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Et bonjour Thomas Gabriel. Bonjour Richard, bonjour à tous. Alors, de quoi nous parlez-vous aujourd'hui ? Je vais vous parler de l'alternative qui fait peur le système, l'alternative Mélenchon-Le Pen. Oui, une petite musique lancinante douce s'entend de plus en plus dans l'espace médiatique comme dans les discussions de bistrot ou sur le parvis des églises. Ce qui n'était que rumeur qui bruit s'il y a quelques mois se traduit dans les sondages. Le deuxième tour de la présidentielle opposerait Mélenchon. Et Le Pen, patatras. C'est un coup de tonnerre, une déflagration. Déjà il y a 25 ans, l'établissement politique digère avec difficulté l'inacceptable le 21 avril 2002. Le Pen au deuxième tour, l'extrême droite aux portes du pouvoir. Malédiction. Puis l'habitude fait son chemin. 2017-2022, Marine Le Pen s'installe au deuxième tour. L'exaspération ne se dissipe pas pour autant. Toutefois... le landerneau politique se rassurait. Il suffit de voter l'adversaire de Le Pen, voter le dit modéré, le républicain, et l'affaire est emballée. Oui, depuis les années 80, les partis du système laissent le dit fasciste dans le jeu tout en l'ostracisant, le fameux cordon sanitaire républicain. Le FN n'était pas invité à l'Elysée, ses voix sentaient mauvais, on ne leur serrait pas la main, et à chaque élection, le système majoritaire a deux tours. favorisait les consignes de vote pour dresser le barrage antirépublicain et maintenir à distance le paria. La consigne était donnée et tout candidat tenté de serrer la main du diable était voué aux gémonies. Il était exclu à son tour. Les pestiférés pourtant faisaient vivre leur parti en toute légalité, se présentaient aux élections et recevaient de l'argent public comme tout parti. C'est un peu comme dans une équipe de foot, dédaigneuse vis-à-vis d'un coéquipier, on choisit de le laisser rentrer sur le terrain, mais on ne lui passe pas la balle. Pour prolonger la comédie, le candidat du système, entre les deux tours, sert la soupe antifasciste. Il soutient deux ou trois manifs antilopènes, convoque les heures sombres de l'histoire et organise un déplacement à Oradour-sur-Glane. Et le tour est joué, les sceptiques sont prévenus, ne jouez pas avec le feu. La France sombre et vous avec, si vous ne votez pas bien. La certitude d'une défaite assurée de l'affreux fasciste apaise alors les esprits. Si bien que le cynisme consiste même à laisser filer le candidat Eren au deuxième tour pour s'assurer de la victoire finale. Installer le fascisme comme épouvantail démocratique offre le ticket gagnant pour l'emporter. Et l'oligarchie repart pour un tour de piste pendant cinq ans. Ainsi, Macron en 2012 et 2017 se lance serein au deuxième tour, sans programme, sans campagne. Il suffit d'appeler à faire barrage, de faire peur en disant « c'est le chaos ou moi ». La lèpre oligarchiste verrouille donc le système depuis 50 ans. Et depuis 15 ans, un autre dit extrême selon l'établissement fait son apparition, Mélenchon. Enfermé dans la boîte des antisémites, complotistes et antirépublicains, il est proposé de faire également un cordon sanitaire autour de lui. En 2012, Macron, paradant avec morgue, élargit le centre. Il débauche une bonne partie de la droite UMP et de la gauche Solferino pour les rallier à son slogan En Marche. Il élargit ainsi la majorité présidentielle. L'extrême centre prend forme. L'idée sous-jacente est simple, anéantir toute opposition de gouvernement pour s'ériger en porte-drapeau incontournable de la lutte contre le fascisme, le racisme. et l'antisémitisme est pour figurer comme le seul rempart républicain contre les deux partis dits extrémistes. Il se pose donc en unique démocrate contre des adversaires désignés ennemis de la démocratie. Pourtant, si un parti représente un danger pour la démocratie, la Constitution dispose d'une arme pour la dissoudre. Par conséquent, soit on considère l'adversaire de manière respectable, soit on plaide pour sa dissolution. Son manège est donc antidémocratique. Il agit comme ceux qu'il prétend dénoncer. Aujourd'hui, la donne change. La boulie et l'impuissance des gouvernants successifs mettent à mal une oligarchie vieillissante. À trop jouer avec le feu, la droite UMP, la gauche Solferino et le centre sont atomisés. La ficelle antifasciste et antipopuliste est usée. Le peuple est lassé de se voir proposer une seule offre dite raisonnable, républicaine, par le camp du bien. Vous avez deviné le programme européiste, globaliste et libre-échangiste naturellement. Pourtant, la France meurt à petit feu en raison de cette dite politique menée depuis 30 ans. Les mondialistes, eux, veulent toujours plus d'Europe pour 2027. Ça ne fonctionne pas car il faut davantage d'Europe et de mondialisation, disent-ils. C'est l'argument grotesque du non-accomplissement. Le peuple en colère est lassé de ses jobardises. Il est lassé de crier sans se faire entendre. Il est baladé de grands débats stériles en convention citoyenne sans lendemain. Les référendums sont rarissimes. Quand ils ont lieu, le peuple vote mal, n'est-ce pas ? L'oligarchie tord alors le vote, comme lors du référendum de 2005 ou de celui de Notre-Dame-des-Landes. Oui, la souveraineté du peuple a été volée et les Français comptent bien la reprendre. Ils aspirent à davantage de démocratie directe, locale, plébiscitaire, pourquoi pas un mandat impératif ou révocatoire. responsabilisant les élus. Une révolution girondine gronde. Aujourd'hui, le peuple agonise, victime d'un pouvoir d'achat réduit à peau de chagrin et d'une insécurité croissante. Le peuple est à deux doigts de se soulever, les gilets jaunes sont de retour et l'oligarchie partitocratique est à la merci d'une jacquerie. L'oligarchie perd la main, elle prend peur et malgré ses invectives ataviques, antifascistes et antipopulistes, il est trop tard, semble-t-il. Rappelons-le, les partis du système gouvernent depuis 50 ans et avec incurie, le RN et l'EFI non. Les Français souhaitent donc essayer autre chose, élire un courant, un parti qui n'a jamais gouverné et les sondages confirment leurs vœux. Le RN et l'EFI sont aux portes du pouvoir. Longtemps dépossédé, le pays réel reprend son destin en main et quoi qu'il advienne, Macron partira sous les crachats. Merci Thomas Gabriel. Merci. Voilà une vraie chronique. Merci et à la semaine prochaine. la semaine prochaine, merci à tous.
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