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Et donc cette tendance à la fake news commence à être assez inquiétante, me semble-t-il, de votre part. Idem sur le prix des cantines.
mais si vous
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voulez la parole, Mme Johnson-le-Loire, il y a quelques règles dans cette assemblée. Ce serait bien que vous les respectiez. Et donc de demander la parole. C'est moi qui distribue la parole ici. D'abord, un certain nombre de délibérations techniques, comme vous les appelez, sont importantes pour mettre en œuvre des projets. Je ne vois pas quels critères vous vous donnez pour distinguer les délibérations importantes de celles qui le seraient moins. Et puis, il me semblait avoir compris en juin que vous nous reprochiez d'aller trop vite. et que nous nous précipitions dans la mise en œuvre de notre programme, alors qu'il aurait fallu prendre le temps d'étudier plus longuement les choses, la mise en œuvre, l'aspect financier, etc. J'ai l'impression qu'il y a un certain paradoxe dans ce que vous énoncez conseil après conseil. Et puis surtout, M. Chenvière, je suis relativement inquiet de De ce que vous dites et du niveau où vous placez le discours de vos interventions, sans doute d'ailleurs moins aujourd'hui que par ailleurs. J'ai noté une tendance ces derniers mois de votre part à porter un certain nombre d'affabulations. Je vous l'ai écrit d'ailleurs, officiellement. Vous avez, avant l'été, diffusé sur les réseaux sociaux. Une image trafiquée à l'intelligence artificielle, une image d'ailleurs qui n'était pas libre de droit, mais que vous êtes attribuée, et que vous avez ensuite transformée pour la diffuser sur les réseaux sociaux. J'ai trouvé qu'en tout cas, il était de mon devoir de vous rappeler que la tenue et la qualité de nos échanges ne pouvaient pas tolérer ce genre de pratique. Vous avez ensuite, au mois de juin, avancé des chiffres complètement farfelus sur le coût de ce que pourrait être la gratuité du parking bosquet le samedi. Vous annonciez 400 000 euros. Nous vous faisions le crédit de vous être trompé de calcul. Et Madame Lajarich vous a détrompé en vous disant que c'était plutôt 100 000 euros. D'ailleurs, je vous confirme aujourd'hui. qu'aujourd'hui, nous sommes sur une projection en année pleine à 60 000 euros. Vous voyez, loin des 400 000 euros que vous aviez annoncés au sein du Conseil. Mais on peut se tromper de calcul. En revanche, il est quand même étonnant, quand on se fait détromper, en séance, de se précipiter à l'extérieur pour faire une vidéo sur les réseaux sociaux pour, à nouveau... affirmer un calcul qui est erroné et que désormais on s'est erroné. Et donc cette tendance à la fake news commence à être assez inquiétante, me semble-t-il, de votre part. Idem sur le prix des cantines. Vous dites que plus de 250 enfants vont voir leur prix de cantine augmenter de 30 centimes à 50 centimes. C'est faux. C'est totalement faux. Parce qu'en réalité, dans le système que vous défendez et qui était celui qui était applicable jusqu'à présent, seulement 14 enfants, 14 familles, 14 enfants, profitaient du tarif social à 30 centimes. Et donc l'ensemble des autres payaient le tarif standard qui était de 3,04 euros. Et plus de 2000 enfants bénéficieront en réalité... Dès cette rentrée, d'un abaissement des prix de cantine. Et effectivement, je pense que les palois s'en apercevront très vite lorsqu'ils recevront les factures en octobre. Enfin, sur la Halle Cernam et sur le parc des expositions, vous allez de ci, de là. en expliquant que nous ne pourrons pas faire de salon dans les 3700 m² de la Alcernam, qui correspondent effectivement à 30% des plus de 11 000 m² du parc des expos actuels, tout en expliquant que votre projet, qui effectivement ne prévoyait pas le déménagement du parc des expositions, prévoyait néanmoins la réduction. des espaces actuels. Et donc vous êtes dans une contradiction permanente qui, tout simplement, est destinée à créer un nuage de fumée pour embrouiller les palois. Donc moi, je souhaite vous dire une chose, M. Chenevier, et après j'en viendrai à vos questions pour aller sur les sujets de fond. J'aimerais bien... que pour que nous puissions avoir des échanges constructifs et qui permettent au palois de s'y retrouver et de ne pas rester dans le flou dans lequel vous-même, en réalité, vous complaisez à les maintenir. J'aimerais bien que nous puissions parler de choses réelles et que nous ne soyons pas à manier des contre-vérités en permanence. Pour vous répondre, d'abord sur la rentrée scolaire, oui, nous avons fait face à une situation d'impréparation. Et
oui, donc je le confirme, je suis témoin observatrice quotidienne, je vous l'ai déjà dit. Et effectivement, aujourd'hui, Place d'Espagne, le calme est revenu. Plus rien à voir avec ce moment où vous tergiversiez avec l'arrêté anti-regroupement, puisqu'à cette époque-là, vous aviez purement et simplement banni les policiers municipaux de la place.
Vous l'aviez
abandonné à l'invasion des marginaux et au pire des ordres. Vous n'avez pas honte de dire des
choses comme ça.
Vous ne
faites vraiment pas honneur à votre fonction. Au lieu
de déployer les outils que vous aviez annoncés, puisque nos méthodes étaient, d'après vous, liberticides et brutales, donc vous préconisez autre chose. Nous n'avions pas les bonnes réponses. Ces réponses miraculeuses que vous aviez promises, on les attend. Pourquoi le calme est-il revenu ? Il est revenu parce que vous avez tout simplement fait comme nous. Vous avez réinstallé les policiers sur la place. Ils sont effectivement très présents. Vous avez compliqué. leurs tâches, certes, puisque vous les avez privés de l'un de leurs outils, mais ce sont bien des policiers que vous avez envoyés quotidiennement aux places d'Espagne. Ce ne sont ni des éducateurs ni d'autres travailleurs sociaux, comme vous l'aviez annoncé. Mais nous vous en remercions. Donc la vérité, monsieur le maire, c'est que, sans doute, vous réalisez que les belles idées sortent finalement à un principe de réalité quand on arrive en responsabilité. Donc moi, je salue votre lucidité. Et je me réjouis que vous ayez enfin choisi d'entendre les demandes des résidents, des commerçants de cette place. Donc je terminerai néanmoins en vous précisant qu'il existe une autre place, qui aujourd'hui est l'objet d'une grande inquiétude en matière de sécurité, avec une recrudescence de marginaux facilement agressifs et violents entre eux. Cette place, elle mériterait certainement, elle aussi, de profiter de vos méthodes innovantes. Je veux parler de la place de Verdun. Je vous remercie.
Merci Madame Johnson-Lauer. Vous avez commencé en donnant des leçons d'humilité et d'honnêteté. Les conseilleurs sont rarement les payeurs. Vous en avez fait la démonstration sur la place d'Espagne, puisque je comprends que vous soyez piqué au vif. Parce que, je l'ai dit la dernière fois, c'est des politiques dont vous étiez personnellement responsable, ayant été adjointe à l'éducation, puis adjointe à la sécurité. Mais ne vous en déplaise, nous n'avons jamais retiré les policiers de la place, nous n'avons jamais réintroduit les marginaux sur cette place. Vous allez peut-être nous dire qu'on leur a donné de l'alcool à boire ou des drogues à consommer, mais franchement, l'outrance de vos propos les décrédibilise. Nous n'avons jamais retiré les policiers de cette place. Et la preuve, c'est qu'aujourd'hui, ils arrivent à faire leur travail sans cet arrêté qui ne leur servait à rien de plus. La seule différence, c'est qu'effectivement, nous avons ajouté d'autres dispositifs que nous pensons essentiels pour pouvoir traiter cette question sur le long terme. Parce que la réalité est... Je crois n'avoir jamais varié dans cette appréciation. C'est que la réalité, c'est que l'arrêté que vous aviez pris était un arrêté de court terme. qui ne résolvait aucune des problématiques de cette place sur le long terme. Et donc si on veut traiter ce qui se passait sur cette place et ramener le calme sur le long terme, on est obligé d'employer d'autres moyens. Ça ne veut pas dire qu'il faut enlever les policiers, et ça n'a jamais été notre attention, et nous ne l'avons jamais fait, contrairement à ce que vous prétendez. Mais en revanche, nous y avons ajouté déjà une coopération avec les autres. autres acteurs, à travers le groupement partenarial opérationnel, qui permet... Non, ça n'existait pas. Mais je ne dis pas que vous ne parliez pas aux autres. Simplement, nous avons institutionnalisé ce dialogue de manière régulière pour que les uns et les autres puissent partager... très régulièrement les informations dont il dispose, avec la police nationale évidemment, mais aussi avec l'IDELIS, la société des transports, la sécurité des transports, les travailleurs sociaux. Ne vous en déplaise, nous avons effectivement ajouté un volet social au traitement de la délinquance qui s'exprimait place d'Espagne. Pour être très honnête, je ne fanfaronne pas parce que c'est un problème très compliqué à traiter. Je suis très heureux que les premières mesures que nous avons prises portent leurs fruits. Ça montre que ce que nous vous disions en juin n'était pas complètement à côté de la plaque, contrairement à ce que vous avez prétendu à l'époque, et que nous avions effectivement une vision qui est différente de la vôtre, mais une vision de la façon de ramener la sécurité sur cette place. J'espère que ça va durer. En tout cas, mais oui, mais vous, policier, policier, policier, mais vous n'avez que ça à la bouche. Non, non, on faisait des cellules de veille, il y avait des GPO, tout ça existait. Pardon, excusez-moi, vous n'avez pas la parole. Vous m'avez coupé la parole. Vous n'avez pas la parole, madame Johnson-Lauer. Donc je vous réponds, ne vous en déplaise. Donc vous n'avez que les policiers à la bouche, mais en l'occurrence, on ne traite pas le problème. que par une réponse policière. La réponse policière, elle est importante. Je ne l'ai jamais niée. Et effectivement, la police municipale est mobilisée en coordination avec la police nationale et avec la sécurité des transports pour faire en sorte que le calme soit maintenu sur cette place. Mais si on veut que ça dure... faut qu'on ait d'autres dispositifs. Et ces dispositifs-là n'avaient pas été mis en place jusqu'à présent. Et donc nous l'avons fait et nous sommes très heureux que ça commence à apporter ses fruits. Mais nous restons attentifs parce que cet équilibre, il est fragile. Et c'est ce que nous avons fait, je crois, sur ces questions-là. Je vais ensuite laisser éventuellement mes collègues répondre sur la question des tarifs de cantine. Oui, c'est vrai que certains palois vont avoir le prix de cantine de leurs enfants qui va augmenter. Mais si vous parlez d'honnêteté, Mme Johnson-Lelouer, il faut aussi que vous disiez... quelles sont les tranches de revenus qui vont voir le prix de leur cantine augmenter. Et si vous parlez d'honnêteté à Mme Johnson-Elloher, il faut aller au bout. Il faut aussi dire que le prix le plus élevé dans les cantines publiques paloises reste inférieur à celui qui se pratique dans les cantines des établissements privés. Et donc, ceux qui auront à rajouter un petit peu... Un petit peu, ça
va doubler pratiquement.
Deux euros par repas, donc ce qui...
Cinquante. Deux euros, cinquante par repas.
Combien gagnent-ils ces gens, Mme Johnson-Lauer ?
allez me le dire, vous aviez le
tapot. Non, mais puisque vous avez bien étudié les chiffres, combien gagnent-ils ? Combien,
donnez-nous, communiquez sur le nombre de familles que ça concerne. À partir de 4 000 euros par mois.
C'est à partir de 4000 euros par mois. Donc vous voyez bien que la proportion n'est pas du tout la même, que cette augmentation est parfaitement absorbable par les classes sociales dont on parle. C'est vous qui gérez les
budgets, les budgets des familles. Comment vous pouvez vous permettre de dire... C'est moi qui gère le
budget de cette collectivité, en l'occurrence Mme Johnson-le-Loir. Et c'est moi qui gère la politique de cette collectivité en fonction du mandat que nous ont donné les Palois. Et donc cette solidarité-là, qui est une justice redistributive, c'est le système que nous avons choisi pour effectivement ramener de la justice dans le prix des cantines, là où vous aviez décidé il y a quelques années d'augmenter discrétionnairement le prix des cantines de 40 000 euros. globalement, et de le faire subir à l'ensemble des palois de manière totalement indifférenciée. Et donc nous avons choisi une autre option. Et vous avez le droit de défendre celle que vous aviez choisie à l'époque. Ça n'est pas notre conception de la justice sociale et de la solidarité.
Oui, merci M. le maire. Juste pour répondre sur cette fameuse question de la tarification des cantines, je tiens à rappeler quand même quelque chose, c'est que la collectivité prend en charge une partie du coût des services. Vous le savez, à Pau, c'est le cas, et donc même pour les personnes les plus aisées, la ville prend une partie du coût du service. Ce qui signifie qu'une cantine à tarif modéré, ce qui est le cas, ça constitue déjà une forme de soutien inconditionnel, puisque la ville prend en charge jusqu'à 53% du prix du repas pour... La famille la plus aisée de Pau, 53% du tarif du repas, et jusqu'à 96% du tarif pour les familles les plus précaires. Vous demandez des chiffres, nous sommes en train de récupérer les QFCAF de toutes les familles, on a à peu près à 85-90% des QFCAF, c'est deux tiers des familles qui seront concernées par une baisse du tarif des cantines, et ça c'est un vrai chiffre, c'est pas un chiffre qu'on balance sur les réseaux sociaux en sortant du conseil municipal, c'est un chiffre qui a été travaillé avec les services. Et je vais vous dire une chose, ce qui vous gêne, c'est que cette mesure, c'est une mesure de justice sociale, mesures de justice fiscale, de redistribution. C'est ça qui vous gêne. Parce que, comme l'a dit M. le maire, effectivement, une famille qui touche 4000 euros par mois verra le prix du repas augmenter légèrement, effectivement, sur chaque repas. Par contre, ce que vous ne dites pas, c'est qu'auparavant, vous pouviez avoir des familles qui touchaient 2000 euros et qui payaient le même prix qu'une famille qui touchait 4000 euros par mois. Parce que le système était trop compliqué et qu'en passant au système QF-CAF, on permet de l'équité. On permet de la justice sociale et fiscale, mais surtout aussi on permet des simplifications administratives. Et ça, vous ne le dites... Toutes les familles qui avaient besoin d'être aidées... Je termine juste une prise de parole. C'est dommage que vous ne le citiez jamais, cette mesure de justice sociale et de justice fiscale. Et pour vous donner des chiffres, puisque vous voulez des chiffres, une mère isolée avec trois enfants qui auparavant avaient, grâce au reste à vivre, un tarif à 3,03 euros, elle paiera 2,50 euros aujourd'hui. Un couple avec des enfants qui bénéficiaient d'une aide et qui avaient un prix de repas à 2,27 euros paiera aujourd'hui 1,60 euros. Une mère isolée avec un enfant qui payait 0,75 le repas, 75 centimes le repas avec l'aide du CCAS, elle ne paiera aujourd'hui plus que 50 centimes. Donc oui, c'est une mesure de justice sociale.
Non, mais toutes ces familles recevaient l'aide. Madame Johnson
-le-Loire, vous voulez la parole ? C
'est ça que je veux dire. Non, mais si vous
voulez la parole, Madame Johnson-le-Loire, il y a quelques règles dans cette assemblée. Ce serait bien que vous les respectiez. Et donc de demander la parole. C'est moi qui distribue la parole ici. Je vous
la demande pour répondre à M. Lamas. Je vous
laisse la parole pour répondre à M. Lamas. Sans l'interpeller, parce que la règle, c'est aussi qu'on ne s'interpelle pas entre conseillers municipaux.
Tout à l'heure, quand vous m'avez coupé la parole, vous n'avez pas pris autant d'égards.
Non, mais Madame Johnson-le-Loire. C'est moi qui distribue la parole et qui la reprend pour la bonne tenue des débats. C'est le Code général des collectivités territoriales. Vous avez soutenu un maire qui nous a maintes et maintes fois coupé la parole. Je crois que de ce point de vue-là, je n'ai aucune leçon à recevoir. Je vous laisse largement vous exprimer. Ne le prenez pas sur ce ton. Vraiment, ne le prenez pas sur ce ton. Parce qu'en principe, vous n'avez le droit de vous exprimer qu'une fois et vous n'avez pas le droit de revenir sur le sujet. Donc je vous laisse vous exprimer, mais je vous prierai d'être correct.
avez la parole. Je réponds à M. Lamas pour lui dire que toutes les familles en difficulté... été aidées à partir du moment où elles ont souhaité recevoir une aide, ça a toujours été possible. Voilà ce que je tiens à dire. Vous parlez de justice sociale, à aucun moment nous n'avons refusé d'apporter une aide aux familles. Voilà ce que je tiens à dire. Donc nous faire apparaître comme des gros méchants qui avons laissé des personnes en... C'est faux, tout ça est faux. Donc le quotient familial, nous avions étudié le quotient familial et nous n'avons pas souhaité le mettre en place au moment où nous nous sommes rendus compte qu'effectivement, il allait occasionner pratiquement un doublement du prix du repas pour certaines familles et on a estimé que ça n'était pas souhaitable. Tout simplement.
Madame Johnson, nous avons déjà eu ce débat. C'est effectivement une différence entre vous et nous.
Venons-en maintenant à un sujet bien plus intéressant. Voilà maintenant six mois que vous êtes en poste, monsieur le maire, et il est déjà le temps de dresser un premier bilan, un bilan pour le moins contrasté. Alors je vais, si vous le permettez, vous en faire un pâle portrait. D'abord, vous nous avez fait adopter des mesures symboliques, mais surtout des mesures très politiques. J'entends par là évidemment l'adhésion de la ville à l'association Lanvita, une association pro-migrants qui fait de peau une terre d'accueil, peut-être symbolique, mais quand même. pour tous les étrangers, y compris ceux en situation irrégulière. Vous nous aviez pourtant promis, dans votre programme que je me suis infligée de relire, des subventions municipales au service des valeurs républicaines. Permettez-moi donc d'en douter. Ensuite, vous nous proposez aujourd'hui la signature de la charte des droits de l'arbre. Peut-être qu'un jour, votre priorité sera vraiment l'intérêt des Palois et leur quotidien, et non les étrangers ou les arbres, mais ne rêvons pas trop. Par ailleurs, vous avez fait renommer les Halles de Pau, les Halles André-Labarrère. C'est vrai que c'était une urgence absolue, comme chacun le sait, réclamée depuis longtemps par les Palois. Ensuite, vous avez fait adopter des mesures en apparence sociales et généreuses, mais qui, dans les faits, constituent une injustice grave pour de nombreux Palois. Je vais bien sûr parler, comme vous l'avez fait depuis le début de ces propos liminaires, de la réforme de la tarification des cantines paloises, une réforme que nous pensons nous aussi injuste, que vous qualifiez pourtant de sociale et solidaire. Le prix moyen du ticket n'a baissé que de façon très dérisoire, avec cette nouvelle terrification passant de 3,03 euros à 2,97 euros. Cette différence sera bien entendu payée par les classes moyennes, car plus d'un tiers d'entre elles paieront pour les autres. Je pense aussi aux bourses municipales étudiantes. Vous promettez dans votre programme là aussi, aucun jeune vivant et étudiant à Pau ne demeurera dans la précarité. Nous souhaitons allouer tous les moyens financiers pour vivre et étudier dignement à Pau. Le montant de cette bourse peut aller de 25 euros jusqu'à 100 euros par mois pour les étudiants. Ce montant aurait certainement pu être plus généreux pour les étudiants pas loin si vous n'avez pas décidé d'en réserver une partie aux étudiants étrangers. Voilà donc là le sens de vos priorités. Pendant ce temps, les palois, ils attendent toujours. Ils attendent toujours, par exemple, une mutuelle municipale ou encore un refuge animalier dont vous parlez beaucoup durant votre campagne. Par ailleurs, s'agissant de l'administration générale et de votre gestion des dossiers de manière plus globale, dès votre arrivée à la tête de la ville, vous nous aviez promis que les commissions et conférences seraient accessibles et ouvertes à tous les membres du Conseil. Six mois plus tard, nous ne recevons toujours pas systématiquement les liens de connexion pour toutes les commissions, au point de devoir nous les envoyer entre nous si nous voulions assister à toutes les commissions. Alors je vous demande très clairement quand comptez-vous remédier concrètement à cela et enfin tenir cette promesse que vous nous avez pourtant à de nombreuses reprises réitérée. Autre sujet, on en a parlé aussi, le magazine municipal. Alors nous saluons évidemment cette initiative puisqu'elle faisait aussi partie de notre programme durant la campagne municipale. Mais là encore, nous constatons que votre conception de la démocratie est, on pourrait dire, à géométrie variable. Vous nous imposez un certain nombre de contraintes dans l'expression réservée à notre groupe. Alors en ce qui concerne le Rassemblement National, c'est 465 caractères pour être très précis et sans pour autant vous appuyer sur aucun texte. justifiant une restriction conséquente pour notre groupe. Après avoir interpellé vos équipes, vos services par mail à ce sujet, je n'ai à ce jour toujours reçu aucune réponse. Peut-être avons-nous là soulevé un sujet épineux, à savoir le droit à dérespect des groupes de l'opposition, mais je ne l'espère pas. Toutefois, là aussi, nous entendons des réponses. En bref... Nous avons eu beaucoup de promesses. Nous constatons aujourd'hui que beaucoup n'ont pas été tenus. Vous nous aviez promis de la démocratie, de la transparence, du travail collectif au service de l'intérêt des palois. Nous constatons qu'il n'en est rien. Nous constatons en revanche beaucoup de sectarisme et d'idéologie de votre part. Et c'est bien malheureux. Alors pour conclure, nous attendons de vous, monsieur le maire, non plus des promesses, non plus de l'électoralisme de bas étage, mais des mesures concrètes et efficaces pour tous les palois. Je vous remercie.
Madame Taillefer, je n'arrive pas à saisir si vous nous reprochez l'inaction ou l'action.
Je souhaitais prendre la parole pour remettre un petit peu les choses dans leur contexte et rapidement clarifier la situation. Aujourd'hui, j'ai officiellement l'honneur de vous informer que je quitte le groupe Rassemblement National et non pas que j'en suis exclu. C'est deux choses un tantinet différentes puisque j'ai envoyé un recommandé pour dire que je partais. Ça me paraît assez bizarre ensuite d'être exclu. Excusez-moi, Mme
Boisseau-Déchoir, je vous interromps juste 30 secondes. Ça me permet aussi de reprendre Mme Taillefer là-dessus. C'est que vous n'êtes pas le groupe Rassemblement National. Vous êtes la liste L'Espérance pour Pau. Il n'y a pas d'étiquette politique sur les listes qui se sont présentées aux élections municipales. Et donc, vous pouvez régler vos comptes entre vous et quitter les partis politiques, mais vous êtes les élus de la liste L'Espérance pour Pau et vous n'êtes pas le groupe du Rassemblement National.
Juste une petite question par rapport à ça. Je ne comprends pas parce que vos services m'avaient interrogé à ce sujet, notamment concernant le magazine municipal qui vient d'être mis en place. savoir comment il faille nous dénommer. J'ai clairement dit que je voulais, et même sur le site de la ville, c'est encore le cas, que l'on soit appelé le groupe Rassemblement National. Donc je ne vois pas pourquoi on ne peut pas constituer un groupe Rassemblement National et qu'on devrait s'appeler l'Espérance pour Pau. Parce que
vous n'avez pas été élue sous cette étiquette, madame. Si, j'ai été élue sous
l'étiquette du Rassemblement National. Oui, vous êtes classifiée
à la préfecture sous cette étiquette-là, mais vous êtes l'Espérance pour Pau. Comme le groupe Et mon Pau n'est pas le groupe Modem. C'est la liste et mon pot. Et comme le nouvel air n'est pas la liste socialiste, contrairement à ce que vous affirmez partout en le martelant, c'est une liste faite de diverses sensibilités politiques. Je vous redonne la parole, Madame Boisseau-Déchoir. Merci, monsieur le maire.
Je termine, j'en ai pas pour très très longtemps. Cette décision est mûrement réfléchie et elle découle d'une conviction profonde. L'engagement municipal pour moi n'a pas objectif de faire de la politique nationale au détriment de nos concitoyens. Le mandat local exige que nous soyons entièrement tournés vers le quotidien et l'avenir de notre commune, loin des logiques partisanes. C'est pourquoi j'ai été élue et c'est avec cette même détermination que je continuerai à siéger en tant qu'élue indépendante. Mon objectif reste inchangé. aller au bout du mandat qui m'a été confié et défendre sans relâche, dossier après dossier, les intérêts exclusifs de Pau et de ses habitants, sans a priori partisans. Je vous remercie.
Merci, monsieur Dussault.
monsieur le maire, mes chers collègues, sincèrement, moi, le Yalta des extrémistes de droite, ça ne m'intéresse plus. Mais vraiment, ce n'est pas mon truc. Mon truc, moi, c'est le respect, la tolérance, l'écoute, essayer de partager avec mes... mes collègues pour pouvoir construire pour Pau. Et j'ai été élu dans ce sens, pas pour faire un porte-parole de tous les éléments de langage du Rassemblement National qu'on apprend par cœur dans des bibles qui sont dédiées à ça. Donc il est clair que moi je vois déjà il y a quelques minutes la façon de parler de Mme Taillefer, je ne peux pas cautionner ça. Je suis dans la construction, comme je l'ai fait lors des commissions, et je ferai tout le temps ici, dans ce conseil. C'est pour ça que je ne démissionnerai jamais. de ce conseil, parce qu'on est élu aussi, et avant tout pour les paloises et les palois. Et ce qui est important, moi, et ce que je suis apprécié aujourd'hui, c'est qu'on attaque l'ordre du jour. Parce que tout ça, les états-dames de madame Taillefer, ça ne me passe pas au-dessus de la tête. Ce n'est vraiment pas l'ordre du jour du tout.
Cette protection fonctionnelle intervient dans le cadre d'insultes racistes dont a été victime Madame Johnson-Le Loer sur les réseaux sociaux. Mais peu importe le support, ces insultes sont non seulement inacceptables, mais abjectes. Et donc je suis heureux de vous informer que Madame Clarisse Johnson-Le Loer bénéficiera de la protection fonctionnelle. pour se défendre et je souhaitais lui exprimer toute la solidarité de notre collectivité dans ce combat.
remercie le conseil municipal et évidemment monsieur le maire pour toutes les démarches qui ont été effectuées afin que je puisse bénéficier de cette protection fonctionnelle. Merci à vous. J'en prie,
c'est bien le moins qu'on puisse faire pour vous soutenir dans ce combat ô combien important.