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que les Français aient à quelque moment, que ce soit baissé de niveau scientifique, technique ou ingénierial, d'une quelconque manière. Nous restons la première puissance spatiale européenne. Et on comprend que c'est ça qui dérange un certain nombre de nos concurrents. Il est absurde de confier d'une manière ridicule à des projets de compétition différentes opposés à la fois le service public et des entreprises privées. La France n'a pas les moyens de se payer des compétitions de cette nature. La concurrence dans ce domaine, c'est le gâchis, la pagaille, le désordre, le chaos et l'impuissance. Seule la puissance publique est capable de tenir d'un bout à l'autre.
Nous avons assoumis, nous avons positionné la question de l'exploration de l'espace comme une des nouvelles frontières de l'humanité. Et nous le placions à côté de la mer et du numérique, persuadés que la France ayant, par ses chercheurs, ses ingénieurs, ses traditions historiques, sa capacité à avoir anticipé dans le passé sur ces questions des moyens particuliers qui pouvaient en faire un leader au compte de l'humanité. C'était une vision qui paraissait à l'époque un peu étrange et il n'y avait que vous pour sympathiser dans la discussion avec nous parce qu'on parlait de la même chose. Nous voici rendus six ans plus tard au moment où la plupart des puissances ont compris que l'espace, comme la mer, comme le numérique, mais puisque nous sommes sur l'espace, est une des possibilités de l'accumulation capitaliste, et que les différentes nations, les différents systèmes économiques sont en compétition à propos de l'espace. Dès lors, il y a bien un projet dominant et un projet dominé. Le projet est dominant, c'est l'espace est une source d'accumulation, l'espace est une source de profit, l'espace doit être confié aux entreprises privées et tout ce qui a un rapport avec l'espace doit être privatisé.
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Jean-Luc Mélenchon réclame depuis des années la fin de la 5e République et l'instauration d'une 6e République. Mais pourquoi veut-il changer les institutions françaises ? Pourquoi dénonce-t-il une « monarchie présidentielle » ? Et que pourrait réellement changer une nouvelle République ? Dans cet e-book, découvre l'histoire de la 5e République, ses forces, ses défaillances et les grands débats autour de son avenir. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre.
Naturellement, ce sont toujours les Noirs américains qui en donnent les formules les plus grossières et les plus vulgaires, les plus conquérantes et les plus impérialistes. Et c'est ce que nous avons vu il y a quelques jours. dans la bouche de M. Trump. Il reste encore des naïfs pour croire que Trump est juste délirant. Non, Trump va au bout d'une logique. Et il le dit avec les mots qui sont ceux d'un homme d'affaires qui construit des choses qui ne servent à rien, c'est-à-dire des tours, sinon à l'accumulation elle-même. Et il a décrété que la Lune appartenait aux États-Unis d'Amérique parce qu'ils y étaient arrivés les premiers. Alors, bien sûr, beaucoup d'entre vous ont souri, n'ont pas pris ça au sérieux. Moi, je l'ai pris très au sérieux. Telle est la mentalité de l'impérialisme qu'il est capable de considérer que tout ce qu'il touche lui appartient. Et il est vrai qu'on est entré dans cette phase. Et il est vrai que la France, sans en avoir jamais saisi son Parlement, a opté pour cette option. Car en envoyant un fonctionnaire signé le traité Artemis, nous avons été engagés dans l'idée... que le premier arrivé est le premier servi et qu'il a le droit d'organiser autour de sa présence sur un corps céleste, là il s'agit de la lune, une sécurisation, disent-ils, c'est-à-dire une occupation armée de la position occupée, comme on l'aurait fait dans le passé à propos de n'importe quelle colonisation, de n'importe quel territoire envahi. Il n'y a donc bien qu'une vision globale, méthodique. de la privatisation de l'exploration, ce que nous appelons nous l'exploration de l'espace et qu'eux appellent la conquête de l'espace. C'est pourquoi une des premières tâches à laquelle il faudra que nous nous assignions dans le moment où nous exercerions le pouvoir, c'est de rappeler que nous sommes attachés à la philosophie qui était celle des débuts de l'exploration spatiale. L'espace, rest nous loose, appartient à l'humanité toute entière. Personne n'a le droit de se l'approprier. Et c'est la raison pour laquelle nous allons remettre sur la table le traité sur la lune puisque nous ne l'avons pas encore signé ni voté. Ratifié. Alors, ça c'est la première tâche. Rappelez la ligne directrice. Bien commun, puissance publique. Le reste n'y a sa place que comme auxiliaire et non pas comme meneur du jeu. Je parle là pour les deux traités, Artemis, qu'il ne faut pas signer, auxquels il ne faut pas participer, et le traité sur la Lune qui naturellement pourrait être complété par des additifs en lien avec les délibérations de l'ONU. Depuis l'époque où le traité sur la Lune a été imaginé, il y a de très nombreuses agences spatiales publiques dans le monde. Et c'est avec elle que la France doit pactiser pour faire avancer ce point de vue au niveau international. Nous ne sommes pas seuls. Et ce qui va être le propulseur, si j'ose dire, le plus vigoureux de notre manière de voir les choses, c'est que le gâchis habituel de l'économie d'accumulation fait que toutes les orbites basses ont été envahies. que des demandes sont présentées pour des orbites encore plus basses jusqu'au point où il se pourrait que bien plus rapidement que tout le monde ne l'avait imaginé, il ne sera plus possible de positionner des satellites en orbite éloignée ou en orbite moyenne, tout simplement parce qu'auparavant il y aura une carapace d'objets volants qui auront été tirés par les puissances dominantes du moment. De toutes les façons possibles. avec un million d'objets de plus de dix centimètres et 128 millions d'objets de moins d'un centimètre la première couche proche de la terre est déjà en état de quasi saturation je veux bien qu'on me dise que l'on suit tous ces objets mais j 'ai assez de culture scientifique pour savoir qu'un déterminisme à 100% n'existe pas et que pour finir il se trouvera immanquablement qu'une de ces pièces volantes finira par percuter un objet dont personne ne peut dire à l'avance quelle est son importance pour nous. Au demeurant, une nouvelle époque est entrée, qui est que l'on a entièrement remis en cause la militarisation de l'espace. À quoi nous, Français, nous sommes toujours opposés. Mais il est évident que dès lors qu'on a déjà créé une unité de l'OTAN... dont le siège est fort malheureusement à toulouse et on m'a demandé ce qu'on en ferait dans le cas où nous arriverions au pouvoir et bien c'est très simple nous les expulserons et on m'a dit vous allez faire prendre 40 emplois nous sommes certains que si ce sont des emplois qualifiés nous trouverons très vite à les occuper de nouveau et d'une manière plus utile qu'à organiser je ne sais quelle diablerie qui nous entraînerait dans les guerres américaines de l'espace il ne peut pas être question de cela Et donc on les expulsera, les Américains, comme on l'a déjà fait de Château-Gou et d'ailleurs, et personne n'en est mort, ni ne s'en est trouvé plus mal après. Voilà les deux grandes directions qui me permettent de dire le cœur de l'essentiel. C'est à la puissance publique qu'il faut que reste le pilotage, le commandement et la définition concrète, technique, matérielle des opérations que nous avons à mener. Ce fut un exploit que l'on aurait pu croire hors de pensée des Français, que de, par exemple, équiper, comme nous l'avons fait, les expéditions qui sont sur Mars, qui certes ont été portées par des lanceurs nord-américains, mais pour ce qui est de filmer ou d'analyser ce qui se trouve sur Mars, ce sont les Français qui s'en occupent, leur matériel. Il y a une compétence de très haut niveau, c'est pourquoi je dénonce... le déclinisme militant, arrogant qui déferle en ce moment pour expliquer que parce que nous n'avons tiré que trois vols au milieu de 154 nord-américains, nous serions en quelque sorte spontanément éliminés. de ce domaine d'action. Je l'ai vu sur LCI et j'ai vu un menteur, on appelle ça journaliste d'habitude, montrer un tableau dans lequel il indiquait qu'on n'avait fait que trois tirs, sans expliquer une seule fois pourquoi il n'y avait eu que trois tirs, pour quelles raisons Ariane Espace a été mise en retard par rapport aux plans initiaux, en oubliant de dire que c'est nous qui avons tiré. le satellite plus que ça, l'observateur James Webb et qui fut placé avec une telle précision que cet appareil dispose de 20 ans supplémentaires d'autonomie parce que son carburant lui reste disponible. Et ainsi de suite. Il n'est pas vrai que les Français aient à quelque moment, que ce soit baissé de niveau scientifique, technique ou ingénierial, d'une quelconque manière. Nous restons la première puissance spatiale européenne. Et on comprend que c'est ça qui dérange un certain nombre de nos concurrents. Il est absurde ! de confier d'une manière ridicule à des projets de compétition différentes opposées à la fois le service public et des entreprises privées. La France n'a pas les moyens de se payer des compétitions de cette nature. La concurrence dans ce domaine, c'est le gâchis, la pagaille, le désordre, le chaos et l'impuissance. Seule la puissance publique est capable de tenir d'un bout à l'autre et des années durant. Souvenons-nous de notre satisfaction à tous quand on explora souris. Je ne sais plus comment s'appelle cette patate glacée qu'il y avait dans l'espace et que nous avons mis six ans à atteindre. Et comme ce fut un sujet absolument inouï, d'abord de fierté pour tous les Français, et pour moi de stupéfaction quand je suis entré dans la salle à Toulouse où il y avait des gens qui étaient censés calculer les trajectoires à faire. Et j'ai vu là, dans cette salle, deux personnes assises, non pas à la table où ils devaient être assis, mais sur des chaises. et portant sur leurs genoux des ordinateurs portables et qui étaient en train de faire les missions qu'il y avait à faire. J'ai compris à ce moment-là à quel point deux mondes voisinaient sans se connaître. Je ne sais pas qui avait décidé que l'on agisse de cette manière, mais ça m'a beaucoup impressionné et j'en suis resté marqué. Après, j'ai été victime d'une mauvaise blague parce que j'ai dit que c'était très bien d'être sur Mars et que ça commençait bien puisque c'était la planète rouge. Et le gars qui était là, visiblement, n'était pas de bon bord, et il a dit, ben si vous voulez, on vous la donne parce qu'il n'y a rien. Alors bon, j'aurais mieux fait de me taire, et peut-être est-ce qu'il va falloir que je fasse maintenant pour clore mon sujet. Je crois que tout le monde m'a compris. Si nous l'emportons, nous réorientons de fond en comble l'action publique. Vous avez derrière moi, vous les voyez, une représentation du mouvement insoumis qui est assez étendue. Anaïs Sherifi qui fait partie de nos coordinateurs nationaux, le député de Toulouse si vous ne le connaissez pas c'est qu'il y a un problème, et ensuite Arnaud Saint-Martin qui est l'homme qui manie le livret à espace. Alors vous avez entendu dire qu'il y avait une discussion sur les vols habités, je ne sais pas comment nous la trancherons mais j'ai promis à Arnaud que s'il y avait un vol habité c'est lui qui est monté dedans, par conséquent il aura l'occasion d'aller produire sur place ces récriminations. En tout cas, on écoute, on entend, on sait ce que vous faites, on suit vos travaux, et on est extrêmement anxieux que par la politique désastreuse qui s'applique à propos de l'espace, et dont il nous a été rappelé tout à l'heure dans le discours du chef de l'État, qui ne l'est plus bientôt, fort heureusement, à quel point le mélange des genres est insupportable entre la course à l'accumulation au profit, qui soi-disant serait un vecteur d'accélération de la compréhension et de la recherche, et la vision que vous portez vous par votre métier, et c'est pas à moi de rappeler vos revendications syndicales, vous m'avez l'air d'être bien organisé pour ça, mais moi j'ai à vous présenter les revendications de la nation si c'est à nous qu'elle confie sa confiance. Le pays veut maintenir son rang, veut maintenir sa capacité de connaissance. Le savoir de l'espace est une locomotive scientifique de connaissance, de savoir-faire. Et il est urgent que les personnels qui s'y trouvent ne soient pas dispersés ou non remplacés du fait de la pyramide des âges pour se débarrasser d'une question en espérant que je ne sais quel fonds privé vient de prendre la suite. Quant aux Allemands, ils ne perdent rien pour attendre. Car... Oui, non, mais il faut dire les choses comme elles sont, sinon on tourne autour du pot et on ne comprend pas bien ce qu'il y a à dire. En effet, il y a un problème. En effet, chaque fois qu'on a signé des accords, par exemple sur les satellites, ils ne les ont pas respectés. Et voici que maintenant, alors que nous sommes liés dans une entreprise européenne commune, ils décident de faire des fusées tout seuls et de les tirer depuis la Suède ou la Norvège ou je ne sais où. Eh bien, ça n'est pas acceptable. Nous avons une base, c'est Kourou, bien sûr, elle est amplement française, c'est d'ailleurs pour ça que ça marche, et elle est là depuis assez de temps pour qu'on ait accumulé du savoir-faire, de l'expérience. Ces gens qui croient qu'il suffit de mettre une pile de dollars d'un côté et de l'autre côté de l'atoll pour qu'ils surgissent au milieu des fusées et des savoir-faire ont une vision du monde qui ne correspond à rien de ce qui est connu par les êtres humains. Tout commence par du savoir, continue par du savoir et se boucle par du savoir. Les Allemands commettent une terrible erreur parce qu'il ne faut pas qu'ils croient un seul instant à notre naïveté. Nous savons très bien quelle est la polyvalence des équipements. qui se produisent pour l'espace. Et ça n'est pas pour rien qu'il y a ici Bastien Lachaud, qui est celui qui est notre chef de file du spatial militaire, et qu'on me permette de citer la présence, puisqu'elle se trouve là, d'une des conseillères de Paris, qui est Sophie Larochefoucauld. Vous voyez, si nous sommes en ombre là, c'est parce que ça nous intéresse en profondeur. Et que depuis qu'existe notre mouvement, nous avons fait de ce sujet un sujet. Et je compte bien. que vous fourmillez d'imagination pour que, si nous l'emportons, à peine installé, on réussisse tout de suite des exploits qui fascinent, qui intéressent. Vous avez vu comment l'opinion française s'est passionnée pour pesquer, qui est passionnant, pas toujours, mais souvent, et dont j'approuve évidemment l'activité, et celle d'ailleurs d'une manière générale, quelles que soient leurs opinions politiques, de tous ceux qui se passionnent pour l'espace, parce que ces deux... que dépend la suite pour les Français. Si nous restons premiers, alors nous serons dans la locomotive et le wagon de tête du savoir de l'humanité. Et à la différence des autres, nous partagerons. Car la France créera une université des métiers de l'espace. Nous avons besoin d'une université des métiers de l'espace. Nous avons besoin de collaborer avec la nouvelle agence spatiale africaine dont le siège est au Caire. Nous avons besoin de collaborer avec les agences spatiales nationales de toute l'Afrique, qui dorénavant existe à peu près partout, mais notamment au Sénégal et au Maroc, où l'on sait faire des satellites. Eh bien, l'espace francophone doit devenir aussi un espace de performance spatiale. Et j'ai la certitude qu'en proposant cet objectif, y compris notre langue, retrouvera un statut dont elle serait vite dépourvue si nous nous laissions entraîner par facilité, par des équipages communs ou je ne sais quoi, avec les stations spatiales nord-américaines qui ne fonctionnent pas. J'en termine en vous disant qu'il va falloir vous faire aussi à l'idée qu'on change nos partenaires. C'est bien les Américains, c'est bien, c'est bien. Mais voyez-vous, tous les 6 mois, un équipage chinois va sur la station chinoise et en revient, eux, sans qu'il y ait besoin d'y rester 9 mois parce qu'on ne sait plus comment faire revenir des gens qu'on y avait envoyés pour 9 semaines. et je ne prends que cet exemple. Nous devons toujours avoir pour esprit, partager, coopérer, et coopérer de préférence avec les meilleurs. Il faudra le moment venu quand la paix sera enfin rétablie, c'est-à-dire que la Russie aura évacué l'Ukraine, qu'on reprenne la coopération spatiale avec les Russes, qui étaient nos partenaires sur notre base à Kourou, et qu'ils l'étaient avant qu'on décide de les chasser de là. on aurait pu laisser comme bien commun de l'humanité le fait qu'on faisait cela. Ça a été fait, et bien sûr, tout est bon, qui nous permet de faire partir les Russes de l'Ukraine. Mais il faut rétablir cette coopération. Nous n'avons aucune raison de marginaliser les Russes dans l'exploration de l'espace, eux qui l'ont commencé avant tous les autres.
si la prochaine grande bataille de puissance ne se jouait plus seulement sur Terre, mais dans l'espace ? Jean-Luc Mélenchon défend une vision radicalement opposée à celle d'une conquête spatiale dominée par les intérêts privés. Pour lui, l'espace doit rester un bien commun de l'humanité, piloté d'abord par la puissance publique. Il dénonce notamment une logique où les États et les entreprises chercheraient à transformer chaque nouvelle frontière en source de profit. Mais derrière cette critique du capitalisme spatial, il y a surtout une question de souveraineté. Mélenchon estime que la France possède encore un savoir-faire scientifique exceptionnel et qu'elle doit éviter de devenir dépendante des grandes puissances. Une idée qui rejoint la réflexion de Jaurès sur la maîtrise collective des grandes forces qui façonnent la société. Le progrès ne vaut véritablement que s'il reste au service de l'intérêt général. Mélenchon veut donc une France capable de coopérer, mais sans abandonner son autonomie scientifique et stratégique. Et son message est finalement très clair. L'espace ne doit pas devenir le prochain territoire de conquête économique et militaire. Il doit rester un espace de connaissance, de coopération et de progrès partagé.
Et si le véritable problème politique français venait directement de ces institutions ? Depuis 1958, la Vème République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une VIème République ? Dans cet e-book découvre l'histoire, les failles et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre.
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