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J'ai déjà deux heures de débat face aux citoyens, j'espère que ça va parce que c'était quand même assez intense. Moi je voudrais te poser la question sur, parce que j'ai vu que tu avais... Vous vous
tutoyez entre collègues de l'Assemblée. Bah oui, bien sûr.
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Heureusement, d'ailleurs, parce qu'on a quand même mené des batailles ensemble. Et je rappelle que Fabien Roussel est de gauche et qu'en fait, l'adversité est ailleurs. Et d'ailleurs, c'est un des sujets. C'est pourquoi, et peut-être que ce sera ma première interpellation, on a eu le NFP, le nouveau Front populaire, qui a été quand même une espèce d'enthousiasme populaire, qui a permis à des syndicats de prendre des positions assez courageuses à des associations, de risquer de ne plus avoir de subventions. pour se mouiller, pour soutenir le NFP, pour que l'extrême droite ne gagne pas. Et là, on est à quelques mois d'une élection 2027 qui va être une élection extrêmement dangereuse sur le plan de la démocratie et sur le plan de la bascule possible de la droite. Et la question, c'est en fait, pourquoi as-tu renoncé à ça à un moment
Renoncer à quoi ?
Au nouveau Front populaire.
l'Union
de la gauche
que je pense qu'aujourd'hui, l'enjeu pour notre pays, c'est de réussir à créer un espoir et à faire en sorte que les gens, justement, les électeurs, ne se retournent pas massivement vers l'extrême droite, mais au contraire vers les forces de gauche, les candidats de gauche, en leur donnant suffisamment de poids pour qu'il y ait une majorité en France. Or, le NFP, la NUPES... pour diverses raisons, on ne va pas... Pour rappeler d'un mot, NFP,
c'est-à-dire LFI, l'EPR, le Parti Socialiste, le Parti 2024 et le Parti Communiste. Il n'a pas permis
de dépasser les 25, les 30% qui permettent de changer, de conquérir le pouvoir d'une part. D'autre part, nous ne sommes pas d'accord et il faut pouvoir le dire et l'assumer. Et ce n'est pas un problème pour moi. Je vais prendre deux exemples. qui fait que, et je ne vais cibler aucun parti, peut-être qu'ils se reconnaîtront. Il y a deux défis majeurs que nous devons relever, sans lesquels on pourra faire toutes les promesses, ce ne sera que pure démagogie. La paix, on en a parlé, et la bataille de l'énergie. au cœur de plein de conflits. Je pense, moi, que sur ces deux questions, on a des divergences avec les trois autres forces politiques, que ce soit sur la paix, les choix à faire, justement, et sur l'énergie, notamment le nucléaire, je pense que nous avons... Des divergences profondes qui fait que nous, par contre, nous sommes en accord avec ce que nous défendons et avec aussi les Français. Et je souhaite justement pouvoir présenter ce projet aux Français. Ce sont deux défis majeurs à relever. Enfin, lever l'économie de guerre dans notre pays, investir dans une politique diplomatique, faire en sorte d'arrêter de faire souffrir les Français en investissant dans l'armée 6 milliards de plus par an. Je suis contre. Je suis contre. Et de l'autre côté... Voilà. Je fais les sous-titres. Vous faites les sous-titres. Je ne me retrouverai jamais avec Raphaël Glucksmann sur ces sujets-là, qui lui est pour une armée européenne, etc. Pas possible. Et
de
l'autre côté, nous avons un plan climat pour redresser la France, investir dans l'industrie, permettre de baisser les factures d'électricité des entreprises comme des ménages. Et nous voulons nous appuyer sur nos deux pieds, que sont les renouvelables et le nucléaire. Et nous avons donc là une divergence profonde. En plus, on pourrait parler du travail, on pourrait parler de plein de sujets. Mais enfin, pour moi, ce sont deux gros défis majeurs. Et sur ces deux sujets, nous nous distinguons.