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est 8h29 et vous êtes bien sur BFM TV et RMC. Bonjour Laurent Nunez. Merci beaucoup d'avoir accepté cette invitation ce matin. Vous êtes le ministre de l'Intérieur, nuit calme, cette nuit donc à Saint-Pierre-des-Cors près de Tours, qui tranche très clairement avec les événements très violents de ce week-end, des affrontements qui se sont déroulés après la collision entre une voiture de police et une moto en plein rodéo urbain. J'imagine que vous vous satisfaisez avec prudence de cette... nuit de ce retour au calme. Est-ce que les dispositifs policiers que vous avez en partie ordonnés vont rester en place dans les prochains jours dans la ville ?
Oui, bien sûr. D'abord, je voudrais dénoncer ces violences urbaines qui ont eu lieu dans la nuit avant-hier, suite à un accident entre un véhicule de police et un jeune motorisé. Dans un secteur de Saint-Pierre-des-Corps, qui s'appelle la Rabatterie, il y a énormément de rodéos urbains qui créent énormément de désagréments. C'était connu. C'était connu et les policiers interviennent régulièrement pour faire cesser ces rodéos urbains. C'est quand même dans ce cadre-là que ça s'est passé, quand j'entends des parlementaires. notamment hier lors de manifestations des parlementaires de la France Insoumise, parler de choc volontaire, de mise au sol de ce jeune, c'est absolument inacceptable. Il y a une enquête judiciaire qui fera toute la lumière évidemment sur cette affaire, mais il y a surtout des rôles urbains qui perturbent la vie de nos concitoyens, des forces de l'ordre qui font leur travail. qui interviennent. Il y a eu cet accident, il y a eu des violences urbaines, en lien très étroit avec le préfet d'Indre-et-Loire. J'ai immédiatement fait renforcer les effectifs pour ramener le calme très vite dans la nuit. L'arrivée notamment de la CRS
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8. Voilà,
il y a des CRS qui sont arrivés et qui étaient encore présents hier soir. Et le calme, la nuit a été plutôt calme. On déplore malheureusement un jet de mortier sur un véhicule de police. Mais les incidents d'avant hier soir ont été très graves. Deux véhicules de police qui ont été incendiés. Et donc, une vingtaine de véhicules qui ont été incendiés entre Saint-Pierre-des-Corts jouaient les tours. Tour dans le quartier Sanitas. Et on entendait
d'ailleurs le témoignage de ces habitants dont leur voiture, en effet, a été incendiée. Vous évoquiez les propos de parlementaires, notamment de la France Insoumise. Le député, notamment Thomas Porte, dit, une fois de plus, je le cite, une voiture de police a tamponné. tamponner un jeune homme à moto des méthodes d'intervention qui tuent. La police de ce pays doit être rénovée de la cave au grenier. C'est
totalement irresponsable de sa part. Il ne connaît rien à cette affaire. C'est une prise en charge dans le cadre de refus d'obtempérer. Je veux rassurer M. Porte, les refus d'obtempérer continueront d'être pris en charge par les forces de sécurité. On continuera d'essayer d'interpeller les auteurs. Il crée des nuisances qui sont insupportables pour nos concitoyens. Il n'y a pas du tout de choc volontaire. Encore une fois, il y a une enquête judiciaire. Il ferait bien d'attendre le résultat. de cette enquête judiciaire avant de se prononcer. Tout ce qu'il fait, c'est de mettre de l'huile sur le feu, d'une part, et d'autre part, c'est vraiment jeter le discrédit total sur les policiers. Et on sait le peu d'intérêt vraiment que porte la France insoumise à nos policiers, à nos gendarmes dans ce pays.
Et on reviendra d'ailleurs sur la manifestation à laquelle ils ont participé hier, notamment dans les rues de Paris. Juste Laurent Nunez, vous évoquez et j'évoquais les propos des insoumis de l'autre côté du spectre politique aussi. A chaque fois, ces événements suscitent des commentaires politiques. Je pense là au président du rassemblement. national, Jordan Bardella. Parce qu'en effet, le policier conducteur du véhicule a été placé en garde à vue. Selon nos informations, il a été déféré, placé sous statut de témoin assisté. Il parle, lui, d'une garde à vue qui n'avait pas lieu d'être. Une mesure de... vexatoires inutilement. Là aussi, vous dites, finalement, la justice fait son travail et le fait que ce policier soit mis en garde à vue, c'est la procédure normale et il faut que cela aboutisse à une enquête un peu plus longue. Il y a une procédure
normale qu'il faut respecter dans un certain nombre de circonstances. Moi-même, je le regrette comme ministre de l'Intérieur, évidemment, j'ai toujours beaucoup de mal à voir un policier placé en garde à vue, mais c'est aussi un moment où il peut s'expliquer, expliquer le contexte de l'intervention. Je crois savoir que les choses se sont quand même bien passées, il a pu s'exprimer. Ce qu'il faut vraiment condamner, ce qu'il faut que M. Bardella condamne, je ne sais pas. Je pense qu'une grande partie de la classe politique le fait. Ce sont ces violences urbaines. Et rien qui justifie qu'on brûle les véhicules, qu'on prenne la partie des policiers, qu'on se réunisse à plus de 200 jeunes et qu'on s'en prenne aux forces de l'ordre. Il n'y a rien qui justifie ça. Dès lors qu'elles ne font que leur travail, qui est de mettre un terme à des rôles des urbains. J'insiste qu'ils sont insupportables pour nos concitoyens.
Insupportables pour les citoyens. En effet, vous nous confirmez ce matin que ce dispositif policier va continuer d'être mis en place dans les prochains jours à Saint-Pierre-des-Corps. Bien sûr, on va rester extrêmement
vigilants dans les prochains jours à Saint-Pierre-des-Corps. que les jours de ce jeune garçon qui se livra des rues urbains, sans casque, ils étaient plusieurs, ils avaient plusieurs motos en même temps dans le quartier de la Rabattre. Ces jours ne sont absolument pas en danger. Je tiens vraiment à le préciser. Et on me disait hier, mais le procureur le confirmera ou pas, qu'il ne souffre d'aucune fracture par ailleurs. Le procureur le confirmera ou pas, mais ce sont les informations qui m'ont été remontées.
Parlons à présent de ce qui s'est passé ce week-end également dans les rues de Paris, je le disais, mais aussi un peu partout en France. des appels à se rassembler pour manifester contre cette loi, instituant une présomption d'usage légitime des armes, renommée par certains de vos opposants politiques, et évidemment, je pense à la France Insoumise, permis de tuer. Une centaine de rassemblements étaient organisés. Vous aviez demandé une vigilance toute particulière au préfet. Des débordements minimes ont été observés, je tiens à préciser, et BFM TV le condamne. Avec la plus grande vigueur, une de nos équipes a été menacée verbalement et ont dû être exfiltrées du rassemblement pour des raisons de sécurité. Que répondez-vous, Laurent Nunez, à ces accusations d'un recul de l'état de droit avec cette nouvelle loi pour les policiers ?
D'abord, je voudrais remercier l'ensemble des préfets et des forces de sécurité intérieure qui ont encadré ces manifestations, qui n'étaient pas simples à encadrer. Dans pas mal d'entre elles, une infiltration de la mouvance d'ultra-gauche qui visait à commettre des dégradations. Il y a eu des incidents limités, vous l'avez souligné, à Paris, à Rennes, à Toulouse et à Nantes. En fin de cortège
à la fin. Parfois
pendant, il y a eu, conformément aux instructions que j'avais passées, des interventions systématiques pour y mettre un terme. Ces manifestations avaient pour but de dénoncer une proposition de loi qui est en cours de discussion au Parlement, qui a le soutien du gouvernement, que j'ai soutenu, que j'ai même amendé. Qui a été voté à l'Assemblée, qui doit être respecté au Sénat. Et qui vise à instaurer une présomption d'usage légitime des armes pour les forces de l'ordre. Ce n'est pas une présomption légitime des France, contrairement à ce qu'on raconte ici ou là, à ce que raconte la France insoumise. Ça n'est absolument pas un permis de tuer. C'est simplement un texte qui considère que quand un policier fait usage de son arme administrative, on présuppose, on suppose, on présume qu'il est dans des cas autorisés par la loi. C'est une présomption simple qui peut être renversée très rapidement et qui évite, ce qu'on a constaté à Saint-Pierre-des-Corps, que des... policiers se retrouvent placés en garde à vue, quand ils n'ont fait que leur travail et qu'un usage légitime de l'arme, comme ils le font systématiquement. Quand j'entends la France Insoumise dire que cet usage légitime des armes, il est autorisé depuis 2017, accessoirement, moi je ne fais que créer une présomption. Il existe depuis 2017.
vont continuer de subsister encore une fois, notamment avec des enquêtes de l'EGPN, la saisine du parquet. La
France Insoumise vous explique que les tirs d'armes, les morts par arme à feu du fait de la police ou de la gendarmerie ont explosé, c'est faux. Les chiffres sont stables, voire en baisse, d'une part. D'autre part, il y aura évidemment toujours des contrôles, à commencer par le contrôle de la hiérarchie. Les premiers qui regardent ce qui se passe dans ce genre d'incident quand il y a un usage d'armes, c'est la hiérarchie. Et c'est nous qui demanderons à voir un certain nombre de choses. La présomption doit être levée, elle sera levée. Il y aura évidemment le parquet qui peut la lever, mais il y a aussi la hiérarchie, tout simplement. Vous savez, quand il se passe ce qui s'est passé à Saint-Pierre-des-Corps, la hiérarchie de ce policier, auquel d'ailleurs j'apporte mon soutien, qui a été placé en garde à vue, la hiérarchie de ce policier regarde tout de suite les faits, vérifie les circonstances. Voilà, on fait notre... travail, on n'est pas dans une logique de couverture absolue et totale des forces de l'ordre, comme le dit Mme Pannot quand elle parle de moi et du ministre de l'Intérieur. Et si
des policiers doivent être condamnés, ils le seront, s'il y a un usage disproportionnel de l'ordre. Juste, il y a la France Insoumise, il y avait d'autres associations qui appelaient à manifester hier. Je pense notamment à Amnesty International qui soutient notamment que sans vidéo, le tir ayant tué le jeune Naël il y a quelques années... aurait pu être jugé légal. Que répondez-vous là-dessus ?
Il y aurait eu une enquête. La vidéo est sortie très vite. Il y aurait eu une enquête, l'angle de tir. Il y a énormément de choses qui sont... Regardez, donc voilà, je conteste moi fermement cela. Tout cela, ça traduit quand même une espèce de discrédit, une défiance même vis-à-vis des forces de sécurité intérieure dans notre pays, des différentes structures et groupuscules qui manifestent.
Qui ne le supportent plus et qui vous en fait, je crois, l'écho ces derniers jours. Les policiers sont
blessés régulièrement quand ils interviennent. Ça a été le cas à Saint-Pierre-des-Corps. Il y a eu 10 policiers blessés, un gendarme blessé. Cette nuit, il y a eu des prises à partie à Vernon. Il y a eu trois policiers blessés. Hier en fin de journée à Colombes, refus d'obtempérer, poursuite, il y a eu trois policiers blessés. Donc voilà, je crois que les policiers payent un lourd tribut et il est légitime de leur accorder par anticipation notre confiance quand ils doivent faire usage de leur arme. Et les premiers, les premiers évidemment à déplorer l'usage des armes, ce sont les policiers et les gendarmes eux-mêmes. Vous croyez que c'est facile pour un policier ou un gendarme d'avoir affaire ? l'usage de son arme dans des conditions qui sont tellement, tellement encadrées qu'il sait qu'il devra de toute façon rendre des comptes sur la proportionnalité et la nécessité de cet usage.
Laurent Nunez, vous participez dans, je crois, un peu plus de deux heures maintenant, une réunion à Matignon, deux réunions précisément, deux volets sur un éventuel prolongement des aides pour les rouleurs, pour les foyers modestes. C'est sur la table, cela vous concerne moins, mais ce qui vous concerne plus, c'est l'approvisionnement. L'approvisionnement, et on l'a vu dans nos journaux encore ce matin, combien dans certaines stations-service, il est difficile de se procurer du carburant. Des dépôts pétroliers ont été bloqués quelques heures la semaine dernière. Le spectre d'une colère sociale n'a jamais été aussi grand. Quand vous entendez certains responsables politiques encourager ces blocages, je pense récemment à Fabien Roussel. du Parti communiste français, appelant à des barricades. Comment qualifiez-vous ces appels
trouve que ce sont des appels qui sont très graves. Ce sont des appels qui sont déconnectés du monde réel en réalité.
Mais vous entendez également cette colère montée.
Je vais vous dire, le monde réel, c'est que nous sommes confrontés à un choc géopolitique. qui est exogène à la volonté de la France. Ce n'est pas la France qui a attaqué l'Iran, elle n'est pas responsable de cette guerre. Donc nous avons des données exogènes qui font que nous avons cette tension, évidemment le blocage du Trois-Dormouz, cette montée des prix. Et donc ce sont des éléments. exogènes. Et le gouvernement français a prévu tout un tas d'aides, d'aides ciblées, qui seront effectivement discutées aujourd'hui, plutôt cet après-midi, de ce que j'ai compris. Moi, je serai plutôt à La Réunion sur la sécurité des approvisionnements. Avec
des aides donc prolongées, là aussi.
Le Premier ministre a demandé au ministre de les prolonger jusqu'à la fin de l'année. Et au 30 septembre pour l'aide aux grands rouleurs. Mais ce sont des appels qui sont irresponsables. Et quant à la colère sociale, il y a effectivement un certain nombre d'appels à manifester. D'abord, il n'y a pas de tensions sur les stations-service. Il y a des tensions ponctuelles, il n'y a pas de problème de logistique, d'acheminement. Il peut y avoir des problèmes ici ou là qui sont... Très ponctuel. Mais quand vous voyez des dépôts pétroliers
la semaine dernière qui ont été bloqués. Il
y a notamment la fréquitation accrue des stations totales et qui créait parfois des manques d'approvisionnement très ponctuels. Donc il n'y a pas de problème à ce stade. Le ministre de l'Intérieur que vous êtes dit qu
'il n'y a pas d'inquiétude particulière sur l'approvisionnement.
À date, il n'y a pas d'inquiétude, mais il faut y veiller, il faut rester attentif. Tout ça est très ponctuel. Après, vous parlez de la colère sociale. Il y a effectivement un certain nombre d'appels à manifester. Il y a des appels sectoriels. On a vu les pêcheurs qui ont bloqué un certain nombre de ports la semaine dernière. Il y a les agriculteurs. qui mènent un certain nombre d'actions et puis il y a des appels plus. populaire, on va dire, à des manifestations qui, pour l'instant, mobilisent assez peu de personnes. Je pense qu'une partie de nos compatriotes ont aussi intégré cette dimension exogène du conflit, d'une part, mais on va évidemment rester très attentifs aux appels à mobilisation sur la voie publique. On le sait que vous êtes attentifs. Il y en a un notamment pour le 17 octobre. Avec cette
résurgence du mouvement des Gilets jaunes, il y a le 29 septembre, je crois, l'appel des fonctionnaires, encore une fois, les renseignements territoriaux qui travaillent en direct avec vous. vous font des remontées d'informations. Est-ce qu'aujourd'hui, vous dites inquiet, des nébuleuses, des mouvements par qui on ne sait pas, ils sont totalement pilotés, ou vous dites que c'est totalement sous contrôle ? Il
y a des appels. auxquels ne se joignent pas forcément les grandes organisations syndicales. Ce sont des appels plutôt sur les réseaux sociaux, qu'on observe avec beaucoup d'attention, qui pour l'instant, je le redis, ne rassemblent pas énormément de monde. Il y a eu des appels pour le 19 septembre, il y avait des appels samedi, le samedi précédent, et on aura pour ce week-end, qui pour l'instant réunissent quelques dizaines de personnes, mais on va rester évidemment très attentifs. Il y a un appel qui semble un peu plus important pour la journée du 17 octobre. Voilà, on va rester extrêmement attentifs. Attentifs, mais pas forcément inquiets ? Pas forcément inquiets. qui est toujours très serein et très déterminé. Moi, je suis le ministre de l'Intérieur, je ne suis pas là pour encadrer les mouvements quand ils se déroulent, éviter qu'ils débordent, procéder à des déblocages quand il y a des déblocages, c'est ce qui s'est passé sur certains ports la semaine dernière, dans d'excellentes conditions d'ailleurs, ou dépôts pétroliers, et ça s'est passé dans d'excellentes conditions. D'excellentes conditions,
après des images ont pu aussi heurter, choquer des CRS qui fassent à des pêcheurs, donc c'est aux arches de leur matraque. Là, vous dites aussi, attention à la ligne de crête.
Quand je dis que ça se passe dans d'excellentes conditions, c'est qu'il n'y a pas énormément. moment de débordement. Les choses se sont bien passées pour l'instant et on va veiller à ce que ce soit le cas, que ça continue.
Laurent Nunez, revenons à présent sur cette réunion majeure qui s'est tenue en fin de semaine, vendredi précisément, à l'Elysée, avec le président donc et les chefs de parti et les candidats à la présidentielle. Il a insisté, Emmanuel Macron, sur ces risques d'intensification de la guerre hybride russe en France. Nul n'est à l'abri et le gouvernement qui est appelé à préparer un plan de protection, je le cite, de nos infrastructures. critiques ainsi que des sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense contre les attaques de drones. et les attaques cyber. De quoi parle-t-on précisément, Laurent Nunez, quand on parle de ces infrastructures critiques ? De quoi est-il question ?
D'abord, on parle d'une menace qui est réelle, qui est une menace qui est documentée, qui est la menace de guerre hybride que livre la Russie. J'entends ici ou là certains responsables politiques qui disent que le président surestime, exagère... Fait de la com', c'était Éric Ciotti sur notre
plateau hier. C'est pas
de la com', et M. Ciotti, il devrait savoir, encore que ces choses sont couvertes par le secret, La majorité des services de renseignement de tous les pays européens, et bien évidemment nos services français, ont pointé, ont caractérisé cette menace de guerre hybride russe. L'attaque qui a eu lieu à Leipzig, en Allemagne, n'a pas été inventée. Les survols autour de certains aéroports européens ne sont pas inventés. Il y en a encore eu ce week-end, pour lesquels d'ailleurs nous sommes souvent appelés à contribution en matière de lutte anti-droite. Ces
survols ont-ils été constatés en France ? Les actes de sabotage
ne sont pas inventés. Il n'y en a pas eu d'eux. constaté en France. On n'a pas eu de sabotage majeur. Maintenant, des attaques cyber, nous en avons. Et ce qui se passe en Europe nous interpelle également. Donc cette menace, elle est réelle. Elle est documentée. Et l'ensemble des services de renseignement européens... convergent tous dans le même sens de ce point de vue-là. Il est irresponsable de minimiser cette menace. Ensuite, ce que l'on fait, c'est qu'on décline le plan de protection de nos infrastructures. C'est-à-dire qu'on sait que la guerre hybride, et notamment celle qui est menée par les Russes, vise à s'attaquer à nos réseaux d'infrastructures, à notre base industrielle de défense, celle-là même qui vient au soutien de l'Ukraine. Et donc, les plans que nous déclinons sur les territoires, c'est-à-dire pour cela que j'ai réuni la semaine dernière à la demande du président et du... de la République et du Premier ministre, l'ensemble des préfets de zone, des officiers généraux de défense avec Mme Catherine Vautrin. Avec des sites déterminés
à protéger. Il y a une cartographie
des sites à protéger. Il y a des mesures de protection qui sont prises par les opérateurs eux-mêmes. Il y a des rondes et patrouilles par les forces de sécurité intérieures. Il y a des contacts qui sont établis entre les services de renseignement et ces opérateurs. Mais il y a un vrai virage quand même. On parlait d
'attaques cyber. Là on parle d'attaques possibles, de sites stratégiques. Juste une question rapide. Un TER reliant Caen à Rouen a déraillé la semaine dernière. Un morceau de rail aurait été déposé sur les voies. Est-ce que vous excluez totalement ? aujourd'hui, la piste, justement, d'une attaque hybride ruste. Où ça reste encore ? L
'enquête est toujours en cours là-dessus. Donc voilà, il n'y a aucune piste qui n'est exclue. Et le procureur de la République de Seine-Maritime communiquera le moment venu.
La visite du pape, un événement majeur cette semaine, à partir de vendredi. Pour vos services de sécurité, là aussi... C'est un défi, je le disais. Combien d'hommes et de femmes sont mobilisés sur le terrain pour cette visite qui va durer 4 jours à Paris, mais hier en France aussi, et je pense notamment à la ville de Metz ?
Oui, c'est 4 jours. On va avoir au total énormément de policiers et de gendarmes qui sont mobilisés. Il y en aura environ 13 000 chaque jour à Paris. Ce sera ensuite 7 000 à Lourdes, 5 000 policiers et gendarmes qui seront mobilisés à Metz. Oui, c'est un très gros dispositif de protection du public, de fidèles, des périmètres, et puis évidemment de protection. rapprocher du pape, bien évidemment. Et pour vous, tout va se passer
dans les meilleures circonstances, pas d'inquiétude majeure et particulière. La France a
l'habitude d'organiser ce genre de grand événement. Il y a des vérifications qui sont faites, il y a des moyens spéciaux qui sont déployés, au-delà des policiers et des gens qui sont là pour sécuriser le public. Vous avez des tireurs points hauts, des vols de drones, des vols d'hélicoptères, des équipes de déminage, des équipes fluviales. On mobilise énormément de monde et c'est bien normal pour assurer la sécurité de cette visite importante. Pas
de remontée. particulière de grève de vos effectifs parce qu'on le sait ils sont aussi remontés les policiers parce qu'ils demandent des primes supplémentaires de ce point de vue là tout le monde sera au rendez vous
tout le monde sera au rendez vous je n'en doute pas vous savez j'ai une grande confiance dans les policiers et les gendarmes de notre pays il ya effectivement des demandes catégorielles vous avez raison de le dire
Et vous reviendrez vers eux sur ce point.
Nous avons veillé à appliquer le protocole de 2022. Dans le contexte budgétaire très contraint, soit 54 milliards d'économies, le budget de l'intérieur continue à progresser. On continue à investir dans l'immobilier, dans les véhicules, dans les hélicoptères, dans les moyens aériens pour la sécurité civile. Donc on continue à investir. On applique d'ailleurs un certain nombre de mesures du protocole pour les ressources humaines. Effectivement, les policiers me demandent un effort supplémentaire.
Laurent Nunez, le 3 avril dernier. Vous étiez à cette même place face à moi. Je vous interrogeais sur la garde à vue terminée de Rima Hassan, l'eurodéputée de la France Insoumise, à l'époque. A ce même micro, vous déploriez les fuites dans cette affaire. Sauf que selon nos confrères de France 2, du magazine Complément d'Enquête, vous auriez contribué à ces fuites. Le ministre de l'Intérieur, que vous êtes en personne, a en partie contribué à la diffusion d'une fausse information. Voilà ce qu'expliquent nos confrères sur une supposée détention de drogue qui en fait n'a jamais existé. Rima Hassan porte plainte contre vous devant la CGR, la Cour de la Justice de la République pour violation du secret de l'enquête. Lui présentez-vous vos excuses et répondrez-vous à la Cour de justice de la République
? Non, d'abord, je me suis exprimé là-dessus à l'Assemblée nationale, interrogé au moment de la commission spéciale sur la proposition de loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Je me suis exprimé, j'ai expliqué le contexte de cette intervention, où j'ai été interrogé par des journalistes, que j'ai invité à la plus grande prudence, des journalistes qui avaient un certain nombre d'informations qui étaient quand même, je trouve, assez troublantes. Je note d'ailleurs dans cette affaire qu'au début, la France Insoumise m'accusait, suite à cette diffusion de ce documentaire de complément d'enquête, d'avoir organisé ces fuites, puis après d'y avoir participé. Maintenant, c'est de les avoir... J'attends le moment où la France Insoumise va me présenter des excuses pour ce procès qui m'est fait et cette polémique totalement stérile.
Je pense qu'on en est loin. On en est très loin.
Quant à ce qu'il y ait de la plainte, je répondrai à la justice de mon pays, pour laquelle je suis très respectueux.
Demande d'audition a été formulée. Non,
non, non, non. On me prête des propos que je n'ai pas tenus. J'ai incité à la prudence, comme toujours sur ce genre d'affaires qui touche au secret des enquêtes.
Laurent Nunez, dernière question. Êtes-vous personnel en grinta sur l'antenne de CNews avec vos propos suite à l'expulsion de Xenia Federova
Cette information n'est sortie pas de mon fait, je le regrette. Mais je devais effectivement... Aller commenter le mouvement des policiers, puisque j'avais reçu les policiers la veille, et aller commenter ce qu'on s'était dit, les avancées qu'il y avait eues. Et effectivement, j'avais été annoncé et j'ai été déprogrammé. Me dit-on parce qu'il y avait un programme présidentiel, il y avait un candidat, il y avait un engagement qui avait été pris par la chaîne. Je regrette évidemment d'avoir été annoncé et déprogrammé. Bon, c'est comme ça. Je ne veux quand même pas croire que c'est parce que le ministre de l'Intérieur que je suis, il lutte et protège les intérêts fondamentaux de son pays qu'un média me déprogramme. Je ne veux pas l'imaginer 30 secondes. l'imaginer 30 secondes. Tout le monde est très attaché à la protection et à la défense des intérêts fondamentaux de notre pays.
Merci beaucoup Laurent Nunez d'avoir été l'invité du Face à Face. Il est 8h50 et vous êtes bien sur BFM et RMC.