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Bonsoir Romain Mels,
merci
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d'être avec nous sur BFM Lyon ce soir pour parler des élections sénatoriales parce que c'est ce dimanche, même si ça ne fait pas la ligne de l'actualité en ce moment, mais nous allons réélire les 7 sénateurs, les 7 sièges qu'il y a pour le département du Rhône. Quel est l'enjeu d'abord de ces sénatoriales pour nous ce week-end ?
Alors pour nous ça dépend de qui vous voulez dire, nous c'est les 3800 électeurs qui vont voter, ou nous les Lyonnais, ou nous les Français.
Déjà pour nous dans le quotidien, parce qu'effectivement ce n'est pas nous qui allons voter, ce sont les grands électeurs. Mais voilà, quel est l'enjeu pour les sénateurs ?
Pour les sénateurs, eux, c'est un enjeu très important parce que si vous êtes sénateur, vous participez à la vie politique à un haut niveau. Si Bruno Bernard a décidé de se présenter finalement au sénatorial, alors que rien ne prévoyait une pareille action et qu'il s'est mis à dos une grande partie des verts, si Bruno Bernard, l'ancien président de la métropole, se présente au sénatorial, ça veut quand même bien dire qu'effectivement, être sénateur, politiquement, ça pèse extrêmement lourd.
Ça pèse politiquement sur notre quotidien. à nous quel est le rôle du sénateur qu'est ce que alors oui
sur le quotidien à nous c'est juste de l'amélioration de la loi grosso modo donc c'est vrai que c'est lointain ça veut dire que l'assemblée nationale va décider mais que le sénat va retravailler la loi et va souligner des points qui sont pas bien pris en compte qui sont oubliés des détails donc c'est vraiment de l'upgrade de la loi qui ne passe pas par l'assemblée nationale seulement mais aussi par un groupe de sénateurs qui sont moins excités et qui sont moins dans la représentation voyez des oppositions et plus dans l'amélioration technique d'un texte de loi qui va modifier nos vies après.
Le Sénat qui, traditionnellement, est plutôt à droite.
Oui, vous avez tout à fait raison. Il a été à gauche dans toute la Vème République simplement entre 2012 et 2015. Sinon, il a toujours été à droite. Il va rester à droite là. Il ne se renouvelle pas entièrement. Là, c'est juste la moitié du Sénat qui se représente. En 2029, l'autre moitié sera renouvelée. Là, il y aura probablement un Sénat beaucoup plus à gauche parce que tous les... Et les grands électeurs de Seine-Saint-Denis, qui sont beaucoup de la France insoumise, vont pouvoir envoyer des salatateurs à la France insoumise. Mais en 2026, il n'y en aura probablement toujours pas.
Il n'y en aura pas. Chez nous, justement, on va parler d'abord de la gauche. Avant de parler de la gauche divisée, LFI, effectivement, il y a une candidature dans le Rhône. C'est Gabriel Amard, le député de Villeurbanne. Pour vous, il n'a aucune chance, Gabriel Amard, de décrocher un poste de sénateur ce dimanche.
C'est difficile de dire ça, parce qu'effectivement, les 3 800 électeurs qui vont voter là, ce n'est pas du tout des électeurs comme vous et moi. Ce sont
des grands électeurs, ce sont des maires notamment du département.
Tout à fait, des maires, des conseillers municipaux, des conseillers métropolitains, des députés, donc des gens qui vivent de la politique et qui vivent pour la politique. Donc c'est des gens dont on peut normalement savoir pour qui ils vont voter. Mais là, effectivement, il y a quand même une incertitude, parce que Gabriel Amard, en numéro 1 d'une liste, vous savez, c'est une... un scrutin de liste donc il y a 3800 électeurs il y a 7 sièges à pourvoir donc ça fait il faut 540 personnes pour avoir un siège de sénateur 540 c'est un peu juste normalement pour avoir un siège donc normalement Gabriel Lamarre ne devrait pas passer de député ce qu'il est à sénateur ce qu'il voudrait être
Quid de la gauche des écologistes, du parti socialiste et du parti communiste ? On le sait, il y a la liste de la gauche unie, portée par Thomas Dossu, qui est sénateur sortant, sénateur les écologistes, sur laquelle on retrouve Hélène Geoffroy, l'ancienne maire de Voix-en-Velin, maire socialiste. Donc cette liste devait porter la gauche, mais vous l'avez évoquée, coup de théâtre. Il y a quelques jours, Bruno Bernard, l'ancien président écologiste de la métropole. a décidé de faire une liste dissidente. Pourquoi cette liste ? Pourquoi il y va Bruno Bernard ? C'est le fait qu'Hélène Geoffroy soit sur la liste de Thomas Dossu et qui lui reproche encore aujourd'hui d'être responsable de sa défaite en refusant l'alliance avec LFI au honte dans l'entre-deux-tours des Métropolitaines ?
C'est difficile de sonder le cœur de Bruno Bernard qui, comme vous le savez, n'est pas quelqu'un qui aime tellement s'épancher. Donc on ne sait pas exactement ce qu'il fait. Moi, ça me paraît peu probable que ce soit une vengeance parce qu'après tout, Hélène Geoffroy, elle était maire. C'était quand même difficile d'aller faire une liste dans la même circonscription que celui contre lequel elle luttait, c'est-à-dire Abdelkader Lamar. Donc ça m'étonnerait qu'il va chercher à se venger d'elle. Mais probablement, entre le moment où il a quitté la métropole et aujourd'hui, il s'est dit qu'il avait encore envie de jouer un rôle de premier plan et être sénateur. c'est effectivement avoir un rôle politique de premier plan.
Et on sait que c'est un fin stratège, un grand politique. S'il lance cette liste, c'est qu'il pense pouvoir avoir assez de voix pour entrer au Sénat.
Tout à fait. Ça veut dire qu'ils pensent avoir une partie des électeurs verts, mais aussi une partie des électeurs socialistes, c'est-à-dire ceux qui... Parce que vous voyez, la deuxième place dont vous avez parlé, vous avez dit Thomas Dossou, vous avez tout à fait raison, mais c'est effectivement Hélène Geoffroy qui est deuxième. Et cette deuxième liste, si vous voulez, Hélène Geoffroy l'a eue, mais au sein d'une lutte, au sein du Parti Socialiste. Parce que Thomas Dossou qui mène cette liste, il a laissé le PS dire qui y mettrait en deuxième. Mais vous voyez, il y a plein de gens qui auraient bien voulu avoir la place de Hélène Geoffroy. Parce qu'un poste de sénateur, c'est quand même 6 ans tranquille, très bien payé, beaucoup mieux payé que député. Et avec quand même un travail qui est beaucoup moins fatiguant que ses députés. Donc il y a plein de socialistes qui sont fâchés contre Hélène Geoffroy. Et donc Bruno Bernard espère aussi récupérer une partie de ces socialistes pour obtenir ses 530 électeurs et devenir sénateur.
Sans surprise, il n'a pas le soutien en revanche de Grégory Doucet, le maire de Lyon, qui soutient Thomas Dossu.
Vous pensez bien, Grégory Doucet, pendant 6 ans, tout le monde l'a dit, oh ben non, il compte pas politiquement. Ce qui compte, c'est Bruno Bernard, c'est lui le grand Manitou. Du jour au lendemain, Bruno Bernard est éjecté. Il n'est plus présent de la métropole. Donc Grégoire et Doucet, là, ce sont le grand chef. Surtout que dans tous les maires écolos qui ont été élus en 2020, il est pratiquement le seul à avoir survécu à 2026. Donc vous voyez, chez les verts, chez les écolos, aujourd'hui, Grégoire et Doucet, quand même, c'est un peu le type qui a réussi à garder Lyon, à battre au las. Donc c'est une grande star. Si... Bruno Bernard redevient sénateur, alors Grégoire Doucet sera moins l'énorme star qu'il est devenu depuis qu'il a réussi à battre Jean-Michel Lolas, donc il n'est pas très content.
Le bloc central droite l'a également plusieurs listes, puisqu'au total il y a 10 listes pour ces 7 sièges possibles, avec notamment Christophe Guillotot, le président du département, qui part en candidature avec Laurence Fautra, la maire de Dessines, sur cette liste. Pour les Républicains, Sébastien Michel, le candidat... les Républicains, maire des Cullis aujourd'hui. Comment ça se profile du côté du centre et de la droite ici ?
Ce qui est quand même assez fort, c'est à la fois de la politique, on en parle là, c'est dimanche, mais comme vous l'avez dit, on n'en parle pas beaucoup. Mais heureusement qu'on n'en parle pas trop, parce que quand même, les Républicains, ils ont donné leur investiture à deux listes. C'est quand même assez rare qu'on fasse ça. Généralement, on essaie quand même de ne pas donner l'investiture à deux personnes du même parti. Sébastien Michel et sa liste à l'investiture. Et comme vous l'avez dit, Christophe Giotto à l'investiture des Républicains. Et les deux
peuvent avoir un siège ? Les
deux peuvent avoir un siège, probablement. Ils auront probablement un siège. Et parce que pour l'instant, ils ont quatre sièges, les Républicains. Et alors que vous voyez, tout va mal pour les Républicains dans la vie de tous les jours. Vous voyez bien la présidentielle. Vous voyez où en est ce pauvre candidat des Républicains, c'est très bas. Mais les Républicains, comme ils ont fait des très bons scores municipaux autour de Lyon, ils espèrent bien pouvoir garder 4 sièges. Donc ils pourraient en avoir 2 et 2, 2 et 1. Mais il y a 4. Parce qu'en plus, vous avez vu, il y a la liste de Paul Vidal, qui est le remplaçant de François-Noël Buffet, qui a trouvé ça génial d'être au Sénat à la place de François-Noël Buffet. Et qui a donc dit, moi je vais me faire une liste. Et puis il y a la liste de... De
Maurice Iacovella.
Oui, alors non, pas celle-là. et celle de Serge... Vous savez, le représentant... Serge
Bérard.
Exactement, le représentant de David Linnard, qui est donc, vous savez, un ex-LR, qui est avec Béatrice de Montaigne. Je crois qu'on a perdu tout le monde. Voilà, on a perdu
tout le monde, c'est ce que j'avais dit. Tout le monde est perdu. Dernier mot sur la liste RN quand même, Laurent Primo, est-ce que...
Non ? Non. Ah bah non, la liste RN, ça ne sera pas possible parce que là, il n'y a pas de... Ah, le remplacement de Tiffany Jean... Ah non, non, non,
on en parlera une autre fois parce que là, on passe sur les députés. La liste RN, c'était juste pour la mentionner. Il y en a une aussi, c'est Laurent Primo pour ses sénatoriales. Alors là, non,
ils n'ont aucun élu nulle part, donc impossible.
Impossible. Merci beaucoup Romain Melch, ses sénatoriales. C'est ce dimanche donc et ce sont les grands électeurs, rassurez-vous, qui devront voter pour élire les sept sénateurs du Rhône.