Chargement...
Chargement...

Je crois que non, vous n'avez pas bien compris comment ça se passe. Parce qu'avant qu'un gars soit démoli, il faut d'abord qu'il ait passé X temps sur son marteau-piqueur. Avant que ça se voit qu'il a respiré des produits dangereux, il faut qu'il soit malade. Alors qui doit le dire ? Qui doit le dire 'entreprise et la discussion dans l'entreprise. Parce que les gars ou les filles, ils savent ce qui est pénible. Donc c'est par branche, par entreprise ? Par branche. Moi je suis pour que la négociation ait lieu par branche. Pourquoi ? Parce que le rapport de force est meilleur, et puis surtout, parce que dans la branche, vous pouvez comparer des postes de travail différents. Par exemple, vous allez avoir des vibrations mécaniques qui n'ont pas le même effet, si c'est je sais pas quoi qu'on a mis sur la table et qui sautille de tous les côtés, que si c'est le marteau-piqueur que vous attrapez à deux mains. Ce n'est pas pareil, les produits chimiques dangereux, je ne sais pas, vous avez déjà vu des gens, mettent du goudron par terre. Les trois quarts du temps, il n'y a pas de masque. C'est comme ça. Vous les voyez, ils sont au ras du sol avec un seau et ils versent le goudron. Alors des fois, c'est la machine. Mais ils en prennent, mais toute la journée, ils se goudronnent les poumons. Alors c'est une situation, si vous voulez, vu de loin, il ne se passe rien. Vu de près, tant que le gars n'est pas malade ou la fille n'est pas malade, vous ne voyez rien. Mon grand-père est mort de ça. Il s'est tué avec un pistolet à peinture parce qu'il s'est peint les poumons.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Et de là, on commence à discuter. La discussion, ça ne peut pas être combien vous voulez de chars Enfin, c'est absurde. Ça n'a pas de sens. Ça, c'est aller à la guerre. Et je ne suis pas pour qu'on aille à la guerre. Alors, je sais que j'ai des amis qui, sans doute, diront oui, oui, il faut livrer des chars, il faut livrer des avions. Mais ce n'est pas mon avis personnel. Ce n'est pas comme ça qu'il faut faire. Non, non, non. Parce que je ne sais pas à la fin ce que nous ferons. Et nous dirigeons une grande nation comme la France, vous dites une chose, et puis après... L'instant d'après, il faut peut-être faire autre chose. Vous avez vu comment s'y est pris le président de la République. Il a commencé par dire qu'il enverrait des chars. Pour finir, on n'en envoie pas. Ensuite, l'autre vient nous demander des avions. Alors vous, vous avez réglé ça sur votre plateau. Il n'y a qu'à donner des avions. Non, mais je n'ai
rien réglé du tout. Arrêtez avec ça. Arrêtez avec ça.
— On pose la question parce que c'est la question qui se pose, évidemment. — Non, mais c'est pas... Alors admettez la réponse. — Mais c'est admette la réponse. — Non, mais ne me faites pas le mauvais procès de dire... On vous demande de répondre aux avions. Vous savez qu'un avion... Quels avions avons-nous ? Des Rafales. Vous croyez que ça se conduit comme une 2 chevaux ? Non. — Bien sûr que non. — Pour savoir faire fonctionner un avion Rafale, qui est un avion qui remplit 9 missions, il y a toute une période de formation. Alors il faut arrêter de faire la guerre comme ça, là. Qu'est-ce que vous voulez ? que Poutine entende dire que les Français s'apprêtent à envoyer des avions, s'apprêtent à envoyer des chars et qu'ils prennent normalement des dispositions contre ça. Mais réfléchissez un peu.
J'ai une autre question pour vous, une autre question d'actu. Regardez, j'ai un chiffre à vous montrer. Total Energy réalisé l'an dernier. 19 milliards et demi d'euros de profit dans le monde. Juste un mot pour qualifier ce chiffre avant qu'on en parle. Un mot pour vous.
-Luc Mélenchon réclame depuis des années la fin de la Vème République et l'instauration d'une VIème République. Mais pourquoi veut-il changer les institutions françaises ? Pourquoi dénonce-t-il une « monarchie présidentielle » ? Et que pourrait réellement changer une nouvelle République ? Dans cet e-book, découvre l'histoire de la Vème République, ses forces, ses défaillances et les grands débats autour de son avenir. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre.
La compagnie Total appartenait aux Français dans le passé. C'est François 1er qui l'a créée, si je veux dire. Il y a bien longtemps, ça s'appelait la compagnie des huiles, je ne sais quoi. Bien. Si elle appartenait toujours aux Français, cet argent serait disponible et pourrait nous permettre de combler ici ou là des déficits. Et je vais vous dire le mot qui me vient à l'esprit. C'est le capitalisme picassiette de ce pays. On leur donne 220 milliards d'aides publiques de toutes sortes et on a la sortie, pas que pour Total. Oui, pas que pour Total, tout le monde avait compris, mais il ne faut pas croire que les téléspectateurs sont stupides. 220 milliards et ils nous laissent une ardoise de 160 milliards de déficit du commerce extérieur. Ils n'ont rien investi, ils ont baissé l'investissement et augmenté. répartition des dividendes. Eh bien moi, je suis déçu d'un tel capitalisme parce qu'il faut bien qu'on s'entende. Mais comment va-t-on faire avec des gens qui ont à ce point et si peu l'esprit du sentiment d'appartenance à une société ?
Jean-Luc Mélenchon... Que vont devenir les 20 milliards ? Mais justement, c'est un cas concret. Vous avez ces 20 milliards ici. On entend beaucoup à gauche dire qu'il faudrait aller ponctionner ces 20 milliards, notamment, éventuellement, pour financer la réforme des retraites dont on va parler ce soir. Oui. Cas concret. Comment on fait quand Total réalise l'essentiel de ses bénéfices hors de France et quand Total paie déjà l'essentiel de ses impôts et taxes hors de France ? Comment est
-ce que vous faites ? C'est assez simple, il me semble. On prend la part qui revient à la France. D'accord. Mais oui, mais bon. — On prend la part qui revient à la France. Et dans les autres pays, ils payent... Attendez, laissez-moi... — Allez-y. — C'est un certain degré de complexité de dire comment on fait, et puis après, on n'écoute pas la réponse. Écoutez la réponse. — J'écoute votre réponse. — La réponse, c'est qu'il y a un système d'imposition en France qui est beaucoup trop léger pour les grandes sociétés, puisque les très grandes sociétés payent moins d'impôts que les petites. Mais supposons qu'on ait rétabli l'équilibre. Alors la compagnie totale devra à l'État français... D'une part, le niveau qui est prévu pour la France et la part qu'ils auraient dû payer s'ils payaient tous leurs impôts en France, si c'est bien une société française. C'est le système des Américains. Les Américains font comme ça. Comme vous le savez, c'est un grand pays communiste, les États-Unis d'Amérique. Eh bien, je propose que cette législation soit transposée. Mais je voudrais surtout que tout le monde réfléchisse. Parce qu'il y a une manière, si vous voulez, de faire qu'aucun problème n'est écoutable. Il y a 20 milliards qui sont là. À quoi ça correspond ? À quoi ça va servir ? Il est temps d'interroger les finalités. La compagnie totale a-t-elle l'intention de mettre 20 milliards d'investissements dans des machines qui serviraient à faire de l'énergie renouvelable ? Par exemple, nous avons besoin d'installer des milliers de machines qui captent la houle de la mer pour la transformer en électricité. Ils ont mis 1 milliard sur le renouvelable l'année dernière. En France. — Très bien. Vous êtes parfait. Eh bien, ça en laisse 19 autres. — Sans doute, mais je vous donne une info. — D'accord, mais on ne sait pas de quoi il s'agit. On pourrait le regarder. Mais vous voulez dire vous-même la somme. 1 milliard. Ils en ramassent 20. La dernière fois, c'était 20 aussi ou 17, quelque chose comme ça. Où va le reste ? Je vais vous le dire, où va le reste ? En actions. Que deviennent les actions ? On pourrait dire « Ben, c'est des capitalistes. On a rémunéré le risque ». Non, ce n'est pas vrai. Il n'y avait aucun risque. Il n'y a aucune raison pour que Total ait fait un tel profit. Comment a-t-il fait ce profit ? En creusant plus de trous pour sortir davantage de pétrole, ce qui n'est pas une bonne idée écologique. Mais supposons, non, il a exclusivement profité de la hausse spéculative du prix du pétrole dans le monde. Pourquoi spéculative ? Je veux qu'on m'entende parce que le PEP et les autres grandes compagnies ou consortium de compagnies ont décidé de maintenir le niveau de production du pétrole en dessous. de ce qui était nécessaire. Par conséquent, le prix monte. Total a fait 20 milliards comme un pic-assiette sur le fait que vous êtes obligés tous les jours de monter dans votre voiture pour aller au travail. Voilà comment. Alors on est en droit de dire, que ferions-nous avec cet argent ? Que vont-ils en faire ? C'est donné aux actionnaires. Les actionnaires n'investissent pas. L'investissement a reculé de 5% au cours des 10 dernières années. Parmi les actionnaires, il y a des salariés. Qu'est-ce qu'ils en font ? Il y a des salariés parmi les actionnaires.
— Pardon ? — Il y a des salariés parmi les actionnaires. — Et alors ? — Donc une partie leur revient aussi, à ces salariés.
— Mais monsieur, je vous parle pas de ça, moi. — On parle de répartition de la valeur. — Mais je parle de la répartition de la valeur, virgule, au profit de la société. La société, c'est autre chose que les actionnaires. Le salarié dont vous parlez est pendant X heures un salarié. Il touche une part très modeste par rapport à ce qui est accumulé. Je vous signale que... Cette année, la compagnie totale a donné 7 points d'augmentation de salaire. Ça tombe bien, l'augmentation du prix de la vie, c'est de 6. Il a donc donné un point de mieux que l'augmentation du prix de la vie. Quelle générosité ! Alors s'il y a des salariés qui sont actionnaires de Total, ce n'est pas mon affaire. Mon affaire, c'est où ont été pris ces 20 milliards sur le dos des gens ? À quoi vont-ils servir ? À rien, comme d'habitude, alors que la France a tellement besoin d'argent. Mais la compagnie totale... a touché une partie des 220 milliards que nous tous, nous avons donnés par nos impôts aux entreprises privées pendant l'année dernière. Et eux nous ont laissé 160 milliards sur la table de
choses qu'ils n'ont pas fait. J'ai encore une question, Jean-Luc Mélenchon. J'ai encore une question d'actu. La chaîne C8. été condamné ce soir à 3,5 millions d'euros d'amende. Cela fait suite à l'émission de Cyril Hanouna du 10 novembre dernier. L'un des députés de la France insoumise, Louis Boyard, ce soir-là avait été traité d'abruti, de tocard et de merde à l'antenne. Est-ce que vous vous satisfaisiez ce soir de
cette amende ? Je ne me prononce pas sur le montant. Je n'ai pas la compétence de savoir de combien doit être sanctionné qui. Je ne sais pas. Ça me fait sourire. On ne m'en voudra pas. Mais ce qui me paraît intéressant et important, c'est que pour la première fois, on sanctionne une sorte de mélange de genre qui fait qu'un animateur peut insulter quelqu'un parce qu'il est jeune en oubliant que c'est un député. Et je vais vous dire que si cette bonne nouvelle m'a fait très plaisir, en effet, j'ai été beaucoup plus triste d'apprendre qu'en appel, c'est pas en première instance, en appel. ont été exemptés de toute peine ces néo-nazis qui avaient montré, pour rigoler paraît-il, une scène vidéo où l'on voyait une exécution de M. le Président de la République, Emmanuel Macron, de M. Corbière et de Mme Garrido. Et j'estime que cette décision est un très mauvais signal au moment où il y a une telle recrudescence de la violence des groupes de l'extrême droite. Déjà, j'avais été choqué lorsque la police n'avait rien fait jusqu'à ce que le préfet intervienne à une réunion. Il y avait M. Carlos Bilongo et Louis Boyard. Et ils avaient attaqué cette réunion avec des couteaux, des barres de fer. Les policiers ne faisaient rien. Le préfet a fini par se fâcher. Et l'intervention a eu lieu. Quant à moi... J'ai été une fois couvert de farine. Alors bon, c'est pas bien grave, me dira-t-on, en effet, ça ne l'est pas. Mais on m'a dit, on m'a rappelé le soir, on m'a dit, il faut aller porter plainte. J'ai dit, vous me présentez, c'est pas moi qui m'ai porté plainte. C'est au procureur de dire, s'il trouve normal qu'on attaque quelqu'un dans une manif. Tant et si bien que, est-ce que j'ai vexé quelqu'un ? Ce garçon a été condamné à 15 jours de travaux d'intérêt général et exempté de peine. Tous les signes qui concourent à encourager cette violence extrême. Je rappelle qu'a été classé l'affaire de Papacito, c'était des gens qui montraient comment me donner des coups de poignard. Ça a été classé humour. Eh bien moi, je ne trouve pas ça drôle. Donc je trouve que l 'ARCOM a mis un bon point.
Alors attendez, puisqu'on parle de ça, j'ai une image à vous montrer ce soir. Un tweet, une photo postée par un député de la France Insoumise aujourd'hui, Thomas Porte, que vous connaissez, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis, que l'on voit ici, avec son écharpe, mettre le pied sur un ballon à l'effigie d'Olivier Dussopt et d'Emmanuel Macron. Est-ce que ça, par rapport à ce que vous venez de dire, est-ce que ça c'est admissible ? Est-ce que ça c'est de l'humour ? Alors
vous savez que de l'autre côté, c'est marrant parce que vous passez d'une menace de mort à un jeu de ballon. Ça ne vous dérange pas ? Vous étiez en train de parler de
farine et de violence en politique et de choses qui ne vous font pas rire. Je vous pose la question. J'ai compris
que vous me posiez la question. C'est la question que Mme Berger a posée cet après-midi. Oui, oui, c'est Mme Berger et le groupe Renaissance qui a commencé à faire une histoire avec ce ballon. De l'autre côté, il y a la marque du ballon. Est-ce que c'est... acceptable de donner un coup de pied dans la marque d'un ballon. Est-ce que ça, c'est de l
'humour ? Vous savez
très bien pourquoi on vous pose la question. Oui, oui. Non, je sais très bien parce que vous faites ce qu'il faut. Bref, mais lui-là, c'est pas son ballon, monsieur le journaliste. Il a pris le ballon. Qui a amené ce ballon ? Les inspecteurs du travail. — Et donc ? — Et donc, il a donné un coup de pied dans un ballon. C'est un très grand crime qui doit être immédiatement puni. — Il a donné un coup de pied dans un ballon à l'effigie d'un ministre et du président de la République et avec son écharpe
en nommant précisément Olivier Dussopt dans son tweet. Il sait exactement ce qu'il fait, Thomas Portela. C'est pas un
hasard. — Mais oui. Bon, ça y est, on vous a entendu. Vous avez fait le boulot. C'est bon. Maintenant, on peut être sérieux. — Comment ça, j'ai fait le boulot ? Qu'est-ce que ça veut dire, j'ai fait le boulot ? que ceci est un acte violent ? Est-ce que vous vous rendez compte que tout le pays rigole ? Est-ce que vous êtes conscient de ça ? Là, en l'occurrence, c'est la propagande de votre député qui est là. Oui. Et alors ? Il fait de la propagande pour quoi, à votre avis ? Vous allez nous le dire. – Enfin, vous êtes ridicule. Vous ne vous en rendez même pas compte. – Mais pourquoi ? – Parce qu'il y a des jeux de chamboule-tout dans tout le pays, toutes les semaines. Vous avez des piles de boîtes de conserve avec des têtes de tout genre. Des fois, c'est la mienne. Et des gens qui jettent des balles dedans. Ça a toujours existé. Tout d'un coup, vous êtes là. Oh, mon Dieu, quelle horreur ! Un ballon ! Oh, qu'est-ce qu'il a fait ? Parce que Mme Aurore Berger a craché son mépris de classe. Parce que cette femme était une lobbyiste. Et le gars que vous voyez là, c'est un cheminot de la SNCF. qui a été élu député. Alors ça, ça reste en travers de la gorge de toute la bonne société que nous ayons fait élire des travailleurs. Et vous venez maintenant nous saouler avec une histoire de ballon. Vous êtes grotesque. Grotesque. Oui.
Carrément. — Oui. — Comment on fait pour continuer cette émission si vous avez déjà dit que j'étais ridicule, grotesque ? — Vous faites comme vous voulez.
Si vous voulez, vous partez. — Non, non, je vais
rester là. Je vais rester là, évidemment. Mais on n'est pas obligés de mettre ces mots-là sur la table. Je vous pose des questions. Quand je vous pose des questions sur Tontano Zelensky, etc., ça va. Là, je vous pose des questions sur la propagande de votre groupe. — Moi, je
parle. Je vous parle d'une chose sérieuse, de gens qui m'ont menacé de mort. Je parle de gens qui... Je parle d'une situation où une vidéo sur l'assassinat du président de la République et de deux députés est montrée, et vous me répondez avec une histoire de ballon cet après-midi à l'Assemblée nationale. – Et nous ne l'avons pas mis. Nous n'avons pas tout mis sur le même point. – Non mais, oui, oui. – Nous n'avons pas tout mis sur le même point. Vous avez parlé aussi d'enfant, etc. – Oui, oui, oui. – Je voudrais faire ça avec distinction et vous dire « Oh, mon Dieu, que vois-je ? Un ballon ? » Non, je vous réponds comme je suis. Je vous dis que c'est grotesque. Ce n'est pas vous qui êtes grotesque, vous êtes une personne sympathique. Tout le monde le sait. C'est pas le sujet. Le sujet, c'est le sujet qui est grotesque. Alors on va discuter. On est en train de parler des retraites ce soir. Et de quoi on parle d'un ballon ? Enfin ! On y va pour la première partie. On
y va pour la
première
partie. Allons-y. Allons-y. Première partie de l'émission. Cette réforme est-elle injuste ? Et c'est donc Laure Closier qui s'avance face à vous.
Monsieur Mélenchon, cette réforme des retraites, vous la rejetez en bloc. Le gouvernement, lui, dit qu'elle est utile, elle est nécessaire. Et pour ça, il s'appuie sur le rapport du corps. À LFI comme ailleurs, on dit qu'elle n'est pas nécessaire, elle est inutile. Et on s'appuie aussi sur le rapport du corps. Le rapport du corps, c'est un peu plus de 300 pages. qui ont des tonnes et des centaines de calculs différents, parce que ce sont des hypothèses, ça change même d'année en année. Donc ce que je vous propose, c'est qu'on le mette de côté et on prend uniquement le sujet. Sur lequel personne ne peut dire qu'il est contestable, c'est-à-dire la démographie. Regardons la pyramide des âges. La pyramide des âges, c'est facile. On voit tout à fait l'évolution de notre population. Vous la voyez ici, à gauche, on a 2020, c'est ce qu'on a aujourd'hui. Et on voit que quand on va vers 2070, au fur et à mesure du temps, elle se déforme. C'est-à-dire que le haut de la pyramide est de plus en plus large, ce qui veut dire que la population plus âgée est en train de prendre plus de temps. En gros, si on prend 2040, d'ici 18 ans, on aura 5 millions de personnes à financer au-delà de 65 ans en plus. Quand on regarde uniquement la démographie, est-ce que ça ne rend pas la réforme des retraites absolument indispensable ? Je
précise que le Corse, c'est le Conseil
d'orientation des retraites. Alors, vous avez déjà eu raison de dire qu'il y a 300 pages et qu'il y a toutes sortes de tableaux. Il y en a 8. J'en laisse quatre de côté parce que le temps d'expliquer en quoi il consiste, on est déjà demain matin. Il y a les quatre restants et sur les quatre, le gouvernement a retenu le pire, c'est-à-dire celui qui part du raisonnement que vous venez de présenter, qui est juste, qui est de dire qu'il va y avoir de plus en plus de personnes âgées, donc de plus en plus de retraités. Mais après, à la fin, nous allons regarder ce que ça représente. Le déficit qui est annoncé, c'est 13 milliards. 12, 13 milliards, ça dépend. Alors, 13 milliards, c'est beaucoup d'argent, mais c'est très peu. C'est à peine 3% du total des retraites. Le budget total des retraites, c'est 330 milliards. C'est 3%. Alors, on va faire une petite remarque un peu insolente. On va dire qu'un gouvernement qui présente un budget en déficit de 20% vient faire les gros yeux à la Caisse de sécurité sociale pour un déficit de 3%. Mais oublions l'insolence un instant. Ce qu'il faut voir... Ce n'est pas le nombre de gens, c'est la richesse qu'ils produisent et comment elle est répartie. C'est ça qui compte. Dans le début, la fin des années 70, 3 personnes devaient prendre en charge un retraité. Maintenant, ce qui se produit, c'est qu'une personne produit 3 fois plus que dans les années 70. Autrement dit, ce que tout le monde sait, la richesse n'a pas baissé, elle a augmenté. Elle a augmenté. Donc tout dépend de la répartition que vous faites entre les uns et les autres. Si vous augmentez les salaires, vous augmentez les cotisations et vous bouchez le tronc. C'est aussi simple que ça. Je pourrais vous donner d'autres exemples, mais celui-là me paraît assez simple pour qu'on y réfléchisse bien. Donc c'est la question de la répartition. Je vais vous donner, on ne va pas faire trop de chiffres parce qu'après ça saoule, mais je vais vous en donner un deuxième. Progressivement, à mesure que la lutte de classe et le rapport de force se dégradent en notre défaveur, eh bien la part de la richesse produite qui va au capital et celle qui va au travail se déséquilibre en faveur du capital. Tout le monde suit. On est passé de chouïa à 59%, 60% à 55% pour les travailleurs. On a donc perdu 5 points. Supposons que c'est 5 points. Tout le monde suit ? On a produit plus et c'est surtout certains qui ont tout ramassé et les autres qui ont eu moins. Si on rétablit l'équilibre, c'est-à-dire on dira, écoutez, vous exagérez, on va remettre les 5 points en question dans la poche des salariés. Et pour être sympa, on va les mettre dans les cotistes de sécurité sociale. Il n'y a plus un seul trou. Je n'ai pas fini. Pardon, mais il faut bien que j'explique la réponse à votre question. En toute hypothèse, quoi qu'il arrive... à l'année qui a été citée, 2027 ou 2030, je ne me rappelle plus quelle année de référence, à cette date-là. Toutes les enquêtes disent que le régime général de la sécurité sociale, toutes branches confondues, toutes les branches confondues, sera excédentaire. Ce qui signifie que le déficit de 13 milliards, qui est très peu des retraites, est complètement, on dit fongible. Pour faire prétentieux, on peut le dissoudre dans l'ensemble du budget de la Sécu. Et je rappelle que quand la sécurité sociale a été créée, il n'y avait qu'une seule caisse. Par conséquent, le déficit n'est... Il n'existe pas. Il n'existe qu'à certaines conditions comptables et il est aggravé par un certain rapport de force entre les catégories sociales.
Là où vous êtes d'accord avec le gouvernement, c'est que vous vous dites qu'il faut créer de la valeur. Vous vous dites que c'est en augmentant les salaires. Lui, il dit que c'est en augmentant la masse de population qui travaille. Il considère qu'on ne travaille pas assez en France. Si vous augmentez globalement les salaires, vous savez ce qu'on va vous répondre sur le plan économique. Mécaniquement, vous augmentez le chômage.
mais ça, ça n'a jamais été démontré. Le contraire a été démontré. Et je vais vous dire pourquoi. Je peux le prouver économiquement. Pourquoi ? Parce que tout à l'heure, je faisais état de ces quatre points. Ça représente plusieurs milliards au point d'être de permettre l'embauche. C'est une thèse tout à fait science-fiction. Les cinq points en question, on les transforme en salaire. On peut embaucher avec ça 5,5 millions de personnes. Ça veut dire qu'il n'y a plus de chômage en France. Et ça veut dire que les caisses de retraite sont pleines. Et ça veut dire quelque chose d'encore plus important. Je demande qu'on y réfléchisse. C'est que la consommation populaire, c'est 53% de la croissance de ce pays. Et quand quelqu'un qui a sa petite paye ou sa paye moyenne, la paye dont j'ai parlé tout à l'heure pour dire ça fait 4 millions, 5 millions de paye, c'est au salaire moyen, 2000 euros. Eh bien, à 2000 euros par mois, vous dépensez tout. Et quand vous dépensez tout et que vous êtes quelqu'un qui vit en France, pas un multimilliardaire qui s'est acheté un yacht, eh bien 80% de ce que vous achetez est français, est produit en France. Par conséquent, bien payer les gens, c'est écologique et ça améliore leur vie. Et je termine là-dessus, madame, pour qu'on se comprenne bien. Quand bien même y aurait-il plus de personnes ? Retraités et âgés. Quelle est la priorité que se donne une société ? Est-ce que c'est d'accueillir, d'accompagner ? Ou bien est-ce que c'est de dire on va produire toujours plus ? Pourquoi faire produire plus ? On a déjà augmenté. Mais non ! Produire plus, il faut que vous vendiez. Donc il faut que vous ayez l'appareil qui est capable de vendre des choses qui intéressent les gens. Ce n'est pas le cas. Donc il faut arrêter de dire on va produire plus. Produire quoi en plus ? La richesse a été augmentée par 50 en un siècle. Et on travaille deux fois moins. Et je vais vous dire encore une chose, à quoi personne ne pense, mais les économistes doivent être aussi des sociologues. Ils sont très curieux, ils font comme si la réalité économique n'était pas celle de la société. Prenons un exemple, vous en êtes d'accord, j'en suis sûr, les grands-parents s'occupent des petits-enfants, virgule, c'est une bonne chose. On est tous d'accord pour dire que c'est une bonne chose, parce que ça socialise nos gosses, ça leur apprend ce qu'est une famille et tout ça. Il y a un économiste qui a fait le calcul, parce que là, quand même, qui sont un peu sociologues. Il s'est demandé combien ça représentait de monde. Ça représente 13 milliards par année, c'est-à-dire... 630 000 emplois. Donc, si vous obligez les gens à aller travailler plus longtemps, qu'est-ce qui va se passer ? Tout ce travail invisible réalisé par les retraités devra être accompli dans la sphère marchande. Primo. Segundo, comme l'employabilité des seniors ne se sera pas améliorée, vous aurez des dettes qui viendront du revenu minimum, qui viendront des allocations chômage et, je vous le dis, vous le savez, vous. Vous le savez, les gens se rendent malades d'être au chômage. Ça rend malade, le chômage. Par conséquent, vous aurez des charges de tous les côtés. Il y a un autre organisme qui s'appelle l'OFCE, c'est l'Office français des conjonctures économiques, qui lui a fait un calcul qui dure moins de 300 pages, mais quand même a fait un calcul, et il a compté les conséquences négatives d'un côté, les charges en plus, le ralentissement de l'économie, les gens malades, etc. Et de l'autre côté, le bénéfice. Bref, pour rembourser. 12 milliards, toutes ces mesures, dont deux enfermes pour tout le monde, pour gagner 2,8 milliards. Il suffit de prendre tous les sous qu'il y a, les 20 milliards de la compagnie totale, et pendant 10 ans, le problème est réglé. C'est
assez simple. Au moins, c'est simple à comprendre. Je sais pas si c'est très efficace sur le long terme, mais c'est simple à comprendre. Sur les mesures...
— Ça leur laisse quand même des restes. — La réforme,
vous la contestez. Après, il y a les mesures d'adoucissement. Sur les 64 ans, l'âge pivot, le raisonnement du gouvernement, c'est de dire... En gros, je ratisse large. C'est le meilleur moyen de faire rentrer le plus d'argent dans les caisses. Aujourd'hui, on en est à 8 à 9 milliards d'euros de mesures de compensation pour adoucir cet effet. Il y a les mesures sur la carrière longue, il y a les mesures sur la pénibilité, il y a la mesure sur les retraites minimum et sur les seniors. Sur les carrières longues, par exemple, avant la réforme, il y a 25% des Français qui bénéficient des carrières longues. Ça pourrait être plus, mais tous ne se déclarent pas au bon niveau. Ils seront après la réforme entre 40 et 45%. Rien que pour ça, est-ce que ça ne vaut pas le coup quand même de se battre un peu pour faire mieux qu'aujourd'hui ?
Moi, d'habitude, vous êtes plus fort, honnêtement. Là, c'est les chiffres du gouvernement, ils valent rien. vais vous le dire, à l'instant même, ils valent rien. C'est une invention, mais attendez, je ne vous en veux pas. Ce n'est pas la seule invention. J'ai entendu M. Attal dire à la tribune, avec votre système, c'est 700 euros par mois et par salarié. Ça représente 240 milliards. Pourquoi vous avez l'invention ? Pardon, mais ce n'est pas vous que je reproche ça. C'est au gouvernement qui raconte des mensonges. Votre projet, on verra tout à l'heure. Oui, oui, oui. Je vous parle de ce qu'il a dit. Il a dit que c'était ce que coûtait ce qu'on leur propose. Mais je pourrais donner encore d'autres exemples de M. Attal ou des autres. Mais je vais en rester à ce que vous venez de dire. on va regarder. Il n'y a pas une personne pour qui ça ira mieux après. Je vous oublie les 1 200 euros qui n'existent pas, ce qui d'ailleurs devrait être un problème pour vous, journalistes. Comment ça se fait que vous n'en êtes pas rendu compte depuis 2003, ce truc ? C'était le thème du plateau juste avant, pendant une demi-heure avec Aurélie Cass. Oui, oui. Il n'y a pas que vous qui êtes dans le coup, il y a plein de gens... Il faut avoir une carrière
complète pour les 1 200 euros.
Et voilà. Mais regardez, ceux qui ont travaillé de 18 à 20 ans, aujourd'hui, ils partent à 60 ans. Avec l'âge légal après la réforme, 62 ans. Annuité avant la réforme, 43 ans. Annuité après la réforme, 44 ans. Donc, ceux qui ont commencé entre 18 et 20 ans, pour eux, il n'y a rien qui va mieux, c'est pire, c'est 2 ans de plus et une annuité de plus. De 16 à 18 ans, là déjà c'est à la sortie de l'école, 16 ans c'est l'âge obligatoire pour l'école. À l'âge légal actuel, 60 ans. Âge légal après la réforme, 60 ans. Donc, il n'y a rien de changé pour eux. Et ils payaient 43 annuités, ils paieront 44. Avant 16 ans, alors là, c'est carrément des mômes. Ça concerne 300 personnes par an. Avant, ils pouvaient partir à 58 ans. Maintenant, ils pourront partir à 58 ans si la réforme est adoptée. Mais ils ont 44 annuités. Autrement dit, toute cette histoire est un beau... — OK.
Alors sur la pénibilité. Sur les carrières longues, si vous dites effectivement que la base est un mensonge, c'est compliqué de discuter. — Non, madame.
Je viens de vous montrer. — Non,
parce que quand on dit que les chiffres sont un mensonge, après, c'est toujours compliqué de discuter. Là, sur la pénibilité... — Non, non, non. Mais dites pas
ça. Parce qu'il faut que j'accepte vos chiffres alors que c'est faux. C'est pas vos chiffres. C'est pas vous qui les avez inventés, effectivement. — Ah non. C'est le
gouvernement qui calcule. Mais effectivement, si vous dites que le calcul du gouvernement est faux, c'est compliqué. Alors on passe au... — Excusez-moi. — Passons au sujet d'après la pénibilité. La pénibilité, par exemple... — Allons-y. Ça ne sera plus calculé pareil. Il y aura un médecin qui évaluera à mi-carrière si vous êtes apte à travailler ou pas. Ça évite quand même à une partie de la population qui est justement sur des métiers qui sont pénibles de s'user jusqu'au bout pour bénéficier des critères de pénibilité. Vous ne pensez pas ça non plus que c'est une bonne chose ?
Non, je vais vous dire pourquoi. Il y a un proverbe kabyle qui dit la première fois qu'on te trompe, ce n'est pas de ta faute. La deuxième, si. Eh bien, la pénibilité, c'est ce qu'avait obtenu la CFDT, elle pensait l'avoir obtenue, dans la précédente réforme des retraites. Et la première chose qu'a fait M. Macron en arrivant au pouvoir, c'est de supprimer 4 des plus importants critères de pénibilité. Je voudrais les rappeler pour que tout le monde les entende. Primo, la pénibilité liée aux vibrations mécaniques, le marteau-piqueur. Deuxio, la pénibilité liée aux postures. Pénible. D'accord. Tertiaux. Porter des poids excessifs. 4 travailleurs sur 5. Et enfin, respirer des produits chimiques. Monsieur Macron. Monsieur Macron. Oui, d'accord. Non, mais attendez. La suivante, c'est pas une usine à gaz.
Mais non, là, vous allez individualiser le processus. C'est-à-dire que chacun, en fonction de ce qu'il fait dans son travail. Écoutez, madame, vous avez le droit d'y croire.
Je n'y crois pas. Et je vais vous dire qu'en plus, les travailleurs vont s'en sentir pour un moment. Parce que comme il y a des déserts médicaux partout, on va déjà avoir du mal à trouver le tout-bib. Pour venir dire si ce que vous faites est grave ou pas. Et dites-moi voir pourquoi c'est un médecin qui va vous dire si vous êtes en état ou non. Bah oui, c'est
médical.
Ah oui, c'est médical. Je crois que non, vous n'avez pas bien compris comment ça se passe. Parce qu'avant qu'un gars soit démoli, il faut d'abord qu'il ait passé X temps sur son marteau piqueur. Avant que ça se voit qu'il a respiré des produits dangereux, il faut qu'il soit malade. Mais alors qui doit le dire ? Qui doit le dire 'entreprise est la discussion dans l'entreprise. Parce que les gars ou les filles, ils savent ce qui est pénible. Donc c'est par branche, par entreprise ? Par branche. Moi, je suis pour que la négociation ait lieu par branche. Pourquoi ? Parce que le rapport de force est meilleur. Et puis surtout, parce que dans la branche, vous pouvez comparer des postes de travail différents. Par exemple, vous allez avoir des vibrations mécaniques qui n'ont pas le même effet si c'est, je ne sais pas quoi, qu'on a mis sur la table et qui sautille de tous les côtés que si c'est le marteau-piqueur que vous attrapez à deux mains. Ce n'est pas pareil. Les produits chimiques dangereux, je ne sais pas, vous avez déjà vu des gens, mettent du goudron par terre. Les trois quarts du temps, il n'y a pas de masque. C'est comme ça. Vous les voyez, ils sont au ras du sol avec un saut. Et ils versent le goudron. Alors des fois, c'est la machine. Mais ils en prennent toute la journée. Ils se goudronnent les poumons. Alors c'est une situation... Si vous voulez, vu de loin, il ne se passe rien. Vu de près, tant que le gars n'est pas malade ou la fille n'est pas malade, vous ne voyez rien. Mon grand-père est mort de ça. Il s'est tué avec un pistolet à peinture parce qu'il s'est peint les poumons.
À gauche, une question revient déjà avec insistance. Comment construire une alternative politique sans reproduire les divisions qui ont longtemps affaibli la gauche française ? Jean-Luc Mélenchon défend une réponse très claire. Le rassemblement doit partir d'un programme commun et d'une véritable orientation politique, plutôt que d'un simple accord électoral entre appareils. Son objectif est alors de préserver la dynamique créée par la nouvelle union populaire écologique et sociale, tout en maintenant une ligne de rupture avec les politiques menées sous Emmanuel Macron. Mais derrière cette volonté d'unité se joue déjà une autre bataille, celle du rapport de force à l'intérieur même de la gauche. Car rassembler les forces de gauche est une chose, les convaincre de suivre une même stratégie en est une autre. Cette réflexion rappelle une idée chère à Jean Jaurès. L'unité ne consiste pas à effacer les différences, mais à être capable de les dépasser lorsqu'un objectif commun devient prioritaire. Et c'est justement le pari de Mélenchon, transformer des sensibilités politiques différentes en une force capable de gouverner. Reste alors la question essentielle. Le rassemblement peut-il réellement survivre aux ambitions, aux divergences et aux désaccords qui traversent la gauche ? C'est sur cette contradiction.
Et si le véritable problème politique français venait directement de ces institutions ? Depuis 1958, la Vème République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une sixième république ? Dans cet e-book, découvre l'histoire, les failles et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre.
si la colère du peuple français avait enfin un livre. Résistance, le combat pour une nouvelle France décrypte les médias, les élites, la crise sociale et le réveil citoyen. Disponible maintenant à seulement 9,99 euros au lieu de 14,99 euros. Le lien est en description.
tu fais partie de ceux qui veulent comprendre avant de réagir, abonne-toi, active la cloche des notifications et partage la vidéo, même à une seule personne, ça aide énormément.