Chargement...
Chargement...

Le traité de Lisbonne, le peuple français a voté non à 55% et celle-là, elle a décidé que c'était oui. Eh bien, c'est notre honneur, à nous, 38, que nous étions, d'avoir voté contre ce viol de la conscience populaire et du vote. Et ces gens ont pris l'habitude de considérer, comme dit M. Macron, qu'il faut tenir compte des votes populaires. Non, monsieur, il faut s'y soumettre, pas en tenir compte. Les Français ont dit non, et non, c'est non. Alors, la dette publique se paye plus cher aujourd'hui qu'elle se payait hier et qu'on arrive à près de 4%. de taux. Dans tous les pays, la seule solution qui est proposée et mise en œuvre, c'est de réduire les budgets, de faire des coupes dans les budgets publics, de supprimer des enseignants, de fermer des écoles, de fermer des maternités, de fermer des kilomètres de voies ferrées, etc. Si bien que quand la Banque Centrale arrive... et qu'elle augmente ses taux, elle va aggraver cette situation et nous plonger dans la récession. La récession, ça veut dire, dans le système capitaliste, il n'y a pas pire crise, parce que le système repose sur la croissance permanente et infinie. Et nous sommes à, ça n'a même plus de sens, 0, je ne sais quoi, 4% de croissance. Le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, notre camarade Éric Coquerel, avait déjà prévenu sur tous les tons. Personne ne peut dire, c'est comme le dit Macron quand il ne sait plus quoi faire, il dit mais qui aurait pu prévoir ? Eh bien nous, figurez-vous précisément. Et nous avons alerté. prévenus, mis en garde, fait des contre-propositions sans cesse, et notamment celles qui leur ont tant des plus, comme la taxe Zuckmann et autres, pour rétablir l'équilibre entre la contribution du travail et celle du capital. La contribution du travail vient deux fois, la première fois quand la richesse est créée, la deuxième quand on supprime des services publics, qui sont, comme chacun le sait, le seul patrimoine de ceux qui n'ont pas de patrimoine. Vous payez une deuxième fois quand il n'y a plus de train, quand il n'y a plus de bus, quand vous êtes obligés d'inscrire vos enfants dans une école privée alors que vous voudriez qu'ils soient à l'école publique, etc.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
on ne suit pas la foule, on analyse les faits. Si c'est aussi ta vision, abonne-toi.
si le véritable problème politique français venait directement de ces institutions ? Depuis 1958, la Vème République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une VIème République ? Dans cet e-book découvre l'histoire, les failles et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre.
Voilà le point où nous allons, et dans ces conditions, il y a bien sûr des mesures d'urgence à prendre. C'est d'elles dont je vais dire rapidement un mot, mais je ne veux pas que l'on croit que notre pensée serait faite de mesures d'urgence, de sparadraps plus performants que ceux des autres, de rustines mieux collées que ce que collent les autres. Nous voulons véritablement et décidément la transformation de fond en comble du système de la société, une autre agriculture, une autre industrie, une autre répartition de la richesse. Nous voulons la révolution citoyenne, c'est-à-dire le contrôle populaire sur toutes les affaires qui le concernent directement. Alors, de ces mesures d'urgence, vous les connaissez. D'abord, c'est évidemment le blocage des prix et le blocage des marges. Entendez les gens, le blocage des prix, c'est on bloque les choses là où elles sont. Quand vous bloquez les marges, c'est que vous empêchez qu'on augmente la part que celui qui vous vend quelque chose prend pour lui-même, notamment par exemple sur les carburants. Ça c'est la mesure de base, la mesure de survie. Mais comme on en parlait entre nous, les Insoumis, avec la présidente du groupe Mathilde Panot, on se disait peut-être qu'il faut qu'on aille plus à fond pour faire comprendre ce qu'est une mesure d'urgence. Mesdames, Messieurs, Camarades, il y a dans notre pays la possibilité par décret de décider de l'état d'urgence. quand l'ordre public est troublé, c'est-à-dire quand éclatent des révoltes urbaines ou quand, par diverses provocations, des manifestations pacifiques tournent mal et qu'on nous éborgne les gens qui s'y trouvent. En tout cas, on peut déclarer à ce moment-là l'état d'urgence. Il y a même un article de la Constitution, l'article 16, qui, dans un cas similaire, qui peut arriver, on a déjà vu ça en France avec les généraux félons, permet au président de la République de suspendre les libertés constitutionnelles pendant six mois. Oui, ben réfléchissez, qui c'est qui pourrait prendre une décision pareille ? Eh bien vous voyez que dès lors qu'il est question d'ordre public, alors là oui, il y a diverses matraques qui sont disponibles. Mais quand il s'agit de l'état d'urgence écologique comme ce fut le cas cet été, Mais quand il s'agit d'état d'urgence sociale, comme c'est le cas en ce moment, alors il n'y a aucune possibilité de décréter l'état d'urgence, de prendre des décisions rapidement appliquées, rapidement déployées, et qui seraient ensuite, bien sûr, comme on le fait pour les ordonnances, vérifiées par le Parlement lui-même, qui dirait si elles ont été ou non conformes à l'intérêt général. Nous voulons, nous les insoumis, que pour la suite des événements, et notamment lorsque viendra le moment de refaire la Constitution, mais dès avant, il y ait la possibilité décrite par des conditions objectives particulières de décréter l'état d'urgence sociale ou l'état d'urgence écologique. Et la deuxième mesure, c'est l'échelle mobile des salaires. L'échelle mobile des salaires, ça veut dire qu'à intervalles réguliers, on ajuste les salaires sur le niveau d'augmentation de la cherté de la vie, de manière à ce que le pouvoir d'achat ne recule pas. Voilà ce que veut dire l'échelle mobile des salaires. L'échelle mobile des salaires est revendiquée notamment par le syndicat CGT, et par nous évidemment. L'échelle mobile des salaires a existé en France entre 1952 et 1983. L'échelle mobile des salaires existe en Belgique. Alors on nous dit, si vous faites ça, il y aura un effet, comme ils disent, de second tour. C'est-à-dire qu'après que vous ayez augmenté les salaires, comme les prix des marchandises auront augmenté. Première remarque, c'est pas obligatoire, vous pouvez ne pas les augmenter et diminuer vos marges, c'est-à-dire que vous réorganisez la distribution entre le capital et le travail, et c'est bien ce que nous voulons faire. L'échelle mobile des salaires fait pousser des cris aux économistes dits orthodoxes, c'est-à-dire particulièrement dangereux. Leur fait pousser des cris, mais je les vois bien moins criants. quand il s'agit d'organiser l'échelle mobile du capital. Alors là, non, plus personne n'a rien à dire. Et pourtant, j'aime mieux vous dire que ça vous coûte horriblement cher. Mais vous ne savez même pas que ça existe. Voyez-vous, il y a dans les mots-arts de la finance, de notre État, des gens d'une spéciale nullité. A su le précédent Mozart de la finance, père Cessandre, le président Giscard d'Estaing, qui avait inventé un emprunt gagé sur l'or. Eh bien, nous avons remboursé pour finir plus de 12 fois la somme initiale, il faut oser le faire. Et ainsi de suite, je pourrais vous en citer plusieurs. Mais comme tout à l'heure, je vais vous en présenter quelques-uns de particulièrement dangereux et de beaucoup plus contemporains, je vous laisse garder votre souffle pour les huer le moment venu. Eh bien, quelle est cette échelle mobile du capital ? L'État décide de lancer des titres de dette, je t'en prends de des sous, alors tu te méfies, tu te dis, bon... Ça va, Mélenchon, il a de quoi, il me prend 1000, il va me les rendre. Mais tu te dis, l'année prochaine, si c'est 3% d'inflation, et puis l'année d'après encore 3, ça commence à faire beaucoup. Eh bien, je te rassure, je suis l'État. J'ai inventé un papier et je te dis... J'ajuste les intérêts sur l'inflation. S'il y a de l'inflation, allez, tes intérêts seront augmentés du montant de l'inflation. Exactement ce que nous sommes en train de proposer avec l'échelle mobile pour les salaires. Et c'est pas tout. Comme l'État est bon prince quand il s'agit des riches. Non seulement les intérêts sont augmentés de l'inflation, mais le capital à rembourser aussi est augmenté de l'inflation. Ah ! Je vous vois un peu perplexe, le temps de réaliser ce que tout ça veut dire. Parce que comme on n'a pas l'habitude de ce type de cadeau, on a du mal à imaginer quand c'est pour les autres. Ne croyez pas que ce soit des sommes dans des coins, c'est les plus vénards, ceux qui sont arrivés les premiers, qui ont acheté les premiers ces titres. Non, non, non, non. Ça représente des milliards, mesdames, messieurs. C'est-à-dire... que ça représente aujourd'hui, à l'heure à laquelle nous parlons. L'augmentation de la charge de la dette, c'est-à-dire ce que nous payons tous les ans, en intérêt des nouveaux emprunts que nous faisons pour payer ceux d'avant. Parce que ceux qui vous donnent des leçons et vous disent qu'il faut que vous payiez vos dettes, eux, ont décidé qu'ils ne les payaient jamais. C'est-à-dire que quand un titre de dette est arrivé au bout et que c'est l'heure de payer, ils disent pas de problème, nous allons emprunter et nous allons vous rembourser avec ça. Et voici un nouveau titre de dette. C'est pourquoi chaque fois que vous me verrez ou que vous verrez l'un d'entre nous en train de discuter avec eux, qu'ils prennent ces grands airs pédants, la France n'a qu'une parole, elle ne la tient jamais. Ben oui, les 3% c'était quand ? Jamais. Alors comme ça le problème est réglé. Mais ils n'hésitent pas à dire la France n'a qu'une parole et elle la tiendra. Mais eux, ils ne la tiennent pas. Ils ne la tiennent jamais parce que, notamment, quand ils vous disent qu'il faut payer ses dettes, précisément, ils ne la payent jamais. Et monsieur le ministre Bruno Le Maire m'avait dit à l'époque, mais monsieur Mélenchon, pourquoi réclamez-vous que la dette devienne perpétuelle, monsieur Mélenchon ? Elle l'est déjà, nous ne la payons jamais, nous en prendons chaque fois qu'un titre arrive à son terme. Tout ça est un immense système qui n'aboutit qu'à un seul résultat concret. La finance internationale, ses fonds de pension et autres disposent d'un pouvoir d'arbitrage dont elles décident, seules et contre la volonté des peuples, pour savoir à quel taux elle va vous tondre. Si bien qu'en ce moment, comme il y a... des masses considérables de capitaux disponibles dans le monde. Ils se précipitent tous pour acheter des actions sur les sociétés d'intelligence artificielle. Alors qu'il n'existe aucun modèle économique qui permette d'affirmer qu'il y aura un résultat et des dividendes pour ces actions. La seule chose qui risque de se produire et qui se produit, c'est que ces actions augmentent jusqu'au jour où quelqu'un prend peur et se met à les vendre. Et à ce moment-là, tout s'effondre. Et si vous avez eu une retraite par capitalisation, alors dites au revoir à votre retraite, comme l'ont fait des millions de Nord-Américains en 2008. au moment de la crise dite des subprimes, des millions de gens tout perdus de ce qu'ils avaient économisé. Et cette crise qui a eu lieu en 2008 a encore des effets aux États-Unis d'Amérique parce que des gens qui ont été chassés de chez eux, parce qu'ils ne pouvaient plus payer, parce que le bien qu'ils avaient acheté a été vendu une deuxième fois à tarifs plus riches. Ces gens continuent à vivre. soit dans des campings, soit dans la forêt, soit dans les déserts, soit dans des caravanes. Voilà le paradis que vous promettent les Retailleaux et compagnie qui vous appellent tous à avoir des actions. des retraites par capitalisation si un seul jour de votre vie vous faites l'erreur de leur faire confiance parce qu'ils vous disent regardez il y a déjà des gens qui ont des retraites par capitalisation ce qui est vrai ils oublient de dire que souvent on nous a rien demandé et qu'on se retrouve dans un système de retraite par capitalisation parce que c'est comme ça mais que le risque est immense pour tous ceux qui en ont une mesdames messieurs Ce système qu'a inventé le système, est un système malhonnête. Parce que de tout ça, il ne reste qu'une chose, des charges terribles qui pèsent sur le peuple. Et voilà pourquoi, si un jour de votre vie, vous faites la bêtise d'accepter la politique que ces gens-là vont faire, si vous les remettez au pouvoir, pas vous, tous ceux qu'il y a autour de nous. Il est temps de leur dire, à la campagne de 2022, on vous avait prévenu qu'ils iraient à la retraite à 64 ans, et ils l'ont fait, alors qu'ils me traitaient d'illuminés qui annonçaient des choses de complotistes. Je vous avais dit qu'ils augmenteraient la TVA pour pouvoir couvrir les exonérations sociales par lesquelles ils ont libéré. la production, comme ils disent, des charges, c'est-à-dire des cotisations, jusqu'à trois fois le SMIC. Aujourd'hui, un quart du revenu de la TVA sert à payer à la Sécurité sociale l'argent qu'elle percevait autrefois par vos cotisations. Voyez-vous ? Il faut que la Sécurité sociale soit entièrement défiscalisée. La cotisation appartient aux travailleurs. C'est eux qui doivent gérer, et personne d'autre. Dites aux gens autour de vous, vous savez que ce système est à l'agonie, vous savez qu'il est incapable d'avoir quelque chose à proposer, il n'a rien à vous proposer. Autrefois, ils disaient, je vous propose de devenir tous riches, et il y avait des ballots pour le croire. J'aimerais que vos enfants rêvent d'être milliardaires, et on leur a dit non, c'est immoral, c'est pas comme ça qu'on éduque nos gosses. Mais maintenant, qu'est-ce qu'ils vous proposent ? Quel est leur projet politique ? Faire des économies ? Eh bien, il n'y a qu'à tout vendre. Comme ça, pour le coup, on fera des économies. Mais répondent-ils, c'est bien ce que nous avons l'intention de faire, tout vendre. Voilà où nous en sommes. Mais si vous les laissez faire, ne croyez pas qu'eux, un seul jour, ils hésiteront. Ils diront, on a été trop loin, maintenant il faut ralentir. Nous avons déjà tendu jusqu'à la peau, il faut s'arrêter car il y a la peau. Ils ne s'arrêtent pas, ils ne s'arrêteront jamais. Et vous avez entendu, comme moi, M. Attal déclarer que son premier projet était de ramener le code du travail à une petite constitution de 50 pages, comme si les centaines de pages... Les milliers d'articles du code du travail étaient autre chose que la lutte de nos pères et mères et de ceux qui se battent encore maintenant pour protéger leurs acquis. Vous les avez entendus dire ? Nous allons rapprocher le salaire brut du salaire net et nous allons rendre ainsi du pouvoir d'achat aux travailleurs. Oui, oui, vous aurez plus de pouvoir d'achat, mais avec ce pouvoir d'achat supplémentaire, il va falloir vous payer votre retraite parce qu'il n'y aura plus de sécurité sociale. Avec ce soi-disant pouvoir d'achat supplémentaire qui est fait de votre paye, le salaire brut... C'est votre paye, ce n'est pas un cadeau, c'est quelque chose que vous avez gagné par le travail et qui passe en cotisation obligatoire. Ce n'est pas un cadeau. Eh bien, pour avoir le même taux de remplacement, qui n'est pas toujours bien fameux, que vous avez aujourd'hui par la sécurité sociale pour les retraites, eh bien, avec le pouvoir d'achat qu'ils vous auront donné, vous devrez vous le payer. deux fois plus cher que ce que vous payez aujourd'hui en cotisation pour les retraites. Voilà la vérité du système. Ils n'ont pas arrêté un seul jour, pas un seul jour, de prévoir comment, s'ils avaient le bonheur de gagner de nouveau... Et ils s'en croient capables, puisqu'ils n'ont même pas honte, de nous présenter deux anciens premiers ministres qui ont été l'un, un éborgneur de masse, et l'autre, un passager clandestin pendant dix heures des gouvernements. Ils n'ont pas honte et ils pensent qu'on va les réélire. Voilà à quoi nous sommes confrontés. Ces gens sont déterminés à être aussi violents qu'ils l'ont été jusque-là et n'ont pas arrêté à se repentir, à se demander comment faire pour faire face à la crise climatique. non pas l'été prochain, mais dès maintenant, parce que la crise climatique va continuer du fait de la modification des courants marins qui vont perturber le climat de toute la planète et donc aggraver les circonstances de pénuries alimentaires, tant et si bien que des pays comme le nôtre, qui ne sommes plus souverains, eh bien ce que nous importons, nous l'importerons à plus cher ou nous l'importerons à moins parce que les autres ne nous le vendront pas, vu qu'eux aussi ils mangent, eux aussi ils consomment. Voilà la société de chaos dans laquelle ces gens vont vous plonger si vous commettez l'erreur de les laisser reprendre le pouvoir. Alors, je vous ai dit, je vais vous dire maintenant ce que ça vous coûte l'échelle mobile du capital et de ses intérêts. Ça coûte l'essentiel de l'augmentation de la charge de la dette. Autrement dit, Ça coûtait sur 13 milliards d'augmentation de la charge de la dette, ok ? D'une année sur l'autre, il fallait payer 13 milliards de plus. Eh bien, il y en avait 10 qui étaient exclusivement réservés à payer les coupons dorés que je viens de vous décrire. Et maintenant... Sur 3,6 milliards de plus qu'il faut payer, il y a 2,7 milliards qui sont exclusivement réservés à payer les coupons dorés que M. Macron et sa bande ont offerts à ceux qui pouvaient se les acheter. Voilà où nous en sommes. Alors, j'avais prévu, comme je viens à la fête de l'humanité, d'entrer dans les aspects théoriques de ces questions du rapport entre le capital et le travail. Il se trouve que la façon avec laquelle nous avons conduit notre campagne, j'espère que vous vous en êtes tous rendus compte, nous faisons une campagne de propositions, nous mettons des sujets sur la table. Je serais un irresponsable si, préparant notre accès au pouvoir, je ne m'étais pas concerté avec tous mes camarades. avec Clémence qui s'occupe du programme, avec Eric qui est le président de la commission des finances, avec Aurélie, avec tous les autres, et avec lui là, Louis Boyard, toi la partie jeune. Bref, tous nous réfléchissons comment nous allons nous y prendre. Le macronisme nous a enlevé beaucoup de marge de manœuvre, mesdames, messieurs. Le poids de leurs sottises accumulées, C'est qu'il est difficile de trouver l'espace qui nous permettrait d'investir comme nous voulons le faire en masse pour faire la bifurcation écologique. Investir en masse au moment où notre voisin allemand va le faire. Si nous ne voulons pas que la France d'un seul coup recule. dans l'échelle de ceux qui sont capables de produire, de faire, et donc d'aider son propre peuple et les autres peuples, car nous sommes des partageux. Et nous avons réfléchi en nous disant comment nous ménager des marges de manœuvre. Premièrement, en se donnant des moyens financiers supplémentaires, de deux façons. Premièrement, le budget de l'État. doit être débarrassé de la charge des aides sans contrepartie au capital dont le sénateur communiste Fabien Gué, directeur de l'Humanité, a chiffré le prélèvement à 210 milliards. Mais combien même prendrions-nous le chiffre le plus bas, celui qui a été fixé par le président membre de Les Républicains ? qui lui a dit « Ah non, non, non, il n'y en a que pour 120 milliards ». Eh bien, comme je l'ai dit aux gens du MEDEF, ne venez pas me faire la leçon, ou seulement, ou sinon, en un seul coup, je vous remets tous les comptes d'équilibre, c'est-à-dire que dans le prochain budget, il n'y aura plus un COPEC pour vous en aide, et tout reviendra dans le budget de l'État. Et à ce moment-là, il sera à l'équilibre. Heureusement que je suis, et notre équipe est moins déraisonnable que ces violents, mais qu'ils n'aillent pas rêver. Tout ça est fini si nous gagnons. Tout ça sera transposé, refait, remalaxé. Donc, ai-je dit, premièrement, abat les aides de toutes sortes en contrepartie. Deuxièmement... utilisé en le dirigeant vers l'économie de notre pays, ses besoins, ses usines, ses matières premières, la nouvelle agriculture à construire, la masse immense de l'épargne qui existe en France. Car en France, il y a 1 800 milliards à la caisse de dépôt et consignation, il y a 2 000 milliards placés dans l'assurance-vie. C'est à nous qu'il revient de dire, nous proposons en France, de meilleurs placements. Et c'est ainsi que, puisqu'un euro sur deux qui est placé en France dans les assurances part à l'étranger, eh bien, le moment venu, lorsqu'il y aura de quoi placer en suffisance, cet avantage fiscal devrait être supprimé de sorte que pour le retrouver, il faille investir en France. Cela représente 900 milliards. M'entendez-vous ? Ne laissez jamais dire que la France manque d'argent. Alors il est normal que ceux qui ont placé leur argent, je parle des citoyennes et des citoyens, demandent des garanties et il est normal qu'ils en aient. C'est bien ce que nous comptons faire. La meilleure des garanties, c'est une bonne gestion de l'État. C'est un peuple qui consomme. Au lieu de vous prendre à la gorge... Est-ce que ces gens vont enfin comprendre que le bonheur de chacun à la fin fait le bonheur de tous ? Autrement dit, que si l'on donne en augmentant les salaires, les moyens aux gens de vivre, alors on augmente la consommation populaire. Et la richesse du pays, c'est pour 55% de sa valeur totale de la consommation populaire. Voilà de quoi est fait notre pays, voilà comment on peut trouver deux sources. Et puis, enfin, il y en a une troisième, se donner des marges de manœuvre. C'est la raison pour laquelle nous avons proposé que la dette de la France, c'est-à-dire les bouts de papier marqués dessus, République française, je te dois, attends. qui se trouve aujourd'hui dans les coffres de la Banque Centrale Européenne, pas les coffres des fonds de pension, pas votre coffre à vous, où vous rangez vos actions à chaque fois que votre SMIC est augmenté, et que vous avez couru pour acheter qui est un lingot d'or, qui est une action. Eh bien, donc, ces titres de dette qui sont à la Banque Centrale Européenne, qu'ils soient soit gelés, soit annulés. C'est une discussion technique que je vous épargne. Mais en tout cas, qu'ils cessent d'être rémunérés, qu'ils ne soient plus chaque année garantis par de nouveaux emprunts aux tarifs de la finance internationale. Dans un premier temps, pour faire peur, on a utilisé des expressions que j'avais dosées. laissant à mes adversaires le choix de savoir si pour une fois il serait gracieux ou vulgaire, comme d'habitude. J'ai dit la dette, vous la mettez à la cave, vous la mettez au grenier, vous la suspendez au plafond, vous la mettez au frigo, vous la foutez au feu, elle s'annule. Aussitôt, non pas aussitôt, il faut quand même dire que c'est des lents à la comprenote, ça a pris deux mois. Et il a fallu qu'un fascistounet, quelque part, se rende compte de ce que j'avais dit pour que ça arrive sur les réseaux sociaux et que ça vienne dans l'officialité médiatique. « Mélenchon veut mettre la dette au feu ! Au secours ! » disent-ils. Comme si c'était leur propre chair qu'on arrachait et on est dans du Shakespeare. Au secours ! Mais c'est au secours si cette dette n'est pas annulée. D'où vient cette dette ? La situation était tellement terrible au moment de la Covid que la Banque Centrale Européenne a décidé de racheter les titres de la dette qu'avaient des banques privées et de la mettre dans ses coffres en disant « Vous voyez, Madame la Banque privée, je vous achète un titre de l'État. Voici des sous, de l'argent frais. Vous allez pouvoir le placer. Vous allez pouvoir relancer les investissements. » Et c'est cet argent que nous proposons, ces titres de dette que nous proposons d'annuler ou de congeler. Alors, on nous dit, mais qui nous dit ? Qui sont-ils ? Madame Lagarde n'a pas les moyens de me faire oublier qu'elle était ministre de l'économie et des finances. entre 2007 et 2011, c'est-à-dire au moment où le peuple français ayant voté, qu'il ne voulait pas de la constitution européenne qui prévoyait cette banque centrale indépendante. Madame Lagarde, avec monsieur Sarkozy. a fait adopter par le congrès de Versailles, c'est-à-dire le congrès du Parlement, le traité de Lisbonne. Le peuple français a voté non à 55% et celle-là, elle a décidé que c'était oui. Eh bien, c'est notre honneur, à nous, 38, que nous étions, d'avoir voté contre ce viol de la conscience populaire et du vote. Et ces gens ont pris l'habitude de considérer, comme dit M. Macron, qu'il faut tenir compte des votes populaires. Non, monsieur, il faut s'y soumettre, pas en tenir compte. Les Français ont dit non, et non, c'est non. Alors...
discours de Jean-Luc Mélenchon ne parle finalement pas seulement d'inflation ou de pouvoir d'achat. Il pose une question beaucoup plus ancienne. Qui possède réellement le pouvoir dans une société ? Quand Mélenchon oppose le capital au travail, il reprend une idée profondément marxiste. Celui qui contrôle les moyens de production possède aussi une capacité de décision sur la richesse créée par les autres. Mais son raisonnement va plus loin. Ils considèrent que l'inflation n'est pas simplement un phénomène économique à subir, mais un rapport de force à combattre. Autrement dit, derrière chaque prix, chaque salaire et chaque taux d'intérêt, il y aurait aussi un choix politique. C'est là qu'on retrouve une pensée proche de Gramsci. Le pouvoir ne se maintient pas uniquement par la force, mais aussi parce qu'une certaine vision du monde finit par paraître normale. et Mélenchon cherche précisément à briser cette normalité. Pour lui, accepter que les marchés décident des salaires, de la dette ou des investissements, c'est déjà accepter une forme de domination. Jaurès disait, lui, que la démocratie politique reste incomplète sans démocratie sociale. Et c'est probablement la clé de ce discours. Mélenchon ne demande pas seulement davantage d'argent pour les travailleurs, il demande surtout que ceux qui produisent la richesse puissent reprendre une partie du pouvoir sur les décisions économiques. Autrement dit, derrière la bataille contre l'inflation, c'est une bataille beaucoup plus ancienne qui réapparaît, celle entre démocratie et pouvoir économique.
la fin de la 5e République et l'instauration d'une 6e République. Mais pourquoi veut-il changer les institutions françaises ? Pourquoi dénonce-t-il une monarchie présidentielle ? Et que pourrait réellement changer une nouvelle République ? Dans cet e-book, découvre l'histoire de la 5e République, ses forces, ses défaillances et les grands débats autour de son avenir. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre. L'information
spectacle vous fatigue ? Reprenez le pouvoir sur votre réflexion. Entre technocratie et colère populaire, notre e-book La République selon Raymond Aron offre les clés de lecture que les grands médias oublient. Profitez de l'offre de lancement à 9,99 euros. Le savoir est une arme. Lien en description.
tu fais partie de ceux qui veulent comprendre avant de réagir, abonne-toi, active la cloche des notifications et partage la vidéo, même à une seule personne, ça aide énormément.