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'est l'heure du sonneur.
bonjour Florian Philippot. Bonjour ! Et merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui, président et fondateur des Patriotes. Je souhaitais d'abord vous interroger, je sais que vous avez suivi cela, sur l'AFD et cette victoire dimanche dernier. L'AFD a remporté cette victoire spectaculaire dans la région de Saxe-Analt avec 43,8% des voix, 39 sièges sur 83. Donc une victoire historique pour ce parti, même s'il manquait encore quelques sièges pour obtenir la majorité absolue. sur ce land. Alors surtout, ce qui est intéressant, c'est qu'on a suivi évidemment les réactions générales dans les médias français pour dire que c'est un parti fasciste. Et on a même entendu Jean-Philippe Tanguy dire qu'il était sorti terrorisé d'une rencontre avec des membres de l'AFD. On va écouter ça tout de suite.
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Philippe Tanguy, vous dites qu'il faut se réveiller avant qu'il ne soit trop tard, quand vous voyez que l'AFD est à 44% dans un des Landes allemands, que le chancelier allemand se dit profondément
choqué, l'êtes-vous aussi ? Oui, on est choqués parce qu'évidemment, il y a des réminiscences de l'histoire et il y a une incompréhension parce que certains de mes adversaires politiques sur les réseaux sociaux depuis hier essaient de modifier, de perturber, de polluer ce que j'ai dit. Moi j'ai dit, ça ne sert à rien de diaboliser. Ils ont été vos compagnons
de route.
Ils ont été
vos compagnons ? Je vais vous
dire ce qui s'est passé. J'étais avec M. Dupont-Aignan à l'époque, avant les élections de 2019. On était allé au Parlement européen rencontrer les gens de l'AFD. On est sorti du bureau du mec qui représentait l'AFD à l'époque, terrorisé. Je suis sorti de là, terrorisé avec Nicolas Dupont-Aignan. On s'est dit, mais ce n'est pas possible, ces gens... Mais pour
autant, avant 2004, le RN n'avait pas rompu.
Effectivement, quand je suis arrivé au Rassemblement National, avec d'autres, Marine Le Pen, Jordan Bardella, on avait rapidement décidé de rompre avec l'AFD, déclarations notamment sur la seconde guerre mondiale, de plus en plus contestables, et ensuite sur un certain nombre d'axes politiques, notamment la remigration, y compris des personnes d'ascendance, d'origine immigrée qui sont intégrées, qui ne sont pas les nôtres, pas du tout. Mais si vous voulez, il faut comprendre, parce que moi j'ai dit, ça ne sert à rien de diaboliser. Je pense que ça ne sert à rien de diaboliser. Il faut répondre au problème des gens.
donc il dit que ça ne sert à rien de diaboliser, mais il dit quand même que lui-même est sorti terrorisé de réunion avec l'AFD. Alors, bon, et en dehors de Jean-Philippe Tanguy, c'est sûr que chez nous, on a vu partout le retour du nazisme en Europe. Je voudrais qu'on ait ici une analyse un peu plus nuancée, Florian Philippot, si vous le permettez.
Oui, oui, mais d'ailleurs c'est assez étrange cette réaction, parce que j'ai regardé Nicolas Dupont-Aignan s'est félicité de la victoire de l'AFD. Or, il dit « j'étais dans le bureau avec Nicolas Dupont-Aignan, on est sortis terrorisés ». Ça ne correspond pas parce que Nicolas Dupont-Aignan n'a pas l'air terrorisé par l'AFD aujourd'hui, il s'en est félicité. Donc non, c'est grotesque honnêtement. Quand j'ai vu ça, j'ai cru d'abord que c'était de l'IA. Je veux dire, ce n'était pas possible. Vous savez, aujourd'hui, on a du mal à distinguer le vrai discours avec l'IA. Mais en réalité, non, c'était vrai. Et je crois d'ailleurs un peu plus tard, il a aussi fustigé la coiffe bretonne. Vous savez, la coiffe bretonne un peu typique de Bretagne en disant que c'était similaire. aujourd'hui au foulard islamique. Je ne sais pas ce qui lui arrive, je ne sais pas quelle mouche l'a piqué ce matin-là et d'autres matins d'ailleurs, parce que ce n'est pas une première. Non, je pense qu'il faut être sérieux. L'AFD, c'est un parti souverainiste qui veut quitter l'euro, qui veut quitter Schengen, qui veut quitter l'Union européenne, qui veut la paix avec la Russie et c'est pour ça qu'il est diabolisé. Et c'est pour ça qu'on dit, dans les médias qu'on connaît, dans les grands médias traditionnels, on dit c'est le retour, on n'a pas vu ça depuis la Seconde Guerre mondiale, sous-entendu, point Godwin. Je pense que l'ERN ne doit pas tomber là-dedans. La preuve, je crois que depuis 24 heures, ils sont dans la tempête avec l'histoire de la police municipale à Carcassonne, où on leur fait exactement le même procès. Quoi qu'ils disent, quoi qu'il fasse... Alors qu
'on vient de le traiter en police-justice, ça n'avait rien à voir avec la nouvelle municipalité. C'était une affaire qui était arrivée avant. Alors, c'est l'ancienne municipalité.
Le type était quand même adhérent en RN, mais c'est vrai que, point de vue fonction à la police municipale, il n'avait pas été recruté effectivement par ce maire RN. Mais tout ça n'est pas au niveau. Non, la réalité, c'est que c'est très intéressant ce qui se passait en Allemagne et en Sachsen-Halt. Et ce qui se passe maintenant est encore plus intéressant. C'est-à-dire que vous avez Sarah Wagenmeicht, qui est la... du parti BSW qui a fait plus de 5%, donc qui a des élus ce land, et elle qui est plutôt classée à gauche, mais qui veut arrêter l'immigration, qui veut aussi la paix avec la Russie, qui est très critique sur l'Union européenne, et qui veut par ailleurs augmenter fortement les salaires, les services publics, etc. Et elle a dit, nous on va faire accord avec l'AFD. Et là, je me suis dit, ça c'est l'intelligence. Ça, vous voyez, on refuse d'être séparé bêtement par les étiquettes droite-gauche, comme le système voudrait absolument le faire, et elle fait l'union des patriotes et non pas l'union des gauches ou l'union des droites. Et c'est ça qui fonctionne, l'union des patriotes. C'est ça qui fonctionne, c'est pas l'union des gauches ou l'union des droites, parce que sinon ça vous amène à travailler avec des mondialistes. Par contre, quand tous les patriotes, quelles que soient leurs étiquettes, et en fait, on s'en fiche des étiquettes, moi, je considère que gauche et droite, c'est complètement désuet depuis longtemps, en fait, eh bien, travailler ensemble, eh bien, ça marche. Et il ne faut pas se laisser enfermer dans droite et gauche. Et c'est ça qui est très, très important. Et elle a cette intelligence-là. Alors, on va voir arriver un parti souverainiste pour la première fois. J'espère qu'ils auront la possibilité d'avoir la présidence de ce land. Donc, ça les rendrait majoritaires,
c'est ça ?
Ça les rendrait majoritaires ? Oui, en fait, il leur manque trois élus, et Sarah Wagner, ça a eu cinq élus. Donc s'ils travaillent ensemble, ils ont la majorité absolue, et donc ils peuvent diriger le Land. Et ensuite, on peut imaginer, bien sûr, vu ce qu'on vient de voir en Islande, avec le nombre retentissant des Islandais à l'Union européenne, le sondage qui est sorti en France... manque qu'en trois ans, selon le même institut, on est passé de 35% à 54%, 35 à 54 plus 19 points de Français qui voteraient pour le Frexit en cas de référendum. C'est quand même des éléments extrêmement intéressants et encourageants, tout ça. Et donc, moi, je me réjouis de ce qui s'est passé en Allemagne. Évidemment, pas comme Jean-Philippe Tongui qui est parti dans un délire absolu.
alors en plus, est-ce qu'il n'y a pas sur l'AFD une particularité qui est liée aussi à l'Allemagne, en tout cas sur ce land-là, qui est liée à l'Allemagne de l'Est, qui est intéressante à souligner, qu'on n'a pas forcément nous en recul en France ?
Oui, tout à fait. Vous savez qu'il y a même une espèce de nostalgie, comme on dit en Allemagne, nostalgie à l'Est. Je ne dis pas qu'il faut forcément être nostalgique de la RDA, parce qu'en plus, beaucoup des lecteurs sont nés après la chute du mur de Berlin. Mais la réalité, c'est qu'il y a une espèce de nostalgie d'un système où il y avait quand même plus de services publics, où il y avait... Voilà, le sentiment, fantasmé ou pas, mais en tout cas, que la vie était peut-être un peu moins dure sur certains aspects, en tout cas, qu'aujourd'hui. En tous les cas, au-delà de cela, on voit qu'effectivement l'AFD a d'abord progressé dans l'Est, mais de l'Allemagne, mais le phénomène très intéressant, c'est que le vote est en train maintenant de s'homogénéiser et de se généraliser. Et même à Berlin, qui est quand même comme Paris, si vous voulez, Bob Holland, même à Berlin, je crois qu'ils ont des sondages à 18 ou 19% maintenant, ce qui est tout à fait considérable, tout à fait nouveau. Et donc on peut espérer que l'Allemagne, si l'Allemagne quitte l'Union européenne, vous savez... Ça nous facilitera le travail. Parce que l'Union européenne disparaîtra instantanément et l'euro avec. Et bien évidemment, la France sera poussée vers ce courant souverainiste. J'espère qu'on le fera par nos propres forces et nos propres dynamiques. Mais il se peut que ce soit l'Allemagne qui parte la première.
Très intéressant en effet. Et faisons le lien tout de suite avec les assises de la souveraineté qui sont organisées. Le 12 septembre, donc samedi prochain, à Arras. Évidemment, beaucoup de noms. Peut-être nous en dire un peu plus, Fabien Philippot ? Oui, c
'est la quatrième édition. Il y a beaucoup d'invités qui sont là. On aura notamment le plaisir d'avoir Juan Branco, Nicolas Dupont-Aignan, qui vont parler ensemble du clivage gauche-droite, puisqu'on en parlait à l'instant. On aura dans le domaine politique étrangère, Mirkovic, Régis Sommier, Calorine Galactéros. Eric Branca, Guylain Pénessa. Oui, voilà, des avocats aussi, Maître Doyer, Carlo Broussa, etc. J'en oublie moi-même, on aura des gens tout à fait intéressants. On va essayer de traiter la question de l'avenir de la France, tout simplement, nos libertés, notre souveraineté, la santé, l'école. On va parler d'IA, on va parler de plein de sujets. Je conclurai comme à chaque fois par un discours. Et en plus, on a ajouté pour la première fois le samedi soir un banquet. Oh là là, un banquet. Alors là, on a eu inscription. comme des petits pains. Les gens voulaient participer au banquet. Alors, je sais que le banquet aujourd'hui, il est très diabolisé. On n'a plus le droit de manger et de s'amuser ensemble. Nous, on va le faire après une grosse journée de travail. Voilà, donc c'est à l'Artois Expo. Les inscriptions sont closes. Les gens vont recevoir bientôt leur billet par mail. Mais ceux qui voudraient venir sur place directement dès 9h à l'Artois Expo près d'Arras, samedi, ils peuvent venir et ils pourront payer sur place aussi. Je l'annonce, vos auditeurs et téléspectateurs, très nombreux comme toujours.
Rappelez-nous, justement, pour les inscriptions, comment ça fonctionne concrètement. On peut aller sur place. Donc, je donne l'adresse. Aujourd'hui, on ne peut
plus qu'aller sur place parce qu'on a clôturé hier soir les inscriptions en ligne. Mais vous pouvez payer sur place en arrivant. C'est 5 euros l'accès à toute la journée. Artois Expo, juste à côté d'Arras, à tous. C'est à 10 minutes à pied de la gare. Il y a un parking gratuit, 800 places. C'est 5 euros l'accès à toute la journée. Et c'est l'ouverture des portes dès 9h. D'accord.
Donc, dans les noms, il y a également Pierre-Guillaume Mercadal, qu'on connaît très bien, Amélie Smiley, Triss Abercane, enfin, beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde. Nous, on aura un journaliste toxin, Nicolas Vidal également, qui est estampillé toxin. Et, puisque je vois qu'il est installé déjà derrière depuis Ceuta, Didier Meisto, qui fera une conférence pour vous aussi.
Oui, qui interviendra, je le remercie, qui par ailleurs pourra nous parler de tout ce qui se passe à Ceuta et aussi du rôle des réseaux sociaux dans l'émergence de ces images et de ces vérités qu'on ne voit pas dans les médias traditionnels. À l'évidence. Je vais devoir juste vous laisser parce que j'ai l'obligation. Mais en tous les cas, venez tous. Et puis, merci infiniment à Tocsin. Merci.
Merci beaucoup, Florian Philippot. Et donc, les services de la souveraineté, vous l'avez bien noté, c'est le 12 septembre. On fera un point, nous. Alors, on aura des images en direct sur place. Et puis, on fera un point le lendemain, le lundi, dans la matinale, évidemment, pour voir tout ce qui s'est passé. Merci encore, Florian Philippot, président, fondateur des Patriotes.