le conteste pas. — Donc revenons à la question. — Non, non, non. Mais dites ce que vous voulez. Ça m'est égal. — Pourquoi un tel décalage entre vos messages politiques dans la foulée de la décision de la Cour internationale de justice et vos messages... dans la
foulée du 7 octobre bon alors il ya au moins une raison matérielle c'est que j'étais pas en france et je rentrais mais il n'y a pas de décalage je ne vous permets pas de dire qu'il y a un décalage parce que c'est une manipulation à mon sujet c'est une manière de faire croire que je suis indifférent non pas du tout c'est une question je voulais regarder vos tweets et je peux répondre s'il vous plaît parce 'il ya une limite à ce qu'on peut supporter comme homme à des accusations qui sont portées contre soi il ya une limite Je n'ai jamais accepté aucune forme d'acte terroriste. Jamais. Vous m'entendez ? Et pas plus cette fois-là qu'une autre. Et c'est la raison pour laquelle mon premier tweet dit « cessez le feu ». Parce qu'immédiatement, on savait tout ce qui était en train de se produire. J'ai dit que j'étais plein de compassion pour les populations civiles qui subissent tout ça et n'y peuvent rien. — Et vous n'avez
pas voulu
qualifier le Hamas de mouvement
terroriste ? On va pas reprendre le débat ici, mais... — Alors
ne le
refaites pas. — Bah non, mais je précise et je le rappelle... — Oui, oui, non, vous précisez rien du tout. — Ce qui a prêté le plan... — Vous dis ça, mais... — Non, Jean-Luc Mélenchon... Attendez, Jean-Luc Mélenchon. Je pose des questions, on est sur des sujets sérieux, droits internationaux. – Oui, alors de vous éviter les caricatures grotesques. – Ce n'est pas une caricature. – Est-ce que je peux répondre à votre question ? – Vous pouvez répondre, mais je rappelle que dans la poulée du 7 octobre, vous n'avez pas souhaité qualifier le Hamas de mouvement terroriste. Est-ce que je me trompe ? – Écoutez, est-ce qu'on peut répondre à votre question ? Est-ce que
je me trompe Est-ce que je peux répondre à votre question ? – Allez-y, répondez. Allez-y. – Je ne veux pas de débat dans lequel il s'agit de faire le procès des gens. Voyez-vous, la situation est terrible. Il y a un massacre ininterrompu depuis plus de 100 jours. Il y a une menace sur la frontière sud du Liban. Nous sommes en train de parler d'un risque de guerre généralisée. Je ne mets pas en cause l'État d'Israël. Je mets en cause le gouvernement de M. Netanyahou. Je ne mets pas en cause la judéité. Comment pourrais-je le faire ? Au nom de quoi ? Qu'est-ce qui me prendrait tout d'un coup, moi qui partage une partie de ma famille avec eux ? Alors, qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? Il faut partir des faits, essayer d'y répondre avec intelligence. Pourquoi la Cour internationale de justice est si importante ? Parce que c'est une Cour de justice, pas une guerre. Et vous avez dans la salle d'un côté l'Afrique du Sud qui porte plainte, elle est partie prenante à l'accord, et de l'autre côté les représentants d'Israël qui sont là. On se comporte comme des êtres humains. Il y a d'un côté des avocats, de l'autre côté des avocats. Il y a un accord, même les gens qui sont dans les tribunes, le nombre est limité par les deux. Donc c'est ça qui est beau. Mieux vaut le droit que la force. Et quand la Cour intervient et elle dit, qu'est-ce qu'elle a dit ? Il ne faut pas lui faire dire des choses qu'elle n'a pas dites. Elle a dit qu'il y a un risque génocidaire. Pas qu'il y a un génocide. Cette affaire-là continue la discussion.
Je me permets juste, pour ceux qui nous regardent, vous disiez, vous, c'était dans un entretien à Orient 21, à Gaza, ce n'est pas de la légitime défense, mais un génocide. Ce n'est pas ce que dit la Cour internationale de justice. En effet.
Oui, en effet. La Cour dit... qu'il y a un risque, mais qu'elle va trancher sur le génocide. Moi, je cautionne pas ce que vous avez cité, peut-être que c'est pas vrai. — Ah si,
si, alors là, j'invite ceux qui me regardent. Et par ailleurs, Thomas Porte, voilà. — Voilà, oui, d'accord. — Ce n'est pas de la légitime défense, mais un génocide.
— Oui, oui, d'accord. D'accord, d'accord, d'accord. Non, parce que je contestais le mot « légitime défense ». Tirer sur tout le monde, tuer tout le monde, c'est pas de la légitime défense. — Oui, vous disiez, c'est
un génocide, ce n'est pas ce que la Cour a dit. — Oui, oui, parce
que dans la définition que je connais, parce que je me suis intéressé au droit, je suis pas comme vous, j'ai pas fait J'ai demandé comment on définit. On m'a dit il y a 5 points qui font un génocide. Et comme je trouvais que les 5 points étaient réunis dans le combat à Gaza, j'en ai déduit que c'était un génocide. Et d'ailleurs, la cour... de la haie dit que sur cinq points il y en a quatre qui convergent dans la direction du génocide mais personnellement je m'en tiens à ce qu'a dit la cour par respect pour ceux qui ne sont pas d'accord avec la cour et pourtant c'est dur pour moi je ne lui fais pas dire ce qu'elle n'a pas dit la cour n'a pas dit que c'était un génocide mais elle propose des mesures de prévention ces mesures de prévention ne sont pas un droit la partie plaignante. C'est un devoir pour tous les autres. Et comme nous, les Français, nous avons signé cette convention. Nous avons aussi un devoir. C'est pourquoi, suite à la décision de la Cour, et c'est ça toute son importance, nous devons participer aux mesures de prévention. C'est-à-dire, par exemple, cesser de vendre des armes. C'est-à-dire, par exemple, refuser de commercer avec tout ce qui représente... — Israël
retient que la Cour ne demande pas à cesser le feu.
— Mais ça n'est pas son rôle. — Ah si. L'Afrique du Sud le demandait. Peut-être que l'Afrique du Sud demandait, mais comme l'a parfaitement fait la Cour, ce que je vais vous dire va vous horrifier, enfin horrifier certains nombres de gens qui nous écoutent. Voilà. Le droit international n'interdit pas la guerre. Vous ou moi, on peut dire, on ne comprend pas, on préfère... — Mais elle fixe des règles. — Elle fixe des règles à la guerre. Et par conséquent, une Cour de justice ne peut pas intervenir du moment qu'elle n'a pas dit que c'était un génocide. Elle ne doit donc pas dire je vous ordonne de cesser les combats, parce que ça, c'est une décision politique. C'est la raison pour laquelle, d'un point de vue juridique, il n'entrait pas dans ses compétences, ni de dire cesser le feu, ni M. Duhamel, ce qu'on pourrait dire, dire mais comment ça se fait que la Cour ne dit rien sur le Hamas ? La Cour a déjà répondu. Elle dit mais le Hamas, ce n'est pas un État, donc je ne peux pas me prononcer. Il y a des limites et il faut les comprendre. Surtout nous qui demandons à s'appuyer sur le droit international. Il y a bien des fois où on enrage, on dit mais il pourrait quand même aller plus loin. J'aurais préféré qu'ils disent cesser le feu. Et je ne cesserai de dire encore ce soir que la solution de tout le problème, c'est le cesser le feu immédiat. Et encore une fois, je ne confonds pas mon attaque contre une politique colonialiste qui est celle de M. Netanyahou avec une critique de l'existence d'Israël que je ne ferai pas. D'accord ? Et que ce soit bien clair. Vous n'êtes pas anti-sioniste ? — Comment ça ? —
Non, c'est une question. Est-ce que vous considérez... Est-ce que vous êtes anti-sioniste ?
Bon, c'est pas le sujet pour vous. — Non, mais c'est... — Non, non, mais je ne suis pas d'accord. Alors je suis pas le premier. Il y a eu des débats interminables, y compris dans la communauté, sur est-ce que le sionisme, c'est la doctrine obligatoire de tous ceux qui veulent protéger le droit pour les Juifs de vivre comme tout le monde et de ne pas être assassinés, de ne pas être pogromisés, etc. Parce que nous, les Français, avant de donner des leçons, on ferait bien de se souvenir que dans ce pays... On a expulsé 11 fois les Juifs, que ceux qui ont inventé le premier signe distinctif des Juifs dans la rue, c'est Saint-Louis, figurez-vous, Charles IX, dont la statue est énorme et dans l'hémicycle du Sénat. — Alors justement,
vous parlez de ça. Je voulais juste vous interroger sur la hausse des actes antisémites. On a appris la semaine dernière plus 1000% depuis le 7 octobre. Comment est-ce que vous expliquez cette
hausse vertigineuse ? — Je ne l'explique pas, mais je le condamne. Et je condamne les actes aussi islamophobes, ce qui serait bien. Bien
sûr, vous les condamnez, mais en termes de quantité... Ah, voilà. Non, mais je comprends. Mille injures ne
valent pas un
mort. Attendez.
peut poser les choses sans caricature. Donc vous condamnez l'attaque, la tentative d'incendie contre une mosquée aussi. Mais
pourquoi
Jean-Luc Mélenchon, quand je vous interroge sur la hausse des actes antisémites,
tout de suite ? Pourquoi vous
m'interrogez à moi sur
la hausse des actes antisémites ? Parce qu'on est en train de parler, vous me dites à l'instant, en France on a expulsé 11 fois les juifs, donc je vous pose une question là-dessus. Et alors
est la question ?
Donc la question c'était comment est-ce que vous expliquiez cette
progression vertigineuse ? Je ne l'explique pas, je trouve ça absurde, je trouve ça lamentable et je suis pour que soient punis ceux qui les commettent. Il faut tenir bon. Donc vous dis-je, voilà la Bretagne, voilà Pimpon, voilà cette forêt, telle que je les ai imaginées pour pouvoir porter sans ridicule excessif. le discours que je viens de porter pour dire à tous ceux qui nous écoutent et en ce moment même dans la retransmission. Voici quelle est l'histoire de France. Voici de quoi vous êtes les héritières et les héritiers. Voilà ce dont vous êtes rendus responsables à cette heure. Car nous sommes au pied du mur de ce grand choix. Continuons-nous à dire que les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en droit. Ou bien passons-nous à autre chose, c'est-à-dire à rembobiner le fil de l'histoire et accepter de nouveau que les êtres humains, par définition, soient hiérarchisés comme le voudraient les suprématistes, par leur couleur de peau, par leur religion, par leur genre. Faut-il de nouveau décider que tel est le Seigneur et décide de vie et de mort sur les autres ? Faut-il décider ? qu'en dépit de tout ce que nous avons entrepris en vue d'égalité, les hommes de nouveau doivent dominer les femmes et que les êtres humains tels qu'ils sont domineraient la nature. Ou bien, tenant compte du bilan de cette histoire, nous pensons à la porter plus loin, pas seulement par une vision idéologique cette fois-ci, pas seulement par une certaine idée que nous nous faisons de nous-mêmes en tant qu'être humain, mais sous la loi implacable de la nécessité. Ou bien vous reviendrez à l'égalité, ou bien vous irez à la mort.
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avoir refusé l'égalité, car avoir décidé que l'État était de trop, que les services publics ne servaient de rien, que la magie du marché vous trierait spontanément entre les bons et les mauvais, puisqu'en définitive vous êtes responsable de votre sort, de votre richesse ou de votre pauvreté, vous êtes arrivé à ce résultat que vous avez sous les yeux. La terre entière brûle ! Et notre pays entier est en train de brûler. Cela est un résultat politique. Ce n'est pas la nature qui l'a amené, c'est l'invraisemblable stupidité du capitalisme, de son accumulation, du refus de régler et d'organiser. La canicule est le manifeste de la mort contre le manifeste de la vie qu'est la volonté de vivre égaux endroits. Voilà ce qu'il faut nous dire d'abord. Et le reste, ce sont de pitoyables marionnettes qui ont obéi à des ordres qu'ils n'avaient même pas eux-mêmes imaginés et qui, en dépit de leurs échecs accumulés, reviennent avec la même superbe et les mêmes grands airs nous faire la leçon sur ce qui est raisonnable et ce qu'ils ne sauraient pas en politique. Enfin quoi ? Regardez à quel point ils n'ont rien préparé. Écoutez tous, rappelez-vous, en 2003, nous avons été pris par nos bons sentiments, on nous a dit, il manque de climatisation partout. Et donc, nous allons vous prendre un jour férié qui feront une cotisation pour pouvoir équiper ce qui doit l'être pour résister à la canicule. Et bien voilà que pendant 23 ans, à coup de 3 milliards et demi par an, Cet argent venu de votre travail à tous et à toutes est monté jusqu'à la caisse suprême. Mais il n'en est rien russelé, ni sur les EHPAD, ni sur les écoles. Ces gens vous ont menti en vous prenant par les bons sentiments. Voilà ce qu'ils ont fait. Honte à eux ! Qui depuis cette époque, après vous avoir pris chaque année une journée de travail, ont menti et caché, déplacé cet argent et utilisé pour autre chose que ce pourquoi vous aviez été d'ailleurs plus ou moins d'accord pour le donner. Oui, ça ce sont des faits. Leur idée était déjà là. celles qu'ils appliquent depuis 30 à 40 ans, et qui toutes sont en train de se fracasser devant la canicule, et qui toutes sont en train de se fracasser devant les décisions qui sont prises par l'Empire nord-américain qui a engagé sa guerre pour se maintenir au sommet des nations dans le monde. Ils ont appliqué l'idée qu'avec moins d'États... il y aurait plus de marché. Et avec plus de marché, il y aurait plus d'efficacité. Mesdames, Messieurs, sortez respirer l'efficacité. Voilà le résultat. Et même dans la lutte contre les conséquences de ces catastrophes, ils viennent encore voir s'il n'y a pas à grappiller quelque argent. Vous voyez comment, dans certains pays, on a vendu les réserves d'eau. Si bien que quand l'incendie est arrivé, comme tout le monde avait besoin d'eau, les prix de l'eau ont monté. Et donc les uns ne pouvaient payer, les autres oui. C'est arrivé en Californie. C'est arrivé en Australie. Ils sont capables de tout ! Il n'y a qu'une chose qui les arrête, c'est la résistance que vous êtes capable d'y opposer. Sinon, rien ne les arrête. Tout peut être, comme ils disent, monétisé. Depuis les grandes épidémies jusqu'aux incendies. Il n'y a pas de limite. Car la loi de l'accumulation du profit n'a pas de morale. Elle n'est pas humaine. Ce n'est pas une loi qui existe en existence individuelle. Elle n'existe que par un effet de système. Comment ont-ils pu aussi supprimer, parmi tous qu'ils supprimaient, les agences qui s'occupaient de savoir comment construire mieux pour que ce que des dizaines de peuples dans le monde savent faire, construire dans des conditions telles que le bâtiment soit capable de s 'aérer tout seul, sa machine, ou avec des matériaux qui protègent du froid, protègent du chaud. Nous ne savons plus rien faire de tout ça. Eh bien, le moment est venu pour les grands esprits qui se moquent de ceux qui ne sont pas capables de travailler en disant, regardez-les comme ils paraissent à midi et à une heure. Eh bien, allez-y, allez, prenez la pioche, à midi, à une heure. Allez voir ces peuples et dites-leur quoi. Pardon, excusez-moi, c'est pas ça qu'on voulait dire. Oui. Il va falloir maintenant aller apprendre auprès de tous ceux que vous avez méprisés hier, que vous avez insultés, dont vous méprisez et vous insultez les enfants qui viennent ici faire le travail qui permet à notre pays d'exister pour leur dire. Heureusement que vous êtes là parce que vous, vous savez encore le faire. Tandis que nous, il n'est pas sûr que nous sachions capables de le faire. Et voyez, c'est important qu'ils savent tout mieux que personne. Monsieur, vous allez ruiner le pays si on applique votre politique. En quelques années, disent-ils, eux qui ne sont pas capables de savoir ce qui va se passer demain matin, prétendent savoir quel sera le résultat de notre politique. On plaisante. Mesdames, Messieurs, cette campagne présidentielle doit d'abord commencer par un immense éclat de rire. En observant tous ces faquins. qui s'étant trompé de toutes les manières possibles, ont encore le culot de rendir. Voyez-vous, monsieur Edouard Philippe ? Et c'est lui qui vous avait annoncé 16 Canadaires. Il n'en a pas un. Il y en avait déjà la moitié qui ne fonctionnait plus à l'époque. Eh bien, ça ne s'est pas arrangé depuis. Et il y a aussi monsieur Attal. Alors lui, il a encore fait mieux. Comme il ne savait pas où économiser, il a dit les Canadair, tout le monde s'en fout, en tout cas lui s'en fout, quick, il a coupé. Et ainsi de suite. Les commandes de Canadair annulées, ils viennent de les rétablir. Mais de la sorte, nous n'avons pas plus d'avions que nous en avions en 1984. Et de quel avion ? Fort bien, il fonctionne, c'est le Canadair. Enfin, c'est une formule qui date de 1960. Alors quoi ? Nous sommes la nation capable de faire le meilleur avion de guerre du monde, le Rafale. Nous sommes la nation capable de prendre la tête de tous les marchés de l'aviation commerciale en faisant voler des avions dans lesquels les Français ont introduit des techniques uniques au monde pour en alléger le poids et bientôt la quantité de carburant qui sera consommée. Mais nous ne sommes pas capables de faire un avion qui va prendre de l'eau pour la jeter sur des arbres. Comment c'est possible une chose pareille ? Attendez que je sois élu et vous verrez qu'ils vont trouver vite le moyen d'en faire. Parce que, tel que c'est là, ça ne convient pas. Et je vous préviens à vous tous qui avez eu cette idée géniale de faire tourner des compagnies privées pour éteindre les incendies, que c'est une compagnie publique qui va continuer à le faire. Les sapeurs-pompiers, avec des avions français. L'autre jour, je me suis senti important parce que, comme il y avait le show partout, et que je suis allé voir une exposition, un salon qui s'appelle, je ne me rappelle plus quoi, enfin c'est les start-up pour l'intelligence artificielle. D'ailleurs, j'ai dû réapprendre mon métier que j'avais un peu oublié. Parce que voilà qu'au détour d'une allée, des gens me flanquent des micros dans la figure et me disent « Que pensez-vous de Mme Le Pen qui a dit qu'il fallait mettre la clim ? » Bon, moi, je n'étais pas venu là pour ça. J'avais oublié comment c'est la vie. Alors, je dis « Oh, vous, je blague, quoi. » Je dis « Il n'y a qu'à éteindre le soleil. » Et puis après, je dis « Ben, sortez à 19h. » On m'a trouvé des envoltes de reculons. Et moi, je n'étais pas venu pour ça. Et je me suis fait piéger. Ok. Donc, j'ai eu droit à une polémique sur faut-il de la clim ou pas. Alors tout bien pesé, je continue à dire que si bien sûr dans l'urgence il y en a besoin, pour ceux qui souffrent le plus, nos enfants dans les écoles, les personnes âgées et ceux qui sont en prison, qu'il ne faudrait peut-être pas oublier, car la peine c'est la prison, pas la torture. Mais que si on met de la clim partout, on fera augmenter, comme ce fut, c'est déjà le cas à Dubaï et ailleurs, de 3 points, de 3 degrés de plus l'atmosphère commune, voilà. La clim fabrique de la fraîcheur en jetant de la chaleur. Point. Ce n'est donc pas ça qu'il faut faire. Il faut passer à toute autre chose. Mais ce toute autre chose qu'ont-ils compris, j'ai une mauvaise nouvelle pour vous, rien. Comme d'habitude. Et maintenant, ça n'est pas qu'ils n'ont pas prévu parce qu'ils ont secrètement le plan de faire venir le marché. Non, c'est tout simplement parce qu'ils sont stupides. Et que ne rien faire, des habitudes faire. Ne rien apprendre, des habitudes apprendre. Et comme ils n'apprennent rien, le moment venu, quand la catastrophe est là, ils se tordent les doigts pendant 24 heures et ensuite ils sont offerts des défilés militaires pour penser à autre chose. Et brûle le pays ! Ça finira bien par s'étendre, se disent-ils à part eux. Et quand ils se retrouvent dans l'hémicycle, c'est pour y voter des lois absurdes, comme celles qui viennent se voter au Sénat. Ce qui d'ailleurs pose une interrogation de plus sur l'utilité de cette Assemblée, si elle est juste capable d'avoir des idées pareilles. Que viennent-ils de décider ? Premièrement, qu'on va de nouveau répandre des insecticides d'une variété particulièrement nocive, puisqu'elle atteint le cerveau des fœtus. C'est donc particulièrement grave. Tout le monde l'a dit, toutes les sociétés scientifiques, tous les congrès de médecins, tout le monde est d'accord sur ce point, sauf quelques personnes qui, pour des raisons qu'ils croient importantes, prennent cette décision absurde. Ensuite, ils organisent un tel conflit d'usage à propos de l'eau, dont ils décident qu'elle doit être, sous la pression de la FNSEA, entièrement mise à la disposition de tel ou tel mode d'exploitation. que vous connaissez. Alors attendez, il y a eu au moins un effet tout à fait positif. C'est que du coup, le MEDEF s'est converti au communisme. J'ai lu leur texte et ils disent, l'eau est en bien commun, le MEDEF, l'eau est en bien commun. Ah, mesdames, messieurs, les voilà touchés par la grâce. Alors ils disent, comme c'est un bien commun, ça ne peut pas être tout pour les uns. Ah, mais c'est magnifique, c'est exactement ce qu'on vous dit à propos du fric. Ça ne peut pas être tout pour les uns et rien pour les autres. Ah, des obédestres ! Excusez-moi, là je ruisselle, là. Mais je ne suis pas tout seul. Mais c'est moi qui suis dans l'écran, alors ils vont me montrer en train de ruisseler la bouche grand ouverte. Si bien qu'on va avoir une connaissance de mon corps approfondie dans ce pays. En plus de mes amygdales. Mais... Voilà pourquoi, puisqu'ils le prennent si bien et qu'ils me semblent avoir pris un si bon départ, je vais accepter leur invitation à aller à leur université d'été pour leur dire ce que dorénavant nous allons faire, car en matière de collectivisme, c'est quand même moi le mieux placé. Qui va voter cette loi ? Je vous prie. Allez, monsieur Attal, vous allez la voter ? Monsieur Edouard Philippe, vous allez la voter ? Monsieur Edouard Philippe ? Monsieur Retailleau ? Ou bien vous allez vous fâcher avec vos compères du Sénat qui ont voté ça ? Vous n'allez quand même pas voter ça. Vous savez pourquoi vous n'allez pas le voter ? Parce que sinon on va le marquer et on va le dire à tout le monde. C'est fini le temps où on vote en cachette, on rentre à la maison et on dit le contraire. C'est fini. Si vous votez cette loi criminelle, vous serez estimés par les gens honnêtes pour ce que vous êtes. Parce que nous leur ferons savoir ce que vous faites. C'est la chose que je voulais vous dire. Et maintenant, pendant qu'on y est, il n'y a pas que le MEDEF qui devrait être touché par la grâce. Plein de gens devraient réfléchir, comme je le fais moi-même à un autre moment de ma vie. Car oui, moi j'ai été, comme beaucoup de gens, admiratif devant l'exploit que représentait l'utilisation de l'énergie nucléaire. Je voyais bien à la porte que c'était pour la vie de notre pays. Et puis j'ai vu Fukushima. Et ça m'a guéri pour un bon coup. Je me suis dit bien sûr que c'est sûr, bien sûr que ça marche, bien sûr que c'est magnifique. Mais le jour où ça ne marche plus et où c'est plus magnifique, la catastrophe est irrémédiable, irratrapable pour des milliers d'années. Et alors je me suis penché en me demandant... Quels sont les laboratoires qui travaillent dans ce pays pour savoir comment on peut refroidir, comme on dit, les déchets nucléaires, c'est-à-dire faire baisser le niveau de radiation qu'ils contiennent ? Eh bien, je vais vous dire combien il y en a. Zéro. C'est nous qui avons les quantités les plus incroyables de déchets nucléaires, et personne ne travaille à savoir comment on pourrait leur faire changer de nature. Par contre, nous en avons balancé dans la mer, dans l'océan, et maintenant tout ça est en train de se dégrader, et on ne connaît pas la suite des événements. Et je sais une chose, c'est que si pour notre malheur, il arrive quoi que ce soit à une centrale, comme par exemple la centrale de Nogent, qui est en amont de la ville de Paris, le fleuve qui le dessert, Eh bien alors, nous devrons évacuer 13 millions de personnes. Comment ? Par taxi, par autobus, par convoi privé. Qu'est-ce que vous avez prévu ? Grand esprit qui nous commandait. Eh bien, c'est simple, rien. Comme d'habitude, dès lors, il est temps pour nous. De comprendre qu'il faut tourner la page, il faut passer à autre chose, vite, d'une manière disciplinée, appuyé sur la science et la technique, en demandant le meilleur à notre peuple de ce qu'il est capable d'inventer dans ce domaine. Et il sait le faire, je le sais d'avance, nous avons les femmes, les hommes, les ingénieurs, les techniciens, les machines prêtes à fonctionner. Il faut arrêter 11 centrales déjà. sont à l'arrêt. Certaines continuent parce qu'on les a autorisés à recracher de l'eau plus chaude, qui bien sûr vont encore aller réchauffer des fleuves, qui à nouveau vont détruire la biodiversité qui se trouve contenue dans leurs eaux. Voilà la vérité de gens qui ne pensent à rien, n'organisent rien et viennent faire les malins en vous donnant des ordres et des consignes, incapables qu'ils sont de réviser quoi que ce soit à ce qu'on leur a appris tout le temps et toujours à admirer. Ah ouais, ça va mieux. Merci. Dessus, il est marqué, elle sait, lui aussi, il sait maintenant, l'intérêt. Ah oui, ça va, merci beaucoup. Du coup, il n'y a plus que moi qui suis bien, là. Voilà. Alors, je vais vous dire, vous n'êtes pas prêts de voir les insoumis décrocher de la lutte. contre la voie Lyon-Turin et le tunnel absurde qui est en train d'être creusé. Nous n'avons pas fini d'être contre l'A89. Nous n'avons pas fini d'être contre le stockage des déchets nucléaires. Nous n'avons pas fini de nous opposer au canal Seine-Nord. Le canal Seine-Nord. Le canal Seine-Nord. Qui est-ce qui a trouvé une idée pareille ? Alors, il y aura plus de déblés que pour creuser le tunnel sous la Manche pour faire ce canal. 3 000 hectares de terre perdue. Mais mesdames, messieurs, pourquoi fait-on ce canal ? Seine-Nord. On compte aller où au nord ? A Rotterdam. Vous êtes d'accord ? Moi non. Expliquez-moi pourquoi je continuerai à trouver intelligent au 21ème siècle que les bateaux qui arrivent d'Asie, peut-être un jour bientôt vont-ils passer par le Grand Nord, mais pour l'instant ils arrivent par là. Passent le canal de Suez, traversent toute la mer Méditerranée, passent le détroit de Gibraltar, remontent toute la côte atlantique, passent dans la Manche et vont à Rotterdam. Est-ce qu'on ne peut pas imaginer que, par exemple, une fois qu'ils ont passé le canal de Suez, eh bien, ils viennent à Marseille, à Foss, où nous avons un port, où nous sommes capables d'avoir les installations qui permettent de décharger des milliers de tonnes, et nous pourrons l'agrandir, de manière à remonter sur toute l'Europe de l'Est, sur tout notre environnement, les marchandises qui n'auront pas besoin d'aller d'abord à Rotterdam pour redescendre jusqu'à Marseille ? Et puis celle qui montre, pourquoi irait-elle à Rotterdam ? Pourquoi n'y irait-elle pas plus tôt au Havre ? Allons, allons ! Personne n'a réfléchi dans un bureau à ce que ça rapporte à la France d'être capable de contrôler le transit maritime quand 90% des marchandises du monde passent par la mer. Personne n'y a réfléchi ! On est là, Rotterdam ! Ah, c'est beau ! Eh, chantez Brel ! Et puis quoi ? Non, moi je veux que ce soit des ports français, parce qu'il y a un intérêt écologique à ce que ce soit des ports français. Et que le jour où la voie du Grand Nord sera couverte, espérons qu'il y ait encore des êtres humains, parce que la glace aura fondu, eh bien on verra passer des milliers et des milliers et des milliers de navires qui arriveront de l'Asie pour entrer sur l'Europe. Et ces navires auront pour caractéristiques qu'ils pourront être plus larges. Vous avez vu ce qu'on apprend dans un meeting plus large. Et que quand il faudra des navires plus larges, eh bien il faudra rééquiper tous les ports qui sont plus aujourd'hui pour des navires plus longs, pour passer dans le canal. Voilà pourquoi nous pensons le futur. Nous n'avons jamais dit que nous étions ennemis de la technique. Nous disons qu'il faut cesser d'être ébloui par elle, de croire qu'à elle toute seule, elle nous débarrasse de la responsabilité humaine d'apprécier le sens de ce que nous faisons. Oui à la technique s'il s'agit de développer ces deux ports. Non s'il s'agit de maintenir artificiellement, comme on le fait, des centrales nucléaires qui inéluctablement termineront mal. D'autant plus mal, mesdames, messieurs. que ce par quoi on veut les remplacer, car il faudra quand même penser à les remplacer un jour, vu qu'elles déjà, elles ont atteint leurs limites, et que déjà on les prolonge de 20 ans. Eh bien l'autre système, celui des EPR, c'est une maquette, ça ne marche pas. En tout cas, pas le modèle français. Et quand on arrivera au bout des actuelles centrales, après s'être bien gargarisé sur la beauté de ce que nous avons, alors ce sera comme devant une falaise, derrière il n'y a plus rien. Où va se trouver la capacité de production pour remplacer tout ce matériel, vu qu'en toute hypothèse, les centrales prévues par M. Macron ne pourraient pas, si elles étaient construites, être en action avant la fin de ce délai. Voilà pourquoi il nous faut travailler d'urgence. à trouver le moyen de prendre de l'énergie. Pas seulement en collant des éoliennes sur toutes les côtes, il en faut, mais point trop, on le sait bien. Écoutez les gens, on le sait tous, la beauté est le seul bien gratuit dont dispose un cœur, une âme, des yeux pour admirer l'horizon sans qu'on sache pourquoi. Et c'est le spectacle de la mer qui, rien qu'à la regarder, vous ramène la paix dans le cœur. Tout le monde sait ça, sauf quelques brutes qui n'ont jamais vu la mer. Alors, on fait ce qu'on peut. Mais il faut inventer. Nous avons besoin d'hydroliennes partout dans le pays. Hydroliennes, c'est un grand mot. Avant, ça s'appelait moulins. Il y en avait 100 000 dans le pays. Nous avons besoin des machines qui captent l'énergie de la houle. Il y a en mer 366 fois l'énergie dont on a besoin à terre. Ne croyez pas que tout soit perdu, qu'on ne sache que faire et qu'on soit là à tourner en rond comme de pauvres esclaves d'une situation qui nous dépasserait. La situation ne nous dépasse que si on ne décide rien, si on n'a pas d'idée, si on n'est pas capable de commander, si on n'est pas capable d'organiser, de prendre les devants et surtout de compter sur l'intelligence du très grand nombre. Et j'en viens maintenant à l'idée la plus importante, celle qui va correspondre à la transformation de l'État à laquelle nous voulons procéder. avec la révolution citoyenne et l'instauration de la 6ème République. Nous pourrons le faire avant même qu'il y ait une assemblée constituante. Plusieurs mesures peuvent être prises, mais il y en a une dont j'aimerais que vous soyez à votre tour les relais pour le faire bien comprendre. Est-ce que nous allons continuer tout le temps à être pris par surprise et à entendre des gens se dire que, puisqu'ils ont une politique écologique, paraît-il, nonobstant les faits qui montrent le contraire, les condamnations dont nous faisons l'objet, il suffira que quelques beaux parleurs ou belles parleuses viennent tenir le haut du pavé pour qu'on en soit content et qu'on se retrouve une fois de plus dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Et je vous rappelle, c'est quand même de 2003 à 2026, 23 ans, où ils n'ont rien fait avec des sous qu'ils avaient pourtant pour faire quelque chose. Voici l'idée. Quand l'Ancien Régime a été abattu, les constituants de la Première République eurent pour idée de modifier les structures, non pas par idéologie, mais pour qu'elles répondent à un but, qui était le peuple citoyen devait pouvoir contrôler la décision politique. Et il fallait que la décision politique soit soustraite de toute autre influence, et notamment à l'époque, la plus importante, c'était celle de l'Église qui était hostile à la République. Et dès lors, ils ont changé la carte, créé des départements qui ne correspondaient pas aux diocèses, mais qui étaient déterminés par une obligation politique. Le chef-lieu ne devait pas être plus loin qu'à une journée de cheval. Ce qui signifie que tout le monde pouvait, à condition d'avoir un cheval ou d'en emprunter un, aller se plaindre et voir l'autorité constituée. Ça n'était fini des dirigeants lointains et isolés auxquels personne n'avait accès. La commune. fut coupée plus court que la paroisse, ou plus large, de manière à ce qu'elle soit la structure de base de la citoyenneté. Vous voyez quel était l'objectif pour passer de l'ancien régime à la Nouvelle République. Il fallait que la citoyenneté soit mise au premier plan. Et nous, c'est ce que nous avons encore l'intention de faire. La citoyenneté sous toutes ses formes, bien sûr avec le référendum d'initiative citoyenne, bien sûr avec le référendum révocatoire, vous pourrez même me virer après m'avoir élu. C'est ce qui nous permettra de mettre dans des institutions stables, parce qu'on a besoin de stabilité pour gouverner, et on a besoin de durée pour vérifier ce qu'on est en train de faire. Mais il faut qu'à tout moment, le peuple ait la possibilité de dire, bah ça stoppe, ça va pas du tout, c'est pas ça qu'on veut. Et voilà à quoi serviront ces référendums citoyens, voilà à quoi serviraient les référendums révocatoires. Alors vous trouverez toujours quelques bel esprit pour vous dire, ah avec vous ça va être la pagaille permanente, mais non, c'est que vous n'y connaissez rien, et surtout. que vous méprisez le peuple. Le peuple ne demande pas la pagaille permanente. Ça, c'est vous qui pouvez demander la pagaille permanente dans vos rédactions pour pouvoir prendre le pouvoir. Mais dans le peuple, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Parce que tout le monde doit assurer sa vie, celle de sa famille, celle de ses enfants, prolonger son métier, son apprentissage. Tout ça est très important. Et on n'a pas de temps pour la pagaille. Alors ne croyez pas qu'on fait des manifs pour aller s'aérer. Ne croyez pas qu'on fait la grève parce qu'on a marre de travailler. C'est pas pour ça. Ça, c'est ce que vous racontez entre vous. Qu'on vous prend en otage, je sais pas quoi. Mais c'est pas comme ça que ça se passe. Jamais le peuple n'abuse de son pouvoir. Et même quand il aurait bien des raisons de se mettre en mouvement. Des fois, il traîne les pieds. Comme disait l'autre, si c'était la misère qui déclenchait les révolutions, ça serait la révolution permanente sur la planète entière tout le temps. Tellement la misère y est grande. Alors il nous faut des institutions et une forme d'organisation de l'État. Je ne vais pas entrer dans les détails, je vous en rassure, compte tenu de la chaleur qu'il fait ici. Mais je veux aller à une idée essentielle. En ce moment même, vous savez comment on bosse les Insoumis ? On bosse, déjà pour commencer. Et à chaque étape, on met à jour, on revoit, on vérifie, on conforme. En ce moment, Mathilde Digné et Manon Meunier sont en train de préparer un travail sur l'urgence agricole dans la situation que nous connaissons. En ce moment, Damien Maudier et Florian Choche sont en train de mettre au point un plan pour la reconstruction de la sécurité civile, c'est-à-dire tout ce que vous connaissez en matière de pompiers et ainsi de suite. Non seulement pour la France, mais pour le petit bassin méditerranéen, car nos intérêts sont de cette nature. Mais je laisse ça de côté, je n'en fais pas la présentation, ni le détail, ni même du plan d'Urgentissime que nous avons mis au point et que Mathilde Panou a présenté à l'Assemblée. Je veux vous appeler à considérer cette idée dans toute son importance. Et j'ai envie de dire à ceux qui commentent, s'il vous plaît, faites-nous la grâce de vous intéresser une fois à un sujet. Ne venez pas m'interroger pour me demander ce que je pense de M. Bardella, de Mme Le Pen et de je ne sais qui encore. Regardez ce que nous disons. Cessez d'écrire les uns et les autres dans cette espèce de méfiance que vous voulez répandre continuellement sur les décideurs politiques. Cessez de dire qu'il y a un déni de compréhension de la crise climatique. C'est le contraire. Où étiez-vous en 2022 ? Quand nous avons voulu commencer la campagne présidentielle sur le thème de l'eau, et que nous avions fait un meeting en réalité augmenté, que vous pouvez toujours voir sur le site pour voir les thèmes que nous avons mis à l'ordre du jour. Quand avez-vous, une seule fois, de toute la campagne, parlé de cette proposition ? Jamais ! Par contre, vous discutiez les images de M. Macron en train de téléphoner à Poutine, comme le faisait Kennedy, son chien, son cousin, son voisin, sa boîte aux lettres. Bref, de ces sujets ineptes avec lesquels vous continuez, voilà maintenant, depuis le 7 juin, que j'ai présenté devant vous la thèse de créer des éco-régions, et que c'est un monde, si j'en trouve une trace, ici ou là, et dans les ventes d'État médiatiques qui se mènent contre moi, avec la bourgeoisie Fête Journal, qui est le journal Le Monde. qui s'est, oui vous pouvez, qui s'est rendu compte et qui s'est abandonné à une espèce de racialisme d'atmosphère en disant que notre rassemblement à Saint-Denis était trop blanc. Eh oui, disant, eh bien vous voyez, même à Saint-Denis, les quartiers populaires, qui par définition, c'est bien connu, sont non blancs, ne peuvent pas venir. Ils ne se rendent même plus compte de ce qu'ils écrivent. Mais j'ai vu encore qu'ils disaient, que nous n'avons pas pris conscience. Et j'ai vu encore, peut-être dans le numéro d'aujourd'hui, tout un édito pour expliquer tout ce qui passe par la tête de ce type derrière son bureau qui vit hors de la réalité et qui pas une fois ne va mentionner le projet d'éco-région. C'est pourquoi je recommence aujourd'hui parce que je sais que je suis diffusé. Les éco-régions, c'est établir la démocratie et la responsabilité sur la question écologique. Les régions que nous allons créer, comme l'ont fait avant nous ceux qui avaient pensé aux départements et aux communes, sont celles qui devront prendre en charge l'intérêt écologique du pays, c'est-à-dire des biens communs que sont l'eau. Et c'est pourquoi elles seront organisées à partir des bassins versants. et du conseil que nous donnerons les 7 grandes agences de l'eau qui margent d'une manière magnifique dans notre pays et que la loi qui est en train de se voter au Sénat prétend mettre sous le contrôle du ministère de l'Agriculture, ce dont il ne peut être question. Eh bien, les bassins versants, il y en a 7, 6 sur le territoire de l'Hexagone. On peut les découper en sous-vassins versants tenant en compte les rivières. Et vous autres ? Vous faites en tout la Bretagne, avec des rivières et non pas un grand fleuve. Car si on prenait la Loire, on se mettrait dans des histoires pas possibles avec Nantes et le reste. Donc il vaut mieux prendre l'affaire par un autre bout et pas se créer soi-même des problèmes. Mais ils auront l'eau. Parce que tout finit dans l'eau. Et parce que l'eau va faire la pluie, et parce que la pluie va refaire la terre, et que la terre va ruisseller dans l'eau, qui va retourner dans la mer, et ainsi de suite. Le cycle de l'eau est le cycle fondamental de la vie. C'est la raison pour laquelle ces éco-régions auront à prendre en charge l'ensemble du cycle. L'eau, l'air, la terre, et, plus dur à entendre, la santé. Car combien de maladies dorénavant sont des maladies politiques au sens où elles résultent de décisions politiques absurdes. C'est parce qu'on permet l'utilisation de produits dont on remplit la terre que tant de gens sont malades. Parce qu'on vit de la malbouffe, parce que l'agriculture, parce que, pardon, le temps consacré à la vie, avec cette quantité considérée par eux comme négligeable, qui est le temps et qui assigne aux êtres humains et en particulier aux femmes. Plusieurs emplois du temps en même temps, sans se demander comment on peut faire en même temps tout ce qu'on leur demande de faire, le travail, la maison, le reste. Le temps, le temps que nous avons besoin de nouveau de contrôler pour pouvoir le répartir. À côté de l'éco-région, voici la grande et foudroyante proposition. Nous allons nationaliser le temps. Et ces relations ne sont pas seulement des relations personnelles ou des relations d'intérêt. C'est pourquoi je vous ai dit ce matin, nous on ne s'adresse pas à vous comme individus. pour solliciter vos votes, parce que nous n'avons jamais pensé par une espèce de matérialisme brutal et de caractère quasi catéchiste, que les individus se résument à leurs conditions sociales, ce n'est pas vrai. Bien sûr, ils sont leurs conditions sociales, mais nous sommes des êtres socio-culturels, c'est-à-dire que nous sommes capables de nous faire tuer pour des idées aussi confuses que la liberté ou l'égalité, et que nous refusons absolument le même sort pour un différentiel d'inflation qui pourtant nous coûte beaucoup plus cher. Nous sommes des êtres socio-culturels. Dès lors, un patron, petit, grand ou moyen, je suppose que s'il s'aperçoit que ses enfants ne sont plus en état d'amener dans la vie et la joie de la famille des petits enfants, il se pose la question de savoir comment on en est arrivé là qu'un couple sur quatre ait recours à la PMA. Que si tel ou tel de ses voisins ou cousins ont chopé le diabète et on ne comprend pas pourquoi. ou sont en crise d'obésité, ce sont des maladies politiques et elle réagit comme un être humain. Il est certain qu'il aura d'autres moyens pour y répondre que le commun des mortels. Mais en attendant, la condition humaine, la joie, la douleur, l'amour, tout ça nous est en commun. Donc c'est pas à ça qu'on parle. Bien sûr que notre programme est le meilleur pour ce qui est de la joie, du bonheur et du reste. Je vois votre mine réjouie que vous le pensez aussi.
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Alors, mais je veux dire que nous nous adressons à des gens qui ont des responsabilités et nous ne pensons pas que les contradictions qui les opposent les uns aux autres soient artificielles. Bien sûr, tous, on a sorti notre violon pour dire, oui, les grandes entreprises, si, cela, on est tous d'accord, ce n'est pas la peine qu'on en discute. Évitons néanmoins dans le débat de nous attribuer des positions qui ne sont pas les nôtres. Par exemple, dire, nous croyons au marché, nous, avez-vous dit. Nous, ce n'est pas qu'on y croit, c'est qu'on l'observe. Le marché, c'est le marché. Le troc, c'est du marché. L'économie du don, c'est aussi du marché. Donc ça ne veut rien dire. Le marché, ça veut dire qu'il y a une offre, il y a une demande et on espère que ça se rencontre. Mais ça, c'est au VIe siècle avant notre ère. où tout le monde se connaissait, il n'y avait qu'un seul endroit où il y avait un marché, on allait et on comparait, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle, si vous regardez dans les villes les plus antiques, la répartition par quartier, c'est très curieux, tous les métallos allaient à un endroit, ceux qui faisaient des légumes à un autre, ceux qui faisaient des tapis à un autre, justement pour qu'il y ait un marché, pour comparer, etc. Mais aujourd'hui, ça a à peu près zéro sens. Il n'y a pas de marché libre et non faussé, ça n'existe pas. Et vous avez posé la question tout à l'heure de... Vous dites quand on passe dans les ministères, ils nous disent on n'y peut rien. Bien sûr, parce que c'est le traité de Lisbonne. À un moment donné, les questions sont politiques. Ce pays a décidé au congrès de Versailles, j'ai voté contre, d'appliquer le traité de Lisbonne qui institutionnalisait la concurrence libre et non faussée. Voilà, résultat, vous avez la concurrence libre et non faussée, n'est pas pleuré, vous avez la concurrence libre et non faussée, et j'en ai d'autres comme ça à vous servir, le libre marché, le libre-échange, en avant, c'est fait, et c'est écrit dans le texte européen, que non seulement on va le faire nous-mêmes, mais on va la poser aux autres, et voilà, c'est parti, donc on achète les droits de pêche. De tel et tel pays, il n'y a plus un poisson dans le coin, les gens qui en vivaient, qu'est-ce qu'ils font ? Ils vont en ville, et en ville, qu'est-ce qu'ils font ? Ben rien. Donc qu'est-ce qu'ils font ? Ben ils partent. Et vous en avez 30 000 qui meurent en cours de route, ou 20 000 chaque année en traversant la Méditerranée. Rien n'est venu comme ça, sans qu'on sache pourquoi, ou parce que quelqu'un a oublié. Tout ça est le résultat de décisions politiques prises. Par conséquent, la seule manière qu'on a de régler les problèmes de fonds qui sont posés à travers vos différences de position. Pour nous, de notre point de vue, à nous, collectivistes. Si on vit, ben collectivisme, ça veut dire qu'on pense que c'est mieux quand on décide ensemble que tout seul. Par exemple, nous on pense que la solidarité est plus forte que la cupidité. Bon, ou si vous voulez que je prenne un mot plus gentil, on va dire, vous aussi d'ailleurs, que, comment dire, que la dynamique de l'appât du gain. voilà bon on pense que non mais parce que on entend ça il faut pas qu'on se moque des arguments des autres parce que quand ils nous disent que c'est une motivation humaine c'est vrai c'en est une et c'est un choix à faire c'est tout c'est chacun pour soi ou tous ensemble c'est un c'est un choix qui est quasi permanent dans l'existence et qui se présente de mille manières et puis vous avez les entre deux eux ils veulent pas dire qu'ils sont entre deux mais ils sont entre deux il ya des matins ils se lèvent ils sont pour dire tous ensemble et puis le soir il se couche en disant chacun pour soi vu la journée que j'ai passé bon Et la société est traversée aussi par ce type de contradiction. Combien de fois on m'a dit, c'est quoi être de gauche et être de droite ? Je lui ai dit, le gars qui est de droite, il est pour la compétition, mais pas au point que ça détruise la solidarité. Et puis le gars ou la fille de gauche, il est pour la solidarité, il m'a dit, quand même, il faut faire attention, il faut qu'il reste quand même un peu de compétition. Voilà, nous sommes dans ces points de tension. Donc comment on fait ? C'est pourquoi je vous disais, l'important pour nous, c'est de trouver la méthode pour mettre en œuvre. C'est pour ça que ce n'est pas leur vote qui nous intéresse. En moins de 4 millions, il y en a plus à côté. Ce n'est pas le sujet. C'est comment on fait pour que nous gouvernons et le résultat arrive derrière. Il faut donc tout de suite aller au cœur de chaque problème et trouver une réponse. Impossible de faire sans eux. Alors, faire sans eux, ça veut dire forcer. Forcer, on connaît les résultats dans l'histoire, ça ne donne rien, parce qu'ils sont comme tout le monde, et en plus, c'est des Français, alors, pour ce qui est de la résistance, on en connaît un rayon, hein. Bon, donc, ils sont comme nous, du même bois, de la même pâte, ils n'aiment pas qu'on leur donne des ordres, et ainsi de suite. Donc, on est obligé de voir où va se construire le compromis social, parce que, où c'est le compromis social, où c'est la collectivisation immédiate et tout. Nous, on n'a jamais dit qu'on voulait collectiviser les coiffeurs. J'attire votre attention sur le coiffeur et son rôle économique. Voyez-vous, quand vous vous occupez d'un milieu vivant, un écosystème, avec une rivière, s'il y a des écrevisses dans la rivière, c'est qu'elle est bien. S'il n'y en a plus, c'est que c'est mort. Eh bien, le coiffeur, c'est pareil. Si le coiffeur est là, c'est qu'il y a de la consommation populaire, au point qu'on ne demande pas à sa copine ou à son copain de vous couper les cheveux. D'accord ? Et s'il n'y a plus de sous, ben on demande à la copine ou au copain de te couper les cheveux, c'est comme ça que ça se passe dans la vraie vie. Par conséquent, le coiffeur est en quelque sorte le symptôme de comment ça se passe. Alors, j'en viens à eux, puisqu'on ne peut pas les contraindre, pas parce qu'on ne saurait pas le faire, hein, on saurait le faire, mais ce serait inutile, ça ne fonctionne pas, on a déjà vu, donc on ne va pas recommencer. Il s'agit donc de faire en sorte qu'on ait un terrain d'accord où va se bâtir le compromis social. Mais le terrain d'accord, ce n'est pas un papier idéologique. Non, ce n'est pas ça. C'est qu'est-ce qu'on fait ? Vous dites, ah, ça, c'est une bonne idée. Mais dans cette bonne idée, le problème, c'est qu'il faut que le grand patronat lâche prise. Parce que vous ne pouvez pas dire ici, même ici, vous ne pouvez pas dire. Vous ne pouvez pas dire, oui, c'est eux qui nous... D'accord, vous ne pouvez pas. Vous n'avez pas le rapport de force, mais vous n'avez pas le rapport de force, nous on comprend ça. On a été syndicalistes pour pas mal d'entre nous, on sait ce que c'est un rapport de force. La vie, c'est un rapport de force, on fait semblant que ce n'est pas vrai, mais si. Donc, il n'y a qu'une solution, la question clé, c'est la démocratie. Comme toujours, comme toujours et à tous les plans. Par conséquent, on est arrivé en se disant... On va changer la représentativité patronale, mais comment faire, par quel bout attraper ça ? Ils vont tous tous accueillir avec des lance-flammes, on va pas faire comme ça. Là-dessus, on se met à travailler, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, et on lit tout ce qu'ils écrivent. Ils ont écrit des pages sur le travail, tout ça, là-bas, chez vous, là. Bon, il y a des choses où on voit où on peut parler la même langue. C'est pour ça que si souvent c'est une affaire de vocabulaire... et de refus pour nous qu'on nous attribue des positions qui ne sont pas les nôtres. Comment il faut qu'on dise que notre intention n'est pas de collectiviser les coiffeurs ? Comment il faut qu'on le dise pour qu'on arrête de dire que… Bon, pourquoi ? Parce que quand ils en sont à nous combattre avec des caricatures, c'est qu'ils ne savent plus quoi faire d'autre. Alors en ce moment, on a plutôt des garanties dans ce domaine. Il faut dire que tous leurs trucs s'écroulaient pas eux, je ne dis pas ça pour eux, mais mettez-vous à la place d'un néolibéral qui y a cru, genre un jeune des années 90 qui pensait qu'il allait être milliardaire comme disait M. Macron, et qui avec ses petits cheveux gominés comptait être trader. Bon, alors tout est par terre, le néolibéralisme il est par terre, l'OTAMI des droits de douane, plus rien ne fonctionne, et en plus ils sont dans un pays catastrophe, incroyable, la seule gauche radicale de toute la planète qui passe les 20% et qui pourrait prendre par les voies démocratiques et tranquilles la direction du pays. Alors on comprend que ça passe de la déprime dans certains milieux, et que pour en finir plus vite, ils m'habillent avec toutes sortes d'oripeaux qui ne sont pas les miens. Donc la réponse, c'est la démocratie. Si on change les règles de la représentativité, à ce moment-là, tout change pour nous. Pour nous, pour nous gouvernants. Pour nous gouvernants. Parce que le moment où il va falloir arbitrer entre l'intérêt de l'un et de l'autre, il est crucial. Mais pour que ça marche, cet arbitrage, il faut qu'il soit porté par une volonté populaire. Là, celle du... celle des gens qui sont concernés. Je ne le dis pas que pour vous, je le dis pour nous aussi. La grande leçon à retirer pour la gauche de l'année 1981, c'est ça. On était tous persuadés qu'il y aurait une mobilisation sociale de première grandeur. Moi j'avais tout juste 30 ans et j'étais le chef du parti socialiste dans mon département. J'étais prêt à organiser la mobilisation populaire. Rien du tout. Rien de chez rien. Et donc rien ne s'est passé comme prévu. Eh bien là, c'est pareil, soit on va au choc. Et qu'est-ce qui va sortir d'un choc pareil ? Soit on va à la discussion, la discussion pour ça, ça suppose qu'il soit en situation de représentativité. Pardon d'avoir été un peu insistant, je vais résumer en disant que si on met de la démocratie dans la représentation patronale, la situation sera meilleure pour le pays, pour la démocratie et pour la production en France que si on continue avec les monopoles actuels. Et le dire, ça n'est pas faire injure à ceux qui dominent actuellement. de cette situation. Et j'entends parfaitement leurs arguments quand ils disent, ben quand même, vous allez promettre le gars de la CAPEB, bon, ok, il va mettre, non mais attendez, on a besoin du gars de la CAPEB parce que pour l'instant, dans ce pays, on sait encore poser une ligne électrique entre le compteur et puis chaque appareil, d'accord, et on sait le mettre tout droit et sans que ça casse. Bon, non mais j'ai connu des pays où personne ne sait le faire. Je connais des endroits où on installe une clim et quand elle est en panne, il n'y a personne pour la réparer, donc on la prend, on la fout au fleuve. Voilà, ça existe tout ça, chez nous, chez nous. C'est le cas en Guyane. Les clims, il en faut partout. Et puis il va en falloir de plus en plus vu qu'il fait chaud. Donc, cette question de la démocratie, pour nous, elle a été un point central. Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est à ce que ça se règle ici. Parce que finalement, on prend la règle, c'est lui qui l'a proposé la règle, on va pas en inventer une autre, ça lui convient, ça nous convient aussi, c'est pas nous. Mais quand même, quand il nous dit ce qu'il nous dit, il n'y a pas qu'eux, il y a ceux avec qui la discussion commence et va continuer, c'est l'économie sociale et solidaire, c'est quand même 14%. Bon, et si demain, quand on va dire, nous voulons installer des mines urbaines, les mines urbaines, c'est toutes les recycleries, on va pas leur demander, à eux, ils les feront pas. Donc on va prendre ceux de l'économie sociale et solidaire, et on leur dit, voilà, j'ai demandé, moi, une fois, j'ai dit, il faut une tous les combien ? On m'a dit, tous les 20 kilomètres. Si vous mettez pas ça à côté de chaque endroit où sont les gens, ils feront pas plus de 20 bornes pour aller déposer ce qu'ils ont à déposer. Mais regardez bien, je prends cet exemple, tout à l'heure, je vous ai parlé des jeans. mais là c'est pareil, ça veut dire des machines pour traiter, par exemple il y a une machine qui trie les bouteilles de plastique d'après la couleur et l'épaisseur, c'est une machine qui fait ça, bon, vous avez des machines pour repérer ce qui se trouve à l'intérieur d'une autre machine, parce qu'il y a là des matériaux rares, il y a du ceci, il y a du cela, qu'on peut récupérer tout ça. Donc créer une grande mine urbaine, ça l'économie sociale et solidaire sait le faire, actuellement ils le font. Et c'est un moyen aussi de ramener dans le travail les personnes qui souvent ont été le plus détruites par la situation précédente et qui vont retrouver là... Voilà toutes sortes de compromis de cette nature qu'on peut faire avec eux. On sait aussi la part qui nous reviendra à nous, aujourd'hui l'économie sociale et solidaire elle est subventionnée. Bon, dans le plan, c'était ça la question à trouver, c'est comment on paye ? Moi je vous ai posé tout à l'heure la question sur la retraite, vous étiez très forts pour expliquer pourquoi notre truc ne marche pas, mais vous n'avez pas proposé autre chose. Pourquoi ? Parce que ce que vous avez d'autres à proposer, pas vous monsieur, je ne connais pas votre position, mais la retraite à point et tout ça, ce machin ne marche pas, ça ne marche que dans l'imaginaire de gens qui se figurent que l'argent voyage dans le temps, qu'on creuse un trou, on met ses sous, puis quand on est à la retraite, il a fait des petits, mais ça, ça n'existe pas. tous les systèmes de retraite sont par répartition, tous, sans exception, mais on répartit différemment, moi je vous ai déjà dit 100 fois, si vous voulez faire un système par points, quand vous direz à quelqu'un comment ça va, c'est pas pour savoir si ça va bien, c'est en espérant que ça aille mal, parce que moi, quand il y en a dans une génération, plus vos retraites seront bonnes, je vous le présente à la blague, mais c'est quand même le fond de l'affaire, donc on n'a pas trouvé mieux, il faut donc trouver le moyen d'avoir. la population suffisante pour que ce système fonctionne. Vous avez dit quelque chose de juste tout à l'heure. Vous dites, si on remettait les exonérations à payer, ça serait des milliers de boîtes qui fermeraient. Je le sais. Ce qu'il ne fallait pas faire, c'est qu'il ne fallait pas commencer. Parce que ceux qui ont commencé, ils ont commencé pour acheter avec le fric des autres, c'est-à-dire des cotisants, la paix sociale dans un certain nombre de secteurs. D'accord ? Alors comme ils ont fait comme ça, alors au début c'était quelques professions, et puis évidemment après c'était à la portée de tout le monde de faire ça, de récupérer en supprimant des cotisations sociales, alors bon, tout allait bien parce que ça fait un peu plus de rond pour la boîte, pour le machin, maintenant trop tard, mais il va falloir qu'on invente quand même quelque chose, et je veux vous dire, j'entends quand vous dites, on ne peut pas prendre comme ça continuellement sur le travail, mais je veux vous dire, à la fin vous prendrez bien quelque part. Et quoi que vous preniez, c'est du travail humain qui est derrière. Par conséquent, c'est juste la question de savoir, dans la répartition des richesses, qui fait quoi et comment on calcule, parce qu'il faut calculer un peu juste. Alors je reconnais au MEDEF l'art aussi d'avoir des bons communicants, il faut voir qu'au prix où ils les payent, ils peuvent. Bon, les impôts de production, c'est pas mal comme trouvaille, non, ça veut rien dire. Parce que qu'est-ce qui n'est pas un impôt de production, une assurance, c'est un impôt privé de production. Payer un impôt à l'État, c'est un impôt, tout est de l'impôt. Si vous y allez comme ça, c'est pour ça que nous, dans le débat, on est si souvent pointilleux sur les mots. Vous nous avez trouvé un peu, bon, un peu lourds, hein, cotisation, prix, etc. Moi, je ne dis jamais émeute urbaine, je sais pourtant très bien de quoi je parle, j'appelle ça révolte. Les mots ont une importance pour désigner proprement ce qui se passe. Les prélèvements obligatoires, si vous voulez y mettre les cotisations sociales, amis, alors mettez-y les assurances privées, parce qu'elles sont obligatoires. Elles sont obligatoires, vous n'avez pas le choix de les payer ou pas. Donc mettez tout ça et vous verrez, et puis après comparez d'un pays à l'autre. Parce que comparer les prélèvements obligatoires de la France où quelqu'un peut être remboursé à 80% ou à 90% avec un pays où ils sont remboursés à 40% ou à 50%, c'est une comparaison absurde. Mais tout est comme ça, regardez. Le PIB, c'est pareil, ça n'a pas de sens. Une année, même Sarkozy avait dit écoutez, ça suffit, ça ne veut rien dire. Bon, de comparer la dette à une année de PIB. Toute la richesse qu'on produit, bon, mais faites ça dans votre vie. Dites, ah bah tiens, qu'on représente ma dette sur ma bagnole ou ma maison, à une année, vous courez, on appelle le SAMU, vous avez une attaque cardiaque. D'accord ? Tout est comme ça. Que veulent dire les mots ? Que dévinent-ils ? Si on veut ne pas masquer, Les relations sociales d'appropriation et d'expropriation et d'exploitation, il faut appeler les choses par leur nom. Quand une grande boîte vous taxe de 15% pour être présent sur sa plateforme, ça s'appelle de l'exploitation. Pourquoi ? Parce que c'est vous qui avez produit et déjà vous prenez du travail gratuit et lui, il vous prend une taxe sur un boulot qu'il n'a pas fait. Comment ça s'appelle sinon de l'exploitation, ça ? C'est de l'exploitation. Quel service est rendu, pouvez-vous me dire ? Être présent, comme vous avez dit, avec une petite photo comme ça, on paye d'autant plus cher pour être en haut et pas être en bas de la file. Bon, tout ça, on comprend, c'est des conditions économiques, nani, nana, mais nommez les choses. Vous, vous faites exploiter. Qu'est-ce qui vous ennuie dans cette affaire ? Parce que là, il n'y a que des salariés, je pense, la plupart, ils savent tous qu'ils sont exploités, bon, ça ne les empêche pas de dormir, ça les pousse à se syndiquer. Chez vous, ça doit vous pousser à vous syndiquer. Donc... Là, on approche de choses qui sont importantes. Le plan, c'est la propriété collective du temps. Le temps dominant aujourd'hui, c'est le temps court. Vous savez combien, dans les années 70, combien de temps était détenue une action ? En moyenne, 6 ans. Quand on est arrivé dans les années 90, c'était 2 ans. Et maintenant, vous savez combien c'est avec le trading à haute fréquence ? 2 secondes. Ça veut dire que le temps dominant de la société, c'est le temps zéro. Donc toute la société est poussée vers le temps zéro. C'est une constante de l'histoire. Quand la société était agricole, c'était les saisons qui faisaient le rythme du temps. Aujourd'hui, c'est le temps zéro. Vous entendez des journalistes dire « en temps réel ». Et c'est quand le temps irréel ? Donc le temps réel dont ils parlent, c'est ce temps accéléré. Donc le plan, c'est la propriété collective du temps. Et là, c'est une garantie que nous donnons. Parce que plus vous êtes une petite entreprise, plus vous avez besoin de visibilité, parce que vous ne pouvez pas amortir le choc à prévu. Celui qui a une trésor avec quelques milliards de l'argent mis de tous les côtés, il peut encaisser un choc, deux chocs, trois chocs, il y a des boîtes qui ont encaissé des chocs incroyables. Je veux dire, Dassault, quand plus personne n'a acheté de Rafale, ils ont inventé le Falcon, qui est aussi un très bon avion. Mais il a fallu ça pour que la machine se remette à tourner. Et combien d'autres grosses boîtes ? Donc, le plan, c'est la garantie pour vous de la visibilité. Tout le monde a envie de visibilité dans sa vie. D'ailleurs, si vous regardez bien, nous éduquons nos enfants à penser une visibilité de la vie. Après, ils font ce qu'ils veulent. Mais bon, on a tous prévu toutes les mêmes étapes dans la vie. C'est pour ça, quand on a un certain âge, qu'on a l'impression que c'est un recommencement perpétuel de la même comédie. bon alors ça c'est là et après il ya la filière la filière c'est une idée cruciale tout à l'heure vous n'avez pas rebondi mais quand même quand je vous parle de la filière bois nous sommes un pays du tiers monde c'est à dire nous exportons de la matière première et nous amenons un produit fini pourquoi mais évidemment que si on trouvait des gens par exemple lui vient me voir c'est terminé je laisse tomber la formation je passe au bois et il a un super projet où on trouve le fric. Personne ne veut lui prêter, pardon monsieur, je vous prends un peu comme ça à témoin, personne ne veut lui prêter un rond. Alors qui va faire ? Parce que vous l'avez dit tout à l'heure, vous avez dit c'est les banques vers lesquelles on se tourne parce qu'on ne sait pas quoi faire d'autre. Donc l'argent, il est là. il est là, nous l'avons, c'est, j'ai parlé de la caisse dépôt et consignation, 1300 milliards, on a parlé de l'assurance vie, pas moi, vous, vous avez dit ça fait zéro, ben ça fera plus zéro, si vous voulez que ça continue à faire zéro, dirons-nous aux gens, un euro sur deux de l'assurance vie est placé à l'étranger. Eh bien on dira, l'euro qui est placé à l'étranger, oui, qu'il n'a plus d'avantages fiscales. L'euro qui est placé en frein, alors je vais vous dire le problème qu'on aura. Le problème traditionnel du capitalisme, c'est où est-ce qu'on mettra tout ça ? Parce qu'il faut qu'il y ait des filières qui soient prêtes. Il faut des gens qui puissent prendre le capital, le transformer en machine, mettre les ouvriers derrière. Là, je vais finir juste là-dessus, je vous le promets. Vous avez évoqué la question d'apprentissage. Là aussi, gardons-nous de la caricature. Aucun d'entre nous n'a jamais dit qu'il ne fallait pas d'apprentissage. Jamais de la vie. Il y a, c'est une formule qui est utile dans certains cas par rapport à certains métiers, mais moi j'attire votre attention sur le fait qu'un métier c'est pas seulement un tour de main, c'est aussi des connaissances, et on peut dire aujourd'hui que tous les métiers sont des sciences pratiques. Donc l'enseignement général qui rentre dans l'apprentissage d'un métier, c'est pas un luxe pour l'esprit, c'est une nécessité souvent de la qualification du métier lui-même. Attention, et donc l'outil le plus performant pour cet enseignement, c'est le lycée professionnel. Maintenant, on ne dit pas que l'apprentissage est nul, mais ça dépend pourquoi. Et qu'on ait mis en apprentissage les formations dans le supérieur, alors là c'est un non-sens absolu. Ça coûte une blinde et ce n'est pas le sujet. Mieux vaudrait payer correctement ou donner une bourse ou mettre une allocation d'autonomie aux jeunes qui vont dans le supérieur. et qui fasse ce pour quoi ils sont là, c'est-à-dire étudier, et pas faire deux choses en même temps que ce qu'on est en train de faire. Après, on répartit. Mais je me permets de faire remarquer que cette trouvaille de M. Macron, parce que ces gens, ils parlent de trucs qu'ils n'ont jamais vus. Je ne dis pas que moi j'ai tout vu, et que ce n'était pas ma formation, mais j'ai vu, voilà. J'ai vu qu'on ne peut pas comparer le système productif allemand avec le système français pour une raison très simple. Quand il y a les métiers qui sont comme ça, les postes de travail, en Allemagne, vous montez, vous pouvez commencer apprenti et vous terminez PDG. C'est leur manière de fonctionner. Nous, on rentre comme ça. parce que la formation se fait par le niveau des diplômes, et j'ai entendu que vous êtes aussi maintenant, pas maintenant, vous l'êtes depuis un moment, et vous encore plus, la capable des défenseurs de la valeur du diplôme, il faut arrêter la démagogie, les diplômes ne sont pas adaptés, ça suffit, si vous n'êtes pas content, vous n'avez qu'à faire savoir pourquoi vous n'êtes pas content, il y a des commissions pour les mettre au point, les diplômes, 'ai fini, ne vous inquiétez pas,
qu'est-ce qu'il y a ?
Vous allez vous faire engueuler, ben moi aussi, alors, donc voilà, bon, j'achève là-dessus. Je vais juste vous dire ça, si vous rencontrez le Premier ministre et les autres, dites-leur gros malin, maintenant vous êtes en train de renvoyer tous les apprentis, parce que vous venez de vous rendre compte, un, que ça vous coûte, deux, que 25% des mots me fichent le camp avant 3 mois d'apprentissage, et en plus vous avez coulé les statistiques, parce que les ouvriers français sont 20% plus productifs que les anglais, et 10% de plus qu'un allemand. Et pourquoi on ne voit plus tout ça, la productivité s'est effondrée ? Parce qu'ils ont compté dans les statistiques 800 000 mômes qu'ils ont fait rentrer là-dedans, comme ils sont sous contrat de travail et que ce n'est pas de la formation de l'éducation nationale, vous divisez la valeur totale produite par les travailleurs français, et vous mettez dedans 800 000 personnes qui ne produisent rien du tout, ou pas assez, en tout cas qui ne sont pas comparables en productivité. Voilà le seul résultat qu'ils ont obtenu, puisque de démoraliser les mômes. Donc, nous avons besoin, dans les... dans les coups, je disais d'amont, la formation du plus haut niveau possible pour vous, avec la définition métier égale science pratique. Alors bien sûr, tantôt par l'apprentissage, je n'en dis combien pas, mais il faut remettre en route la machine de l'enseignement professionnel de manière performante de masse. Et encore une fois, qu'on n'aille pas prendre ça pour un enseignement au rabais, ça ne l'a jamais été. Si nous avons, nous, réussi, les Français, à nous tirer d'affaires après la guerre, c'est parce qu'on avait un enseignement professionnel public de masse, il y en a bien un ou deux dans cette salle qu'on connaît l'époque, où la moitié de la classe foutait le camp. à la classe de 5e, parce qu'à l'époque, la scolarité était obligatoire jusqu'à 14 ans. À 14 ans, la moitié foutait le camp. Pourquoi ? Parce que les parents, tout ça, fallait faire bouillir la marmite, fallait mettre du beurre dans les épinards. Comme on dit, voilà comment ça s'est passé. À partir du moment où on a passé à 16 ans, c'était tout autre chose. Et quand on a voulu le passer à 18 ans, encore autre. Mais on ne peut pas avoir une économie performante sans des gens formés de haut niveau, même si on a des très bons patrons qui sont des potes super et tout ça. Vous ne pouvez pas parce que vous n'avez pas les gens pour le faire. Voilà, vous voyez la moindre machine aujourd'hui, ce qu'elle appelle comme connaissance technique, je vais vous dire, même le gars ou la fille qui passe avec son balai dans la salle, je me rappelle d'un film de propagande de votre syndicat, je pense que ça montrait, on faisait de la production, il y avait des barquettes qui sortaient d'une machine, on interrogeait le gars, et il disait, ben nous on est contents, on sait faire ci, faire ça, très bien, parfait, et on voyait un type qui passait derrière avec un balai, et ça faisait rire. Alors bon moi c'était mon boulot de défendre ça, je dis mais vous avez pas l'air de bien comprendre, la machine a fait les barquettes, le cuistot il a fait ce qu'on met dans la barquette, génial, parfait. Mais si le mec qui est là-bas avec son balai, il a pas mis pile poil la bonne quantité de nettoyants de toutes sortes et de machins et tout, pile poil, parce que s'il y a une inspection, couic, tout ce que vous avez fait avec votre belle machine, vos barquettes et vos cuisiniers, vous pouvez tout foutre à la poubelle. Donc il y a, comme on dit, il n'y a pas de saut métier, mais il n'y a pas de métier sans qualification. Et le gars ou la fille avec son balai et son saut, il faut que lui aussi, un, il puisse lire ce qui est écrit sur les bouteilles, deux, savoir pourquoi on met telle quantité et pas telle autre, pourquoi on le fait à tel endroit, donc c'est aussi une science pratique. Voilà dans quel est l'univers de la production. Donc, comme on ne peut pas régler ces problèmes toujours comme ça, sur le mode aimable sur lequel on se fait, on se marre un peu, ils nous taquinent, on les taquine, bon, et je pense qu'on est arrivé à quelque chose qui nous a tous fait réfléchir. J'espère, en tout cas, moi, j'ai appris des choses en vous écoutant, messieurs. Je remarque d'ailleurs qu'il n'y a pas beaucoup de femmes chez vous. Donc, non, mais ça, c'est une méchanceté gratuite pour la fin, tu vois, pour vous repartir avec un peu de quelque chose dans votre pactage. Mais, en tout cas, l'événement, de manière imprévue, débouche sur le fait qu'une proposition de loi, dont nous allons essayer d'en faire une loi transpartisane, va être faite sur la base de la proposition de monsieur...
cette intervention, Jean-Luc Mélenchon développe une réflexion sur les rapports entre l'État, les entreprises et le monde du travail. Il affirme que les grands défis économiques ne peuvent être résolus uniquement par les mécanismes du marché, mais nécessitent davantage de démocratie dans les relations économiques et une meilleure représentation des différentes formes d'entrepreneuriat. Cette approche s'inscrit dans la tradition de Jean Jaurès, qui défendait l'idée qu'une démocratie véritable devait aussi s'étendre au domaine économique afin que les décisions ne soient pas réservées aux seuls détenteurs du capital. Mélenchon critique également le libre-échange et la concurrence qu'il juge insuffisamment régulée, estimant que de nombreuses difficultés industrielles, sociales et environnementales résultent avant tout de choix politiques. Cette lecture rappelle la pensée de Karl Polanyi, selon laquelle l'économie de marché ne peut fonctionner durablement sans être encadrée par des institutions démocratiques capables de protéger la société contre les déséquilibres du marché. L'ancien candidat de la France insoumise insiste aussi sur la nécessité de planifier les investissements industriels, de renforcer les filières stratégiques, de soutenir l'économie sociale et solidaire et de revaloriser l'enseignement professionnel. Cette vision rejoint celle du Conseil national de la résistance, qui considérait que certaines grandes orientations économiques devaient relever de l'intérêt général plutôt que des seules logiques financières, mais également celles dues aux fonctionnaires Jean Monnet, pour qui la planification constituait un outil permettant d'organiser le développement économique sur le long terme. Enfin, au-delà des oppositions idéologiques, Mélenchon défend l'idée que les compromis sociaux restent indispensables pour gouverner efficacement. Cette conception rappelle la pensée du philosophe Paul Risseur, qui voyait dans le dialogue et la recherche d'accords démocratiques des conditions essentielles pour concilier des intérêts parfois divergents sans renoncer à l'intérêt général.
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