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le jour où tu es malade, eh bien là tu sais combien tu es reconnaissant à la société de faire en sorte que tu n'as pas besoin de regarder le prix des médicaments, pas besoin de regarder le prix des machines, parce que tu reçois selon ton besoin. Alors je leur dis, ils nous disent la France est en déficit. Ah oui, vous voulez que j'annule le déficit ? Mais moi je vais vous le faire s'ils insistaient. C'est très simple. Chaque année, vous nous coûtez 220 milliards, a dit le sénateur communiste, Fabien Gay. Et le gars qui présidait la commission, c'est un gars de droite, de LR. Et lui, il a dit, ah non, non, non, pas 210 millions, seulement 120. Eh ben d'accord. La prochaine fois, les 120 millions, vous ne les verrez pas. Parce que le déficit de l'État, c'est 150. Et j'aurais fait passer le déficit de 150 milliards à 30. Ça vous va ? Je veux vous
dire que le gouvernement insoumis aura, parmi ses premières tâches, à faire établir. Un indicateur qui ne sera pas seulement celui de l'inflation en général, ni celui du coût de la vie en général. Ce sera un indicateur de développement humain, comme le programme des Nations Unies pour le développement humain l'a prévu, qui prévoira, qui analysera, qui fera connaître, non pas des quantités d'euros, non pas des quantités de voies du chemin de fer. mais des éléments du bien-être, c'est-à-dire le niveau de santé, le niveau d'éducation, le niveau d'égalité entre hommes et femmes, car tels sont les véritables indicateurs d'une société civilisée. Écoutez bien, parce que ça change tout de dire que l'on met au poste de commande. l'évaluation du bien-être humain. Car alors, ce sont d'autres valeurs qui passent au poste de commande. Quand on vous dit que votre pouvoir d'achat baisse, votre pouvoir d'achat baisse, mais le pouvoir d'achat des dividendes dans l'arène internationale où ils s'échangent.
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Jean-Luc Mélenchon réclame depuis des années la fin de la Vème République et l'instauration d'une VIème République. Mais pourquoi veut-il changer les institutions françaises ? Pourquoi dénonce-t-il une « monarchie présidentielle » ? Et que pourrait réellement changer une nouvelle République ? Dans cet e-book, découvre l'histoire de la Vème République, ses forces, ses défaillances et les grands débats autour de son avenir. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre.
pouvoir d'achat du capital, lui, ne baisse pas. Si bien que ce qui est dévalorisé dans cette opération, c'est le salaire, c'est les revenus que vous avez, c'est eux qui sont dévalués. Leur valeur est rabaissée, le prix du travail. le prix des efforts est rabaissé, et sans aucune raison objective. Le travail n'a pas été moins dense, il n'a pas été moins intense, il n'a pas été aussi perfectionné et réussi, moins réussi qu'auparavant, et pourtant sa valeur baisse. Oui, alors on peut dire... que c'est un rapt, un hold-up, une confiscation, choisissez le mot que vous voulez. Mais voyez-vous, quand on regarde de quoi est fait cette augmentation de tous les coûts de la vie, alors on découvre une fois de plus l'insouciance, la désinvolture, les gens foutre de ceux qui ne s'occupent d'aucune conséquence de leurs propres actes. Après tout, qui a déclenché cette épouvantable crise ? du changement climatique, sinon ceux qui ont programmé sciemment, délibérément, le fait que la société s'enfonce dans la civilisation du pétrole et des matériaux fossiles. Et voilà qu'on nous dit... C'est le détroit d'Hormuz, parfait ! Qui a bloqué le détroit d'Hormuz ? Sinon vous, au nom de cette guerre ridicule que vous êtes incapables de gagner et de perdre, et qui fait perdre son temps, son énergie à tout le monde, en même temps que se déchaînent des massacres qui nous font haute quand vous nous dites que c'est en notre nom que vous les menez. Nous n'avons rien à voir avec vos guerres, illégitimes, avec vos massacres, avec vos génocides. Alors ceux-là même qui bloquent le Détroit viennent maintenant pleurer que ça fait augmenter les prix. Et ceux-là même qui ont décidé légitimement... de soutenir l'Ukraine contre son invasion sont les mêmes qui, tout en le décidant, n'ont rien prévu, rien organisé, et ne se sont pas rendus compte que leur propre plan commençait par frapper leur propre population. Et ceux qui économiquement souffrent le plus se trouvent parmi nous aujourd'hui. Voilà ce que j'appelle le règne de l'imprévoyance. Enfin, comment faut-il que ce soit des gens de l'opposition qui rappellent à ceux qui gouvernent que leur devoir est de prévoir et non pas de laisser toujours les choses arriver sans savoir quoi faire et être comme des poules devant un couteau quand arrivent des incendies qui ne le savent pas éteindre. Amis, voyez-vous, qu'est-ce qui se crie là ? Mais je ne peux pas. Si je crie plus fort, les yeux vont me sortir de la tête. Si quelqu'un peut quelque chose pour moi, là. Parce qu'il y a les élus derrière, ils rigolent. Ah ben ouais, d'accord, je fais ce que je peux. Alors, regardez une chose qui montre le prix de l'imprévoyance et de la stupidité de ceux qui font confiance au Dieu marché pour tout régler. arrivent des incendies, arrive une canicule dont on savait qu'elle se déclenchait déjà depuis le mois de mai. Ils ne font rien. Ils attendent que tout brûle. Et après, ils arrivent en disant « Ah, qui aurait pu imaginer ? » comme si le GIEC n'avait jamais existé, comme si on ne savait pas qu'on était entrés dans cette période. Et regardez le bilan à la fin. Ils ne savent même plus ce qu'ils disent. Les uns disent que ça coûte 0,1 point du PIB. Et l'autre dit que ça va nous coûter 10 ou 15 milliards. Alors il faudrait savoir 3 milliards ou 15. Ils n'en savent rien et au fond, ça ne leur importe pas trop puisqu'ils s'en vont tous. Et je préfère dire que le plus tôt sera le mieux. Mais enfin, même si je prends le chiffre le plus bas, Ça nous donne 3 milliards. Eh bien, mesdames et messieurs, je ne dis pas qu'ils auraient pu tout éviter, qu'il n'y aurait eu aucun dégât, mais je leur dis qu'avec 3 milliards, qu'on se serait économisé si on n'avait pas tout laissé partir sans rien prévoir. Avec 3 milliards, on achète 30 canadaires. Et avec 30 canadaires, on éteint les incendies qui coûtent 3 milliards. Et maintenant, ça recommence. Je ne suis ni un savant, ni un prophète, et pourtant, voici qu'au mois d'avril dernier, comme l'esprit curieux que j'ai le devoir d'être, compte tenu des responsabilités que j'assume en votre nom, je me tiens au courant de ce qui se passe, et je me tiens au courant des développements de la crise climatique. C'est depuis le mois d'avril dernier qu'on sait que l'eau de surface et des grandes profondeurs dans l'océan... Pacifique, comme dans l'océan Atlantique, se réchauffe et crée un courant qui va perturber tous les climats de la planète, car le climat est en tout, si bien que l'on va voir des canicules, des sécheresses, des trompes d'eau, ici où il n'y avait rien avant. et des trombes, si j'ose dire, de chauds, là où il n'y en avait pas avant. Tout ça, nous le savons. Alors pourquoi ne font-ils rien ? Ne prévoit-ils rien ? N'organise-t-il rien ? C'est pour nous-mêmes, Français. Sur le territoire de l'Europe, car je vous le redis, l'Europe se réchauffe plus vite que le reste de la planète, puisque c'est là que les glaciers vont le plus diminuant. Et la mer Méditerranée se réchauffe plus vite que l'océan mondial, parce que c'est une mer fermée. Dès lors, nous sommes certains que les perturbations d'El Nino arriveront jusqu'à nous. Et là encore, il s'agit de s'organiser. Et là encore, rien n'est organisé. Pourtant, les îles françaises de la Caraïbe sont déjà confrontées au phénomène. Pourtant, les territoires continentaux et insulaires sont tous, et pas seulement les nôtres, confrontés. Que va-t-il se passer, mesdames et messieurs, dans les pays dont nous dépendons pour nous alimenter ? Car comme vous le savez, après avoir créé un marché mondial et aussi le marché mondial de l'agriculture, la France n'est plus un pays souverain pour l'alimentation. Elle n'est pas capable, avec ses productions, d'alimenter sa population. Et alors, vous verrez que là, le sort de tout le monde n'est pas le même. On dit « Ah, la paysannerie est bien à plaindre ». Je le crois en effet, la petite paysannerie est bien à plaindre. Mais tout le monde n'est pas à plainte de la même manière, car voici que les cours du blé sont plus hauts qu'ils n'ont jamais été, qu'ils se vendent à 245 euros la tonne, parce que le prix du maïs se vend à 275 euros la tonne, les taux records de paiement pour ces céréales. Alors les uns vont bien s'enrichir après avoir versé de grosses larmes en disant que les autres années n'avaient pas été aussi bonnes, mais les petits... par dizaine, voient le risque de fermer leurs exploitations. Or, ce dont nous avons besoin, ce n'est pas du maïs pour nourrir les poulets chinois, mais de carottes, de poireaux, de tomates, de pommes de terre, qui sont les matériaux stratégiques de la vie quotidienne. Alors la petite paysannerie nous apporte, parce que c'est elle qui nous nourrit et c'est elle qu'il va falloir aider. Mais pas de manière indistincte, les yeux fermés. Il est temps de changer le modèle agricole français. Et si nous gagnons cette élection, nous commencerons immédiatement à nous préoccuper de faire en sorte que tous les enfants de France mangent gratuitement à la cantine bio. Dach. Les plus grandes économies que nous voulons faire pour rétablir les comptes publics sont des économies de santé. Il faut que le peuple français soit moins malade. Il faut que nous tous, le peuple en France, nous puissions profiter de la vie sans avoir à craindre à telle ou telle étape l'inexorable cancer, les deuils qui vont avec, le diabète et les autres maladies qui sont toutes des maladies politiques. Alors, dans ce contexte, j'ai regardé ce qui se disait. Je trouve qu'il y en a certains qui ont le malheur des autres assez confortable. Les prix augmentent. Ils augmentent dans un pays où il y a déjà 9 millions de personnes à l'aide alimentaire, où déjà un tiers déménage. Les adultes ne mangent pas tous les repas pour que les plus jeunes puissent manger. où le salaire a baissé, où il baisse encore, où le chômage est à son sommet. Le voilà, le bilan du Mozart de la finance, le super intelligent qui passait sous la pyramide. Oui, vous avez raison. Et les autres, les puissants, les importants, ceux qui savent ce qui est bon et qui, à chaque élection, se moquent de nous et disent, comme la dernière fois, quoi, quoi, quoi ? Mélenchon, vous n'y pensez pas. Il va nous faire 100 milliards de déficit. Ils en ont fait 1000 et ça ne les empêche pas de revenir me faire la leçon. Que se passe-t-il ? Je lis la déclaration du patron de Carrefour. Il dit ce qu'il pense. Je l'admets. Mais il doit comprendre qu'on ne peut pas être d'accord avec une telle insouciance quand il dit « Chez Carrefour, on a été les premiers cet été à dire comment aider les agriculteurs ». Tant mieux. Et comme conclusion, la première chose, c'est qu'il faut accepter cette hausse de prix. Non, nous ne l'acceptons pas, figurez-vous. Nous ne l'acceptons pas. Et j'ai lu dans un journal aujourd'hui que le symptôme suprême de la décadence de la France, c'était que dorénavant, il allait falloir acheter des légumes aux formes biscornues. Ah, rendez aux bourgeois, la poire bien en forme qui se laisse peler tranquillement. N'allez pas inventer la patate torve qu'il vous faut couper en deux. C'est incroyable. Je crois qu'ils ne se rendent même pas compte de ce qu'ils disent. Mais souvent, vous avez pu voir à quel point ils ne se rendent même pas compte des sentiments qu'ils expriment, comme, par exemple, quand ils éclatent de rire quand on parle d'augmenter les salaires. Et voici le président de la FN et cela. Celui-là, c'est le meilleur. C'est un petit paysan qui dirige une ou deux multinationales et qui a une partie de ses affaires installées au Brésil, mais qui, de temps en temps, dit « Oui, le Mercosur, il était pour. Il était pour. Ils ont laissé faire. Ils ont appuyé partout. Et maintenant, voilà qu'arrive exactement ce que nous avions dit, à savoir que la viande qui arrive moins chère du Brésil... » est une viande qui a été poussée par des produits qui sont condamnés en Europe. Mais cette viande-là circule parmi nous. Et c'est bien ainsi qu'on peut dire que si ce marché a favorisé la vente des voitures allemandes au Brésil, elle va augmenter le nombre de la maladie sur notre continent. Voilà où nous en sommes. Il dit, celui-là, un petit peu d'inflation alimentaire n'est pas un drame. Pour lui, c'est pas un drame, mais pour des millions de gens, si, parce qu'il y a plus de gens qui vont se priver de repas une fois que les prix vont augmenter. Vous le savez comme moi, braves gens du Nord et des alentours, parce que c'est notre vie, c'est la vôtre. Et même Michel-Edouard Leclerc qui est d'habitude prudent. dit « Ah, les prix du lait vont probablement réaugmenter ». Il a bien dit « Ré ». Ça veut dire que c'était déjà le cas avant. Le prix de la viande, c'est sûr. Nous allons devoir intégrer la hausse des prix agroalimentaires avec nos prix pour les matières premières. Alors, moi, je vais vous dire, ce n'est pas acceptable de se dire « On n'y peut rien ». Ce n'est pas acceptable de se dire que ce serait là une sorte de loi de la nature. Ce n'est pas le cas. C'est le résultat de politique. Et c'est par des moyens politiques que l'on peut redonner de la marge de manœuvre aux êtres humains. Il faut maîtriser nos vies. Il faut maîtriser nos vies. Ce pays... souffre dans sa profondeur, il souffre dans la dignité qui est celle des pauvres gens ou qui le deviennent, et qui toujours, comme ils disent, ne veulent pas déranger. On a sa fierté, on n'affiche pas sa misère dans notre pays, c'est comme ça. Mais cette souffrance est là, et elle a le droit d'être dite, d'être portée en mots, d'être exprimée sur la place publique pour dire qu'on doit impérativement y faire face. Voici comment j'envisage de le faire, car il faut que notre pays dorénavant... disposent quand de telles circonstances éclatent d'un moyen de décréter l'état d'urgence sociale. Il y a un état d'urgence qui est prévu pour... les situations d'insécurité ou de troubles de l'ordre public. Eh bien, il doit y en avoir un quand la situation sociale des gens vivants est arrivée au point où c'est un trouble de l'ordre public et de l'ordre personnel. Il faut qu'il y ait la possibilité de décréter l'état d'urgence sociale et des moyens pour y répondre. De même que nous devrons et pourrons Avec les éco-régions que nous allons créer et qui vont remplacer les anciennes régions. Mobiliser quand c'est l'occasion de le faire et la nécessité. pour un état d'urgence écologique et alors la garde écologique que nous aurons constitué à partir de la réserve et de la jeune génération nous irons courant au premier rang venir à la rescousse de tous ceux qui auront besoin d'aide et le reste du temps pour prendre les mesures qui permettent que les catastrophes s'avancent et déferlent sur des gens sans moyens alors voici ce qu'il faut faire d'urgence Bloquer les prix. Bloquer les marges de profit qui ne peuvent continuer telles qu'elles sont. Bloquer les loyers pour ne pas être expulsés avant l'hiver. Augmenter les salaires et d'abord le slip. Et si j'en avais le pouvoir à cet instant, non seulement nous augmenterions le SMIC, mais je dirais, avec les pouvoirs dont je disposerai, je demande une nouvelle convocation des négociations annuelles obligatoires. Car il ne s'agit pas seulement d'augmenter le SMIC, mais d'augmenter tous les salaires intermédiaires. Et je ne suis pas d'accord pour que continue. Le scandale qui est que dans ces négociations, on augmente seulement certains pour les garder et pas tous les autres. Il faut que tous retrouvent une marge de manœuvre dans leur vie. Et à titre exceptionnel, pour certaines périodes exceptionnelles, peut-être est-ce le cas aujourd'hui. Il faudra rétablir l'échelle mobile des salaires, comme elle existe en Belgique, à côté de chez nous. C'est-à-dire que quand les prix augmentent, les salaires aussi augmentent. Car sinon, c'est un marché de dupe. Et ne croyez pas que je sois en train d'inventer je ne sais quelle mesure exceptionnelle dont on n'aurait jamais entendu parler. De 1952 à 1983, la France avait une échelle mobile des salaires. Alors je la rétablirai pour chaque période de crise des salaires, comme c'est le cas actuellement. Il faut redonner de la marge de manœuvre à notre pays. Alors vous avez vu comme moi ces gens venir à l'invitation du MEDEF. qui a raté une bonne occasion de ne pas se ridiculiser. Et on nous a installés là pour parler à sept de trois fois les mêmes questions des seuls sujets qui intéressent ces gens. Comment payer moins de cotisations, qu'ils appellent des charges, et payer moins de taxes et d'impôts ? Et tout ça dans un délire. collectif, où toute la droite et l'extrême droite étaient là, faisant la queue pour mieux caresser la tête de ceux à qui parler. Oui, nous allons supprimer ci. Oui, nous allons supprimer ces impôts. Il ne faut plus payer de cotisations. Et vous avez même des gens particulièrement culottés qui vous prennent. C'est leur défaut, vous verrez, mesdames, messieurs. C'est ça qui va les perdre. Ils ont un défaut énorme. Ils nous prennent pour des imbéciles. Ils n'ont pas compris que ce peuple est plus éduqué qu'il n'a jamais été de toute son histoire. Qu'il sait lire, écrire, compter. Et quand on entend M. Retailleau jouer le rôle de M. Milley, je vais supprimer, dit-il, Ceci, cela, enfin bref. Il supprimait tout, je me dis encore un peu de patience et il va faire comme Milley, il va nous dire quand il est à la télévision qu'il entend des voix. Supprimer et quand vous leur dites mais qui va payer tout ce que vous supprimez ? Voyez cet homme avec ce culot monstrueux dire mais moi je rends du pouvoir d'achat aux Français puisque je rapproche le salaire brut du salaire net. Mais il oublie que brut et net, dans ce pays, tous ceux qui ont eu un emploi ont eu au moins une fois dans leur vie une feuille de paye. Et ils savent que le brut, c'est du salaire, c'est pas un cadeau. Et le brut, ça sert à payer les cotisations. Et quand il dit « je vais vous le rendre et j'augmente votre pouvoir d'achat », ah oui ! Notre pouvoir d'achat, mais pour quoi faire ? Eh bien, pour vous payer les assurances que les cotisations ne paieront plus, pour vous payer l'amortissement de votre chômage, etc. Mais attendez, pas qu'un peu ! pour avoir le même niveau de protection pour votre retraite qu'avec vos cotisations actuelles dans le régime de répartition, vous devrez payer deux fois plus. Voilà pourquoi ces gens se moquent de vous. Et vous, ne soyez pas assez ballots pour les croire. Ne raisonnez pas. Comme je vois certains le faire, disant « Ah, ça me donnera un peu mieux. Ça ne te donnera rien un peu mieux. Tant que tu es en bonne santé, c'est un peu mieux. Mais le jour où tu es malade, eh bien là, tu sais combien tu es reconnaissant à la société de faire en sorte que tu n'as pas besoin de regarder le prix des médicaments, pas besoin de regarder le prix des machines, parce que tu reçois selon ton besoin. » Alors je leur dis, ils nous disent la France est en déficit. Ah oui ? Vous voulez que j'annule le déficit ? Mais moi je vais vous le faire s'ils insistaient. C'est très simple. Chaque année, vous nous coûtez 220 milliards, a dit le sénateur communiste. Fabien Gué. Et le gars qui présidait la commission, c'est un gars de droite, de LR. Et lui, il a dit, ah non, non, non, pas 210 millions, seulement 120. Eh ben d'accord, la prochaine fois, les 120 millions, vous ne les verrez pas. Parce que le déficit de l'État, c'est 150. Et j'aurais fait passer le déficit de 150 milliards à 30. Ça vous va ? Mais vous n'aurez plus rien. Alors, bien sûr. Ce que j'en dis, je sais très bien que si je faisais ça d'un seul coup, ce serait une catastrophe. Il faut encore une fois organiser, planifier. Mais j'en ai marre qu'on vienne nous donner des leçons, qu'on dise le train de vie de l'État. Le train de vie de l'État, c'est vous. Parce que les cotisations sociales que vous avez décidé d'exempter, elles sont payées par le budget de l'État, c'est-à-dire par vous tous. vos impôts. Expliquez-moi voir pourquoi les cotisations dont on exonère le patronat sont payées par les impôts des ouvriers. Je voudrais savoir pourquoi ce n'est pas juste, ce n'est pas normal. Et ensuite... Écoutez-les attentivement. Écoutez-les quand ils parlent. Regardez leurs lignes satisfaites d'eux-mêmes. Ils disent « Notre système est très généreux ». Non, notre système n'est pas très généreux. Nous sommes très généreux entre nous parce que nous cotisons les uns pour les autres. Mais vous, pour vous faire mettre la main à la poche dans votre porte-monnaie en poil de hérisson, c'est la mort à chaque fois. Alors, maintenant... Le moment est venu pour vous d'apprendre que nous avons parfaitement compris que vous mentez à tout le monde. Quand vous dites « Ce qui coûte cher à l'État, c'est notre régime social », eh bien ça ne coûtera plus rien à l'État si on rétablit les cotisations et si on n'aura plus besoin de donner le quart de la TVA pour payer les exonérations. Voilà la vérité économique. Si je prends le temps de vous l'expliquer, et je sais très bien que ce sont des chiffres, que c'est un peu aride, que des fois on a du mal à suivre et à comprendre, c'est bien normal. Il ne faut pas vous en vouloir si des fois vous vous dites « Ah là j'ai raté quelque chose, j'ai pas tout bien compris ». Demandez autour de vous qu'on vous explique, demandez aux syndicalistes, demandez aux camarades, demandez à qui peut vous aider pour bien comprendre. Car la décision que vous allez avoir à prendre va être terrible en 2027. Elle va engager durablement l'avenir de notre pays et les relations de tous ceux qui s'y trouvent. Alors j'ai dit pour l'aide, comment vont-ils faire pour la dette ? Regardez-les, ils sont là à dire « Ah, il faut payer la dette », a dit M. Edouard Philippe. La France a une parole, forcément c'est toi qui l'as faite la dette. Alors je comprends que tout d'un coup tu te sentes mal. Alors, comment vous comptez la payer, les intelligents, les super génies ? Qu'est-ce que vous avez trouvé ? Ils disent, ah, nous allons réduire le train de vie. Ah bon ? On est déjà à l'os. Qu'est-ce que tu vas réduire ? Dis-le avant. Quand tu dis, je vais faire 120 millions ou milliards d'économies, dis ce que tu vas enlever pour que les gens disent, ah, finalement, je préfère faire comme a dit Mélenchon parce que ça m'a l'air d'être plus raisonnable. Bien sûr que ce n'est pas raisonnable ce qu'ils comptent faire. D'ailleurs, ils ne prévoient pas de payer la dette. Mesdames, Messieurs, écoutez-moi. Quand ils prennent leur grand air, ils n'ont pas l'intention de payer la dette. Une fois, j'ai demandé à Bruno Le Maire, je lui ai dit « Mais vous comptez payer comment ? » Il me dit « Mais M. Mélenchon, la dette est déjà perpétuelle. On ne la paye jamais. On emprunte pour payer ce qu'on doit. » Ils ne payent pas la dette. Ils la font rouler, comme ils disent. Alors ils tombent sur un gars comme moi qui leur dit je ne suis pas d'accord. pour que, quand tout d'un coup ça prend la lubie au marché financier, ils augmentent le taux. Parce que c'est vous qui payez. En ce moment, on emprunte à 4%. C'est ruineux pour nous, mais c'est ruineux pour tous les pays du monde. Et la raison pour laquelle on paye 4%, c'est pas parce que, soi-disant, on travaille pas assez. Les Français travaillent plus longtemps que les Allemands. Les Français travaillent plus longtemps que bien des nations. Ils sont au milieu de la fourchette. Ce n'est pas le sujet. Leur productivité est une des meilleures d'Europe si on arrête d'additionner aux travailleurs qui produisent réellement quelque chose, des gens qui sont aujourd'hui... à l'école et qu'on compte comme travailleurs productifs parce qu'ils y font leur temps d'apprentissage. Mesdames, Messieurs, vous n'avez rien à vous reprocher. Ce n'est pas vrai. Vous n'avez pas pas assez travaillé. Vous n'avez pas pas assez économisé. Vous avez tous fait ce qu'il fallait. Mais vous êtes gérés par des gens qui se sont abattus sur vous comme des tics et qui pensent qu'ils vont continuer à prendre, prendre et prendre encore sans jamais rien rendre aux autres.
-Luc Mélenchon veut clairement imposer une idée. Cette présidentielle ne doit pas être une simple alternance mais un véritable changement de cap pour la France. Son discours repose sur une rupture avec les politiques économiques menées depuis plusieurs années. Il critique notamment les réductions budgétaires et oppose au « coût du travail », ce qu'il appelle le « coût du capital ». Mais derrière cette critique économique, il y a surtout une stratégie politique. Mélenchon cherche à rassembler au-delà de la France insoumise, en appelant les communistes, les écologistes et ceux qui se reconnaissent encore dans le programme du nouveau Front populaire, à construire une nouvelle alliance. Cette stratégie rappelle une vieille idée de Jean Jaurès. La gauche ne peut espérer transformer la société sans construire un rapport de force populaire suffisamment large. Mais Mélenchon ne veut pas seulement rassembler la gauche, il veut aussi apparaître comme l'alternative capable de battre le rassemblement national. Le pari est donc considérable, réussir à réunir une gauche divisée tout en convainquant une majorité de Français qu'une rupture est possible. Et c'est probablement là que se jouera l'essentiel de sa campagne.
Et si le véritable problème politique français venait directement de ses institutions ? Depuis 1958, la Vème République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une VIème République ? Dans cet e-book découvre l'histoire, les failles et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre
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